6. Potentiel piscicole de la région
L’écosystème de la région naturelle de la Casamance dispose de potentialités piscicoles importantes illustrées par :
Une grande superficie de terres sous utilisées et des bassins rizicoles pouvant permettre le développement d’une pisciculture intégrée.
Ø Un réseau hydrographique maritime et continental vaste et diversifié, comprenant d’important plan d’eau douce et saumâtre mais également d’un large plateau continental dans la façade maritime,
Ø La présence d’aménagement hydro-agricole, notamment au niveau du bassin d’Anambé
Ø L’abondance de sous produits agricoles pouvant servir à l’alimentation du cheptel ;
Ø Une population dynamique et entreprenante ayant traditionnellement acquis l’expérience de la pisciculture vivrière intégrée à la riziculture (rizipisciculture).
Il s’y ajoute l’engouement des populations vers les activités piscicoles et la pluviométrie importante de la région.
7/ Les bassins traditionnels piscicoles
Depuis des siècles, la principale culture dans les zones de mangrove est le riz. Les bassins situés en aval des rizières jouent un double rôle saisonnier :
(1) maintenir une réserve d’eau douce entre le bolong et les rizières durant la période de la culture de riz, empêchant ainsi l’intrusion de l’eau saumâtre dans les rizières.
(2) maintenir un niveau d’eau dans les bassins, protégeant ainsi les fonds des bassins en saison sèche contre l’acidification. En plus de cela, des poissons y sont piégés et les bassins forment alors la base d'une aquaculture ancestrale. Un système de tuyauterie (fait de tronc de rônier évidé) permet de contrôler le mouvement de l’eau entre le bolong et les bassins. Les bassins sont séparés des rizières par un canal de 2 à 4 m de large servant de tampon contre l’intrusion de l’eau salée. Les mouvements de l’eau entre les rizières et les bassins se font par les tuyaux ou par ouverture et fermeture de la digue, si cela s’avère nécessaire. Les produits pêchés dans les bassins et canaux (poissons, crabes, crevettes) apportent aux populations des protéines en complément du riz qui est la nourriture de base.
La protection des rizières contre une augmentation de la salinité et l’acidification est optimale, tant que les digues sont bien entretenues et la gérance d’eau est bien organisée.
Le résultat principal d'une bonne gérance hydraulique est une augmentation de la production des rizières de bas-fonds. Depuis les dernières décennies, les récoltes de ce système de production intégrée (rizipisciculture) ont connu un déclin dû à la réduction des précipitations annuelles depuis 1970 et au manque de main-d’œuvre villageois. Du fait de la sécheresse persistante et la dégradation de la production de riz de mangrove, les paysans ont diversifié leurs activités (cultures de plateau) pour combler les déficits vivriers.
Par conséquent, moins de temps est consacré aux cultures de bas-fonds. Ce manque de temps s’aggrave en saison sèche, du fait de l’exode des jeunes vers les centres urbains à la recherche d’emploi. Les possibilités de gagner de l’argent au village sont négligeables.
L’exploitation des bassins piscicoles n’a qu’une faible valeur commerciale, ce qui ne donne pas assez de motivation pour les familles à maintenir les digues durant la saison sèche (quand il n’y a pas de riziculture). Par ce manque de bras, les digues se détériorent. Faute de ressources monétaires au village, la location de main d’œuvre est impossible et tout le système hydro-agricole tombe en faillite. Maintenant que la pluviométrie semble se remettre à la normale, une reprise de ce système de production intégrée rizipisciculture est opportune.
La gestion hydraulique des bas-fonds se focalise sur l’utilisation adéquate des eaux pluviales et la lute contre l’intrusion saline. Le bon fonctionnement des bassins protecteurs entre rizières de bas-fonds et bolong est alors primordial. Ces bassins servent de tampon contre la salinité des eaux du bolong et sont d’antan utilisés pour le piégeage de poissons de ces eaux.
Ainsi valorisant leur rôle principal : diminuer l’intrusion saline dans les casiers rizicoles.
Partie primordiale de la poldérisation est le bon emplacement des digues (de ceinture) et les diguettes qui assurent l’efficacité de la gestion hydrologique. Une optimisation de la gestion hydraulique par des interventions appropriées augmente la productivité des bas-fonds et assure leur biodiversité.
La biomasse dans les bassins piscicoles peut être augmentée avec des alevins pêchés dans le fleuve. Dans certains cas, une petite cabane est construite au-dessus du bassin qui doit abriter des canards et/ou poules pondeuses qui sont nourris par les villageois. L’aliment de base pour les poissons vient de la production organique des palétuviers dans les bassins. Cet apport peut être augmenté avec les déchets de la volaille (élevage associé) et des sédiments des rizières avoisinantes. L’implantation de piquets en bambou (supports pour la production d’algues) et l’addition de branchages et feuilles contribuent à l’aliment in situ.
Ce système de pisciculture avoisine plus le piégeage amélioré et est alors appelé pêche amplifiée.
E/ Problématique de la pisciculture
A l’image de toute notre région ouest africaine, la production halieutique en Basse Casamance, accuse une tendance à la diminution depuis près de trois décennies. Les espèces à affinité euryhaline telles que les capitaines, les barracudas... ont presque disparu dans l’estuaire de la Casamance du fait de la sur salure des eaux. Les espèces euryhalines caractéristiques telles que les tilapies et les ethmaloses semblent exploitées à leur niveau optimum.
La démographie galopante de la région, ajoutée à un phénomène d’urbanisation très marqué, ont entraîné des changements sur les habitudes alimentaires (binôme riz/poisson), posant ainsi un problème d’approvisionnement sur le marché.
Le déficit pluviométrique a entraîné la détérioration de l’écosystème de mangrove et l’apparition de plus de 50 000 ha de terres impropres à la riziculture (tannes). A coté de ce facteur naturel, l’action de l’homme ne cesse d’accélérer ce processus de dégradation de l’environnement. Parmi ces actions anthropiques on peut citer une mauvaise cueillette des huîtres par certains.
Face à ces menaces, la récupération et la protection des terres ainsi que la préservation de l’écosystème de mangrove sont devenues une priorité pour la recherche, les structures de développement (services étatiques et ONG), les organisations communautaires paysannes et les populations locales. C’est dans ce contexte que plusieurs programmes
F/ Une pêche amplifiée
Aquacoles se sont succédé dans la région depuis 1983, dans le souci de relever le défi de l’autosuffisance alimentaire et du bien-être des populations.
Le raisonnement qui soutient l’approche pisciculture et la pêche amplifiée est que dans certaines conditions, les interventions technologiques peuvent augmenter sensiblement la productivité aquatique naturelle. Il y a parfois une confusion au sujet des termes "l’approche pisciculture de repeuplement" et "la pêche amplifiée", mais la définition de tous les deux est simple (FAO, 1999) :
􀂃 La pêche amplifiée : "vise par des activités à soutenir ou compléter le recrutement d'une ou plusieurs espèces aquatiques qui augmente toute la production ou la production des espèces choisies d'une pêcherie à un niveau plus élevé que celui des processus naturels"
􀂃 L’approche pisciculture de repeuplement : "la production de la pêche est maintenue par le stockage annuel et continuel des alevins obtenus par la pisciculture".
Nos expériences ont démontré que le piégeage de poissons du milieu naturel n’atteint pas la charge critique des bassins. Si la biomasse dans les bassins est augmentée par un alevinage, les récoltes deviennent plus intéressantes. Le surplus de production, des juvéniles de 5 à 10
cm, est ensemencé dans le milieu aquatique et contribue ainsi à la régénération du stock halieutique. Ainsi l’aquaculture traditionnelle et l’aquaculture de repeuplement deviennent complémentaires. La reproduction et le pré-grossissement dans le milieu sécurisé des bassins produit des juvéniles d’une taille qui leurs empêche d’être prématurément dévorés par des gros poissons.
On estime la production halieutique naturelle en milieu estuarien de 100 kilos par hectare et par année. La production réalisée dans les bassins piscicoles traditionnels varie entre 140kg et 650 kg pour une durée de quelque cinq mois seulement.
G/ Les principes de la pisciculture
La pisciculture est basée sur des principes fondamentaux :
1. L’écologie d’un étang à poissons
Les poissons ne sont pas les seuls organismes vivent dans l’eau d’un étang. Leur nourriture naturelle pousse également dans l’étang. Les sources naturelles de nourriture comprennent de très petites plantes (algues ou phytoplancton) et de très petits animaux (zooplancton). Ces deux sortes ne sont pas visibles à l’œil nu. Quand il y a beaucoup d’algues, l’eau est de couleur verte.
Les plantes aquatiques sont plus grandes. Elles sont visibles à l’œil nu.
Elles se développent dans l’étang pendant toute l’année. Certaines poussent sur le fond de l’étang, d’autres flottent à sa surface. Certains poissons mangent les plantes aquatiques.
L’eau de l’étang doit être de bonne qualité pour que les poissons soient sains et se développent bien. Les poissons ont besoin d’oxygène. Cet oxygène est produit surtout par les algues qui flottent dans l’eau et la colorent en vert. Le climat est un autre facteur important, car il détermine la température de l’eau. Plus la température de l’eau est élevée plus la croissance des algues et du zooplancton est rapide. Cependant, les algues tropicales, le zooplancton et les poissons se développent souvent plus rapidement si la température de l’eau se situe entre 25 °C et 30°C.
2. La qualité de l’eau
Les deux principaux facteurs qui influencent la qualité de l’eau sont la température de l’eau et la quantité d’oxygène dissoute dans l’eau. Les plantes qui vivent dans l’étang (surtout les algues) produisent de l’oxygène en fixant la lumière solaire. Elles utilisent elles-mêmes une partie de cet oxygène. Plus l’étang reçoit de lumière solaire, plus la production d’oxygène est élevée. Sans lumière solaire, les plantes ne produisent pas d’oxygène. Comme les plantes et les animaux ont besoin d’oxygène de jour comme de nuit, la quantité d’oxygène dans l’eau diminue au cours de la nuit. C’est au petit matin que le taux d’oxygène est le plus bas. En effet, l’oxygène utilisé pendant la nuit par les poissons, les algues et le zooplancton n’a pas encore été renouvelé.
