Les mouvements involontaires de l’appareil stomatognathique

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Les mouvements involontaires du système stomatognathique, tels que la dystonie oromandibulaire ou la dyskinésie, peuvent occasionner de nombreuses contractions involontaires des muscles de la bouche, de la mâchoire, de la langue et des lèvres. Ces contractions se manifestent par divers symptômes, dont l’incapacité à mâcher les aliments, les problèmes d'ouverture ou de fermeture de la bouche, des douleurs musculaires, le déplacement latéral de la mâchoire et les difficultés de déglutition ou d’élocution. Nous proposons un traitement complet de ces maladies, comprenant notamment des médicaments, des injections d'anesthésique local (thérapie du MAB : bloc des afférences musculaires) ou de toxine botulique (Botox), ainsi que la chirurgie.


Plan du site 
I. Introduction 
 1. Les symptômes des mouvements involontaires et autres pathologies
 2. Déclencheurs et causes
 3. Histoire clinique et évolution de la recherche
II. Les mouvements involontaires de l’appareil stomatognathique
 1. La dystonie
  •La dystonie oromandibulaire
 2. Les caractéristiques cliniques de la dystonie oromandibulaire
 3. La dyskinésie
 4. Le bruxisme
III. Diagnostic des dystonies oromandibulaires
 1. Questionnaire destiné à établir un auto-diagnostic de la dystonie oromandibulaire 
 2. Contactez-nous
 3. Envoi d'images et de vidéos
 4. Le diagnostic à distance 

 5. Rendez-vous pour la première visite
  •Comment se rendre au Kyoto Medical Center
 6. Questionnaire d’identification de la dystonie oromandibulaire 
IV. Traitement des dystonies oromandibulaires
 1. La thérapie du MAB (muscle afferent block)
 2. Le traitement au moyen de la toxine botulique
 3. La chirurgie
 4. Les autres traitements
 5. Traitement des autres mouvements involontaires
 6. Les établissements hospitaliers compétents en matière de traitement de la dystonie
  •Liens (Hôpitaux)
 7. Le tourisme médical
  •Liens (Organismes touristiques pour découvrir Kyôto et ses environs)
V. Nos recherches
VI. Références

 1. Ouvrages
 2. Liens
  •Sociétés et instituts

  •Les groupes de patients


Les mouvements involontaires de l’appareil stomatognathique 

Dr. Kazuya Yoshida, DDS, PhD
Department of Oral and Maxillofacial Surgery,
National Hospital Organization, Kyoto Medical Center
1-1, 
Mukaihata-cho, Fukakusa, Fushimi-ku, Kyoto 612-8555, Japan
Tel: 81-75-641-9161, 
Fax: 81-75-643-4325
E-mail: kyoshida@kuhp.kyoto-u.ac.jp

I. Introduction
 1. Les symptômes des mouvements involontaires et autres pathologies
La bouche et la mâchoire jouent des rôles importants dans l’exécution de diverses fonctions telles que l’alimentation, la mastication, l’élocution et la déglutition. Cependant, certains problèmes surviennent si les muscles qui contrôlent la mâchoire et la bouche sont soumis à un excès de contractions involontaires. Ces problèmes peuvent entraîner une incapacité à mâcher les aliments (perturbation de la mastication), une difficulté d’ouverture de la bouche (trismus) ou impossibilité à fermer la bouche, des mouvements involontaires de la bouche, de la langue et des lèvres, des douleurs musculaires, des modifications sur la partie latérale de la mandibule (écart de la mâchoire), des difficultés à avaler (dysphagie) ou des troubles de la parole (dysarthrie). Ces symptômes peuvent être liés à une dystonie de la bouche et de la mâchoire (dystonie oromandibulaire), un dysfonctionnement de l’appareil manducateur, une dyskinésie buccale, un bruxisme ou une hypertrophie des tendons et des aponévroses des muscle masticateurs (masticatory muscle tendon-aponeurosis hyperplasia). Ils peuvent avoir pour origine une ou plusieurs de ces maladies à la fois. Une variété de mouvements involontaires peuvent se produire dans la région oro-faciale. La plupart d'entre eux ne sont pas diagnostiqués correctement. Un mauvais diagnostic des dystonies oromandibulaires, souvent assimilées à des troubles de l’articulation temporo-mandibulaire, des maladies psychogènes, au bruxisme, ou aux ankyloses de l’articulation temporo-mandibulaire, est très fréquent. La plupart des cas diagnostiqués par les dentistes ou les chirurgiens buccaux ont été initialement traités par des appareils dentaires. 80 % de nos patients atteints de dystonie en fermeture de la mâchoire (jaw closing dystonia), la forme la plus commune de dystonie oromandibulaire, se sont d’abord adressés à des chirurgiens dentistes ou à un chirurgien oral ou maxillo-facial. Aucun cas n'a été diagnostiqué en tant que dystonie. Les patients n’ont donc pas pu recevoir un traitement approprié et, par conséquent, leur condition s’est détériorée. L’enseignement de la médecine dentaire n’aborde aucun mouvement involontaire, hormis la dyskinésie orale ou le bruxisme. Par conséquent, les dentistes ne connaissent probablement même pas les symptômes de la dystonie.

 2. Déclencheurs et causes
Un mouvement involontaire se définit comme un mouvement qui n'est pas contrôlé par le cerveau. Les troubles du mouvement sont des affections neurologiques qui affectent la vitesse, la fluidité, la qualité et la facilité de mouvement. Il existe différents types de mouvements involontaires, tels que la dyskinésie, la dystonie, les tics, les tremblements, l’athétose, la myokymie, les myoclonies et la chorée. Leur cause reste incertaine, mais la dystonie est cependant supposée relever d’une anomalie fonctionnelle des noyaux gris centraux, qui contrôlent le mouvement et la posture. Les mouvements involontaires sont susceptibles de toucher des patients à qui l’on a prescrit à long terme des médicaments psychotropes par voie orale. Les symptômes sont souvent observés après un traitement dentaire (insertion d’une nouvelle prothèse ou extraction de dent) ou un traumatisme de la mâchoire ou de la bouche. Cependant, si les soins dentaires peuvent déclencher la maladie, il n’en sont pas la cause directe. Les patients atteints de dystonie, dont les symptômes affectant la bouche se manifestent sous forme de contractions involontaires des muscles de la mâchoire et/ou de la langue, en particulier lorsqu’ils tentent de communiquer, exercent souvent des professions qui les obligent à prendre fréquemment la parole, comme par exemple celle de réceptionniste, de vendeur, de présentateur ou d’enseignant. S’exprimer en situation de stress sur une longue période de temps peut également contribuer à provoquer une dystonie, ce qui peut être considéré dans ce cas comme une forme de maladie professionnelle, qui serait occasionnée par la répétition excessive du même mouvement par des professions particulières, comme les musiciens ou les artisans, aboutissant ainsi à des crampes musculaires. 

