La mangrove au Sénégal (Photos et illustrations sur facebook.com : (erfdlorg@live.fr)
I / Introduction
1-1/ Présentation des zones humides
1-2/ Localisation de la mangrove au Sénégal
II/ Définition
III/ Habitat
IV/ Distribution
V/ Caractéristiques morphologiques et physiologiques
5-1/ Le système racinaire
5-2/ Les fruits
5-3/ Système de contrôle du sel
VI/ Les types d’espèces
6-1 / Rhizophora racemosa
6-2/ Rhizophora mangle
6-3/ Avicennia africana
6-4/ Laguncularia racemosa
6-5/ Conocarpus erectus
6-6/ Sesuvium portulacastrum
VII/ Rôles et usages
VIII/ La sylviculture
I/ INTRODUCTION
1-1/ Présentation des zones humides000
1-1-1/ CONVENTION SUR LES ZONES HUMIDES
La Convention sur les zones humides (Ramsar, Iran, 1971) est un traité intergouvernemental qui a pour mission de favoriser «la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des mesures prises au plan national et par la coopération internationale comme moyens de parvenir au développement durable dans le monde entier». Actuellement, 119 pays sont Parties contractantes à la Convention et plus de 1000 zones humides, du monde entier, ont été inscrites sur la Liste RAM SAR des zones humides d’importance internationale.
1-1-2/ Que sont les zones humides?
Selon la définition de la Convention, les zones humides sont des biotopes d’une grande dive r s i t é : des marais, des tourbières, des plaines d’inondation, des cours d’eau et des lacs et des zones côtières telles que des marais salés, des mangroves et des herbiers marins, mais aussi des récifs coralliens et autres zones marines d’une profondeur inférieure à 6 mètres à marée basse et des zones humides artificielles telles que des bassins de traitement des eaux usées et des retenues de barrages.
1-2/ Localisation de la mangrove au Sénégal
La mangrove est généralement retrouvée sur les côtes des pays tropicaux, pour ce qui est du Sénégal nous la trouvons dans la région sud (Casamance) et dans le delta du saloum. Cette répartition ne couvre plus actuellement toutes ces deux zones citées si dessus car la sécheresse des années 70 a beaucoup joué sur la disparition d’une partie de la mangrove du fait de la forte remontée du sel.
La mangrove forme d’importants peuplements ripicoles le long des affluents du fleuve Casamance et des bolongs (dépressions envahies par l’eau saumâtre). Elle est principalement composée de Rhizophora racemosa en bordure et d’Avicennia africana dans la vasière.
Dans la région de Ziguinchor, la superficie couverte par la mangrove au début des années 80 a été estimée à 150.000 ha dont 120.000 ha dans les départements de Bignona et Ziguinchor. Cette superficie a été réévaluée en 1993 à 70.000ha dont 30.000 ha classés dans le département de Bignona. (commission régionale d’Aménagement du Territoire). Le volume sur pied de la mangrove de la mangrove de la région ne dépasse pas 50m3/ha, alors qu’en Gambie le bois sur pied est de l’ordre de 150m3/ha
Cette situation régressive résulte des conséquences de la sécheresse qui aggrave la salinisation (sursalure), de l’action des récolteurs d’huîtres qui coupent systématiquement les racines échasses, privant ainsi la plante de ses organes de lutte contre le sel et la surexploitation de la mangrove par les coupeurs de bois de chauffe et de service. En effet, dans la région, 45% des cases sont plafonnées en bois de palétuviers et 50% de la consommation en bois de chauffe de la ville de Ziguinchor est fourni par la mangrove. L’ouverture des pistes de production et l’extension des rizières ont également contribué à la régression de cette formation forestière.
Cependant la normalisation de la pluviométrie semble s’accompagner de la reconstitution progressive de la mangrove comme le voit sur quelques sites depuis quelques années.
Le Saloum, zone déprimée où se rejoigne les cours d’eau fossile du (Sine Saloum) découpe une partie de la RBDS en ensembles d’îles séparées par les bolongs. Il correspond également à une dépression tectonique colmatée au Nouakchottien exceptées les dunes littorales, toute cette dépression est submergée et l’ampleur de cette submersion est fonction de l’amplitude des marées. Cette dépression fait apparaître des cordons littoraux, des vasières anciennes et des vasières actuelles. (SALL .M, 1998).
A l’arrière de la vasière fonctionnelle (Slikke) colonisée par la mangrove, se trouve la vasière ancienne qui n’est submergée que lors des marées exceptionnelles. On les appelle aussi des tannes, surfaces nues à efflorescences salines.
A l’arrière de ces tannes nous avons parfois dans certaines séquences des îles du Saloum, des tannes également salées mais herbues. Ceci peut signifier un dessalement progressif. Derrière cette unité, nous avons des lunettes qui se composent de sables fin et de limons salés. Ces lunettes sont également occupées par la végétation quand on descend vers le Sud, dans le cours inférieur de la Gambie. Cette localisation dans la RBDS est identique à celle retrouvée en zone sud, la différence se trouve sur les espèces rencontrées. La densité du peuplement est plus ou moins la même sauf dans les bolongs proches des centres urbains ou on note une agression exagérée des hommes.