C’est en fin d’après-midi que le taux d’oxygène est le plus élevé, car l’oxygène est produit pendant les heures ensoleillées de la journée.
Le climat a également une influence sur le taux d’oxygène dans l’eau.
La quantité d’oxygène dans l’eau dépend de la température de l’eau.
L’oxygène se dissout moins bien dans l’eau chaude que dans l’eau froide, alors que les poissons ont justement besoin de plus d’oxygène dans l’eau chaude car ils sont plus actifs. La température optimale varie en fonction de l’espèce, mais la température moyenne se situe entre 25°C et 30°C. Par temps nuageux, les algues produisent moins d’oxygène, car moins de lumière solaire pénètre dans l’eau. Par temps venteux, le taux d’oxygène s’élève, car une plus grande quantité d’air se mélange à l’eau.
L’application d’engrais a une grande influence sur le taux d’oxygène et sur les conditions de vie des poissons dans l’étang. Un excès d’engrais entraîne un manque d’oxygène et par conséquent la mort des poissons. Il est donc très important d’appliquer l’engrais de façon correcte.
3. L’application d’engrais
Le mode de fertilisation est important si l’on veut maintenir constantes la qualité de l’eau et la quantité de nourriture naturelle disponible dans l’eau. La quantité d’engrais ajouté à l’eau dépend du nombre de poissons qui vivent dans l’étang. Si on ne met pas assez d’engrais, la nourriture naturelle poussera moins bien et la production de poissons sera plus faible. En revanche, un excès d’engrais ou une fertilisation irrégulière peuvent entraîner un manque d’oxygène et la mort des poissons.
Un étang fertilisé régulièrement pourra absorber une quantité d’engrais de plus en plus grande. La production piscicole augmentera sans provoquer de baisse du taux d’oxygène. L’engrais doit être appliqué au moins une fois par semaine, et de préférence tous les jours. Un étang bien conçu et bien fertilisé peut faire vivre 3 kg de poissons par
100 m² par jour. En réalité, la quantité est souvent plus faible car il y a souvent trop peu d’eau ou trop peu de poissons. Les conditions climatiques ne sont pas toujours favorables et la récolte du poisson et le drainage de l’étang prennent beaucoup de temps.
L’engrais doit être répandu de manière égale sur tout l’étang. Si on met trop d’engrais à un endroit, il se décomposera sans libérer de bactéries et peu de nourriture naturelle se développera dans l’étang. Une méthode pour assurer une distribution égale de l’engrais dans l’étang est de placer des animaux de ferme directement au-dessus ou sur l’étang. On peut par exemple lâcher des canards. L’engrais des animaux qui vivent au bord de l’étang est plus facile à répandre si on le mélange auparavant avec de l’eau.
Comme on vient de le voir, l’application d’engrais a une influence sur le taux d’oxygène dans l’eau de l’étang. Comme la quantité d’oxygène dans l’eau varie au cours de la journée, il est important de bien choisir le moment de la journée où répandre l’engrais. On doit répandre l’engrais au moment où la production d’oxygène est la plus élevée, c’est-à-dire en fin de matinée.
Les organismes qui vivent dans l’eau de l’étang et décomposent les résidus végétaux et animaux ont besoin d’oxygène pour produire les matériaux nécessaires à la croissance des algues. Le processus de décomposition des résidus libère de nombreux matériaux de construction (nutriments). Les algues utilisent ces nutriments pour leur croissance, ce qui en retour augmente la production d’oxygène. Cependant, trop d’algues dans l’étang (l’eau est vert foncé) utilisent trop d’oxygène pendant la nuit, ce qui entraîne un manque d’oxygène au petit matin et provoque la mort des poissons et du zooplancton. Si on applique trop d’engrais, les organismes qui décomposent les résidus utiliseront trop d’oxygène pour dégrader l’engrais et les poissons manqueront d’oxygène et risqueront de mourir. En résumé, un étang a besoin d’une quantité d’engrais optimale pour que les algues produisent suffisamment d’oxygène pour que les poissons ne viennent pas au petit matin bailler à la surface de l’eau en quête d’oxygène (O).
D’autres symptômes de manque d’oxygène dans l’eau sont: des bulles d’air remontent à la surface, l’eau est de couleur brune ou grise et elle sent mauvais.
Si l’on applique la bonne quantité d’engrais, l’eau se colore en vert (vert moyen, entre vert clair et vert foncé) à cause des algues. Pour vérifier si l’on applique la bonne quantité d’engrais, il suffit de plonger son bras dans l’eau jusqu’au coude.
4. La fertilisation du fond de l’étang
On peut appliquer de l’engrais sur le fond de l’étang avant de le remplir d’eau. Les organismes végétaux et animaux microscopiques qui vivent dans le sol décomposent l’engrais. Une fois l’étang rempli, les nutriments libérés se dissolvent dans l’eau. Ces nutriments constituent la nourriture des algues et du zooplancton qui, à leur tour, seront mangés par les poissons. On peut aussi appliquer du matériel végétal en engrais dans l’étang ou sur le fond de l’étang lors de la préparation d’un étang. L’herbe de basse-cour en est un bon exemple. Semez sur le fond de l’étang 7,5 à 10 kg de graines par 100 m². Après 45 à 60 jours, remplissez l’étang avec l’eau et laissez l’herbe pourrir pendant 7 à 10 jours. Les nutriments libérés serviront d’aliments aux algues et au zooplancton. Cette méthode est souvent utilisée dans les étangs pépinières pour les jeunes poissons qui se nourrissent principalement de zooplancton.
Si l’on n’a pas enlevé la couche de vase, il n’est pas nécessaire de fertiliser le fond de l’étang entre la récolte des poissons et le remplissage de l’étang. Cette vase est constituée de matières organiques provenant des excréments de poisson et des restes de nourriture tombés au fond de l’étang.
5. Choix des espèces
Comme des poissons d’espèces différentes mangent différentes sortes de nourriture, on peut facilement élever plusieurs espèces dans un même étang. Cela permet une meilleure utilisation des différentes sources de nourriture présentes dans l’étang. Il est conseillé d’élever des espèces omnivores (qui mangent des matières végétales et animales), car elles se nourrissent de plusieurs sources de nourriture. Il est déconseillé d’élever beaucoup de poissons carnivores (prédateurs), car ils sont capables de manger les autres poissons.
Le mode de fertilisation de l’étang détermine aussi l’espèce à élever.
Inversement, l’espèce élevée détermine le mode de fertilisation de l’étang. Le poisson-serpent et le poisson-chat peuvent absorber l’oxygène de l’air et celui de l’eau. Ces espèces sont donc moins sensibles aux variations du taux d’oxygène dans l’eau. Le tilapia ne peut pas absorber l’oxygène de l’air, mais il est moins sensible que les autres espèces aux manques d’oxygène dans l’eau. La quantité d’engrais nécessaire dépend de la sensibilité de l’espèce aux manques d’oxygène.
6. Compléments alimentaires pour les poissons
On augmente les rendements en donnant aux poissons des suppléments alimentaires. Dans les étangs bien fertilisés, les poissons reçoivent souvent plus de protéines que nécessaire. Cependant, il arrive qu’ils n’aient pas assez d’énergie à leur disposition, ce qui limite la production. On supplée à ce manque en nourrissant les poissons avec du grain riche en énergie. Les sous-produits de la production agricole, comme le son de blé, de riz ou le riz cassé, de mil constituent d’excellents suppléments alimentaires pour les étangs fertilisés avec du fumier animal. Au Cambodge, on cuit les feuilles de l’arbre ipil ipil, de la sesbanie et du fromager avec des feuilles tendres d’hyacinthe d’eau et de belle-de-jour et des enveloppes de riz. Les termites sont également une source de nourriture riche en protéines. On extrait les termites de leurs nids (termitières) en passant la terre au tamis. La terre qui reste est bonne pour la production des vers de terre.
H/ PISCICULTURE VILLAGEOISE TRADITIONNELLE
Les bassins piscicoles sont des aménagements hydrauliques gagnés dans la mangrove et situés entre le bolong et les rizières. Ils se rencontrent sur toute l’étendue de la Basse Casamance.
Il existe trois types de structures d’élevage décrites par CORMIER SALEM (1986).
En suivant l’axe village-bolong, l’occupation spatiale, peut être décrite comme suit :
Les petits bassins, couvrant de petites superficies (5 à 20 ares), sont d’anciens casiers rizicoles affectés par la salinité, contiguës aux rizières dont ils constituent des bassins de protection. Lorsque les pluies sont abondantes, ces structures sont progressivement récupérables et peuvent, si nécessaire, être transformées en rizières.
Les grands bassins se situent en aval des petits bassins. Leur superficie moyenne se situe entre 60 et 80 ares.
Ces structures reçoivent le trop plein des rizières en saison des pluies et offrent des conditions favorables à l’élevage de poisson du fait de l’adoucissement des eaux.
Les bassins de protection, situés en aval des grands bassins, leur superficie peut atteindre 4 ha. Ils protègent les rizières contre l’intrusion des eaux salées du bolong lors des périodes de vives eaux.
L’exploitation de ces bassins se fait de deux façons :
- les poissons sont piégés à la marée montante juste avant l’hivernage ; ils sont retenus quelques mois dans les bassins pour qu’ils grossissent puis le bassin est vidangé en fin de saison des pluies au moment d’une forte décrue ;
- le bassin est ouvert et fermé plusieurs fois dans l’année en fonction de la marée.
