Une solution

Pour devenir la première démocratie liquide concrète, il faut avoir un projet avec des objectifs clairs, des étapes et des propositions concrètes.

Principe: rêver l'héritage de la démocratie représentative

Je n'ai jamais cru aux solutions des "grands soirs". Un projet dans nos démocraties n'est réaliste que s'il se construit par étapes, sans vouloir tout changer du jour au lendemain. Et cette fois-ci, c'est possible: les conditions semblent en place pour y arriver!

Dans cette optique, une des finalités reviendrait à conserver les représentants élus par les élections régionales "classiques" en leur ajoutant des élus "indépendants" dont le nombre serait défini - par exemple - sur base d'un pourcentage reprenant les votes blancs et nuls et les absentions. Par la suite, ce "parti virtuel" pourrait se présenter en tant que tel pour voir quel pourcentage il peut avoir.

Objectif: après 2024

Etape 1: débloquer un budget via le parlement actuel

Pour y arriver, la solution la plus démocratique serait de pousser le parlement wallon à étudier les possibilités, avantages, inconvénients et autres réflexions d'un tel projet via une pétition demandant un budget pour trouver des personnes compétentes afin d'étudier la meilleure mise en œuvre et le coût d'une solution de ce type dans la première partie de la législature 2019/2024.

Signer la pétition? C'est sur Change.org (démocratie liquide)

Objectif: 2019


Etape 2: utiliser le budget pour trouver une solution optimale

Durant quelques temps, mettre en place une équipe de personnes qui vont chercher à étudier la meilleure solution technologique et les possibilités légales de mettre en place une implémentation partielle d'une solution de démocratie liquide suivant les principes présentés ci-dessous.

Objectif: 2020


Etape 3: légaliser la solution choisie

Prenons l'hypothèse que la meilleure solution possible proposée comme résultat du travail de l'étape 2 permette la mise en place de la démocratie liquide de manière légale au niveau des discussions des lois actuelles au parlement wallon.

Une plateforme pourrait être mise en place afin de permettre à tous les wallons de proposer et discuter des thématiques en suivant les préceptes de la démocratie liquide. Les votes seraient effectués en utilisant la la plateforme avec les principes d'électeurs, délégués et spécialistes pour en retirer des propositions concrètes.

Après ces discussions, les "meilleurs" sujets seraient directement discutés par le parlement avec obligation de tenir compte du résultat des votes sur la plateforme.

Objectif: 2021 à 2024

Etape 4: mettre en place un parti virtuel

Si ce test grandeur nature est concluant et lorsque la technologie sera au point, des débats pourront se tenir entre citoyens, délégués (de citoyens ne pouvant ou ne voulant participer) et spécialistes via une plateforme internet de démocratie liquide dans un parlement virtuel sur divers sujets.

On pourrait alors envisager que lors des élections suivantes, une partie des élus du parlement soient directement choisis par ce parlement virtuel. Le nombre de représentants au parlement pouvant être défini soit par le pourcentage de votes nuls ou blancs et d'abstentions, soit directement via la présence d'un parti "internet" présentés en 2024 au suffrage universel.

Durant la législature suivante, les propositions de lois et autres débats seraient alors directement influencés par les votes au parlement virtuel.

Objectif: 2024

Etape 5: gérer la Wallonie en démocratie liquide

Si tout se passe bien, on peut alors envisager que l'entièreté du parlement soit alors géré en démocratie liquide, les partis permettant alors d'élire des délégués (et de mettre en place des gouvernements) qui seraient alors soutenus ou pas selon les principes de la démocratie de délégation pour les différentes actions du parlement.

Objectif: après 2024