Livre 1
Cet article, écrit par Stéphane Allaire (Université du Québec à Chicoutimi, 2025), présente une expérience menée dans un cours universitaire en éducation où l’intelligence artificielle générative (IAg), notamment ChatGPT, a été utilisée pour soutenir la coélaboration de connaissances entre étudiants. Le but était de voir comment l’IA pouvait servir d’outil d’aide à la réflexion collective plutôt que de simple générateur de texte. L’auteur décrit un cours en ligne de quinze semaines durant lequel les étudiants ont échangé sur un forum pour approfondir des thèmes éducatifs comme la motivation, l’inclusion et l’évaluation. De cette expérience sont ressorties six “affordances”, c’est-à-dire six manières dont l’IA peut réellement soutenir l’apprentissage collaboratif : (1) aider à formuler des questions complexes et à clarifier les problématiques; (2) repérer et proposer des pistes d’approfondissement issues de sources fiables; (3) identifier les idées nouvelles qui font progresser la réflexion du groupe; (4) accompagner les étudiants dans leur autoévaluation en soulignant leurs forces et leurs points à améliorer; (5) analyser la dynamique du groupe pour favoriser une meilleure collaboration; et (6) résumer les échanges afin d’en dégager l’essentiel. Les résultats ont montré que l’IA peut être un partenaire utile et crédible dans la construction collective du savoir, à condition que son usage reste guidé par des valeurs pédagogiques et une supervision humaine. L’auteur conclut en soulignant que l’IAg, bien utilisée, peut enrichir la réflexion, renforcer la participation et favoriser le développement de compétences critiques et collaboratives, tout en préservant l’agentivité et l’autonomie des apprenants.
Livre 2
L’article explore l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans l’enseignement universitaire à travers trois disciplines : l’ortho didactique du français, la psychologie et l’histoire. Il montre comment l’IA peut être un outil pédagogique pour soutenir la collaboration des connaissances et améliorer l’apprentissage des étudiants, tout en gardant le rôle central de l’enseignant.
En français, l’IA est utilisée pour créer des activités personnalisées, adaptées au niveau et aux besoins de chaque étudiant, ce qui permet de gagner du temps et de mieux répondre aux besoins individuels.
En psychologie, l’IA aide à analyser des données et à soutenir les travaux pratiques et la réflexion, mais les enseignants restent indispensables pour l’interprétation et le jugement clinique.
En histoire, l’IA favorise l’engagement des étudiants et la participation active, par exemple en générant des ressources ou des scénarios d’apprentissage interactifs, tout en sensibilisant aux risques liés à la dépendance à l’outil ou à la diminution de l’esprit critique.
Chaque récit de pratique met en évidence les avantages de l’IA (gain de temps, personnalisation, soutien à la réflexion) mais insiste sur la nécessité d’une utilisation encadrée et éthique. L’article propose enfin des recommandations concrètes pour intégrer l’IA de manière responsable dans différents contextes pédagogiques.
Livre 3
Ce article, publié dans la Revue internationale de pédagogie de l’enseignement supérieur en 2025, s'intéresse à la façon dont les enseignants du secteur supérieur non-universitaire ont adopté et intégré les outils numériques dans leur pratique pédagogique. Face à la crise sanitaire mondiale liée à la pandémie de COVID-19, ces acteurs éducatifs, généralement peu familiarisés avec les technologies numériques ou réticents à leur usage, ont été confrontés à une nécessité impérieuse de repenser leurs méthodes d’enseignement. La situation d’urgence a généré un processus d’adoption rapide des plateformes en ligne, des ressources multimédias et des outils interactifs, souvent dans des conditions difficiles dues à des ressources limitées, un manque de formation ou de soutien institutionnel.
Ce contexte exceptionnel a donc accéléré une transition numérique qui, jusqu’alors, progressait lentement dans ce secteur. La pandémie a ainsi été un catalyseur, incitant ces enseignants à expérimenter ces nouveaux outils, souvent de manière non planifiée, mais aussi à prendre conscience des potentialités offertes par le numérique pour renouveler leurs pratiques pédagogiques. Par ailleurs, cet article examine quels ont été les freins et les leviers à cette adoption, et quelles perspectives se dessinent pour une intégration plus durable du numérique dans l’enseignement supérieur non-universitaire. En définitive, il met en lumière un mouvement de transformation éducative qui pourrait modifier profondément la relation entre enseignants et étudiants dans un avenir proche, en favorisant un usage plus réfléchi et stratégique des technologies numériques.
Livre 4
L’article « Concevoir un Environnement Numérique pour la pédagogie universitaire : le programme NéopassSup » de Sylvia Heurtebize et Luc Ria présente la création d’un outil numérique destiné à aider les enseignants du supérieur à améliorer leurs pratiques pédagogiques. Constatant que la plupart des enseignants-chercheurs en France n’ont pas de réelle formation à l’enseignement, les auteurs ont développé NéopassSup, un environnement en ligne basé sur des vidéos de cours réels, analysées du point de vue des enseignants et des étudiants. L’objectif est de favoriser la réflexion professionnelle et le développement pédagogique en montrant des situations authentiques, leurs difficultés et leurs réussites. Ce dispositif, conçu à partir de l’analyse du travail réel et validé par des experts, propose une variété de situations (cours magistraux, TD, classes inversées, etc.) pour encourager l’innovation et la collaboration entre enseignants. En somme, NéopassSup constitue un outil de formation innovant qui contribue à transformer la pédagogie universitaire vers une approche plus réflexive, interactive et centrée sur l’apprentissage des étudiants.
Lecture 5
Cet article explique comment les échanges virtuels peuvent aider à former les futurs enseignants.
Les auteurs montrent que, grâce aux outils numériques, des étudiants en éducation de différents pays peuvent travailler ensemble à distance, échanger leurs idées, et découvrir d’autres façons d’enseigner.
Ces projets permettent aux participants de :
Améliorer leurs compétences numériques (utilisation d’outils en ligne).
Développer leur ouverture culturelle et leur communication interculturelle.
Apprendre à collaborer et à résoudre des problèmes ensemble, même sans être dans le même pays.
Les auteurs précisent aussi que ces échanges doivent être bien organisés : il faut une bonne préparation, un accompagnement par les enseignants, et une coordination entre les universités partenaires.
En conclusion, les échanges virtuels rendent la formation des enseignants plus moderne, plus ouverte et plus connectée au monde, tout en préparant les futurs professeurs à enseigner dans des contextes variés et numériques.