Notre voyage à travers le temps....
Explorez la riche histoire de la Société des Vieux-Catholiques Traditionnels. Notre chronologie illustre les moments clés qui ont façonné notre foi, nos traditions et notre Communauté, des débuts du Christianisme à nos jours.
La chronologie de la Société est une représentation visuelle des évènements majeurs. Elle détaille les figures et l'évolution du christianisme (vers 30 ap. JC) à nos jours. Comprendre cette chronologie est essentiel pour saisir le contexte de nos croyances et pratiques actuelles.
Concernant la Société des Vieux-Catholiques Traditionnels, notre chronologie retrace les principaux tournants théologiques, polotiques et culturels, afin d'illustrer l'évolution, les divisions et les réformes au sein de la foi chrétienne. Nous souhaitons que les visiteurs comprennent le fondement inébranlable de nos croyances, profondément enracinéé dans la vérité historique de la tradition.
"Les racines de notre foi sont profondes, ancrées dans le flux continu de l'histoire chrétienne".
The Most Reverend John Lycett, Supérieur Général.
La Société des Vieux-Catholiques Traditionnels (The Society of Traditional Old Catholics, The SOTOC) trouve ses racines dans l'Église d'Utrecht, qui bénéficiait d'une autonomie vis-à-vis de Rome lui permettant d'élire ses évêques et de gérer ses affaires internes. En 1910, notre fondateur, l'archevêque Arnold Harris Mathew, établit l'Église Vieille-Catholique en Grande-Bretagne.
La Société des Vieux-Catholiques Traditionnels a été formée comme une association fraternelle d'évêques et de prêtres vieux-catholiques, ainsi que d'autres membres du clergé, désireux de rester fidèles à la Sainte Tradition de la Foi Une, Sainte, Catholique et Apostolique du premier millénaire, lorsque l'Église de Notre Seigneur Jésus-Christ, dont le Corps est l'Église, était véritablement Une, et qui reposait sur les fondements posés par les Apôtres eux-mêmes, et est définie par les premiers Pères de l'Église comme suit : « De plus, dans l'Église catholique elle-même, il faut veiller avec le plus grand soin à ce que nous professions cette foi qui a été crue partout, toujours et par tous » (Saint Vincent de Lérin vers 434).
Ceux qui professent la foi de l'Église catholique d'avant le Grand Schisme de 1054, c'est-à-dire sans ajout ni retranchement, sont par définition vieux-catholiques. De plus, ce catholicisme ancien (ou plus précisément originel) a emprunté le chemin de la Porte Étroite à travers le vieux-catholicisme de saint Willibrord (vers 695), l'Église indépendante d'Utrecht, reconnue par le pape (vers 1145-1520), la séparation d'avec l'Église romaine en 1724, l'établissement de l'Église vieille-catholique telle que nous la connaissons aujourd'hui, suite au premier concile du Vatican. La Société des vieux-catholiques traditionnels se tient fermement et inébranlablement sur ce roc qu'est l'Église du premier millénaire, l'Église des sept conciles œcuméniques, l'Église du véritable enseignement apostolique, l'Église sur le roc, qui est le Christ.
Cette fidélité à la Tradition sacrée, défendue par l'archevêque Mathew lors de la fondation de l'Église vieille-catholique en Grande-Bretagne en 1908, et plus fondamentalement encore dans sa Déclaration d'autonomie et d'indépendance de 1910, pour « l'ancienneté et l'universalité de la foi catholique face à toutes les nouveautés et hérésies profanes » (ibid. Lérin) depuis le schisme de 1054, est le cœur même de la Société des Vieux-Catholiques Traditionnels. Membre de l'Église une, sainte, catholique et apostolique, nous formons une communauté de foi unique, résolument traditionnelle dans ses doctrines et sa liturgie essentielles, tout en exprimant notre foi avec compassion. Petite communauté au grand cœur, nous accueillons chaleureusement tous et toutes, tout en préservant notre héritage.