II/ Définition
Première définition
Le terme mangrove renvoie à des plantes tropicales et à leurs peuplements qui se développent dans la zone intertidale. La zone intertidale est celle où on observe l’influence de la marée le long de la ligne de côte et peut correspondre à des bordures de mer ou de rivières, à des estuaires ou à des lagunes. En général, les mangroves sont des arbres et arbustes qui vivent en dessous du niveau des marées vives eaux (FAO, 1952)
Les espèces typiques de la mangrove ont des caractéristiques morphologiques spéciales et intéressantes. Ces espèces développent un système racinaire aérien et des mécanismes physiologiques particulières pour l’élimination du sel afin de s’adapter à l’environnement de mangrove. Elles sont aussi taxonomiquement isolées de leurs parents de la terre ferme. Il existe cependant des espèces de mangrove qui se développent essentiellement sur les marges des formations de mangrove vers la terre ferme. C’est à ce niveau qu’on trouve plusieurs autres espèces dites compagnes de la mangrove qu’on peut rencontrer au-delà des formations de palétuviers.
Deuxième définition
« La mangrove est définie comme étant l’ensemble des formations végétales, arborescentes ou buissonnantes, qui colonisent les atterrissements intertidaux marins ou fluviaux des côtes tropicales » (Marius, 1985). Il s’agit donc des forêts d’arbres ou d’arbustes qui s’installent entre la zone des marées basses et celle des marées hautes dans les régions tropicales.
Appelée aussi « forêt halophile » (Fournier F et Sasson A, 1983), la mangrove est une forêt littorale typiquement tropicale des côtes marécageuses. On la trouve dans les deltas, les baies abritées, les lagunes des bords de mer, les embouchures de fleuves jusqu’aux points où remonte l’eau salée. Elle vit sur les sols boueux d’alluvions et de matières organiques, en eaux saumâtres, et constitue un peuplement difficilement pénétrable d’arbres bas branchus et de diamètre relativement faible, caractérisés par leur racines aériennes (genre Rhizophora), par leurs pneumatophores (genres Avicennia et Sonneratia) ( AGBOGBA C et DOYEN A, 1985)
Les limites spatiales de ces formations dépendent exclusivement de la définition du terme mangrove comme LERUSE (2000), nous allons tenir compte de la définition suivante pour l’ensemble du travail : « la mangrove est l’ensemble des formations végétales soumises à l’action biquotidienne des marées, colonisant les estuaires, deltas et baies des zones tropicales ( forêts de palétuviers proprement dites), des espaces découverts étroitement imbriquées avec elles et de toutes les zones périphériques où les essences typiques de mangroves sont mélangées à d’autres essences »
III/ Habitat
« Les mangroves forment une transition entre la terre et la mer, abritant les rivages tropicaux de leurs palétuviers et de leurs buissons… Cette végétation est l'équivalant tropical des prés salés des climats tempérés » (Christentsen, 1983). Une des grandes particularités de la mangrove est la notion d’écosystème ouvert qui lui est associée. Ce qualificatif est utilisé pour ce type formation parce qu’il dépend à la fois des flux d’eau douce en amont et des mouvements cycliques des marées en aval (FROMARD, 1983)
Les espèces des zones intertidales sont soumises à des conditions particulièrement rigoureuses. La salinité importante force la plante à absorber suffisamment d’eau douce pour survivre. L’engorgement quotidien du sol par les marées l’empêche d’absorber de l’oxygène, ce qui oblige les plantes à capter leur oxygène, soit directement dans l’air, soit dans les couches superficielles du sol. Les racines échasses permettent à l’arbre de s’ancrer et les pneumatophores permettent aux racines de respirer. Ces adaptations sont idéales pour un milieu dépourvu d’oxygène et riche en matières organiques. Ces dernières, décomposées par les bactéries, engendrent une diminution de l’oxygène et une production de sulfures toxiques. Les racines des palétuviers sont imperméables à l’entrée de minéraux et des radicelles localisées au dessus de la vase prélèvent l’eau et les nutriments (CEE, 1992)
Les forêts de mangrove se développent dans la zone intertidale le long des côtes tropicales particulièrement au niveau des estuaires, des lagunes, des deltas et lagunes estuariennes. D’importantes surfaces de mangroves sont rencontrées sur les rivages vaseux, protégés des vents violents et des courants marins. La mangrove se développe bien si les ressources en sédiments fins et en eau douce sont abondantes. Elles peuvent aussi se développer sur des rivages sableux ou rocheux, sur des récifs de coraux et des îles. Il faut de l’eau salée pour avoir des palétuviers mais si l’eau est trop salée, les arbres ne grandissent pas où sont très rabougris. Au delta du Saloum le taux de salinité est supérieur à 60‰ en saison sèche alors que la moyenne pour l’eau de mer est 35‰. Ces conditions sont assez rudes pour la mangrove. Il existe une relation entre les conditions hydriques et la végétation de mangrove. A certains endroits, la mangrove présente une certaine zonation. Une différenciation s’opère de la zone submergée vers la terre ferme. Cette variation dépend quelques fois de la distribution locale de la flore forestière ou des ruisseaux. Le profil type de la mangrove naturelle illustré sur ce schéma montre la situation commune des plaines intertidales du Sénégal.