Dans le premier cas il s’agit d’élevage extensif, et dans le second, d’un simple piégeage.
Ces différentes structures communiquent ente elles grâce à des drains.
L’élevage de poisson débute avec l’accumulation des eaux de pluie dans les bassins. La gestion des bassins se fait sur quatre périodes :
Début juillet à mi-août : les drains sont ouverts, permettant une migration des poissons du bolong vers les eaux douces des bassins, à la recherche de frayères et de nourritures.
Mi-août à novembre : les bassins sont fermés et les poissons ainsi piégés sont élevés et, dans de très rares cas, alimentés.
Décembre à janvier : les poissons qui ont déjà passés un séjour de près d’un semestre sont pêchés : c’est la phase de récolte. La pêche se fait en utilisant des nasses pièges et des barrages pour capturer le poisson au moment de la vidange puis les femmes raclent le fond du bassin avec des paniers.
Février à juin : les digues et les drains sont réfectionnés.
I/ LA PISCICULTURE INTENSIVE
· Dans les systèmes d’élevage intensif, pratiqués principalement en case ou en bassin, la dépendance des poissons à l’ égard de la nourriture artificielle composée oxygène est souvent totale. Cette alimentation doit donc être parfaitement équilibrée au point de vu nutritionnel et fournir les nutriments essentiels qui ne sont plus accessibles à travers l’alimentation naturelle.
· Pour certaines phases délicates de l’élevage (élevage larvaire et sevrage) l’alimentation peut être encore constitué partiellement d’organismes vivants (micro algues, rotifères) qui sont cultivés séparément et éventuellement enrichis artificiellement en micro nutriment
La production n’est donc plus dépendante de la disponibilité en nourriture, mais bien des capacités de l’espèce élevée à supporter des densités d’élevage de plus en plus importantes non seulement au point de vu de la croissance mais aussi des risques pathologique. L’augmentation de la densité de stockage implique nécessairement un accroissement des flux d’eau et par conséquent d’oxygène à travers les enceintes d’élevage.
Ce système nécessite aussi un contrôle complet du cycle de vie de l’espèce élevée !
J/ PISCICULTURE EXTENSIVE
L’élevage extensif du poisson se pratique généralement en étang mais aussi dans d’autres systèmes comme les rizières (agro pisciculture) ou des enclos rudimentaires. Exemple le système acaja au bénin et en cote d’ivoire .la production est basée sur la gestion de la productivité naturelle du milieu. Celle-ci est augmentée par l’utilisation des fertilisants de divers natures qui stimulent la production primaire.
· Les poissons se nourrissent de différents éléments des chaines trophiques comme les invertébrés, zooplanctons et les petits poissons.
· La fertilisation s’effectue au moyen de déjection animale de sous produits de l’agriculture ou de fertilisants chimiques qui apportent le carbone, l’azote et les minéraux nécessaires à la croissance du phytoplancton. Ce type d’élevage est pratiqué principalement en eau douce tropicale et subtropicale mais aussi en eau douce tempérée surtout pour les premiers phases d’élevage l’larvaire des centaines d’espèces. En raisons de la faible quantité des nourritures disponibles dans cette forme d’élevage, les espèces sont élevées à faible densité les productions sont par conséquent peu élevées.
Une implantation du système d’acaja
K/ Pisciculture semi-intensive
Elle est intermédiaire entre élevage extensif et intensif. Pour accroitre la production des systèmes de l’élevage en étang au-delà du maximum du possible sur base de la productivité naturelle il est nécessaire d’utiliser une alimentation complémentaire. En fonction des espèces et du degré d’intensification de l’élevage, cette alimentation complémentaire est constituée de céréales, des sous produits de l’agriculture et de la pêche.
· Des aliments composés sont aussi distribués mais ils sont de qualités nutritionnelles plus ou moins incomplètes.
· L’élevage semi-intensif contribue à 70 à 80% de la production locale de poissons par l’aquaculture
L/ Les différents systèmes de productions
Pour élever la grande variété d’organismes aquatiques dans les eaux douces, saumâtres et marines, plusieurs systèmes ont étés mis en œuvre sur la terre ferme et dans l’eau.
Ø Etangs : creusés a même le sol pouvant avoirs les formes et les dimensions diverses.
Ø Bassins souvent à béton et quelques fois en plastique
v Les systèmes immergés dans l’eau :
Ø Enclos : en fermant une baie, une fin de bolong etc. En obstruant l’accès au cours d’eau principal par un filet ou une palissade.
Ø Parcs ou cagas fixes : structures fermées construites à l’aide d’une armature recouverte de grillage ou de filet.
Ø Cages flottantes : la structure est suspendue à des radeaux ou flotteurs
Ø Cages immergées : structure pouvant être très sophistiquées, situées entre deux eaux.
M/ La rizipisciculture
La principale culture des zones de mangrove dans la région de Ziguinchor est le riz. Le rôle des bassins traditionnels situés en aval des rizières est de maintenir une réserve d’eau douce entre le bolong et les rizières durant la période de culture du riz, empêchant ainsi l’intrusion de l’eau saumâtre dans les rizières ; de maintenir un niveau d’eau dans les bassins, protégeant ainsi les fonds des bassins en saison sèche, afin d’éviter l’acidification. Un système de tuyauterie (fait de tronc de rônier évidé) permet de contrôler le mouvement de l’eau entre le bolong et les bassins. Les bassins sont normalement séparés des rizières par un canal de 2 à 4 m de large servant ainsi de tampon contre l’intrusion de l’eau salée. Les mouvements de l’eau entre les rizières et les bassins se font par les tuyaux ou par ouverture et fermeture de la digue, si cela s’avère nécessaire. Les produits (poissons, crabes, crevettes) pêchés dans les bassins et canaux apportent aux populations, des protéines en complément à l’alimentation de base qui est le riz.
L’élevage des poissons en rizière (ou rizipsciculture) donne généralement des rendements plus bas que l’élevage en étang, mais il produit également du riz. La production de riz et celle de poissons peuvent être intégrées de nombreuses manières. On peut attraper les poissons sauvages qui sont présents dans la rizière. S’il y a peu de poissons sauvages dans la rizière, on peut y placer et y élever de jeunes poissons.
On peut aussi combiner les deux espèces: on place dans la rizière des poissons assez grands (plus de 5 cm de long) et on leur donne de la nourriture régulièrement.
En nourrissant les poissons, il faut s’assurer que les petits poissons grandissent assez vite pour ne pas être mangés par les poissons carnivores.
1. Les avantages de la rizipsciculture
La riziculture présente de nombreux avantages. En général, la présence de poissons dans une rizière augmente le rendement de riz de 10 à 15 %. En cultivant deux produits, on diminue le risque de pertes si l’un des deux vient à échouer. Le poisson est une source de protéines animales accessibles aux populations rurales qui n’ont pas toujours la possibilité de se payer de la viande.
Intégré à la production de riz, le poisson améliore la sécurité alimentaire de la famille. Comme certains poissons mangent des insectes qui transmettent des maladies aux gens, leur élevage a une influence bénéfique sur la santé publique. Certaines espèces, comme la carpe commune, mangent des larves de moustique et des escargots qui transmettent des maladies.
L’élevage des poissons en rizière est aussi une méthode écologique de réduction des mauvaises herbes, des insectes, des escargots et de certaines maladies du riz. C’est une solution de rechange saine et bon marché pour les pesticides chimiques dans la lutte contre les insectes et les algues. Pour que les poissons puissent survivre et se mouvoir librement, l’eau de la rizière doit avoir au moins 20 cm de profondeur.
II n’est pas toujours facile d’intégrer la production de riz et celle des poissons. L’application de pesticides pour la production rizicole peut avoir des effets nocifs sur les poissons. Les variétés de riz à grain court ont une période de croissance courte, pas toujours assez longue pour permettre aux poissons d’atteindre l’âge adulte. De plus, comme le riz à grain court pousse dans une eau peu profonde, l’eau risque d’être trop chaude pour les poissons.
La rizipiscicuture ne fournit pas forcément les deux produits simultanément.
Elle peut aussi être alternée. Dans ce cas, le riz est cultivé pendant la saison humide et le poisson pendant la saison sèche. Ou inversement. Si on ne cultive pas les deux produits simultanément, les pesticides utilisés pour le riz seront moins dangereux pour les poissons.
2 .L’écologie d’une rizière
La rizipisciculture fait un meilleur usage des nutriments disponibles dans la rizière. Les poissons augmentent aussi la fertilité de la rizière, en partie parce qu’ils produisent du fumier et en partie parce qu’ils remuent le sol, ce qui augmente la quantité d’oxygène et de nutriments dont le riz a besoin pour pousser.
Les rizières sont de marécages temporaires peu profonds. L’eau y est chaude et la lumière solaire y pénètre jusqu’au fond, surtout quand les plants de riz sont encore jeunes. Ces conditions favorisent la croissance rapide des algues. Les algues consomment les nutriments nécessaires aux plants de riz. Si on lâche dans la rivière des poissons mangeurs d’algues, le riz aura davantage de nutriments à sa disposition.
Les espèces de tilapia sont des poissons mangeurs d’algues.
