Comment repenser notre relation aux êtres vivants
Et si la véritable question n’était pas : « Faut-il (ou non) manger des animaux ? » mais : « Pourquoi les exploitons-nous ? »
Depuis des siècles, la pensée occidentale a hissé l’humain au sommet : maître de la Nature et du vivant, des territoires et des destins animaux. Cette colonisation du vivant a façonné nos lois, nos fermes, nos laboratoires, nos récits, jusqu’à nos gestes les plus ordinaires.
Pourtant, d’autres peuples voient le monde autrement. Ils savent que la Terre n’appartient à personne, que l’animal n’est pas seulement une ressource, mais d’abord une présence, une relation, une existence sensible et que nous devons composer avec lui parce que nous vivons avec lui.
Dans cet essai, Cédric Sueur explore les racines de cette domination et propose une révolution du regard : décoloniser notre rapport au vivant. Décoloniser les animaux, c’est apprendre à les voir autrement : non plus comme des objets d’usage, mais comme des partenaires de monde. C’est reconnaître la conscience, la mémoire, la joie et la souffrance de celles et ceux avec qui nous partageons la Terre.
Un essai engagé et lumineux qui invite à réparer nos imaginaires et à refonder nos pratiques, pour rappeler cette évidence simple : Nous faisons monde ensemble, avec les animaux et avec les autres êtres vivants.
Dans un futur où un virus a décimé l'humanité, Dikembé, le dernier gorille, lutte pour survivre.
Traqué par des humains affamés, il se réfugie dans la forêt où il vivait autrefois avec sa famille, aujourd’hui anéantie. Se remémorant les leçons de son père, il apprend à fuir ses poursuivants et à dompter sa rage et sa tristesse.
Lorsqu’il croise une scientifique déterminée à trouver en lui un remède, un espoir renaît…
Une fiction dystopique et écologique qui interroge notre relation aux animaux et nous exhorte à agir avant qu’il ne soit trop tard.
Aux Editions Tana
Ce livre est d'abord une suite de récits de voyages et de rencontres avec des animaux, écrit de façon très directe, avec un grand sens de l’anecdote significative. On découvre la compagnie des macaques, des capucins, des babouins, chimpanzés, gorilles, etc., que le récit nous rend familiers comme des proches. Afrique, Inde, Asie : on parcourt la planète, on bivouaque avec Cédric Sueur et ses collègues, on est essoufflé avec lui quand il gravit les pentes du Népal sur les traces de la panthère des neiges. C’est un conteur de talent : pas une page où l’on s’ennuie.
L’idée de culture animale a cessé d’être taboue aujourd'hui, mais on en reste souvent à quelques exemples canoniques. Sait-on que beaucoup d’animaux, des gorilles aux bisons, votent pour décider des déplacements ? Que les mécanismes de décision sont complexes, que les besoins des plus faibles peuvent être pris en compte et pèsent dans les choix ? Qu’ils savent soigner, par exemple ? Qu’ils sont capables d’échanger des services et des biens, entre eux et avec les humains, et même qu’ils savent négocier ? Que des groupes violents, comme les macaques, peuvent devenir tolérants sous certaines contraintes ? Que les orangs-outangs peuvent aimer dessiner et avoir des styles différents selon les individus ?
Les travaux de grands primatologues (dont Diane Fossey, Jane Goodall et Biruté Galdikas) ont montré que, pour comprendre les comportements et les sociétés, on devait porter attention aux personnalités des grands singes et les considérer en quelque sorte comme des personnes, inspirant de nouvelles générations de chercheurs. Cédric Sueur en fait partie. Scientifique de premier plan, il a très vite travaillé avec les plus grands noms de la discipline.
Une bombe souffle un laboratoire de Tokyo, tuant trois militants de l’association JAVA venus délivrer les macaques utilisés pour la recherche médicale. Étaient-ils les auteurs de l’attentat ? Mais dans ce cas, pourquoi mettre en danger les animaux ? Ont-ils été piégés ? Et pour quelle raison cet institut dépend-il du ministère de la Défense, qui refuse de communiquer la moindre information ?
Au fil de leur enquête, les inspecteurs Kurosuke Ogawa et Miyuki Watanabe découvrent les raisons du secret entourant l’utilisation des singes et le lien entre la catastrophe de Fukushima et ces recherches, qui sont menées en toute discrétion afin de ne pas provoquer la panique ou la colère de l’opinion publique.
Qui croire dans cette guerre éthique ? Les chercheurs ou les animalistes ? Jusqu’où peut-on justifier la souffrance animale quand il s’agit de sauver des vies ?
Sur fond d’enquête policière, cette fiction philosophique explore l’éthologie des primates et les controverses autour de la recherche animale. Entre folie humaine et intelligence simiesque, cette histoire replace Homo sapiens dans son animalité.