IV/ Distribution
Il existe près de 70 espèces de mangroves dont 40 sont retrouvées dans le Sud-est Asiatiques. L’Afrique compte à peu près 15 espèces et l’Amérique une bonne dizaine. Au delta du Saloum et en Casamance la mangrove comporte 3 familles, 4 genres et six espèces.
Les forêts de mangrove à l’échelle du globe couvrent une surface de 181 000 km². L’Afrique de l’Ouest dispose de près de 28 000 km² de mangrove alors que l’Afrique de l’Est et le Moyen Orient ne comptent qu’environ 10 000 km². Le Sénégal dispose de 4400 km² dont 590 km² sont situés dans le Delta du Saloum. Le Sénégal constitue actuellement la limite nord de la distribution de la mangrove sur la côte Ouest Africaine.
La mangrove au Sénégal a été marquée par une réduction rapide. Cette dégradation est liée aux changements opérés dans les formes d’utilisation du sol ainsi qu’à la sur utilisation de la ressource par les populations vivants au niveau de la côte. En outre le Sénégal a été affecté par une longue et rude sécheresse depuis 1973 qui a sérieusement entamé la mangrove dans cette zone.
L’implication des ONG, de la DEFCCS, etc.… a permis l’initiation de tentatives et d’activités de protection ou de plantation de la mangrove par les populations locales qui sont devenues conscientes de l’importance de l’écosystème pour leur survie tant sur le plan économique qu’environnemental.
L’écotourisme devient bien entendu la nouvelle perspective d’utilisation des ressources de la mangrove.
V/ Caractéristiques morphologiques et physiologiques
5-1 / Le système racinaire
Les sols de l’écosystème de la mangrove deviennent anaérobiques (absence d’air) quand ils sont recouverts par l’eau.
Certaines espèces de mangroves présentent un système racinaire caractéristiques appelé racines aériennes adaptées à l’absence d’air. Il y a plusieurs types de racines aériennes : les racines échasses, les pneumatophores, les racines coudées et les racines en planches.
Au Delta du Saloum nous avons des mangroves à racines échasses et à pneumatophores.
Les Rhizophora ont des racines échasses. Leurs racines aériennes sont exposées à l’air libre depuis le tronc et les premières branches pour s’étendre vers l’extérieur en descendant vers le sol.
Avicennia et Laguncularia ont quant à elles des pneumatophores. Ce sont des racines coniques en forme de crayon évoluant vers le haut à partir racines horizontales.
Les pneumatophores et les jeunes racines échasses contiennent de la chlorophylle sous leurs écorces et sont ainsi capables de faire la photosynthèse. Les racines aériennes permettent ainsi d’échanger des gaz et de stocker de l’air pour la respiration pendant la submersion.
5-2/ Les fruits
Toutes les espèces de mangrove produisent des fruits de forme particulière qui sont habituellement dispersées par l’eau.
Rhizophora produit des fruits de forme cylindrique (forme de bâtonnet) appelés fruits vivipares ou plus communément plantules vivipares. La raison est que les graines de Rhizophora germent à l’intérieur du fruit et l’hypocotyle de la plantule se développe à partir du fruit toujours accroché à la plantule mère.
Avicennia produit quant à elle de fruits en forme de haricot appelés crytovivipares, à l’intérieur desquels les graines germent mais restent couvertes par leurs péricarpes (enveloppe du fruit) pendant qu’ils sont accrochés à la plante mère.
5-3/ Système de contrôle du sel
Certaines espèces de mangrove développent des systèmes adaptés à des taux élevés de salinité.
Avicennia contrôle sa teneur en sel à travers un système de sécrétion par des organes appelés glandes à sel. Les glandes à sel sont abondantes à la surface des feuilles. De temps en temps, nous pouvons observer du sel cristallisé sur la surface des feuilles.
Rhizophora contrôle sa teneur en sel par d’autres moyens, soit par la perte des feuilles sénescentes ayant accumulées du sel, soit en exerçant une pression osmotique sur les racines.
VI/ Les types d’espèces
6-1 / Rhizophora racemosa (Rhizophoraceae)
(Rhizophora X harisonii)
Généralité : Forme : arbre haut de 3m à 12m ; racines échasses ; feuilles dispositions : simples, opposées ; limbe : elliptique ; apex : sommet aiguille irrégulièrement courbée quelques, décidu ; taille : 10 – 16 cm de long ; type de graine : vivipare ; écorce : grise à noire, relativement lisse mais écarquillée ; autre : face intérieure des feuilles vert jaunâtre avec de petits points noirs éparpillés.
Fleur : Inflorescence : ramifiée pouvant avoir jusqu’à 64 fleurs par pédoncule florale (R harisonii peut compter 32 fleurs) ; pétale : 4 blanches ; calice : 4 lobes vert jaunâtres ; taille : diamètre 2-2.5cm ; autre : les bourgeons florales sont arrondies (pointues pour R harisonii), non angulaires, style effilé.
Fruit : taille : cylindrique, 20-30 cm de long ; couleur : vert jaunâtre, col cotylédonaire jaunâtre en maturité ; surface : relativement lisse
Usages : similaire à R mangle
Clé de discrimination des espèces de Rhizophora
N.B : Dans le Delta du Saloum, R.harisonii paraît être l’espèce dominante mais elle constitue une espèce hybride entre R. racemosa et R. mangle, de sorte qu’il est difficile d’identifier R. racemosa sur le terrain.