 3. Histoire clinique et évolution de la recherche
Depuis 1992, nous avons acquis une grande expérience du traitement de la dystonie au moyen de la thérapie botulique, et soigné de nombreux patients. Nous avons également effectué des recherches en coopération avec le Professeur Kimura Jun et le Professeur Hiroshi Shibasaki au Service de Neurologie de la Faculté de Médecine à l’Université de Kyoto (Department of Neurology, Faculty of Medicine, Kyoto University). Nous avons par ailleurs mené des recherches cliniques sur les mouvements involontaires tels que la dystonie, en qualité de chercheur (PD) au sein de la Société japonaise pour la Promotion de la Sience (Japan Society for the Promotion of Science, en collaboration avec le Dr Ryuji Kaji de l’Université de Tokushima (The University of Tokushima), dans son laboratoire d'électrophysiologie à l'Université de Kyoto. Les médecins suivants, tous considérés comme des autorités dans le domaine des mouvements involontaires et de la dystonie, ont également travaillé dans le même laboratoire : le Dr Takahiro Mezaki de l’Hôpital Hakuho à Sakakibara (Sakakibara Hakuho Hospital), le Dr Nagako Murase du Service de Neurologie du Centre Médical de Kyoto, (Kyoto Medical Center, Department of Neurology), le Dr Toshiaki Suzuki de l’Université de Médecine du Kansai (Kansai Medical University), le Dr Takashi Sakamoto du Centre National de Neurologie et de Psychiatrie (National Center of Neurology and Psychiatry), le Dr Shinichi Matsumoto du Service de Neurologie de l’Hôpital Shinko (Shinko Hospital, Department of Neurology) et le Dr Takenori Abe du Service de Neurologie de l’Hôpital mémorial Nakamura (Nakamura Memorial Hospital, Department of Neurology).
Au service de chirurgie buccale et maxillo-faciale du Centre médical de Kyoto (Department of Oral and Maxillofacial Surgery at Kyoto Medical Center), nous sommes spécialisés dans les mouvements involontaires de la région buccale et faciale. Nous appliquons une gamme complète de traitements pour ces mouvements involontaires, dont des soins médicamenteux, des injections d'anesthésique local (thérapie MAB) ou de toxine botulique (Botox), ainsi que la chirurgie. Il n’existe aucune autre discipline de la médecine qui soit spécialisée dans les mouvements involontaires de l’appareil stomatognathique. Par conséquent, les patients présentant des mouvements involontaires de la région oro-faciale nous sont envoyés par de nombreux hôpitaux. En outre, lorsque les patients nécessitent des soins neurologiques, neurochirurgicaux ou psychiatriques ou encore des examens, ils peuvent être examinés au service de neurologie, de psychiatrie, ou de neurochirurgie de notre établissement. En raison de ces avantages, nous recevons de nombreuses demandes de tout le Japon, et de nombreux patients viennent de l’étranger se faire soigner dans notre service.

II. Les mouvements involontaires de l’appareil stomatognathique
1. La dystonie
La dystonie (du grec dys : anormal, et tonie : la tension) est un trouble neurologique du mouvement, un syndrome caractérisé par des contractions musculaires intenses entraînant des mouvements répétitifs de torsion et une posture anormale des parties du corps affectées. La dystonie, après la maladie de Parkinson et le tremblement essentiel, se situe en troisième position des troubles moteurs les plus courants. Elle se manifeste de l'enfance à la vieillesse, et a tendance à apparaître de plus en plus tôt.

  •La dystonie oromandibulaire
La dystonie oromandibulaire est une dystonie focale qui se manifeste par des mouvements de mastication involontaires et/ou des contractions de la langue. Ce syndrome regroupe la dystonie en fermeture de la mâchoire (jaw closing dystonia) (Fig. 1), la dystonie en ouverture de la mâchoire (jaw opening dystonia) (Fig. 2), la dystonie en déviation mandibulaire (jaw deviation dystonia) (Fig. 3), la dystonie en protrusion mandibulaire (jaw protrusion dystonia) (Fig. 4) et la dystonie en protrusion de la langue (tongue protrusion dystonia) (Fig. 5) (réf. 
13,17-22, 26). La dystonie oromandibulaire est trop facilement diagnostiquée à tort en tant que trouble de l'articulation temporomandibulaire ou que maladie psychosomatique. Les malades passent de longues années à consulter, les uns après les autres, hôpitaux et médecins. Les photos de patients ci-dessous ont été diffusées sur le web avec leur consentement.



Fig. 1. Un cas de dystonie en fermeture de la mâchoire (jaw closing dystonia). Dès que cette patiente se met à parler, les muscles qui commandent la fermeture de la mâchoire (muscles masséter) présentent une contraction involontaire. Suite à quoi, elle ne peut plus ouvrir la bouche. Elle souffre simultanément de blépharospasme (spasme des paupières). Dans ce cas particulier, cette affection porte la dénomination de syndrome de Meige. 

Jaw closing dystonia (Meige syndrome)


Video 1. Jaw closing dystonia (Meige syndrome)



Fig. 2. Un cas de dystonie en ouverture de la mâchoire (jaw opening dystonia). Pendant la phonation, les muscles contrôlant l’ouverture de la mâchoire (muscles ptérygoïdiens latéraux) sont progressivement soumis à une contracture, qui met fin à toute possibilité d’élocution. Le patient ne présente aucun symptôme lors de la consommation d’aliments ou au repos.



Fig. 3. Un cas de dystonie en protrusion de la langue (tongue protrusion dystonia). Si le patient tente de parler, sa langue est progressivement poussée en avant jusqu’à sortir complètement de la bouche. Le patient ne présente cependant aucune contraction linguale lorsqu’il s’alimente ou déglutit, mais uniquement lors de l’élocution. 

Tongue protrusion dystonia


Video 2. Tongue protrusion dystonia



Fig. 4. Un cas de dystonie en déviation mandibulaire (jaw deviation dystonia). Ce patient présente un écart d'environ 8 mm du côté droit de la mâchoire inférieure lors de la fermeture de la bouche, dû à une contraction involontaire du muscle ptérygoïdien latéral gauche. L'écart se manifeste même au repos. La mandibule peut être déviée en raison d’un dysfonctionnement de l’appareil manducateur. Toutefois, elle est déviée du côté affecté lors de l'ouverture de la bouche dans le cas d’un tel dysfonctionnement. Le patient, qui souffre de cette affection depuis longtemps, n'a révélé aucune anomalie à l'IRM de l'articulation temporo-mandibulaire.



Fig. 5. Un cas de dystonie en protrusion mandibulaire (jaw protrusion dystonia). Ce patient présente une protrusion mandibulaire due à la contraction involontaire des muscles ptérygoïdien latéral gauche et droit. Ce symptôme persiste au repos, pendant de longues périodes qui ont pu être observées cliniquement. L’examen de son articulation temporo-mandibulaire n’a révélé aucune anomalie. Le patient peut mettre ses mâchoires en position intercuspidienne.

 2. Les caractéristiques cliniques de la dystonie oromandibulaire
Les caractéristiques cliniques de la dystonie oromandibulaire sont les suivantes (13, 26) :

  • Des contractions musculaires stéréotypées
La raison des contractions musculaires et la nature de la posture anormale ou des mouvements involontaires sont invariables pour chaque patient. Les patients atteints de dystonie oromandibulaire ont des contractions musculaires stéréotypées de la mâchoire, qui peuvent être classées en sous-catégories selon leur forme (dystonie en fermeture, ouverture, déviation, protrusion de la mandibule ou protrusion de la langue).

  • La spécificité de la tâche
La dystonie se manifeste souvent lors de l’exécution d’une tâche spécifique, et plus particulièrement dans sa phase initiale. La crampe de l'écrivain ne se produit que lors de l'écriture tandis que d'autres mouvements de la main, très discrets, tels que la manipulation d'un couteau ou de baguettes, sont épargnés. Le symptôme peut ensuite s'étendre à d'autres tâches et d'autres parties du corps et, finalement, se manifester également au repos. Les symptômes chez les patients atteints de dystonie oromandibulaire apparaissent souvent lors de tâches spécifiques, telles l’élocution et la mastication.

