Cela fait longtemps que nous percevons de manière empirique que la configuration d'une salle impacte les conditions de l'apprentissage. En 2021, l'impulsion politique de notre cheffe de département a engagé notre département dans une politique d'aménagement d'espaces innovants. Cela a été l'occasion de conceptualiser ce que nous ressentions à ce sujet. Notre première étape a été l'animation d'un café pédagogique sur ce thème. Nous poursuivons cette réflexion en accompagnant notre département dans un processus de labellisation des espaces d'apprentissage auprès du Learning Lab Network. A ce jour, trois badges ont été obtenus. Nous communiquons également sur ce thème à l'occasion de colloques.
Du côté des étudiants :
"Madame, vous m'avez mis 5 pourtant j'ai beaucoup travaillé, c'est que vous ne m'aimez pas !" Propos de l’étudiant M.
Actuellement, nous sommes confrontées à la dimension émotionnelle dans la perception des notes par nos étudiants. Nous formulons nos feedbacks à l'aide de grilles à seuils construites autour d'attendus. Il y a cinq possibilités de notes en fonction de la façon dont le contenu du livrable proposé par l'étudiant correspond à ces attendus.
Si cette forme d'évaluation nous parait "objective", il n'en est pas de même pour les étudiants qui perçoivent les notes relatives à un travail non conforme aux attendus comme "dures" ou "injustes" par rapport au travail fourni. Ils nous remercient également ou pensent que nous avons "aimé" leur travail lorsque leur évaluation correspond à une note plus élevée.
Nous cherchons donc aujourd'hui à réduire l'interprétation émotionnelle que font les étudiants quand nous leur remettons une évaluation.
Du côté des enseignants :
"Dès qu’il y a une trace de raisonnement ou de volonté de bien faire, je valorise. En plus, si tu n’arrives pas à donner suffisamment de récompenses, tu peux être vu comme un mauvais Apprendisavant. Je ne veux pas être le méchant ".