Dans l’estuaire du fleuve Sénégal, nous pouvons observer des R. racemosa qui ont développé un système de racines échasses à l’opposé de R. harrisonii.
Sur le plan taxonomique, les pédoncules au niveau des premiers nœuds de R. mangle comptent généralement trois ramifications, mais dans le Delta du Saloum on en compte que deux. Cette différence laisse penser qu’il s’agit d’une sous espèce ou une variété.
Les fruits cylindriques (hypocotyle) de Rhizophoracée se détachent par le dessous du col cotylédonaire et flotte facilement. Ils sont dispersés par les courants.
6-2/ Rhizophora mangle
Généralité Forme : arbre haut de 1 à 3m, Racines : racines échasses, Feuilles : disposition : simple, opposée, limbe : elliptique, apex : brusque, recourbé sans ponte en aiguille, taille : 6-12cm de long, Type de graine : vivipares, Ecorce : grise à noire, relativement lisse mais écarquillée, Autre : face inférieure des feuilles vert jaunâtre, petits points noirs éparpillés.
Fleur Inflorescence : 2 à 9 fleurs par pédoncule florale, Pétale : 4, blanche, Calice : 4 lobes, vert jaunâtre, Taille : diamètre de 2-2.5cm, Autre : bourgeons floraux en pointe, angulaire, style court.
Fruit Taille : cylindrique, 15-25cm de long, Couleur : vert rougeâtre, Surface : verruqueuse (relativement lisse), Autre : fruit cylindrique (hypocotyle) se détache par le dessous du col cotylédonaire, rougeâtre en maturité.
Usage : bois de service, bois de chauffe, écorce utilisée pour le tannage et en médecine traditionnelle (diarrhée, dysenterie, jaunisse, mauvais sort, lèpre, énurésie, contre les insectes nuisibles, etc.), source de miel.
6-3/ Avicennia africana (Avicenniacée)
Généralité Habitat : à l’arrière des formations de Rhizophora, Forme : arbuste ou arbre haut de 2 à 15 m, Racines : pneumatophores en forme de crayon, Feuilles : disposition : simples, opposées, Limbe : lancéolé ou elliptique, grisâtre avec des poils fins, apex : brusque, Taille : 5-11cm de long, Type de graine : crytovivipares, Ecorce : grise à noire, fissurée, squameuse et épaisse, Autre : feuilles disposant de glandes à sel, parfois les sels y sont éparpillés.
Fleur Inflorescence : 4 à 8 épis floraux denses, Pétale : 4 poilu, blanche mais jaunâtre à la base, Calice : 5 lobes en forme de gobelet, Taille : 1cm de diamètre.
Fruit Taille : en forme de haricot, avec 2.5 à 3cm de long, Couleur : péricarpe jaune verdâtre, Surface : finement poilue, Autre : fruit arrondi au sommet à bec court.
Usage : bois de feu, fourrage, résine utilisée en médecine traditionnelle (diarrhée, dysenterie, tuméfaction, rhumatisme, contre les insectes nuisibles, etc.), principal source de miel etc.…
Cette espèce est aussi appelée Avicennia nitida ou germinans
6-4/ Laguncularia racemosa (combrétacée)
Généralité Habitat : sur les franges terrestres, Forme : arbuste ou petit arbre de 1 à 6m de haut, Racines : plus souvent en pneumatophores, Feuilles : disposition : simple, opposée, Limbe : elliptique, légèrement charnu Apex : arrondi, Taille : 4-10cm de long, Type de graine : parfois vivipare, Ecorce : grise brune, fissurée, Autre : avec 2 glandes apparentes près du limbe.
Fleur Inflorescence : panicules en éventail de 3 à 10cm, Pétale : 5, blanchâtre, Calice : en forme de cloche, Taille : 5-7mm de long.
Fruit Taille : comme capsule, de 1.5cm de long, Couleur : jaune verdâtre, Surface : à côté, glabre, Autre : 1 graine dans le fruit
Usage : écorce utilisée pour le tannage et en médecine traditionnelle (aphte, fièvre, scorbut etc.), source de miel
6-5/ Conocarpus erectus (Combrétacée)
Généralité Habitat : frange terrestre, Forme : arbuste ou arbre haut de 1 à 6m, Feuilles : disposition : simple, alterne, Limbe : lancéolé ou elliptique, coriace, légèrement charnu Apex : long et pointu, Taille : 3-8cm de long, Type de graine : normal, Ecorce : grise à brune, rugueuse, fissurée, Autre : feuille avec plusieurs glandes prés des insertions des nervures de la partie inférieure.
Fleur Inflorescence : panicules peu ramifiées, les fleurs sont regroupées au niveau des sommets sphériques de 5mm de diamètre avec prés de 25 fleurs.
Fruit Taille : arrondi avec 10mm de long, Couleur : violet à brune
Usage : Bois de service, médecine traditionnelle (fièvre, anémie, conjonctivite, diabètes, orchite, tuméfaction, syphilis etc.)