  • Les astuces sensorielles (Sensory tricks)
Une astuce sensorielle est un geste physique ou une position qui permet d’interrompre temporairement la dystonie. Les patients peuvent être conscients de l’existence d'une ruse sensorielle qui offre un certain soulagement à leurs troubles. Les symptômes de la dystonie oromandibulaire peuvent être momentanément réduits grâces à de tels moyens. Par exemple, effleurer les lèvres, le menton, les dents ou les mâchoires à l’aide d’un mouchoir ou d’un masque, mâcher un chewing-gum, mordre sur un cure-dent ou une cigarette, ou placer un doigt sous le menton peut entraîner la disparition provisoire des symptômes.
 

  • Le phénomène de débordement (Overflow phenomenon)
Le phénomène de débordement désigne l'activation des muscles inutiles à une tâche, qui entravent ainsi le mouvement intentionnel. La contracture dystonique des muscles masticatoires peut s’étendre au muscle orbiculaire de la bouche, au muscle orbiculaire des paupières, au cou et aux muscles des épaules.
 

  • Le bénéfice du matin (Morning benefit)
Les symptômes de la dystonie ont tendance à être plus modérés dans la matinée, avec de grandes variations individuelles dans la durée. Cependant, tous les troubles de l'articulation temporo-mandibulaire entraînés par les tensions musculaires liées aux mouvements de mastication du bruxisme tendent à se manifester par des contractions aggravées au réveil. Cette découverte est importante pour le diagnostic différentiel.


  • La co-contraction
Le phénomène de co-contraction traduit une réduction de l'inhibition réciproque de l’activité musculaire, provoquant des contractions involontaires simultanées des agonistes et des antagonistes. Il peut être observé dans les muscles de la mastication. La contraction des muscles élévateurs de la mâchoire lors de l’ouverture de la bouche peut empêcher la bouche de s’ouvrir. La contraction des muscles abaisseurs de la mâchoire lors de l’élocution ou de l’alimentation peut interférer avec la parole ou la mastication.


  • Le phénomène de flip-flop
Les symptômes de la dystonie peuvent apparaître ou disparaître brutalement dans les cas relativement bénins, et parfois cesser de manière totalement soudaine pendant le traitement.

Dans certains cas, avec des mouvements involontaires, nous ne pouvons pas observer les caractéristiques ci-dessus. Nous diagnostiquons alors des troubles psychogènes du mouvement. Les caractéristiques du syndrome sont l'incohérence du modèle, la distribution et la vitesse des mouvements involontaires, la guérison spontanée ou la récidive.

 3. La dyskinésie
La dyskinésie (du grec dys : anormal, et kinésie : mouvement) est la répétition de mouvements involontaires, qui consistent par exemple à se lécher les lèvres ou à mâchonner. La dyskinésie orale est caractérisée par des mouvements incontrôlables, anormaux, involontaires, affectant principalement la langue, les lèvres et la mâchoire. Ils varient souvent en complexité, en distribution et en gravité. Ils peuvent passer inaperçus ou gêner la vie en société, provoquer une blessure traumatique, des difficultés d’élocution, de mastication ou des troubles alimentaires, une incapacité à porter des prothèses dentaires, ou affecter l’activité professionnelle. Dans certains cas, si les mouvements dyskinétiques consistent à mettre fréquemment en contact certaines parties de la bouche ou des lèvres avec les dents, ils peuvent entraîner un ulcère ou un traumatisme (Fig. 6).



Fig. 6. Chez ce patient, une répétition des mouvements dyskinétiques de la lèvre inférieure a abouti à la perforation de celle-ci. 

Oral dyskinesia


Video 3. Oral dyskinesia

4. Le bruxisme
Le bruxisme est un puissant mouvement de serrement des dents, en dehors de la mastication, ou de grincement des dents dû à des mouvements latéraux de la mâchoire. Les dents sont frottées les unes contre les autres. Le bruxisme se produit habituellement pendant le sommeil. Il est parfois intempestif au point qu'il endommage les surfaces occlusales des dents, en particulier les molaires, et peut contribuer au syndrome de l'articulation temporo-mandibulaire. Si, en raison d’une contraction excessive sur de longues périodes, les muscles masticateurs et les tendons se développent, il peut aboutir à une hypertrophie des muscles masséter, une hypertrophie du processus coronoïde de la mandibule et une hypertrophie des tendons et des aponévroses des muscles masticateurs (masticatory muscle tendon-aponeurosis hyperplasia). L’hypertrophie des tendons et des aponévroses des muscles masticateurs est une nouvelle affection caractérisée par une ouverture limitée de la bouche, due à une contracture des muscles de la mastication, résultant de l'hypertrophie des tendons et des aponévroses.

III. Diagnostic des dystonies oromandibulaires

Après avoir procédé à la vérification de vos antécédents médicaux et examiné les symptômes, nous réalisons un diagnostic différentiel soigneux des mouvements involontaires. Il est nécessaire de différencier la dystonie oromandibulaire des troubles de l'articulation temporo-mandibulaire, du bruxisme, de la dyskinésie buccale, de l’hypertrophie du processus coronoïde de la mandibule et de l’hypertrophie des tendons et des aponévroses des muscles masticateurs.



Fig. 7. Muscles injectés pour traiter les contractions involontaires. Le muscle génioglosse, le muscle tenseur du voile du palais et les muscles de l'expression faciale peuvent également être sujets à des contractions involontaires.

1. muscle grand zygomatique 2. muscle orbiculaire de la bouche 3. muscle mentonnier 4. muscle masséter 5. muscle temporal 6. processus coronoïde 7. ventre postérieur du muscle digastrique 8. ventre antérieur du muscle digastrique 9. muscle buccinateur 10. muscle sternocléidomastoïdien 11. muscle trapèze 12. muscle peaucier du cou 13. muscle ptérygoïdien médial 14. muscle ptérygoïdien latéral.

 1. Questionnaire pour un auto-diagnostic de la dystonie oromandibulaire

Si vous présentez des symptômes tels que des mouvements involontaires ou de contraction de la bouche et des muscles de la mâchoire, vous pouvez être atteint de dystonie oromandibulaire. Veuillez dans ce cas vérifier les points suivants.

1. (     ) Vous avez des contractions inconscientes de la bouche et des muscles de la mâchoire.
2. (     ) La nature du mouvement involontaire (fermeture ou ouverture de la bouche, protrusion de la langue) est toujours la même.
3. (     ) Les symptômes n'apparaissent que lorsque vous effectuez un mouvement spécifique (parler, manger, ou ouvrir la bouche).
4. (     ) Lorsque vous introduisez quelque chose (chewing-gum, bonbons, ou plaque occlusal) dans la bouche, les symptômes connaissent une rémission temporaire.
5. (     ) Il n’y a aucun symptôme pendant le sommeil.
6. (     ) Dans la matinée, sans apparition de symptômes légers, ils s’aggravent progressivement.
7. (     ) Vous prenez ou avez pris dans le passé des médicaments psychogènes.
8. (     ) La gravité des symptômes varie selon l’état de tension ou de relaxation.
9. (     ) Les symptômes sont apparus après un traitement dentaire ou une blessure de la dent ou la mâchoire.
10. (     ) Vous présentez une autres dystonie (torticolis spasmodique, blépharospasme, crampe de l'écrivain, etc)

Si vous avez coché de 2 à 3 cases, vous présentez une légère probabilité de dystonie oromandibulaire.
Si vous avez coché de 4 à 5 cases, la probabilité de dystonie est plus importante.
Si vous avez coché plus de 6 cases, la dystonie est hautement probable.

