source collection Cubinium
Archives paroissiales de Couvin
Lorsque les prisonniers de la guerre 1914-18 furent rentrés, il se forma un comité pour ériger un monument. – Ce comité était composé d’Ernest Meunier, président, Alphonse Destrée, imprimeur, Alfred Moutarde industriel, Eli Gaye entrepreneur, Marcel Moreau et Achille Collin ouvriers à la Couvinoise.
Il fut décidé qu’on visiterait toutes les familles afin que ce monument soit érigé avec la participation de tous les couvinois. Une maquette fut faite à Bruxelles. Les usines St-Joseph et La Couvinoise auraient participé à l’érection mais il n’en fut pas ainsi. Il surgit un procès reprochant à St-Joseph d’avoir collaboré avec l’ennemi. On ne voulait pas attendre l’issue de ce procès qui se termina par un non lieu. Seule La Couvinoise fit le travail. Notez, démission des 2 membres catholiques du comité, refus d’assister à l’inauguration et tous les ans le 11 novembre au lieu de se rendre au monument, les catholiques après la messe se rendaient en procession au cimetière sur les tombes des soldats et victimes de la guerre.
Fin 1929 M.Moutarde, bourgmestre, vint trouver Mr le Doyen et lui dit : nous allons célébrer le centenaire de notre indépendance ; il est nécessaire que tous les couvinois ‘participent’, je sais que pour cela le monument doit être béni(t), je viens vous demander en mon nom personnel ce que vous demandez pour procéder à cette bénédiction. Je soumettrai votre proposition au conseil communal : il devra l’accepter.
Après l’acceptation, un comité se chargea de réaliser ce qui avait été proposé : une messe solennelle, cortège, participation des autorités et du groupement des combattants, allocution d’un aumônier militaire.
Le centenaire fut célébré dans l’union et le drapeau des combattants qui n’avait jamais pénétré dans l’église, fut aussi béni(t) en la même occasion. Cette dernière bénédiction décidée à une très forte majorité par les membres de la société des combattants. Vote secret.