L’un des problèmes majeurs de la riziculture est la croissance rapide des mauvaises herbes. La moitié d’un rendement de riz peut être perdu par leur concurrence. L’élevage de poissons herbivores permet de résoudre ce problème. On lâche les jeunes poissons dans la rizière 2 à 3 semaines après la transplantation du riz. C’est la période où la concurrence pour les nutriments entre plants de riz et mauvaises herbes est la plus forte. La carpe herbivore à une densité de 2 poissons (de plus de 15 cm de longueur) par m² permet de débarrasser complètement une rizière de ses mauvaises herbes. Ce poisson ne mange pas les plants de riz. Cependant, pour que la carpe herbivore puisse survivre, l’eau doit avoir au moins 50 cm de profondeur. Sont également efficaces contre les mauvaises herbes: le barbeau javanais, le barbeau argenté et certaines espèces de tilapia et le tilapia du Nil, tous à une densité de 3 poissons de 50 g ou plus par 100 m². Les grands poissons sont avantageux car, comme leur gueule est plus grande, ils mangent plus de mauvaises herbes que les petits. Les espèces de poissons qui se nourrissent au fond de l’étang permettent aussi de débarrasser la rizière de ses mauvaises herbes. En remuant le fond de l’étang, les poissons troublent l’eau. La lumière solaire pénètre moins dans l’étang, ce qui réduit la croissance des mauvaises herbes. La carpe commune est une très bonne mangeuse de mauvaises herbes. Il ne faut pas lâcher les poissons qui se nourrissent au fond de l’eau avant que les plants de riz aient 5 à 7 pousses, sinon ils déracineront les plants. Une combinaison de différentes espèces de poissons donne de meilleurs résultats que l’utilisation d’une seule espèce. Un exemple de bonne polyculture est la combinaison de la carpe commune et du tilapia du Nil. On réduit également la croissance des mauvaises herbes en augmentant la profondeur de l’eau.
Les poissons permettent de réduire le nombre des insectes dans une rizière. Parmi les insectes qui endommagent le riz, on compte les sauteurs de plantes, les perceurs de tiges, les sauteurs de feuilles et les plieurs de feuilles. Les poissons mangent non seulement les insectes, mais aussi les algues dont se nourrissent les escargots. La carpe noire, et à un degré moindre espèces de cichlidae, réduisent le nombre d’escargots dans une rizière. Les poissons doivent peser plus de 50 g et être mis en charge à une densité de 2 poissons par 100 m².
3. Sélection d’une rizière pour la pisciculture
· Choix du site
La rizière doit pouvoir retenir l’eau à un niveau constant pendant toute la période de culture du riz. Plus elle peut le faire longtemps, mieux elle est adaptée à la pisciculture. Les meilleurs champs sont situés juste au-dessus de la haute ligne de partage des eaux, ou sont entourés de hautes digues qui les protègent des inondations. Le meilleur niveau de production piscicole est obtenu là où l’eau a au moins 30 cm de profondeur. Peu importe que certaines parties de la rizière soient un peu moins profondes. L’imperméabilité d’un champ dépend surtout du type de sol. Un sol argileux laisse passer moins d’eau qu’un sol sableux.
La manière la plus facile de tester un sol est de prendre une poignée de terre et d’en faire une boule. Si on peut jeter la boule d’une main à l’autre, à une distance de 50 cm, sans qu’elle ne s’effrite, le sol retiendra bien l’eau.
On améliore la capacité de rétention de l’eau d’un sol sableux en appliquant souvent de l’engrais pendant la période de croissance du riz.
L’élevage des poissons sur un sol sableux est possible, mais il faut plus de travail pour garder l’eau à un niveau constant. Si la rizière est proche de la maison, il sera plus facile de vérifier le niveau de l’eau, de nourrir les poissons et d’écarter les voleurs.
4. Refuges à poissons
Les poissons en rizière ont besoin d’un ou plusieurs refuges. Ce sont des endroits creux de la rizière. Il peut s’agir d’un canal plus profond, un petit étang situé dans la rizière ou à côté. Les poissons s’en servent pour se reposer ou se cacher, et le paysan pour les nourrir, contrôler leur croissance et les récolter. La forme, la taille et le nombre des refuges dépend du nombre de poissons et de l’importance donnée à la pisciculture par rapport à la riziculture. Il y a donc plusieurs combinaisons possibles de forme, de taille et du nombre des refuges, selon l’emplacement de la rizière. Les poissons utilisent souvent comme refuge un endroit profond de la rizière ou un étang creusé en pleine rizière. Le refuge doit avoir entre 0,5 et 1 m de profondeur.
Dans le nord-est de la Thaïlande, l’expérience a montré qu’il suffit de creuser un canal sur un côté d’une rizière. On utilise alors la terre excavée pour relever le niveau de la digue
La décision de construire un refuge et les dimensions à lui donner dépendent de l’importance donnée à la pisciculture par rapport à la riziculture, ainsi que de la quantité de main-d’œuvre disponible, de l’emplacement et de la taille de la rizière et du type du sol. Un canal étroit se dégradera rapidement dans un sol sableux, mais pas dans un sol argileux. Dans un sol sableux, la largeur d’un canal doit être trois fois sa profondeur. La construction d’un refuge n’est pas nécessaire si la rizière est bien irriguée et si l’eau a au moins 30 cm de profondeur.
Le système de rizipisciculture intégré le plus efficace est celui où les deux composantes peuvent être effectuées séparément, au cas où les circonstances l’exigent. Par exemple, au moment de la récolte du riz on peut baisser le niveau d’eau par le tuyau d’écoulement. Les poissons sont attirés vers l’étang et peuvent survivre, pour être récoltés plus tard. En période de grande sécheresse, on peut se limiter à une seule culture pendant cette saison-là. Ainsi, on augmente la chance d’avoir au moins une récolte, au lieu de perdre le tout par manque d’eau.
5. Arrivée et sortie de l’eau
Toute rizière a généralement besoin d’une sortie d’eau pour éviter l’inondation et l’endommagement des digues. Pour éviter que les poissons ne s’échappent, on place un écran fin sur l’extrémité extérieure du tuyau d’arrivée (d’alimentation) et sur l’extrémité intérieure d’un tuyau de sortie (de déversement). Ces écrans facilitent également l’enlèvement des escargots qui se collent sur les canaux d’irrigation.
Les écrans sont faits d’un morceau de métal perforé ou d’un fine tulle de nylon. Les tuyaux d’alimentation et de déversement sont faits en bambou ou en bois. Très souvent, l’alimentation et le déversement de l’eau se font par un trou dans la digue, protégé par un écran en bambou, ou en tout autre matériel. Les paysans des régions humides du nord-est de la Thaïlande utilisent un «li».
C’est un filet cylindrique en bambou qui sert à attraper les poissons sauvages qui entrent dans la rizière. On peut relâcher dans la rizière les petits poissons, mais pas les gros. La profondeur de la sortie dépend de la profondeur d’eau donnant la meilleure production de riz. La taille de la sortie est faite en fonction des circonstances pratiques, mais il vaut mieux qu’elle soit trop petite que trop grande.
Le système de rizipisciculture intégrée le plus efficace est celui où les deux composantes peuvent être effectuées séparément, au cas où les circonstances l’exigent. Par exemple, au moment de la récolte du riz on peut baisser le niveau d’eau par le tuyau d’écoulement. Les poissons sont attirés vers l’étang et peuvent survivre, pour être récoltés plus tard. En période de grande sécheresse, on peut se limiter à une seule culture pendant cette saison-là. Ainsi, on augmente la chance d’avoir au moins une récolte, au lieu de perdre le tout par manque d’eau.
.
6. Choix des espèces
Les espèces de poissons qui entrent naturellement dans les rizières sont souvent des prédateurs, comme la tête de serpent, les poissons chats et la perche grimpeuse. On attrape parfois les poissons sauvages pour l’élevage car ils ont un meilleur goût et se vendent plus cher.
Dans les régions où on cultive des variétés de riz traditionnelles, les poissons sauvages attrapés dans les rizières constituent une importante source de protéines. Si on lâche dans la rizière et si on alimente des poissons de plus de 7 cm de longueur, ils seront trop grands pour être mangés par les poissons sauvages. Ainsi, on pourra récolter des poissons sauvages et des poissons cultivés. On ne lâchera des petits poissons que là où il y a très peu de poissons sauvages qui risquent de les manger.
Les rizières sont des marécages temporaires peu profonds. L’eau peut y être boueuse et manquer d’oxygène. La température de l’eau est très variable et peut atteindre 30 à 35°C. Les poissons élevés en rizière doivent pouvoir résister à ces conditions. Les poissons à croissance rapide conviennent bien car la période de croissance du riz est souvent courte. Les rizières sont idéales pour l’élevage collectif de plusieurs espèces de poissons (polyculture) car elles contiennent un grand nombre de sources alimentaires différentes. Les espèces de poissons les plus souvent élevées en rizière sont la carpe commune, le barbeau argenté et le tilapia du Nil. Le barbeau argenté est de plus en plus populaire en Asie du sud-est, car il est omnivore (se nourrit de plantes et d’animaux) et il se vend bien. Cependant, il est très sensible aux manques d’oxygène. Son taux de croissance est également moins sensible aux fortes doses d’engrais appliqué pour le riz que les autres espèces de poissons comme le tilapia du Nil.
Aucune combinaison d’espèces de poissons ne fonctionne bien partout, car chaque endroit présente des conditions particulières. Les gros poissons sont plus chers à l’achat que les petits, mais ils risquent moins d’être mangés par les prédateurs. Nous recommandons aux paysans qui élèvent des poissons pour la première fois, et à ceux qui vont commencer l’alimentation de leurs poissons, de commencer avec au maximum 30 poissons de 7 cm de longueur par 100 m². Une combinaison courante en Thaïlande consiste en 120 carpes communes, 120 barbeaux argentés et 60 tilapias du Nil par m². En Chine, on combine souvent la carpe herbivore, la carpe commune et le carassin. Une combinaison de 50 carpes herbivores, 30 carpes communes et 20 carassins peut donner un rendement de 90 kg de riz par 100 m² de rizière.
Une combinaison de 50 carpes herbivores, 30 carpes communes et 20 carassins donne la meilleure récolte (20 kg par 100 m² de rizière).
C’est le prix du riz et celui des poissons qui détermineront la meilleure combinaison des deux produits. Rappelons que les poissons doivent avoir au moins 7 cm de longueur au moment de la mise en charge.