 2. Contactez-nous
Si vous souhaitez diagnostiquer et traiter votre dystonie oromandibulaire, nous avons préparé un questionnaire détaillé ci-dessous, que nous vous demandons de compléter et de faire parvenir par courriel au Dr. Kazuya Yoshida (kyoshida@kuhp.kyoto-u.ac.jp ou kayoshid@kyotolan.hosp.go.jp) en pièce jointe ou par fax (81-75-643-4325). Vous pouvez également nous le transmettre par courrier postal, en l’adressant au «Department of Oral and Maxillofacial Surgery, Kyoto Medical Center, 1-1, Mukaihata-cho, Fukakusa, Fushimi-ku, Kyoto 612-8555, Japon». En raison de l’abondance des demandes de renseignements que nous recevons de la part de nombreux patients, nous nous excusons par avance de l’éventuel délai que nous mettrons à vous répondre. Nous accordons un soin particulier à la gestion des informations personnelles de chaque patient. La perte ou la divulgation de renseignements personnels sur Internet est d’autre part impossible. Cette page web est le site personnel du Dr. Kazuya Yoshida. Les questions d’ordre personnel concernant les soins médicaux ne sont pas des pratiques acceptables pour les médecins du Centre Médical de Kyoto. Si vous avez consulté et été traité ailleurs auparavant, nous exigeons une lettre d'introduction de la part de votre médecin. D’autre part, si vous suivez un traitement médical par voie orale, vous être prié d'apporter votre ordonnance.


 3. Envoi d'images et de vidéos
Pour un diagnostic définitif, il est nécessaire de vous présenter en personne dans notre hôpital. Il est préférable que vous soyez examiné par notre service. S'il vous est difficile de vous déplacer, vous pouvez réaliser un enregistrement vidéo de vos mouvements involontaires et me le faire parvenir en fichier joint avec un outil tel que Hightail. Nous accordons un soin particulier à la gestion des informations personnelles de chaque patient. La perte ou la divulgation de renseignements personnels sur Internet est impossible. Les données reçues sous forme d'images et de vidéos sont stockées sur un ordinateur et protégées à l’aide d’un mot de passe, et ainsi conservées avec un sens aigu des responsabilités. La salle informatique est constamment verrouillée et maintenue sous surveillance pour prévenir tout vol.

 4. Le diagnostic à distance
S’il vous est possible d’utiliser Skype, ce logiciel nous permettra de communiquer partout dans le monde et de réaliser un diagnostic à distance à partir de votre ordinateur (kyoshida@kuhp.kyoto-u.ac.jp). Le service de diagnostic à distance est disponible après les horaires de fermeture de l'hôpital (après 18h, heure japonaise). Si vous présentez des symptômes caractéristiques d’une dystonie, je serai en mesure de confirmer le diagnostic de dystonie à l’aide des seules informations transmises par les images, le questionnaire et la vidéo. Cependant, pour établir un diagnostic définitif, une consultation dans notre service est indispensable. Nous devons effectuer une électromyographie et une palpation des muscles, ainsi que des tests d’imagerie médicale (rayons X, CT, IRM). Par ailleurs, dans certains cas, une consultation sera requise dans les départements de neurologie et de neurochirurgie. Nous vous demandons votre compréhension quant à l’incapacité dans laquelle nous nous trouvons d’engager notre responsabilité pour un diagnostic à distance uniquement fondé sur un questionnaire et des images, sans l’appui d’un examen réel dans notre centre médical.


5. Rendez-vous pour la première visite
Si vous souhaitez être examiné par notre service alors que vous avez déjà été traité ailleurs, nous vous prions de requérir une lettre de recommandation de la part de votre médecin. Dans ce cas, votre médecin doit remplir un formulaire de demande, qui peut être téléchargé à partir du site de la Regional Medical Liaison Office, et le faxer à notre hôpital afin de plannifier un rendez-vous pour votre première consultation. Si votre médecin n’est pas en mesure de faxer le formulaire, il ne vous sera pas possible de prendre un rendez-vous de votre propre initiative. Nous vous prions de prendre un rendez-vous pour 10h30 au plus tard du lundi au jeudi. Le vendredi est réservé aux interventions chirurgicales sous anesthésie générale. Si vous devez venir de loin, vous pouvez prendre un RDV pour l'après-midi et être hospitalisé immédiatement après votre première consultation, à condition que vous vous soyez entendu à l'avance à ce sujet avec le Dr. Kazuya Yoshida (kyoshida@kuhp.kyoto-u.ac.jp ou kayoshid@kyotolan.hosp.go.jp). Selon la situation, il peut néanmoins arriver que la catégorie de chambre souhaitée ne soit pas disponible (grande chambre, salle particulière, salle particulière de luxe, etc). D’autre part, merci de vérifier mon emploi du temps avant de vous présenter dans notre établissement et de vous assurer que je ne serai pas en déplacement en raison d’un voyage d'affaires ou d’une conférence scientifique. Vous avez également la possibilité de nous téléphoner au 075-641-9161, poste 3141. Enfin, si vous prenez des médicaments par voie orale, veuillez apporter votre prescription.

  • Comment se rendre au Kyoto Medical Center
Par la ligne Keihan:
Le Kyoto Medical Center se trouve à 8 minutes à pied de la gare Fujinomori sur la ligne Keihan.
Par la ligne Kintetsu:
Descendre à la gare JR Tokaido Shinkansen ou à la gare de Kyoto sur la ligne Tokaido Honsen, puis prendre la ligne Kintetsu jusqu’à la gare de Tambabashi, où il faut changer et prendre la ligne Keihan juqu’à Fujinomori. Le Kyoto Medical Center se trouve à 8 minutes de marche de la gare Fujinomori (Fig. 8)
Par la ligne JR:
Prendre la ligne JR Nara à la gare de Kyoto et descendre à la gare de Fujinomori. Le centre se trouve à 12 minutes à pied de la gare JR Fujinomori (Fig. 8).
Ou bien, prendre la ligne JR Nara à la gare de Kyoto et descendre à la gare de Tofukuji, puis prendre la ligne Keihan jusqu’à la gare de Fujinomori. Le centre se trouve à 8 minutes à pied de la gare de Fujinomori.
En voiture:
Le Kyoto Medical Center se trouve à 7 minutes de l’échangeur « Kyoto Minami» sur l'autoroute Meishin.

(Les places de stationnement étant limitées, veuillez utiliser les navettes de bus et les transports publics dans la mesure du possible.)

Plan d’accès au Kyoto Medical Center
Horaires des navettes de bus 
Google Maps

Fig. 8. Carte du secteur environnant le Kyoto Medical Center

 6. Questionnaire d’identification de la dystonie oromandibulaire
Veuillez remplir le questionnaire suivant en sélectionnant les réponses appropriées. Plusieurs réponses sont possibles. Si aucune des réponses proposées ne correspond, veuillez décrire votre cas de manière détaillée dans l’espace prévu à cet effet.

Nom complet :                                                   
Sexe : homme (      ) - femme (      )
Date de naissance : année (          ) mois (      ) jour (      )
Adresse : 
                                                     
Téléphone : 
                                                   
Fax : 
                                                            
E-mail : 
                                                        

1. Quelle est la nature de vos symptômes ?
Serrement des dents (      ), ouverture de la bouche (      ), déviation latérale ou frontale de la mâchoire (      ), protrusion de la langue (      ), contractions autour de la bouche (      ), mouvements des lèvres ou de la langue (      ).
S'il y a d'autres symptômes, veuillez les décrire de façon détaillée (                              ).

2. Quel est la nature de votre problème ?
Impossibilité de manger (      ), impossibilité de parler (      ), impossibilité d'ouvrir la bouche (      ), douleurs (      ), difficulté à avaler (      ), inconfort (      ).
S'il y a un autre problème, veuillez le décrire de façon détaillée (                              ).

3. Depuis combien de temps souffrez-vous de ce problème ?
Depuis (      ) année(s), (      ) mois(s), (      ) jour(s).

4. Votre problème a-t-il pu être déclenché par un facteur particulier ?
Non (      ), oui (      )
Si oui, un traitement dentaire (      ), une blessure dans la bouche ou sur la mâchoire (      ), des médicaments oraux (      ).
Si la cause est autre, veuillez la décrire de façon détaillée (                              ).

