Le procès de 1999 lié à l’attentat du DC‑10 d’UTA (vol UTA 772) a constitué une étape majeure dans la reconnaissance judiciaire de cet acte terroriste, qui avait causé 170 morts le 19 septembre 1989 lorsque l’avion explosa au‑dessus du désert du Ténéré au Niger. Cet attentat a été attribué à des membres des services secrets libyens, sous le régime de Mouammar Kadhafi, un régime responsable de graves violations des droits humains et d’actes terroristes à l’international. Wikipédia FIL-INFO-FRANCE ®
Le procès s’est tenu à huis clos, principalement en raison :
de la nature terroriste de l’affaire,
de la présence d’informations classifiées,
de l’implication directe des services secrets libyens.
En mars 1999, la Cour d’assises spéciale de Paris a condamné par contumace six agents libyens identifiés comme responsables de l’attentat. Tous ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.
Les six condamnés étaient :
Abdallah Senoussi, beau-frère de Kadhafi et chef adjoint des services de renseignement libyens, considéré comme l’architecte de l’attentat.
Abdallah Elazragh, diplomate libyen à Brazzaville, ayant remis son billet au porteur de la bombe.
Ibrahim Naeli et Arbas Musbah, spécialistes en explosifs.
Issa Shibani, acheteur du minuteur retrouvé dans les débris.
Abdelsalam Hammouda, coordinateur logistique.
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Un mandat d’arrêt international a été émis contre eux, mais aucun n’a été arrêté à cette époque. fr-academic.com
L’instruction, menée par le juge Jean‑Louis Bruguière, avait permis d’identifier les responsables libyens dès les années 1990. fr-academic.com
En juin 1999, l’association SOS Attentats et une famille de victime ont déposé plainte contre Mouammar Kadhafi lui‑même pour complicité.
Mais en 2001, la Cour de cassation a rejeté cette plainte, estimant qu’un chef d’État en exercice bénéficie d’une immunité pénale internationale. fr-academic.com
313 ayants droit s’étaient constitués parties civiles dans la procédure française. fr-academic.com
L’affaire a continué à avoir des répercussions diplomatiques et judiciaires pendant des décennies.
En 2012, Interpol a diffusé une notice rouge contre Abdallah Senoussi, arrêté en Mauritanie, mais son extradition vers la France n’a pas été obtenue. FIL-INFO-FRANCE ®
Ce procès a été crucial car :
Il a établi officiellement la responsabilité libyenne dans l’attentat.
Il a permis aux familles d’obtenir une reconnaissance judiciaire de leur préjudice.
Il a ouvert la voie à des négociations internationales ultérieures entre la France et la Libye concernant l’indemnisation des victimes.
Le procès s’est déroulé devant la Cour d’assises spéciale de Paris, une juridiction composée uniquement de magistrats professionnels, compétente pour les affaires de terrorisme.
Dans ce type de procédure, le huis clos est possible lorsque :
des éléments relevant du secret-défense sont en jeu,
des informations sensibles concernant les services de renseignement doivent être discutées,
la sécurité des témoins ou des parties est en cause.
Dans l’affaire du DC‑10 UTA, les trois raisons étaient réunies.
L’instruction avait mis en cause les services secrets libyens, et une partie des preuves provenait de sources ou de méthodes classifiées.
Le public n’a pas pu assister aux débats.
Les familles de victimes présentes ont pu suivre les audiences, mais dans un cadre restreint.
Les motivations du verdict ont été rendues publiques, mais pas les détails des débats.
Les six accusés libyens n’étaient pas présents.
La France n’avait pas obtenu leur extradition.
Le huis clos a donc aussi permis de traiter sereinement un dossier très politique, sans mise en scène médiatique.
Le procès de 1999 s’est tenu à huis clos, principalement en raison :
de la nature terroriste de l’affaire,
de la présence d’informations classifiées,
de l’implication directe des services secrets libyens.
L'équipage
Georges Raveneau, Jean‑Pierre Hennequin, Michel Crézé,
Alain Bricout, Jean-Pierre Baschung, Michèle Vasseur,
Jean-Pierre Mauboussin, Nicole Deblicker,
Laurence de Boery-Penon, Alain Blanc, Anne Claisse,
Véronique Marella, Martine Brette, Ethery Lenoble, Gaëlle Lugagne