Il est toujours préférable d’élever une combinaison d’espèces de poissons au lieu d’une seule. Différentes espèces mangent différents types de nourriture, ce qui donne des rendements plus élevés. Un certain nombre de facteurs déterminent les espèces les mieux adaptées:
v Disponibilité.
Le paysan est toujours dépendant des poissons disponibles localement.
v Préférence.
Une famille préfère généralement telle ou telle espèce. De nombreux paysans choisissent des gros poissons car ils ont plus de chances de survivre. D’autres choisissent des poissons plus petits parce qu’ils sont moins chers. Une famille aux ressources financières limitées doit souvent choisir entre un petit nombre de grands poissons et un grand nombre de petits.
v Préférences alimentaires des différentes espèces.
Tilapia: c’est un poisson résistant qui vit bien dans une eau de basse qualité, et qui se reproduit facilement. Leur taux de reproduction élevé permet au paysan d’élever quelques grands poissons pendant toute l’année, ce qui lui fournira des jeunes poissons qu’il n’aura pas à acheter. Un inconvénient est que la rizière peut rapidement être trop pleine de jeunes tilapias car ils se reproduisent très vite.
Dans ce cas, les poissons ne peuvent pas bien se développer.
Carpes chinoises et carpes indiennes: grandit difficilement dans les rizières alimentées par l’eau de pluie, car le niveau de l’eau varie trop. Ces espèces se développent mieux là où l’eau a au moins 50
cm de profondeur (riziculture en eau profonde en Inde).
Barbeau argenté: survit bien dans les rizières. Cette espèce est plus sensible à la qualité de l’eau et se développe moins bien que la carpe commune et le tilapia dans une eau peu profonde (moins de 10 cm de profondeur), dans les rizières alimentées à l’eau de pluie là où la profondeur varie.
Snakeskin gourami: se développe bien dans les rizières alimentées par l’eau de pluie. La rizière doit être remplie de poissons reproducteurs, et non de jeunes. On pourra ainsi récolter des jeunes poissons et les vendre.
Les rizières trop envasées pour la culture du riz peuvent être utilisées pour la production piscicole. Snakeskin gourami, les espèces de tilapia comme le tilapia du Mozambique ou javanais et le Zill’s tilapia, sont des exemples de poissons pouvant être élevées dans une eau saumâtre.
7. La mise en charge des poissons
Les poissons achetés doivent être lâchés dans la rizière le plus tôt possible.
Le conteneur où se trouvent les poissons doit être manipulé avec beaucoup de précautions et gardé à l’abri de la lumière solaire directe.
Une grande différence entre la température de l’eau du conteneur et de celle de la rizière peut être fatale aux poissons. Le mieux est de mélanger graduellement de petites quantités d’eau de la rizière à l’eau du conteneur pour permettre aux poissons de s’habituer à la nouvelle température. Quand la température de l’eau du conteneur est la même que celle de l’eau de la rizière, on peut transférer les poissons dans la rizière. Le meilleur moment pour cela est tôt dans la matinée ou tard dans l’après-midi, lorsque la température de l’eau est la plus basse.
Les poissons de moins de 5 cm sont généralement lâchés une semaine après la transplantation du riz. Les poissons de plus de 5 cm de longueur sont généralement lâchés deux semaines après la transplantation du riz. Si le riz est semé directement dans le champ, il faudra attendre plus longtemps avant de lâcher les poissons car les plants de riz sont plus fragiles.
Plus les poissons sont lâchés tôt, plus la période disponible pour l’élevage sera longue et plus la production piscicole sera élevée. De plus, il y a moins de prédateurs tôt dans la saison et plus les poissons sont grands, moins ils seront la proie des prédateurs. Cependant, il doit y avoir suffisamment d’eau dans la rizière pour pouvoir lâcher les poissons en toute sécurité. Si on lâche des grands poissons, il faut s’assurer que les plants de riz ont déjà 2 ou 3 pousses pour qu’ils ne soient pas endommagés.
Dans une rizière alimentée par l’eau de pluie, on peut lâcher des petits poissons avant la plantation du riz. Ils grandiront dans le refuge jusqu’à la plantation du riz. La variété de riz influence aussi le moment où on peut lâcher les poissons. Les variétés traditionnelles à grain long sont souvent plus résistantes que les variétés modernes à grain court et résistent mieux à l’activité des poissons. Dans des rizières où on cultive des variétés traditionnelles à grain long, on peut lâcher les poissons plus tôt.
8. Fertilisation et alimentation
La fertilisation d’une rizière augmente la production de poissons et de riz. Une semaine avant de planter le riz, répandez sur le fond de la rizière 2 à 5 kg de fougères d’eau fraîches Azolla par 100 m². L’Azolla peut être cultivée ou récoltée dans la nature. On peut aussi utiliser du fumier frais ou du compost, en fonction de ce qui est disponible. Un ajout de 3 kg de fumier par 100 m² par semaine augmente considérablement la quantité de nourriture naturelle dans l’eau.
Il est recommandé de nourrir les poissons de partir de la moitié de la période de culture du riz, car à ce stade les plants de riz auront assez poussé pour empêcher la lumière solaire de pénétrer dans l’eau.
L’alimentation ne se fait généralement que là où on a lâché beaucoup de poissons (plus de 50 poissons par 100 m²) et elle augmentera le rendement. On peut donner aux poissons de la paille de riz ou des graines de colza. Les vers de terre sont aussi une source de nourriture pour les poissons. On les ramasse dans la rizière pendant la saison des pluies. On peut élever des vers de terre dans le fumier animal ou le compost.
On peut attraper les poissons une semaine avant la récolte du riz en faisant baisser doucement le niveau de l’eau dans la rizière de façon que les poissons nagent dans le refuge. Si les poissons ne sont pas assez gros pour être mangés ou vendus, on les laissera dans la rizière après la récolte du riz. Selon la quantité de poissons présents, on peut soit les garder dans le refuge, soit inonder à nouveau une partie de la rizière.
La plante aquatique Oreille d’éléphant ou taro peut servir de nourriture pour les poissons. On cultive cette plante sur les digues qui entourent la rizière. Toutes les parties de la plante sont utilisables pour l’alimentation des gens, des poissons et des porcs. Utilisez des pousses sauvages pour commencer la culture. Coupez les vieilles feuilles et laissez juste les jeunes feuilles et les pousses. Coupez la moitié de la racine ou tubercule et plantez-la à 5-10 cm en dessous du niveau de l’eau de la rizière Les plantes doivent être espacées de 60 cm.
Les premières plantes se récoltent après 4 ou 5 mois. Différentes plantes aquatiques sont utilisables pour l’alimentation des poissons par exemple Lentille d’eau et le Châtaignier d’eau, et le barbeau argenté mange presque toutes les sortes de matériel végétal.
9 .Rendements de poissons
Les poissons sauvages se développent plus lentement que les poissons cultivés et le nombre de poissons sauvages dans un étang dépend de l’environnement naturel. Par conséquent, la production piscicole basée sur des poissons sauvages aura des rendements plus bas que celle basée sur des poissons cultivés. Un rendement maximum de 2 kg par 100 m² par an. On peut encore augmenter les niveaux de production en alimentant les poissons, en appliquant de l’engrais sur le fond de la rizière et en lâchant ensemble plusieurs espèces.
Les variétés traditionnelles de riz sont plus grandes que les variétés modernes, c’est-à-dire qu’elles poussent mieux dans une eau plus profonde.
Une eau plus profonde donnera aussi une plus grande production piscicole. Les variétés traditionnelles ont aussi une période de maturation plus longue, ce qui laisse aux poissons plus de temps pour se développer. Dans certaines régions de l’Inde, les rendements obtenus vont jusqu’à 15 kg de poissons par 100 m² par an, là où les poissons
N/ Dégradation du système de production des rizières de bas-fonds
La protection des rizières contre une augmentation de la salinité et l’acidification se fait tant que le système des bassins fonctionne et la gérance d’eau est bien organisée, d’où une augmentation de la production dans les champs de riz. Aujourd’hui, le système de production intégré (riziculture-pisciculture) a connu un déclin dû :
· à la réduction des précipitations annuelles depuis 1970 ;
· au manque de main-d’œuvre dans le village.
Du fait de la sécheresse persistante et la dégradation de la production de riz de mangrove, les paysans ont diversifié leurs activités (cultures de plateau) pour combler les déficits vivriers. Par conséquent, peu de temps est ainsi consacré aux cultures de bas-fonds (mangrove). Ce manque de temps s’aggrave en saison sèche, du fait de l’exode des jeunes vers les centres urbains à la recherche d’emploi. Les possibilités de gagner de l’argent au village sont négligeables. L’exploitation des bassins piscicoles n’a qu’une faible valeur commerciale, ce qui ne donne pas assez de motivation pour les familles à maintenir les digues durant la saison sèche (quand il n’y a pas de riziculture). Une famille qui veut garder intact le système d’endiguement est confronté à un problème de manque de bras. A cela s’ajoute-le manque de ressources monétaires rendant difficile la location de la main d’œuvre. Maintenant que la pluviométrie semble se remettre à la normale, une reprise du système de production intégré (riziculture-pisciculture) est opportune
O/LES PROPOSTIONS POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA PISCICULTURE
Le développement de la production aquacole et les différentes cultures de rente doit débuter à partir du système existant et améliorer progressivement sa production et sa gérance.
1. Compréhension du système de fonctionnement de la rizipisciculture
De nombreux auteurs (Diallo 1992, Chaboud et al 1987) ont décrit le système rizipiscicole dans l’estuaire de la Casamance insistant sur la nécessité de maintenir ce système. Néanmoins la compréhension du fonctionnement et de la productivité du système reste superficielle. Quelques exemples de questions restant sans réponse sont :
· Quel produit (quantité, espèce, taille de distribution) est présent dans les bassins piscicoles durant la saison des pluies?