6-6/ Sesuvium portulacastrum (Aizoacée)
Généralité Habitat : frange des marécages salés, Forme : herbe rampante pérenne, Feuilles : épaisses, charnues. Fleur : petite et mauve
VII/ Rôles et usages
Par leur simple présence sur le domaine intertidal, les forêts de palétuviers interviennent de façon sensible sur l’environnement. Leur action est particulièrement nette à trois niveaux : le climat local, la circulation des eaux et la qualité du sol (HENRARD, 1998)
La mangrove stabilise les côtes, retient et structures les sols, arrête ou ralentit les vagues et freine les inondations, protège les cours d’eau et les berges et piège les polluants.
De plus, les mangroves sont d’efficaces barrières qui protègent les terres des violences atmosphériques provenant des océans (vents, tempêtes et ouragans). Elle contribue à l’élaboration de levées de boue et les mangroves gagnent, de ce fait, de nouvelles terres sur la mer tout en limitant les crues et l’érosion (WERNER, 1995).
La mangrove est une zone importante de frayères, on estime que les habitats nécessaires au développement de plus de 70% de tous les poissons pêchés en zones tropicales et subtropicales y sont localisés. Les crevettes du groupe des Peneides, de valeur économique importante, dépendent de la mangrove pour leur nourriture au stade larvaire et juvénile (CEE, 1992)
De nombreuses populations d’oiseaux qui participent aux échanges migratoires intercontinentaux trouvent dans la mangrove un lieu de nidification apprécié, notamment les hérons et aigrettes (WERNER, 1995).
Les huîtres accrochées aux racines des palétuviers ont un rôle épurateur, outre leur important rôle alimentaire et pourvoyeur de devises pour les nombreuses femmes qui exploitent cette ressource.
A / Bois de chauffe, de service et autres parties de l’arbre
La mangrove est utilisée par les populations locales depuis des temps immémoriaux. Elle est une source importante de bois de feu excellent pour la cuisson des aliments, le fumage du poisson la carbonisation,…Le bois de palétuvier est un très bon combustible qui dégage très peu de fumée en se consumant. La plupart des essences de mangroves donnent un bois très durable, qui peut servir à faire des traverses de chemin de fer, des poteaux de fondation, des pilotis, des clôtures, des échafaudages et l’ossature de maisons rurales. On produit aussi des copeaux de papeterie. Outre l’emploi local du bois de feu et du bois de service, les fagots et perches peuvent être vendus. Du tanin est extrait de l’écorce des bois de mangrove et est utilisé principalement dans l’industrie du cuir ainsi que pour préserver les filets de pêche. La mangrove donne aussi beaucoup d’autres produits utilisés dans la pharmacopée traditionnelle (WILMART, 1996)
B/ La pêche
Les populations locales, pour leur consommation personnelle ou pour la vente, pêchent les poissons (source importante de protéines) et crevettes et récoltent crustacés et mollusques (huîtres, pagnes, cymbium…) dans la mangrove. La production de ces organismes aquatiques est très importante en raison de la productivité primaire très élevée de cet écosystème, essentiellement liée au turn-over élevé de la matière organique fournie par la litière (HENRARD, 1998).
C/ La production
Dans presque toutes les zones semi- arides, le sel des mangroves est exploité. Au Sénégal, en raison d’un degré hygrométrique de l’air peu élevé, l’évaporation solaire est suffisante pour permettre au sel de cristalliser (HENRARD, 1998). Cette exploitation du sel est souvent un facteur de consommation de bois de feu employé pour évaporer l’eau salée.
VIII/ La sylviculture
7-1/ Régénération de la mangrove
La régénération est l’opération par laquelle un arbre ou un peuplement forestier, parvenu au stade de la récolte, est renouvelé. On distingue :
- la régénération naturelle qui est réalisée à partir de la germination des graines produites par l’arbre ou le peuplement adulte (cette régénération est souvent aidée par ces travaux aux coupes, on parle alors de « régénération naturelle assistée »
- la régénération artificielle qui est réalisée grâce à l’introduction de semences ou de plants. On appellera « la régénération » l’ensemble des jeunes peuplements qui ont pris naissance à la suite des opérations de régénération (DUBOURDIEU, 1997)
Ce qui nous intéresse dans cette partie, c’est la régénération artificielle qui répond aux questions suivantes :
Pourquoi reboiser la mangrove ?
De quoi a besoin la mangrove ?
Où faut – il la reboiser ?
Quand reboiser ?
Quelles étapes suivre pour la reboiser ?
Comment évaluer la réussite de vos reboisements ?
A la fin, il propose un résumé des informations principales.
Cheminement d’un projet de reboisement
Comment s’approprier son reboisement ?
1. de quoi a besoin la mangrove pour pousser, qu’apporte
t-elle aux populations et à la nature ?
2. Préserver et régénérer la mangrove pour son
développement durable et pour ………….
3. Choisir : où, quand et comment reboiser ?
4. Reboiser en suivant les conseils proposer.
5. Mesurer la réussite de votre reboisement.
Décider
6. Si il y’a des problèmes, décider à quelle étape il faut
changer quelque chose pour améliorer vos reboisements.
Identifier les besoins
Pourquoi reboiser la mangrove ?