5. Quelle partie de votre corps est affectée ?
La bouche (      ), la mandibule (mâchoire inférieure) (      ), le maxillaire (mâchoire supérieure) (      ), les lèvres (      ), la joue (      ), le cou (      ), les paupières (      ).
Si une autre partie du corps est concernée, veuillez l’indiquer de façon détaillée (                              ). 

6. Quand apparaissent les symptômes ?
Lors de l’élocution (      ), lors de la consommation d’aliments (      ), lors de l'ouverture de la bouche (      ), lors de la déglutition (      ), constamment (      ).
S’ils apparaissent à un autre moment, veuillez préciser (                              ).

7. Utilisez-vous une méthode particulière pour provoquer une rémission temporaire des symptômes ?
Non (      ), oui (      ), parfois (       )
Si oui, laquelle ? L’introduction d’un objet dans la bouche (      ), le contact de la main ou des doigts sur la mâchoire (      ), le contact d’un mouchoir ou un d’un masque (      ).
Si la méthode est autre, veuillez la décrire de façon détaillée (                              ).

8. Les symptômes se manifestent-ils lorsque vous dormez ?
Non (      ), oui (      ), peut-être (      )
Autre, veuillez préciser (                              ).

9. Les symptômes varient-ils au cours de la journée ?
Non (      ), oui (      ), Il y a une différence d'un jour à l’autre (      )
Pas de symptômes au réveil (      ), les symptômes s'aggravent au fur et à mesure de la journée (      ).
Autre, veuillez préciser (                              ).

10. Avez-vous déjà absorbé des médicaments psychiatriques ? En prenez-vous actuellement ?
Non (      ), oui (      )
Si oui, précisez la durée : depuis (        ) année(s), (        ) mois(s), (        ) jour(s)
De quel médicament s’agit-il ? (                              )

11. Avez-vous déjà été traité pour une dystonie ou des contractions musculaires involontaires ?
Non (      ), oui (      )
Si oui, précisez de quelle nature : un torticolis spasmodique (dystonie cervicale) (      ), un blépharospasme (spasmes des paupières) (      ), la crampe des écrivains (dystonie de la main) (      ), un spasme hémifacial (crampe hémifaciale) (      ), 
autre (                              ). 

12. Avez-vous déjà consulté des spécialistes d’autres disciplines médicales pour un traitement ?
Non (      ), oui (      )
Si oui, veuillez préciser : un neurologue (      ), un dentiste (      ), un chirurgien de la bouche et des mâchoires (      ), un neurochirurgien (      ), un ORL (      ), un psychiatre (      ), un acupuncteur (      ).
Autre (                             )

13. Quel genre d'examens avez-vous subis ?
Aucun (      ), un IRM (      ), un CT (      ), un EMG (      ), des rayons X (      ), un test sanguin (      ), des tests génétiques (      ), autre (                              ).

14. Avez-vous suivi un traitement pour certains de vos symptômes ?
Aucun (      ), oui (      )
Si oui, lesquels ? Des médicaments oraux (      ), la toxine botulique (Botox) (      ), l’acupuncture (      ), la stimulation magnétique (      ), la chirurgie (      ), autre (                              ).

15. Êtes-vous soigné pour une autre maladie actuellement ?
Non (      ), oui (      ) 
Si oui, pour quel genre de maladie ? (      )
Par un spécialiste de quelle discipline médicale ? Un neurologue (      ), un psychiatre (      ), un orthopédiste (      ), un spécialiste des maladies psychosomatiques (      ), un chirurgien (      ), un spécialiste de la médecine interne (      ), autre (                              ). 

16. Tout autre commentaire est le bienvenu.
(                              )

Veuillez faire parvenir les données ci-dessus au Dr. Kazuya Yoshida, par e-mail, en pièce jointe (kyoshida@kuhp.kyoto-u.ac.jp ou kayoshid@kyotolan.hosp.go.jp) ou par fax (81-75-643-4325). Vous pouvez également nous les envoyer par courrier postal au «Department of Oral and Maxillofacial Surgery, Kyoto Medical Center, 1-1, 
Mukaihata-cho, Fukakusa, Fushimi-ku, Kyoto 612-8555, Japon.» 
Les informations ci-dessus ne seront utilisées qu’à des fins diagnostiques. La gestion des dossiers personnels fait l’objet de la plus grande prudence. Toutefois, en raison de l’abondance des demandes de renseignements que nous recevons de la part de nombreux patients, nous nous excusons par avance de l’éventuel délai que nous mettrons à vous répondre.

IV. Traitement des dystonies oromandibulaires

Le traitement initial pour les cas légers consiste en une prescription médicamenteuse. L’amélioration est relative pour la plupart des patients. Ceci n’est pas spécifique à la dystonie oromandibulaire. Nous utilisons une combinaison de certains médicaments et augmentons progressivement la posologie, qui évolue d'une petite dose à une dose suffisante pour obtenir des effets réels et des effets secondaires. La pharmacothérapie s’étend sur plusieurs mois. Comme les personnes âgées sont plus sensibles aux effets secondaires, nous augmentons graduellement le dosage du traitement. Si les symptômes ne s'améliorent pas, nous appliquons la thérapie du MAB (muscle afferent block : bloc des afférences musculaires) à l’aide d’un anesthésique local injecté dans les muscles (13, 14, 17, 18, 20-22, 26) ou d’une injection intramusculaire de toxine botulique (22, 24, 26).

 1. La thérapie du MAB (muscle afferent block)
Le traitement du MAB, par injection locale de lidocaïne dilué et d’éthanol, a pour but de réduire l'activité des afférences du fuseau musculaire, sans entraîner de faiblesse gênante. L’efficacité de cette méthode pour le blocage des afférences musculaires ou des neurones moteur gamma a été démontrée. Le réflexe T dans les muscles de la main est atténué avec la préservation d’une certaine puissance grâce à une injection intramusculaire de lidocaïne, et les afférences du fuseau musculaire ou les neurones moteur gamma qui contrôlent la tonicité des fibres sont susceptibles d’être désactivés grâce à la thérapie du MAB. Avec ce traitement, la réponse moyenne des muscles élévateurs de la mâchoire évaluée sur une échelle d'auto-évaluation (70 %) est significativement plus élevée que celle des muscles abaisseurs (38 %) (17, 18). Cet écart s'explique par la différence en nombre de fuseaux musculaires répartis dans les muscles. Par conséquent, la thérapie du MAB est indiquée pour les muscles élévateurs de la mâchoire (muscle masséter, temporal et ptérygoïdien médial), mais pas pour les muscles abaisseurs de la mâchoire (muscle ptérygoïdien latéral et muscle digastrique), dans lesquels le fuseau musculaire est très peu fourni.

  • Les enregistrements EMG
Nous utilisons des électrodes de surface pour les muscles superficiels, tels que les muscles masséter et temporaux. Pour les muscles plus profonds, comme les muscle ptérygoïdien latéral et ptérygoïdien médial, ou le muscle génioglosse, nous employons des électrodes aiguilles. Nous déterminons les muscles qui doivent faire l’objet d’une injection en fonction des symptômes des patients et des résultats des enregistrements EMG des muscles masséter, temporaux, ptérygoïdien latéral, ptérygoïdien médial, génioglosse, trapèze et sternocléidomastoïdien, notamment.