· Quel est l’effet du gradient de salinité sur la migration des poissons et crevettes entre le bolong et les bassins ?
· Quel est le meilleur niveau d’emplacement des ”entrées d’eau et des drains” par rapport au niveau des marées ?
· Quelle partie de la biomasse des bassins est pêchée à l’épervier ?
· Quelle croissance des espèces cultivées peut on attendre, vu la salinité de l’environnement ?
De plus, chaque action visant à améliorer l’exploitation des bassins piscicoles traditionnels a besoin d’être testée sous les conditions spécifiques de l’estuaire de la Casamance. Ainsi, nous avons pu constater que de nombreux essais réalisés pour développer l’aquaculture semi-intensive ou intensive dans l’estuaire de la Casamance ont échoué. L’incidence de l’acidité du sol et les fluctuations extrêmes de la salinité furent (sauf exception) considérés comme les contraintes pour les cultures. En sachant que la production rizipiscicole traditionnelle a permis aux populations des zones de mangrove de récolter pendant des siècles du riz, des poissons et des crevettes dans un environnement hostile en maîtrisant l’acidité et la salinité, il est incompréhensible que les différents projets n’ont pas consacré beaucoup plus d’effort à comprendre les potentialités d’exploitation du système rizipiscicole en Casamance
2 .Les possibilités d’amélioration du système de production rizipiscicole
La génération de revenus à partir des produits aquatiques pêchés dans les rizières et bassins doit inciter les populations à maintenir le système d’endiguement en bon état, toute l’année durant. Cette génération de revenus doit freiner l’exode rural des jeunes pendant la saison sèche. Le maintien du système permet de stabiliser les productions des zones de mangrove tout en les protégeant.
Il existe plusieurs possibilités d’amélioration du système de fonctionnement des bassins piscicoles et/ou de la valeur des produits qui y sont pêchés :
a. Renforcement des digues existantes : des digues cassées doivent être réparées et la digue mère extérieure doit être élevée de 20 cm au-dessus du niveau des marées. Les bassins doivent être approfondis de telle façon que les marées peuvent facilement alimenter les bassins. Avec l’aide de photos aériennes un bon emplacement des bassins peut être assuré.
b. Amélioration du système “d’alimentation et d’évacuation des eaux” : les troncs de rônier évidés doivent être remplacés tous les deux ans. Du matériel beaucoup plus durable pourrait être utilisé. Ce système de tuyauterie amélioré doit laisser place à l’utilisation des nasses. En plus cette amélioration doit empêcher les fuites autour des tuyaux et avoir la possibilité d’être facilement bouchés d’une façon étanche.
c. Echange direct entre les bassins et le bolong : quelques bassins visités n’étaient pas directement alimentés en eau par l’estuaire, mais à travers d’autres bassins. L’aménagement d’un canal d’alimentation transversal, perpendiculaire au bolong pourrait permettre une communication directe entre le bolong et tous les bassins. Ces bassins ont en conséquence une gérance d’eau indépendante. Différents avantages sont liés à l’utilisation de canaux d’alimentation transversaux :
· moins d’entrées d’eau et de drains doivent être maintenues.
· des petits bassins peuvent être maintenus, chacun d’entre eux munis d’un simple tuyau d’admission et d’évacuation d’eau.
· une plus grande superficie en bassin peut être maintenue pendant la saison sèche.
· le canal transversal peut aussi jouer un rôle de trop plein évacuant ainsi l’excès d’eau durant la saison des pluies et réduisant les dommages causés sur les digues.
d. L’ensemencement des bassins au début de la saison des pluies : les espèces aptes à être ensemencées sont des post-larves de P. notialis (pêchés à l’intérieur et le long des forêts de mangroves) ainsi que des jeunes tilapias (S. melonotheron et T. guineensis). La productivité des bassins est favorisée par les eaux riches en nutriments venant de ruissellement des rizières.
e. L’élevage de poissons en cage ou en enclos : Peu d’études ont été réalisées sur le rapport entre la croissance et l’alimentation de T. guineensis et S. melanotheron ou « tilapia » (Legendre 1983, Ugwumba & Adebisi 1992, Fagbenro & Sydenham 1990). Vu l’augmentation constante des prix de ces espèces aux marchés, ce qui rend l’accès à cette source très importante de protéine de plus en plus difficile, il y a des énormes potentialités pour l’aquaculture. De même pour certaines autres espèces telles que le Polydactylus quadrifilis ou «capitaine », le Epinephelus aeneus ou «thiof », les Ariidae divers ou «kong » et le Synaptura spp ou «sole ».
f. Exploitation écologique de la mangrove : la plupart des bassins sont séparés du bolong par une forêt de palétuviers, protégeant ainsi les digues contre les vagues et l’érosion. Quelques produits comme le bois, le miel, les crabes, les post-larves de crevettes, tannins et colorants peuvent y être récoltés. En Asie, l’élevage de crabes de mangroves sous forme de sylvi-aquaculture s’est montré une symbiose très fructueuse entre une culture de rente et la protection des palétuviers.
g. Transformation des produits halieutiques : traditionnellement, une grande quantité de poissons est salée et séchée au soleil ou fumée par les femmes. La qualité de la transformation de ces produits pourrait être améliorée afin de diminuer les pertes importantes en matière de base et de traitement (surtout bois de chauffe).
h. Commercialisation des produits halieutiques : Les produits halieutiques pêchés sont soit vendus ou échangés avec d’autres produits. Des efforts peuvent être apportés pour améliorer la commercialisation.
i. Reboisement des palétuviers : La replantation des différentes espèces de palétuvier dans les zones appropriées avec les élèves des écoles secondaires. Ainsi les jeunes apprennent à distinguer les différentes espèces de palétuviers et leurs rôles respectifs dans le biotope. Des pépinières seront érigées dans les villages et des séances de reboisement auront lieu avec la participation des villageois.
j. Mise en valeur des tannes : La mise en valeur des tannes [terres salées et acides, inaptes à la culture] par le creusement de canaux serpentants qui permet le dessalement de ces terres par les marrées et avec des tests de reboisement [palétuviers, arbres Niaouli, etc.]
k. Techniques pour maîtriser la coupe abusive du bois : La mise en place et l’expérimentation de technologies qui favorisent une baisse de la coupe de bois telle que:
Ø Les foyers améliorés Ban Ak Suuf et autres sources d'énergie renouvelables
Ø Les fumoirs appropriés pour la transformation des produits halieutiques
P/ Les connaissances de base pour le développement
Pour apporter des améliorations au système de production existant, le mode de fonctionnement annuel du système doit être pleinement maîtrisé. Aucune des organisations rencontrées n’a réellement cerné le fonctionnement du système de production agricole dans lequel elles interviennent. Ceci explique le fait que (se basant sur les documents et les rapports d’avancement et d’évaluation d’anciens projets) tous les projets d’aquaculture réalisés jusqu’à nos jours aient produit moins de 75% des résultats attendus ou ont carrément échoué. En même temps des projets s’arrêtent et de nombreux voient le jour. Aujourd’hui plusieurs ONG sont impliquées dans la pratique d’activités aquacoles au niveau des villages. Ainsi ENDA Tiers Monde travaille pour promouvoir l’ensemencement des bassins traditionnels et l’alimentation des poissons durant la saison des pluies, pendant que le PROGES en collaboration avec le CRODT, tente d’évaluer les possibilités d’élevage en enclos derrière les digues anti-sel en amont de Ziguinchor. La MTC collabore avec les populations dans l’aménagement de bassins piscicoles dans les zones actuellement occupées par les tannes. Des tests d’élevage de tilapia doivent dévoiler les potentialités de cette forme d’aquaculture.
L’approfondissement des connaissances sur le fonctionnement du système de production rizipiscicole est nécessaire et les résultats de chaque intervention menée au niveau villageois doivent être pleinement documentés. Par conséquent l’effet de chaque intervention dans la productivité de riz et de poisson devrait être sérieusement étudié. Les interventions proposées au niveau villageois doivent être précédées par une évaluation indépendante.
Q/ Autres systèmes de rizipisciculture
Il existe différentes manières de combiner la rizipisciculture à l’élevage d’animaux de ferme.
En Thaïlande, on pratique un système intégré de porcs, de riz et de poissons. L’étang à poissons est situé à côté de la rizière. Pendant la saison des pluies, on fertilise la rizière avec l’eau contenant du fumier de porc de l’étang à poissons. On utilise l’eau de l’étang pendant la saison sèche pour irriguer les légumes ou les plants de riz dans la rizière.
En Chine et en Indonésie, on combine la culture du riz, à l’élevage de canards et de poissons. Les canards sont nourris le soir avec du riz.
Les canards mangent aussi les insectes et les escargots des rizières, ce qui permet de ne pas avoir à acheter des pesticides chimiques coûteux.
L’eau de la rizière a de 10 à 15 cm de profondeur. Les plants de riz sont plantés à 25 cm de distance pour permettre aux canards de nager librement autour. Une rizière de 100 m² peut faire vivre 30 canards lâchés à l’âge de 7 à 10 jours. Le fumier des canards et des poissons fertilise la rizière, ce qui permet de ne pas avoir à acheter d’engrais artificiel. Les canards élevés dans les rizières se développent plus vite que les canards élevés sur terre. Ils atteignent un poids d’environ 1 kg en six semaines. Ils doivent alors être enlevés de la rizière s’ils ne mangent plus d’insectes et commencent à manger les plants de riz.