Parce qu’elle fournit de nombreux services
Des perches pour les cases du bois pour le feu et le fumage du miel
Des mollusques …. Des huîtres … et des poissons pour commercialiser
Un cadre de vie pour les personnes qui y habitent …. De nombreuses espèces animales
Et aussi pour lutter contre l’érosion côtière, pour la pharmacopée, pour les rites …
Rappel : de quoi a besoin la mangrove ?
Pour un jeune pied de mangrove pousse durablement il faut :
Les principaux ennemis de la mangrove sont :
Trop de sel, l’érosion, le bétail, la sécheresse et le sable.
Planifier l’action
Où faut – il reboiser ?
1
pour que vos reboisements aient une chance de vivre, il faut :
Un site de reboisement situé dans la zone inondée chaque par les marées, même pendant la période des marées basses. Les reboisements ont plus de chances de reprendre en bordure des bolons.
ZONE A EVITER
Pas inondée
quotidiennement
ZONE DE REBOISEMENT POSSIBLE inondée chaque jour
2
Un sol le plus proche possible du poto – poto et surtout pas de sable. L’eau et les éléments nutritifs quittent le sable trop vite et la mangrove se dessèche à marée basse. La mangrove et le sable sont des ennemis.
SABLE POTO – POTO
MAUVAIS BON
Où faut – il reboiser ? (suite)
3
choisir un site ou la salinité de l’eau n’est pas trop forte. Souvent s’il ne reste plus du tout d’Avicennia, c’est un signe qu’il y’a trop de sel. Plus on remonte vers Kaolack et plus l’eau est salée car elle s’évapore et seul le sel reste. Mieux vaut reboiser les endroits où il reste encore quelques pieds de mangrove qui survivent.
A reboiser en premier A reboiser en dernier
4
Eviter les endroits où les vagues sont trop fortes
et risquent d’arracher les jeunes plants (bordures
du fleuve, croisement de bolons.
Vagues trop fortes
Mauvais
5
choisir le site en concertation avec toutes les personnes concernées par cet endroit : les pêcheurs de crevettes qui risquent de tirer leurs filets à cet endroit, les bergers dont les animaux peuvent manger les jeunes plants, les pêcheurs, les agents des Eaux et Forêts…
Quand reboiser ?
Nombre
de propagules
mûres
Quantités
de pluies
En général c’est fin août – début septembre, lorsque les travaux champêtres sont moindres, que les reboisements sont effectués, à marée basse. Mais il serait préférable de débuter en juillet.
Comment reboiser ?
1
Récolter de bonnes propagules
Les cueillir sur les arbres
Eviter
de choisir
des propagules
trop jeunes
une bonne propagule
se détache facilement et les jeunes
feuilles sont déjà présentes
couleur généralement rouge ou brun
et pas trop de vert le ramassage par terre ou dans l’eau.
EVITER de ramasser des propagules
Mangées par les crabes ou desséchées
Par le soleil
2
Transporter et conserver les propagules
Dès leur récolte, les bonnes semences sont mises dans des sacs et transportées si possible jusqu’au lieu de reboisement où elles sont stockées dans l’eau, à l’ombre.
EVITER
De casser la pointe des propagules lors des manipulations
De laisser les sacs au soleil
De laisser les sacs de propagules plus de deux jours dans l’eau
3
Planter les propagules
1. choix de l’écartement
Ecartement entre lignes : 2m
Ecartement entre plants : 1m
Soit 5000 propagules / ha
2. Trier les propagules et donc éliminer celles ;
- mangées par les crabes
- cassées
- non mûres
- trop sèches
Cela permet aussi de compter le nombre total de propagules qui seront plantées afin de faciliter ensuite de suivi.
Les planter dans le poto – poto
La plantation se fait à marée basse sur le site qui a été choisi. S’il y a trop de propagules pour l’espace prévu, mieux vaut reboiser en longueur le long du bolong plutôt que de s’étendre vers la terre ferme.
Chaque propagule est plantée pointe en bas, d’environ un tiers de sa longueur dans le sol.
Bon
De travers Trop enfoncée
Mauvais Mauvais
4. S’organiser pour planter beaucoup et bien
o Deux personnes tiennent la corde bien tendue
o Les autres repiquent les propagules les propagules qui sont dans leur seau le long de la corde, chaque mètre.
o Quand la ligne est reboisée, on déplace la corde de 2m et on recommence.
o Chaque planteur va chercher des propagules dans son seau ( on peut aussi employer un seau pour deux personnes) près de l’équipe qui trie et compte.
Que faire après avoir reboisé ?
Mesurer le taux de reprise de vos plantations
A notre avis, le plus simple est de compter (à marée basse) après un an de plantation le nombre total de plants encore vivants (en réussissant votre équipe de plantation, cela peut aller très vite)
Soit Ntot, le nombre de
Propagules plantées
Soit N1, le nombre de
Propagules encore
Vivantes après 1 an de
Plantation
Alors le taux de reprise
(en %) T = N1 / Ntot x 100
Recommencer cette opération chaque année durant au moins trois ans pour voir l’évolution de vos reboisements (et notez cela dans un cahier)
Après un an ou deux, vous pouvez remplacer les propagules mortes dans les lignes
Se poser des questions
Pour faire le bilan du travail effectué et en tirer des leçons
Pour améliorer les reboisements suivants et ceux qui ont été réalisés
Pour ne pas répéter des erreurs et faire profiter les autres de votre expérience
A titre d’exemple, voici quelques idées de questions :
§ L’endroit était – il idéal ? Pourquoi ?