  • Les injections
Le volume d'injection (de 2 à 10 ml) de 0,5 % de lidocaïne par muscle est établi en fonction de la taille du muscle et de la force de contraction musculaire : de 3 à 5 ml pour les muscles ptérygoïdien latéral, ptérygoïdien médial, et digastrique, de 5 à10 ml pour les muscles masséter, temporal et génioglosse, et 10 ml pour les muscles trapèze et sternocléidomastoïdien.
Nous injectons d’abord lentement 80 % de la dose totale de lidocaïne dans la partie volumineuse du muscle cible, lors de la contraction, à l'aide d'une aiguille creuse à EMG et d’un équipement d’EMG standard. Lors de l'injection, nous vérifions scrupuleusement que le patient n’est sujet à aucune douleur, faiblesse, ni aucun engourdissement. Après nous être assurés de l'absence de ces symptômes, nous injectons ensuite progressivement de l'éthanol. Puis les 20 % de lidocaïne restants sont mélangés à l'éthanol par la même aiguille au moyen d’un nouveau connecteur. Nous injectons uniquement de la lidocaïne lors du premier traitement. Au cours des sessions ultérieures, un dixième de volume d'éthanol à 99,5 % est ajouté à la lidocaïne sur le même site d’injection à l’aide d’un connecteur tripolaire.


  • Le suivi
L’effet se fait sentir immédiatement après l'injection, mais il est de courte durée. Au fur et à mesure des injections, la durée de l’effet augmente progressivement. Une fois que l'effet a atteint un plateau, il persiste au moins 6 mois.

  2. Le traitement au moyen de la toxine botulique
La toxine botulique est produite par la bactérie Clostridium botulinum, une bactérie anaérobie Gram-positive. La toxine botulique est un agent bloquant de l'activité neuromusculaire. Elle exerce son action paralysante en pénétrant à l'intérieur des terminaisons nerveuses cholinergiques présynaptiques et inhibe rapidement la libération d'acétylcholine par exocytose. Elle provoque une dénervation des muscles qui s'atrophient. Le muscle se renforce à nouveau lorsque les nerfs sont régénérés.

  • Les enregistrements EMG
Nous utilisons des électrodes de surface et des électrodes aiguille, tout comme pour la thérapie du MAB. Nous choisissons les muscles pour l'injection en fonction des symptômes des patients et des résultats des enregistrements EMG des muscles masséter, temporal, ptérygoïdien latéral, ptérygoïdien médial, digastrique, génioglosse, trapèze, et sternocléidomastoïdien.

  • Les injections
La toxine botulique (Botox, GlaxoSmithKline) est reconstituée avec une solution saline normale. Le nombre approprié d’unités de toxine est injecté dans la partie charnue du muscle cible au cours de la contraction et réparti sur plusieurs sites à l’aide d’une aiguille EMG monopolaire creuse et sous contrôle EMG. Lors de la première injection, une dose assez faible de toxine est administrée, en raison d’une importante disparité interindividuelle des effets.

• Le suivi
L'effet apparaît quelques jours après l'injection. Il dure habituellement de 3 à 4 mois minimum. Certains patients peuvent profiter d’un effet plus long. Afin de procéder à une évaluation objective de l'effet thérapeutique, nous mesurons le degré d'ouverture de la mâchoire et enregistrons la puissance de morsure après le traitement. L'injection doit être répétée dans le temps si les effets disparaissent. 

Jaw closing dystonia before and after botulinum therapy


Video 4. Jaw closing dystonia before and after botulinum therapy

Tongue protrusion dystonia before and after botulinum therapy


Video 5. Tongue protrusion dystonia before and after botulinum therapy

 3. La chirurgie
Si les contractions musculaires dystoniques sont puissantes et se produisent sur une longue période, elles peuvent entraîner une hypertrophie des tendons et des aponévroses des muscles masticateurs, suite à des mouvements excessifs de mastication, ou une hypertrophie de l'apophyse coronoïde (Fig. 9). Dans ce cas, le traitement peut nécessiter une intervention chirurgicale, telle qu’une coronoïdotomie (coronoidotomy) (Fig. 10) (22, 25, 26). Celle-ci est effectuée à partir de la cavité buccale et toutes les incisions sont pratiquées dans la bouche, aucune cicatrice chirurgicale n’est donc visible sur le visage. L'opération dure de 1,5 à 2 heures. Comme l’ouverture de la bouche nécessite une rééducation importante après l'intervention, une hospitalisation d’environ deux semaines est requise.

 a    b 

 c    d 

Fig. 9. Un cas d'hypertrophie du processus coronoïde. Notez l'élargissement bilatéral du processus coronoïde et l'hypertrophie de l'angle mandibulaire (a). L'élargissement empiète sur l'arcade zygomatique, avec une ouverture buccale. L'ouverture maximale de la bouche n'était que de 17 mm (b). Après une coronoïdotomie bilatérale (c), l’amplitude d’ouverture de la bouche a atteint plus de 40 mm (d).

 a    b 

Fig. 10. Ce patient ne peut pas ouvrir la bouche en raison d'une contracture involontaire du muscle temporal bilatéral et des muscles masséter (a). Des radiographies des articulations temporo-mandibulaires ont révélé des résultats normaux. Une coronoïdotomie bilatérale a été effectuée par une approche intra-buccale sous anesthésie générale. Après l'opération, l’amplitude d’ouverture de la bouche correspondait à 50 mm (b).
 

Jaw closing dystonia before and after coronoidotomy


Video 6. Jaw closing dystonia before and after coronoidotomy

 4. Les autres traitements
D’autres techniques neurochirurgicales, telles que la chirurgie stéréotaxique, la stimulation cérébrale profonde, la stimulation magnétique transcrânienne, la psychothérapie et l’acupuncuture sont utilisées pour d'autres dystonies focales, comme le blépharospasme, la dystonie cervicale et le spasme hémifacial. Cependant, nous ne disposons pas de données suffisantes quant à l’innocuité et à l’efficacité de ces techniques pour la dystonie oromandibulaire.


 5. Traitement des autres mouvements involontaires
La pharmacothérapie est principalement indiquée pour la dyskinésie buccale (14). Le bruxisme est généralement traité avec des médicaments oraux ou une plaque occlusale. Dans notre service, nous mettons également en oeuvre un traitement à la toxine botulique si les symptômes ne s'améliorent pas grâce à ces méthodes génériques. L’hypertrophie des tendons et aponévroses du muscle masticateur nécessite une intervention chirurgicale sous anesthésie générale. Nous avons également recours à la chirurgie pour les patients atteints d'hyperplasie musculaire, sous forme d’hypertrophie des tendons et aponévroses du muscle masticateur, d’hypertrophie des masséter ou d’hypertrophie du processus coronoïde, ce qui peut induire à long terme des contractions intempestives lors de mouvements énergiques de mastication. 

Oral dyskinesia before and after pharmacotherapy


Video 7. Oral dyskinesia before and after pharmacotherapy

Oral dyskinesia before and after denture adjustment


Video 8. Oral dyskinesia before and after denture adjustment

 6. Les établissements hospitaliers compétents en matière de traitement de la dystonie
Seul un nombre limité de médecins est spécialisé dans les mouvements involontaires, même parmi les neurologues. Quelques neurologues sont cependant capables de diagnostiquer et de traiter la dystonie. Vous trouverez ci-dessous les hôpitaux qui sont à même de traiter la dystonie focale, telle que le blépharospasme et le torticolis spasmodique. Aucun établissement hospitalier n’est spécialisé dans le traitement de la dystonie oromandibulaire. Les neurologues sont en mesure d’effectuer un diagnostic de cette pathologie, mais celle-ci s’avère difficile à identifier dans les cas où les muscles de la mâchoire et/ou de la bouche présentent des contractions anormales. L’injection de Botox dans les muscles affectés exige par ailleurs des compétences particulières. Les hôpitaux répertoriés ci-dessous ont recours au même traitement médicamenteux que nous pour soigner les patients présentant une légère dystonie oromandibulaire. Si vous résidez actuellement au Japon, mais qu’il vous est difficile de vous déplacer jusqu’à notre établissement, nous vous recommandons de consulter l'un des hôpitaux suivants.