En Indonésie, on cultive des arbres sur les digues qui entourent les rizières et les étangs à poissons. On plante les arbres Sesbania à des intervalles de 40 cm sur les digues. Sur une période de trois ans, on récolte les produits suivants: les feuilles et les fleurs pour la consommation humaine et l’alimentation animale, les grandes branches pour le bois de chauffage et pour l’ombre qu’elles fournissent aux gens et aux animaux. Au Bangladesh, on plante des arbres sur les digues des rizières pour le bois de chauffage. Les espèces utilisées comprennent
Eucalyptus camaldulensis, Swietenia crophylly et bois de rose, gombo (okra), courge torchon, calebassier (courge cireuse) et papayer.
On peut élever avec les poissons non seulement des poules, mais aussi des dindes et autres volailles. Comme les poules sont plus sensibles aux maladies que les canards ou les oies, il est bon de les vacciner.
R/ Les espéces élevés au sénégal
Les Tilapia(il y’a des tilapia d’eau douce et des tilapia d’eau salée)
Les poissons chats(clarias)
Au senegal,des essais ont été menés sur les tilapia nilotica qui est une espèce d’eau douce
Tilapia guineensis :est une espèce d’eau douce saumatre ou salée
1 . Oreochromis nilocitusencore (was)
Avec une production dans le monde de plus 1,4million de tonne cette estl’une des plus élevée après les carpes,surtout consommées en asie(chine).
L’élevage de o.niloticus se devoleppe de plus en plus du fait de ces remarcable capacité de poduction et de croissance associé à une qualité de chair compatible avec les exigences des marché modernes,qu’ils soient orientaux ou non bien qu’à ce jours les productions soient encore minimes en afrique, de nombreux acteurs de la filière pensent que la pisciculture subsaharienne se developpera grâce à la mise place de quelques projets industriels d’élevage de tilapia.
Encore appelé tilapia nilotica .
Poisson thermophile :il préfére plus la température de l’eau de 14 ° à 35°C et peut meme supporter 7 à 41°C pendant plusieurs heures.il supporte une salinité pouvant aller jusqu’à 30 pour mille et aussi un ph variant de 8 à11
Il peut supporter le (CO2) dissous assez faible de l’odre de 0,1ppm(part par million )
Comme tous les tilapias ,cette espèce est très rustique et posséde une grande performance de croissance en élevage.
Tous ces facteurs font qu’il occupe une grande dispersion spaciale et se retrouve un peu partout dans monde .il est incabateur bucal la femelle éléve ses petits à la bouche
La reproduction se fait si la température dépasse 22°c après une parade de sychronisation sexuelle la femelle dépose un lot d’ovule que s’empresse de féconder le male en déposant sa laitance sur les œufs en suspensions dans l’eau la femelle les recupere dans bouche pour les incuber :cette opération trés bréve peu etre répétée soit avec le meme male soit avec un autre .
L’eclosion à lieu dans la bouche de la femelle 4 à 5 jours après la fécondation et la vésicule vitélline est complétement résorbée après 11à12 jours la durée de cette phase dépend de la température .
Apartir de ce momet les alvins peuvent se nourrir eux meme et la femelle les libere cependant ils restent sous sa garde, en cas de danger ils trouvent refuse das la bouche matérnelle
Dés qu’ils atteignent la taille de 9 à10 cm,ils se libérent du tutorat maternel et forment un petit banc et continuent ainsi leur developpement.
Oréochromus niloticus est un phytoplanctonophage qui peut aussi se nourire de zooplancton et d’aliments artificiels
La dertemination de sexe de tilapia est généralement assez facile à partir de 30g correspondant à une taille environ de 12cm. La papille géntale des males est allongée alors que chez les femelles elle est courte est présente une fente transversale en son milieu.
Dans l’état actuel des connaissances, le meilleurs poisson de base pour la pisciculture en afrique reste le Tilapia nilotuca.
Il a des qualités pricipales qui sont :
ü Sa rusticité
ü Sa rapidité de croissance
ü Sa reproduction
ü Son régime aalimentaire relativement plastique.
Parcontre ils a aussi des défauts. Son principal défaut est dû à une maturité sexuelle précosse.
Il se reproduit apartir d’un poids de 30g et une fréquence de ponte très élevée entre 6 semaine à deux mois ce qui conduit à un surpeuplement.cette situation conduit à une compétition alimentaire qui entraine très souvent une faible croissance des individus.
Pour lutter contre cette situation quelques solution sont préconisées :
ü Elevage d’indivudus de même sexe(mosexe) spécialement des mâles qui ont un taux de croissance plus élevé que celui de la femelle
ü Elevage associé à un prédateur pour réguler la population
Pour l’élevage monosexe plusieurs méthodes peuvent être appliquées :
ü Sexage manuel des tilapia lorsqu’il est plus aisé de reconnaitre les orifices génitaux des individus mâles et femelles.
ü Production d’hybrides monosexes en croissant certaines espéces de tilapia
ü Reversion sexuelle des alevins par traitement hormonale (hormone de synthése méthyles testérone) . La reversion sexuelle s’effectue avec des alevins de 9 à 11mm c'est-à-dire 10 à 14 jours après éclosion.on mélange 30 à 60 mg de méthyltestérone par kg d’aliment.
v La reproduction et production d’alevins
La reproduction des tilapia en général est O nilotucus en particulier ne pose aucune difficulté contrairement au élevage de poisson marins, les techniques utilisées sont de types extensive, en étang avec des productivités d’environ 40 juveniles par cycle et par m2 de bassin. Il n’est donc pas nécessaire de réaliser une éclogerie sophestiquée les besoins de transfère de savoire faire sont donc mineur et peuvent largement s’appuyer sur des techniques existentes éprouvées et opérationnelle en contexte sénégalais notament grâce aux travaux de la station aquacole de la DPCA à Richard toll .
Par contre il serait nécessaire de s’adapter aux contraintes d’une production industrielle .
2. Tilapia d’eau saumâtre
Le saretherodon melanoteron et le tilpia guinéensis :
C’est deux espéces ont fait l’objet d’élevage de la région de Ziguinchor des études de systémes de productions halieutiques ont permis au centre de recherche océanographique de thiaroye entre 1924 et 1988 de faire la caractérisation des basinns piscicoles traditionnels, puis de procéder à des essais d’amélioration de la productivité en utilisant des fertilisants organiques et du son de riz (entre 1988 et 1993)
Ø Tilapia guinéensis : c’est un pondeur sur substrat, les œufs de couleur jaunâtre sont collés sur un support, piérre ou morceau de bois à l’intérieur du nid.
C’est une forme estuarienne, sahélienne, soudanienne et guinéenne.
Il posséde une bouche en position basses son régime alimentaire est non spécialisé à tendance herbivore. il se nourit presque de tout mais surtout de l’herbe.
Sur fond argilosableux ou vaseux, les nids sont des excavations peu profondes et les œufs sont déposés dans une cavité un des géniteurs reste constamment au dessus du nid à surveiller la ponte et les jeunes alevins quittent le nid lorsqu’ils atteingnent 8mm de long.
Ø Sarothérodon melanotheron.
C’est un incubateur buccal à la différence de nilotica c’est le mâle qui incube. Il a une teinte argentée à sombre avec une tache operculaire nette. C’est une forme estuairienne typique,euryhaline (Supporte une grande différence de salinitéé). Lors de la reproduction,les œufs sont fécondés et déposés sur de petites dépressions creusées dans le sédiment .Les œufs sont en suite rapidement repris dans la bouche par le mâle.Aprés l’éclosion des œufs qui se produit dans la cavité buccale, les soins parentaux cessent :les alevins deviennent alors définitivement autonomes.
C’est un planctonophage et un benthophase c'est-à-dire qu’il manque des organismes vivant au fond ou à promximité du fond.
Les œufs de teinte jaune ocre et légérement de forme ovale atteingnant 3mm de diametre sont incubés par le maâle. Les alevins à l’éclosion mesurent 5mm de long et 9mm lorsque la vésicule vitelline est résorbée.
Du fait de l’incubation buccale, les mâles ont généralement une bouche distendue et un corps efflanqué.( ils jeunent pendant cette période).
3.Clarias gariepinus
Le poisson chat africain est largement distribué en afrique.il vit dans les marais,lacs et cours d’eau dont certains sont sujets à des asséchement saisonniers. Etant donné sa capacité à respirer l’air atmosohérique, ce poisson est capable de vivre en hibernation dans la boue pendant la saison séche en s’entourant d’un « cocon » de mucus. Il peut même survivre hors de l’eau pendant quelques heure,suivant l’humidité environnante .
S/ .Les principales contraintes de la pisciculture
Le développement de la pisciculture, à l’échelle nationale comme régionale a longtemps souffert de l’absence d’une politique globale d’impulsion et de promotion.
La stratégie de développement de cette activité en Casamance fait globalement face à des contraintes :
Ø Administrative et institutionnelle (absence d’encadrement administratif suffisant et expérimenté) des problèmes d’ordre administratifs, liés à une mauvaise gestion de la plupart des projets piscicoles, une mauvaise prise en compte des activités de pisciculture lors de la mise en place des aménagements hydro agricoles et une absence de plan directeur de développement de la pisciculture.
Ø Socio-économique (coup élevé de l’aménagement des bassins piscicoles…) des problèmes socio économiques liés à une mauvaise implication des populations en temps que demandeurs et acteurs, aux conditions d’accès à la terre, à la mauvaise connaissance de la demande en produits piscicoles, à l’absence d’études de faisabilité technico économique de l’aquaculture en milieu paysan et à l’exode rural qui prive à ces villages d’une force de travail importante.
Ø Environnementales (l’aire potentielle de la pisciculture ne cesse de régresser et la déforestation des mangroves.
Ø Biotechnique (problèmes d’alevins de bonne qualité, aliment approprié …). Des problèmes techniques qui se résument au mauvais choix des sites (problèmes d’alimentation en eau, sols sulfatés acides), à l’insuffisance des connaissances sur les espèces aquacoles, à la qualité défectueuse de l’aliment de pisciculture (60 °/o de son de riz et 30 °/o de farine de poissons et 10°/o de tourteau d’arachide) et à l’insuffisance de la fourniture d’alevins mono sexes , à l’absence des techniques améliorées de production (sexage), à la mauvaise configuration des structures d’élevage et aux conditions physico chimiques parfois défavorables.