§ Etions nous bien organisé ? chacun a – t- il respecté ses engagements ? Pourquoi ?
§ La technique est – elle adaptée à notre cas ? pourquoi ?
§ Sommes – nous toujours dépendant des autres (carburant, pirogue, formation…) ? Comment pourrions – nous devenir autonome ?
§ Qui participe et s’intéresse aux reboisements, pourquoi ?
§ Avons – nous atteint nos objectifs ? Pourquoi ?…
§ A qui vont appartenir ces reboisements ?
Résumé
Pour effectuer bien et rapidement les reboisements, il faut :
Une pirogue motorisée et du carburant pour aller dans les zones riches en propagules
Des sacs en nylon pour stocker les propagules afin d’y mettre les propagules
Une corde de 50 ou 100 m graduée chaque mètre et deux piquets
Un bâton de 2m pour fixer l’écartement entre ligne
Une équipe motivée d’hommes et/ou de femmes
ET SURTOUT
UNE TRES BONNE ORGANISATION !!!
Avant d’agir, il faut se réunir et décider ;
Qui fait quoi, ou quand et comment ?
Où va – t – on reboiser ?
Cela peut – il gêner d’autres utilisateurs ?
Visiter le site
Estimer la surface à reboiser ?
Calculer le nombre de propagules nécessaires ?
(Exemple : si on doit reboiser ½ ha, soit 5000 m2 = 2500 plants)
Organiser une réunion d’information et de concertation avec tous les utilisateurs du site.
Quel jour va – t-on reboiser ?
Fixer une date et une heure (en fonction de l’heure de marée basse)
Qui va chercher les propagules ? avec quel carburant et quelle pirogue ?
Aller chercher les propagules deux jours (maximum 3)
Avant la date de reboisement fixé.
N.B. il est possible de profiter de la sortie en mer d’un pêcheur du village pour aller chercher des propagules.
Qui va faire le tri ? Qui va planter ? A – t – on le matériel nécessaire ?
Respecter les limites de la zone de reboisement
Compter le nombre total de propagules plantées
Respecter les écartements de 2 x 1 m
L’avenir de la mangrove dépend de l’action de chacun
.
DOCUMENT PEDAGOGIQUE SUR LA MANGROVE
DEFINITION
Contexte
Partout dans le monde, des appels à protection des mangroves ont émergé depuis les années 1970, notamment de la part du commandant Cousteau, du WWF ou de Greenpeace puis de la part de nombreux écologues. En effet, ceci s’explique par le fait que Les mangroves sont l’un des écosystèmes les plus productifs et les plus riches de la planète, mais aussi les plus menacés.
En janvier 2008, la FAO lançait un appel alarmant : 20% des mangroves dans le monde ont été détruites depuis 1980, en dépit d’un ralentissement des pertes en cours devant la prise de conscience de l’importance de ces écosystèmes pour les êtres humains, la faune et la flore. Un communiqué de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indiquait que «La superficie totale des mangroves est passée de 18,8 millions d’hectares en 1980 à 15,2 millions en 2005».
Au Sénégal, les ressources de la mangrove diminuent d’année en année. Ceci est attesté par le fait que les femmes passent plus de temps à chercher du bois de chauffage et parcourent des distances plus longues, de plus il y’a les captures de poissons qui diminuent.
La Casamance souffre de la disparition progressive de la mangrove. Les témoignages des pêcheurs le prouvent : pour remplir leurs filets, ils doivent aller de plus en plus loin. Les terres cultivables sont également appauvries par le sel.
Justification
La mangrove est une forêt située entre la mer et la terre que l'on trouve dans les régions côtières et subtropicales. C'est un ensemble d'arbres, arbustes et plantes qui poussent dans l'eau.
Les palétuviers sont les principales espèces végétales de la mangrove. Le palétuvier est à l’origine de la formation de la mangrove. Ses racines aériennes sur une hauteur de 1m à 1,5m plongent dans la vase et s’enfoncent dans les dépôts de boues et de limons. Le palétuvier donne 300 graines par an. Après la floraison, lorsqu’elles se détachent, elles forment des bâtonnets qui se laissent porter par le courant puis se fichent dans la vase, contribuant à l’expansion de la mangrove.
· Dans la mangrove il ya plusieurs espèces. Citer quelques espèces qui se trouvent dans le milieu ;
· Revoir la définition donnée au palétuvier qui est restrictive Dire plutôt « Certaines racines aériennes sur une hauteur de 1m à 1,5m »
. Importance de la mangrove pour les hommes
Elle constitue une ressource importante de nourriture et est le point de départ de nombreuses chaînes alimentaires. La mangrove procure aussi des ressources importantes pour les populations vivant sur ces côtes (elles sont les écosystèmes les plus productifs en biomasse de notre planète). Les hommes en tirent du bois pour le charbon et pour les habitations, ainsi que du miel et de nombreuses plantes pour la médecine. La mangrove favorise la reproduction des poissons et des huîtres.