  • Liens (Hôpitaux)
À Hokkaido
  Nakamura Memorial Hospital
  Hokkaido Medical Center
Dans la région du Kanto
  National Center Hospital, National Center of Neurology and Psychiatry
  Kawasaki Municipal Tama Hospital
  Kanto Rosai Hospital
  Juntendo University Hospital
  St. Marianna University School of Medicine Hospital
  Teikyo University Medical Center
  Tokyo Medical University Hospital
  Tokyo Women's Medical University Hospital
  Aoyama Hospital Tokyo Women's Medical University
  Tokyo Metropolitan Neurological Hospital
  Toho University Ohashi Medical Center
Dans la région de Shin-Etsu
  Shinsyu University Hospital
Dans la région du Kansai
  Ijinkai Takeda General Hospital
  Shinko Hospital
  Kansai University of Health Sciences, Attached Clinic
  Sakakibara Hakuho Hospital
  Kyoto Medical Center
À Shikoku
  Tokushima University Hospital
À Kyushu
  Kaizuka Hospital
  University of Occupational and Environmental Health

 7. Le tourisme médical
Une fois que le diagnostic de dystonie est établi, le traitement varie selon la gravité des symptômes. Pour les patients présentant des symptômes légers, un traitement médicamenteux par voie orale ou une thérapie du MAB sont suffisants, mais elles devront être poursuivies sur plusieurs mois. Au cas où un traitement à la toxine botulique pour les muscles de fermeture de la bouche (muscles masséter, temporal et ptérygoïdien médial) est préconisé, celui-ci est possible en ambulatoire. En cas d'injection dans les muscles du palais ou de la langue, une éventuelle dysphagie peut apparaître après le traitement. Une hospitalisation de courte durée est alors indiquée pour des raisons de sécurité. Si vous acceptez une brève hospitalisation, un traitement à la toxine botulique et une chirurgie seront envisageables. La thérapie botulique nécessite de 3 à 5 jours environ. Les autres actes chirurgicaux, comme la coronoïdotomie, nécessitent deux semaines d'hospitalisation. La pharmacothérapie et la chirurgie sont couverts par l’assurance médicale nationale au Japon. Mais un traitement à la toxine botulique consistant en des injections dans les muscles n’est pas pris en charge par cette assurance. 
Le tourisme médical est en cours de développement. Un nombre croissant de patients se déplacent ainsi à l’étranger afin d’être soignés. Outre les traitements habituels de la bouche et de la mâchoire, la thérapie par toxine botulique est maintenant accessible dans le cadre d’un voyage d’agrément. Kyoto offre de nombreux attraits, dont des sites touristiques classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO (Fig. 11) et des restaurants étoilés. Dans les anciens quartiers, les occasions de réjouissance se succèdent au gré des saisons. On pourra par exemple y admirer les fleurs de cerisier au printemps, les magnifiques couleurs des feuillages d'automne, découvrir le festival de Gion, de Jidai Matsuri ou celui de Daimonji. Notre centre médical propose des chambres particulières de grand standing, équivalentes à celles des hôtels de luxe (Hospitalization). Ainsi, un traitement de la dystonie oromandibulaire peut être envisagé dans le cadre d’un voyage touristique à Kyoto. Nous avons eu la joie de bénéficier de la confiance de nombreux patients atteints de dystonie, venus de France, du Canada, de Suisse, d’Afrique et du monde entier. 

a    b    c 

Fig. 11. Certaines des attractions culturelles de Kyoto : le Pavillon d'Or (a), Temple Kiyomizu-dera (b), le Sanctuaire Fushimi Inari (c)

  • Liens (Kyoto tourisme)
  Kyoto City Tourism Association
  Kyoto Travel Guide
  Office National du Tourisme Japonais
  tripadvisor.fr
  Kyoto Prefecture's Web Site
  Kyoto prefecture Tourism Guide
  japan-guide.com
  World Heritage Map
  JAPAN: the Official Guide
  KYOTOdesign

V. Nos recherches
Nous étudions l’activité des muscles masticateurs (muscle masséter, temporal, ptérygoïdien latéral (partie inférieure de la tête) et ptérygoïdien médial) et des autres muscles (muscle digastrique, sternocléidomastoïdien, etc) mobilisés lors de la mastication, en procédant à un enregistrement simultané du point incisif et des mouvements des condyles, et nous nous intéressons également au rôle des réflexes dans la fonction de ces muscles (1-12).
Nous effectuons des recherches sur les troubles moteurs, tels que la dystonie oromandibulaire, la dyskinésie, le bruxisme, et les maladie causées par des contractions musculaires anormales des muscles masticateurs, telles que l'hypertrophie massétérique, l’hypertrophie du processus coronoïde, l’hypertrophie des tendons et des aponévroses des muscle masticateurs et les troubles de l'articulation temporo-mandibulaire (13-29). Des études électrophysiologiques des mouvements du système stomatognathique et une mesure non invasive des fonctions cérébrales sont réalisées à l’aide d’une électroencéphalographie (potentiels corticaux liés au mouvement, variation contingente négative, potentiels évoqués somesthésiques), d’une électromyographie (EMG de surface avec aiguille, électromyographie évoquée), d’une magnétoencéphalographie (MEG liée au mouvement, champs magnétiques somatosensoriels évoqués) et d’une spectroscopie proche infrarouge (15, 16, 19, 21-27). Plus précisément, nous nous appliquons à étudier la façon dont le système nerveux central réglemente les mouvements de la mandibule, de la mastication, de la langue, de même que la perception des lèvres, de la langue, des gencives et du palais, et les changements induits par les mouvements involontaires du système stomatognathique. Nous analysons, par exemple, les potentiels corticaux liés au mouvement, qui témoignent de l’activité des aires motrices supplémentaires dans les noyaux gris centraux dans la phase préparatoire du mouvement. L'amplitude de ces potentiels diffère significativement pour certains des gestes. Les amplitudes des mouvements latéraux sont identiques et tendent à être supérieures à celles des mouvements d'ouverture et de fermeture. De plus, une tendance à la prédominance dans l'hémisphère ipsilatéral a été observée pour les mouvements latéraux, alors que la distribution de chaque côté est symétrique au cours des mouvements d'ouverture et de fermeture (15, 16, 19). Le potentiel diminue avec la dystonie oromandibulaire (19, 21). Nous enregistrons par MEG la sensibilité somesthésique à une stimulation du palais mou, la réponse observée dans le cortex sensoriel secondaire (23) et la perception de la langue (27, 29).

VI. Références
1. Yoshida K, Inoue H. EMG activity of the superior and inferior heads of the human lateral pterygoid muscles in internal deranged patients. Advanced Prosthodontics Worldwide, Proceedings of the World Congress on Prosthodontics, 258-259, 1991.

2. Yoshida K, Fukuda Y, et al. A method for inserting the EMG electrode into the superior head of the human lateral pterygoid muscle. Journal of Japan Prosthodontic Society, 36: 88-93, 1992.

3. Yoshida K. An electromyographic study on the superior head of the lateral pterygoid muscle during mastication from the standpoint of condylar movement. Journal of Japan Prosthodontic Society, 36: 110-120, 1992.

4. Yoshida K, Inoue H. An electromyographic study of the lateral pterygoid muscles during mastication in patients with internal derangement of TMJ. Journal of Japan Prosthodontic Society, 36: 1261-1272, 1992.