Il s’y ajoute un cadre réglementaire régissant les activités piscicoles et garantissant les investissements (disponible et statut du foncier,…).
La mauvaise organisation des pisciculteurs de la région constitue également une contrainte non négligeable.
Plusieurs projets recherche développement en pisciculture ont été exécutés en Casamance, en vue d’améliorer les pratiques traditionnelles existantes ; d’initier des techniques modernes, et de conquérir d’autres espèces plus valorisantes.
L’exécution de ces programmes à suscité un engouement de la population pratiquer l’aquaculture en générale et la pisciculture en particulier, plusieurs exploitant piscicole ont ainsi vu le jour au niveau de plusieurs villages.
Ce pendant, malgré l’engagement des populations et les potentialités existantes, la pisciculture reste toujours peu développée en raison du contexte sociopolitique qui prévaut dans la zone des plusieurs années. Elle est plutôt en déclin dans cette région qui dispose pourtant de réelles potentialités en pisciculture.
Généralement, les programmes mis en œuvre ne sont pas poursuivis jusqu’à terme et les acquis ne sont pas perceptibles à travers les pratiques piscicoles.
Les infrastructures de base d’appui au développement de la pisciculture sont largement déficitaires par rapport aux énormes possibilités de la région.
L’organisation socioprofessionnelle des exploitants n’est pas consolidée et leur niveau de connaissances techniques est insuffisant.
En plus les plus grandes contraintes qui freinent le développement de la pisciculture en Casamance se résument :
Ø Cout des aménagements,
Ø Le non disponibilité d’alevins en quantité et en qualité suffisante a souvent constitué une contrainte majeure,
Ø Contraintes physiques des sols et accès au foncier,
Ø Bassins construits en dehors des normes techniques requises pour une bonne exploitation,
Ø Mauvaise construction des digues de protection,
Ø Peu d’étude sur les potentialités aquacoles de certaines espèces de poisson et sur les sites d’élevage,
Ø Faible niveau de recherche sur la pisciculture en Casamance,
Ø Choix du type d’élevage (intensif, semi-intensif ou extensif) peu adapté.
Ø Manque de main d’œuvre pour la réfection des digues (exode rural)
Ø Faible niveau de connaissances se traduisant par :
1) Un ensemencement sans sexage
2) Une distribution d’aliment de faible valeur nutritionnelle
3) Un faible renouvellement d’eau des bassins.
L’évolution et le bilan de cette pisciculture villageoise traditionnelle se résume en une réduction importante du nombre de ces structures d’élevage en Basse Casamance. Ainsi sur 788 bassins recensés par Cormier SALEM en 1986, seuls 50% étaient restés fonctionnels en 1990. De nos jours ce pourcentage a baissé pour atteindre 30%.
Une analyse des résultats obtenus en Casamance par les différents projets a montré des perspectives intéressantes pour l’élevage de poissons.
T/ PERSPECTIVES ET PROPOSITION DE PLAN D’ACTION
§ Instaurer un repos biologique pour une meilleure reconstitution des stocks de géniteurs et un meilleur captage de naissains et de juvéniles de crevettes.
§ Encourager la création d’aires marines protégées et procéder à la zonation des lieux de pêche pour protéger les reproducteurs et les juvéniles
§ Amélioration des techniques aquacoles (pisciculture, crevetticulture et ostréiculture) en intensifiant de plus en plus les systèmes de production aquacoles.
§ Analyser et Promouvoir la filière des produits d’aquaculture.
§ Procéder à la cartographie des sites aquacoles favorables.
§ Promouvoir la Pisciculture en cage flottante
Des cages de pisciculture pourraient être installées sur des plans d’eau protégés. Il peut s’agir de cages fixes ou de cages flottantes. L’espèce ciblée est Tilapia guinéensis qui présente en élevage mono sexe mâle, des performances similaires à Oréochromis mosambicus . Cette proposition a été faite par l’ONG IDEE Casamance dans le cadre de l’Etude sur les potentialités estuariennes de la Casamance, réalisée en collaboration avec l’ISRA/CRODT, sur financement de l’Ambassade des pays Bas.
La mise en œuvre d’un test s’avère indispensable pour la vulgarisation d’une telle technique.
§ Promouvoir la pisciculture en enclos
Comme pour les enclos, ce type d’expériences a été mise en œuvre sur des retenues d’eaux occasionnées par l’installation d’ouvrages hydrauliques qui occasionne d’importantes pénuries de poissons dans les villages situés en zone amont. Des études récentes ont montré que ces ouvrages constituaient une barrière à la remontée des géniteurs de poissons.
Proposé par l’USAID dans le cadre de l’exécution du PROGES, des essais d’élevage réalisés en enclos ont montré la possibilité de vulgariser ce type d’élevage sur les vallées aménagées de Basse et Moyenne Casamance.
La poursuite de test est nécessaire en station (sur l’alimentation et le sexage), pour améliorer les résultats déjà obtenus.
§ La vulgarisation de la pisciculture extensive dans les zones d’inondation
Le fleuve Casamance est constitué d’un cours principal et de beaucoup d’affluents dont les principaux sont : Soungrougrou, Diouloulou, Kamobeul, Balababène, Baganga, Ariandaboul, Baïla, Bignona, Mampalago, Tobor, Djiguénoum, Djilacoune, Bitan Bolon, Sofiniama, Essoulou, Kalissaye et Kassaka.
Selon les experts de la Direction des Eaux et Forets et Chasse on estime en période des hautes eaux, les superficies des zones « piscicultivables » à prés de 300 000 hectares. Par conséquent, deux axes d’intervention piscicoles sont possibles :
· une pisciculture extensive avec simple contrôle et surveillance des plans d’eaux après alevinage ;
· une pisciculture extensive assistée, avec enrichissement du milieu en espèce ichtyotiques et en sous produits agricoles locaux.
De tels aménagements pourraient permettre d’améliorer considérablement la production piscicole dans ces localités.
§ La mise en valeur des bassins de rétention
Un programme de mise en place de bassins de rétention a été défini par l’Etat Sénégalais depuis l’année 2001, en vue de développer une petite production agricole de contre saison
Un plan d’ensemencement de ces structures en poissons est prévu par la DPCA et le Ministère de l’Hydraulique, dans le but d’augmenter la productivité de ces aménagements.
Un type d’élevage semi intensif pourrait être envisagé dans de telles structures avec l’utilisation d’espèces adaptées
U/ Conclusion
la partie sud du sénégal qui est la Casamance présente des pontentialités énormes en pisciculture . Le gouvernement du sénégal et les ONG, pour lutter contre la pauvreté et le chomage doivent ensemble renforcer leurs activés dans ce secteur. Des quatre types de piscicultures pratiquées en Casamance, seules les systèmes extensif et extensif amélioré présentent des résultats satisfaisants. Les résultats obtenus sont constants et en nette progression, malgré l’insuffisance des rendements.
Concernant les élevages semi intensifs et en enclos, la mauvaise qualité de l’aliment disponible entraîne des vicissitudes notées sur les croissances obtenues. Par contre ces systèmes peuvent bien être améliorés
Pour améliorer ces systèmes la récupération des terres salées (tannes) en Basse Casamance pour assurer une autosuffisance alimentaire des populations en améliorant la productivité des ressources aquacoles au profit d’un développement durable doivent être les objectifs principaux du gouvernement, des ONG et des populations.
BIBLIOGRAPHIE
v PROGRAMME DE EVELOPPEMENT DURABLE DE LA PECHE ET DE L’AQUAULTURE DANS LA REGION NATURELLE DE LA CASAMANCE (remis par Mr diop au service de péche de Ziguinchor)
v ETUDE D’INDENTIFICATION DES POSSIBILITES D’AQUACULTURE MARINE INDUSTRIELLE AU SENEGAL (phase 3 présentation du séminaire de restitution 19 au 20 juin 2006)
v www .ideecasamannce.org (La revalorisation des bassins piscicoles traditionnels en Casamance, reduction de la pauvreté et stimulus pour la sauvegarde anthropique de la spécifité des zones humides) IDEE Casamance mai 2007
v POU UN DEVELOPPEMENT SAINT ET DURABLE DE L’AQUACULTURE AU SENEGAL : Abdoul Aziz BADIANE ( biologiste DPCA remis mais 2005 )
v BOUSSO Tidiane, direction de la péche et de l’aquaculture, « Nous comptons developper l’aquaculture dans les zones rurales appauvries » la vérité n°87 du27juin 2002
v INSTITUT DE RECHERCHE POUR LE DEVELOPPEMENT , l’élevage du Tilapia marin en systéme aquacole à recyglage intégral (SARI) 2005
v INSTITUT SENEGALAIS DE RECHERCHES AGRICOLES
v INSTITUT SENEGALAIS DE RECHERCHES AGRICOLES
CENTRE DE RECHERCHES OCEANOGRAPHIQUES DE DAKAR-THIARO
v SERIE AGRODOK N°21 (LA PISCICULTURE ALA FERME)
Eco-Rurale pour la Formation et le Développement Local (ER.F.D.L)
Maison des Anciens Combattants près du Lycée Aline Sitoé DIATTA – Oussouye – Sénégal
Phone:(00221) 77 901 43 55/ 70 645 77 42/ 33 992 69 44 Fax: (00221) 33 993 11 16
N° Compte Bancaire SGBS Ziguinchor : n°SN011 03040 026001261297 07
Email: erfdlorg@live.fr
Pour accéder aux photos et réalisations aller à Facebook.com et taper :erfdlorg@live.fr