La mangrove sert aussi de refuges pour beaucoup d’espèces : de très nombreuses espèces d'oiseaux y vivent. Les crabes, les mollusques et les poissons y sont très présents, ainsi que des insectes, et des reptiles. Les poissons naissent à l'abri dans la mangrove et s'y cachent pendant leur développement.
La mangrove agit aussi comme un bouclier, elle protège la côte contre les vents et les vagues. En effet, elle pousse dans des zones peu profondes et protège contre l'érosion car ses racines réduisent la force des vagues. C'est une zone entre la mer et la terre qui protège des tempêtes. Avec ses racines, elle protège aussi les coraux du lagon en servant de filtre aux eaux des pluies qui ruissellent jusqu'à la mer et qui se chargent en sédiments. L'écoulement des eaux des marées est ralenti assez sensiblement de sorte que les sédiments se déposent au pied des racines des palétuviers.
. les menaces qui pèsent sur la mangrove
Les formations de mangrove le long de la côte ouest de l’Afrique, de la Mauritanie à la Sierra Leone, en passant par le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau et la Guinée, connaissent une très forte régression qui peut compromettre leur survie.
Cette dégradation s’explique par le fait que les populations côtières dans cette région tirent des revenus considérables de l’exploitation du bois de mangrove, de la pêche, de la riziculture, de l’extraction de sel et d’autres activités, en particulier la collecte de miel et des plantes médicinales. Comme illustration, on peut citer la Casamance qui s’adonne aussi à ce genre de pratiques en grande partie à cause de la pauvreté.
Les mangroves sont aussi des milieux menacés par les constructions humaines cherchant à gagner de la place sur la mer. Elles sont remplacées par des marais ou des routes. Elles sont aussi fragiles face aux pollutions ou aux marées noires.
Ainsi toutes ces activités, accentuées par une croissance démographique élevée sur la frange côtière et la sécheresse, ont un impact négatif sur la mangrove. Elles ont conduit à une réduction drastique des superficies de la forêt. Les estimations récentes montrent dans le tableau ci-dessous que globalement la forêt de mangrove connaît un recul significatif : la formation arborée actuelle couvre seulement 797 200 ha alors qu’initialement elle occupait 3 000 000 ha dont plus de 2/3 sont maintenant des tannes ou des rizières actives ou abandonnées.
· Faire une mise à jour du tableau des données qui datent 1980 à 2006
· Prévoir un tableau qui fait l’état des lieux de l’évolution du phénomène dans le temps et dans l’espace
· Prendre en compte la question de l’ensablement en rapport avec les eaux de ruissellement
· Les barrages contribuent à la disparition de la mangrove ;
· Parler des conséquences au plan social
Sans être exhaustif, on peut affirmer que la disparition de la mangrove entrainerait de nombreux problèmes dont :
. Comment lutter contre la disparition et la dégradation des mangroves ?
Il convient de sensibiliser les populations pour qu’ils ne s’adonnent plus à ces pratiques néfastes pour leur environnement. Ainsi le reboisement demeure sans conteste le moyen le plus approprié pour régénérer la mangrove et donner de l’espoir aux populations locales.
A cet effet, la campagne de reboisement de la mangrove en Casamance, baptisée « Opération cinq millions de palétuviers » et lancée depuis août 2008 par l’Océanium , association de protection de l’environnement au Sénégal, a permis de replanter plus de 6 millions de palétuviers avec l’aide de 11 000 habitants des villages grâce à la sensibilisation de l’association. Ces opérations, très coûteuses, sont soutenues par des ONG telles que la FIBA (Fondation Internationale du Banc d’Arguin).
Le Projet d’Appui au Développement Rural en Casamance (PADERCA) qui participe à la réduction de la pauvreté et à la relance des activités rurales en Casamance, s’active aussi dans la restauration de la mangrove dans cette zone.
Dans le département de Oussouye depuis 2009, notre Organisation nommée Eco-Rurale pour la Formation et le Développement Local (ER.F.D.L) s'active aussi dans la restauration de la mangrove en tant que Opérateur du PADERCA.
Peut-on avoir des données sur le Paderca par rapport aux hectares reboisées et aux formations menées ?
Il me faut aussi des photos (illustrer davantage le document) de zones dégradées, de zones réhabilitées et avec les interventions de la population pour illustrer le document.
· Ajouter : Promouvoir l’utilisation des fourneaux « diambar » ;
· Lutte contre l’érosion hydrique ;
· La lutte contre la pauvreté
· Prévoir un glossaire pour faciliter la compréhension
Bibliographie
Tableau 1 : Le tableau suivant représente les réalisations de reboisement des ressources mangroviennes à Oussouye en 2011 en partenariat avec le PAM et PADERCA.
Tableau 2 : Le tableau suivant représente les réalisations de reboisement des ressources mangroviennes à Oussouye en 2012 en partenariat avec le PAM et PADERCA.
Quelques photos du reboisement
Eco-Rurale pour la Formation et le Développement Local (ER.F.D.L)
Maison des Anciens Combattants près du Lycée Aline Sitoé DIATTA – Oussouye – Sénégal
Phone:(00221) 77 901 43 55/ 70 645 77 42/ 33 992 69 44 Fax: (00221) 33 993 11 16
N° Compte Bancaire SGBS Ziguinchor : n°SN011 03040 026001261297 07
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