5. Yoshida K. Untersuchung zum Entlastungsreflex von Kaumuskeln während des Zerbeißens von Nahrung. Deutsche Zahnärztliche Zeitschrift, 48: 588-590, 1993.

6. Yoshida K. An electromyographic study on unloading reflex of the masticatory muscles. Journal of Japan Prosthodontic Society, 37: 227-235, 1993.

7. Yoshida K. Elektromyographische Aktivität der Kaumuskeln während Kiefergelenkknacken.Schweizer Monatsschrift für Zahnmedizin, 105: 24-29, 1995.

8. Yoshida K. Elektromyographische Aktivität des M. pterygoideus lateralis bei Patienten mit Kiefergelenkknacken und Diskusverlagerung. Deutsche Zahnärztliche Zeitschrift, 50: 721-724, 1995.

9. Yoshida K. Kiefergelenkknacken und Diskusverlagerung aus der Sicht der Elektromyographie der Kaumuskeln. In: Siebert GK (ed): Atlas der Zahnärztlichen Funktionsdiagnostik, Carl Hanser, München,

10. Yoshida K. Masticatory muscle responses associated with unloading of biting force during food crushing. Journal of Oral Rehabilitation, 25: 830-837, 1998.

11. Yoshida K. Koordination der Kaumuskeln während der Kaubewegung aus der Sicht der Kondylusbewegung bei Patienten mit Diskusdislokation. Deutsche Zahnärztliche Zeitschrift, 52: 816-820, 1998.

12. Yoshida K. Eigenschaften der Kaumuskelaktivität während verschiedenen Unterkieferbewegungen bei Patienten mit Diskusverlagerung ohne Reposition. Stomatologie, 96: 107-121, 1999.

13. Yoshida K, Kaji R, et al. Muscle afferent block for the treatment of oromandibular dystonia. Movement Disorders, 13: 699-705, 1998.

14. Yoshida K, Kaji R, et al. Muskelafferenzblockierung mittels lokaler Injektion von Lidocain bei Kaumuskelspasmus. Deutsche Zahnärztliche Zeitschrift, 53: 197-199, 1998.

15. Yoshida K, Kaji R, et al. Cortical potentials associated with voluntary mandibular movements. Journal of Dental Research, 79: 1514-1518, 2000.

16. Yoshida K, Kaji R, et al. Cortical distribution of Bereitschaftspotential and negative slope potential preceding mouth opening movements in human subjects. Archives of Oral Biology, 44: 183-190, 1999.

17. Yoshida K, Kaji R, et al. Muscle afferent block therapy for oromandibular dystonia. Japanese Journal of Oral and Maxillofacial Surgery, 46: 563-571, 2000.

18. Yoshida K, Kaji R, et al. Factors influencing the therapeutic effect of muscle afferent block for oromandibular dystonia: implications their distinct pathophysiology. International Journal of Oral and Maxillofacial Surgery, 31, 499-505, 2002.

19. Yoshida K, Kaji R, et al. Movement-related cortical potentials prior to jaw excursions in patients with oromandibular dystonia. Movement Disorders, 18, 94-100, 2003.

20. Yoshida K. Muskelafferentzblockierung in der Behandlung der oromandibulären Dystonie -Unterschiedliche Wirkung auf Kau- und Zungenmuskulatur-. Nervenarzt, 74: 516-522, 2003.

21. Yoshida K, Iizuka T. Jaw-deviation dystonia evaluated by movement-related cortical potentials and treated with muscle afferent block. Journal of Craniomandibular Practice, 21, 295-300, 2003.

22. Yoshida K. Temporomandibular joint disorders and sleep. Iizuka T, Inoue H (eds), Manual of Temporomandibular Joint Disorders. Nagasue, Kyoto, 186-193, 2004.

23. Yoshida K, Maezawa H, et al. Somatosensory evoked magnetic fields to air-puff stimulation on the soft palate. Neuroscience Research, 2006 55, 116-122, 2006.

24. Yoshida K, Iizuka T. Botulinum toxin treatment for upper airway collapse resulting from temporomandibular joint dislocation due to jaw-opening dystonia. Journal of Craniomandibular Practice, 24 217-222, 2006.

25. Yoshida K. Coronoidotomy as treatment for trismus due to jaw-closing oromandibular dystonia. Movement Disorders, 21, 1028-1031, 2006.

26. Miyawaki S, Yoshida K. Involuntary movements in the orofacial region. Cyclopedia of Mouth and Teeth. Asakura, Tokyo, 282-296, 2008.

27. Maezawa H, Yoshida K, et al. Somatosensory evoked magnetic fields following the tongue stimulation using needle electrodes. Neuroscience Research, 62, 131-139, 2008.

28. Maezawa H, Matsuhashi M, Yoshida K, et al. The magnetic artifacts derived from dental metals in magnetoencephalography. Japanese Journal of Cognitive Neuroscience, 11: 258-267, 2010.

29. Maezawa H, Yoshida K, et al. Evaluation of tongue sensory disturbance by somatosensory evoked magnetic fields following tongue stimulation. Neuroscience Research, 71, 244-250, 2011.

Les publications énumérées ci-dessus sont représentatives de mes études consacrées aux mouvements involontaires. Vous trouverez une liste de documents complémentaires sur le site ResearchGate. Une présentation succincte de mes recherches dédiées au syndrome d'apnée du sommeil est également disponible sur le site suivant : Treatment and research of sleep apnea syndrome from clinical and neurophysiological aspects in the stomatognathic system.

 1. Ouvrages
1. Principles and practice of movement disorders: expert consult. Fahn S, Jankovic J, Hallett M, Saunders, 2011. 

2. Psychogenic movement disorders and other conversion disorders. Hallett M, Lang AE, Jankovic J, Fahn S, Cambridge University Press, 2011.

3. Movement disorders: 100 instructive cases. Reich SG, CRC Press, 2008.

4. Manual of botulinum toxin therapy. Truong D, Dressler D, Hallett M, Cambridge University Press, 2009.

 2. Liens
  • Sociétés et instituts
  The Movement Disorder Society
  American Academy of Neurology

  International Federation of Neurology
  National Institute of Neurological Disorders and Stroke
  UCL Institute of Neurology
  BCM Parkinson's Disease Center and Movement Disorders Clinic
  Societas Neurologica Japonica
  Japanese Society of Clinical Neurophysiology
  Movement Disorder Society of Japan

  • Les groupes de patients
  Association de Malades atteints de Dystonie (AMADYS)
  Dystonia Medical Research Foundation
  WE MOVE
  Bachmann-Strauss Dystonia & Parkinson Foundation
  Benign Essential Blepharospasm Research Foundation (BEBRF)
  National Spasmodic Torticollis Association (NSTA)
  Spasmodic Torticollis/Dystonia, Inc.
  The Dystonia Society
  Action for Dystonia, Diagnosis, Education and Research (ADDER)
  Dystonia Europa
  Australian Spasmodic Torticollis Association
  Blepharospasm Australia
  Dystonia Ireland
  Dystonian Friends Association
  Deutsche Dystonie Gesellschaft e.V.
  Bundesverband Torticollis e. V.
  Österreichische Dystonie Gesellschaft
  Schweizerische Dystonie-Gesellschaft
  Asociación de Lucha contra la Distonia en España (ALDE)
  Associazione Italiana per la Ricerca sulla Distonia (ARD)
  Associacao Brasileira dos Portadores de Distonias
  Associação Portuguesa de Distonia
  Nederlandse Vereniging van Dystoniepatiënten
  Belgische Zelfhulpgroep voor Dystoniepatienten v.z.w.
  Svensk Dystoniförening
  Dansk Dystoniforening
  Norsk Dystoniforening