Le 5 août 1911, une conférence se tint à Bredon's Norton, dans le Worcestershire, en présence de l'archevêque Arnold Harris Mathew, d'autres membres de l'Église vieille-catholique, du métropolite Gerassimos Messarra, archevêque de Beyrouth, légat du Patriarcat grec orthodoxe d'Antioche, et de ses compagnons. Après de longs et approfondis débats, la foi de l'Église vieille-catholique, sous l'autorité de l'archevêque Mathew, fut jugée pleinement conforme à celle de l'Église orthodoxe. L'archevêque Mathew fut alors solennellement reçu par Mgr Messarra, au nom de Grégoire IV (Haddad) et de l'Église vieille-catholique (orthodoxe occidentale), en union avec le Patriarcat grec orthodoxe d'Antioche, en tant que juridiction autocéphale du Saint-Synode.
1912—26 février, Sa Sainteté le pape et patriarche grec orthodoxe d'Alexandrie, Photius, a également accepté et reconnu l'union avec l'orthodoxie des vieux catholiques dirigés par l'archevêque Mathew.
Le 14 octobre 2024, la Société des Vieux-Catholiques Traditionnels a été officiellement admise comme membre à part entière de la Communion épiscopale catholique unie. « Même si les catholiques fidèles à la Tradition ne sont plus qu'une poignée, ce sont eux qui constituent la véritable Église de Jésus-Christ. » (Saint Athanase).
N'hésitez pas à parcourir notre site pour en savoir plus sur notre Eglise.
Chronologie de la Société des Vieux-Catholiques Traditionnels
50. Concile de Jérusalem.
1 - 96. Clément de Rome (Père de l'Eglise).
35 - 110. Ignace d'Antioche (Père de l'Eglise).
69 - 155. Polycarpe de Smyrne (Père de l'Eglise).
100. Le Didache.
103 - 165. Justin Martyre (Père de l'Eglise).
100 - 200. Irénée de Lyon (Père de l'Eglise).
140. Confession de Foi des Apôtres (Romaine).
150 - 216. Clément d'Alexandrie (Père de l'Eglise).
160 - 225. Tertullien (Père de l'Eglise).
170 - 235. Hipolyte de Rome (Père de l'Eglise).
180. Ancienne Confession de Foi Romaine.
185 - 254. Origène d'Alexandrie (Père de l'Eglise).
200 - 258. Cyprien de Carthage.
263 - 339. Eusebius de Césarée (Père de l'Eglise).
268. Synode d'Antioche.
293 - 373. Athanase d'Alexandrie (Père de l'Eglise).
312. Conversion de l'Empereur Constantin.
313. Edit de Milan.
313 - 386. Cyril de Jérusalem (Père de l'Eglise).
316. Synode d'Arles.
325. Concile de Nicée. Symbole de Nicée. Répudiation de l'Arianisme et déclaration que le Christ est "homoousisos" (de même substance) que le Père.
330. L'empereur romain Constantin déplace le centre de l'Eglise chrétienne de Rome à Byzance et le rebaptise Constantinople.
338 - 397. Ambroise de Milan (Père de l'Eglise).
347 - 407. Jean Chrysostome (Père de l'Eglise).
354 - 430. Saint Augustin d'Hippone (Père de l'Eglise).
378 - 444. Cyril d'Alexandrie (Père de l'Eglise).
380. L'Empereur Theodosisus proclame l'autorisation de la religion Chrétienne.
381. Concile de Constantinople I. Symbole de Nicée-Constantinople. Répudie l'Arianisme et le macédonisme. Déclare que le Christ est "né Père avant tout temps", révise le Credo de Nicée ence qui concerne le Saint-Esprit et promulgue le Credo de Nicée-Constantinople.
391 - 461. Pape Léon le Grand.
431. Concile d'Ephèse qui répudie le nestorianisme, proclame la Sainte Vierge Marie comme la Théotokos (Mère de Dieu), répudie le pélagianisme et réaffirme le Credo de Nicée.
450. Mort de Saint Vincent de Lérins, l'un des premiers Pères de l'Eglise.
451. Concile de Chalcédoine. Union hypostatique des deux natures du Christ Fête du Vème Siècle dans l'Eglise d'Orient de "la Conception de la Très Sainte et toute pure Mère de Dieu".
476. Chute de l'Empire romain. L'évêque de Rome et ses fonctionnaires comblent le vide adminsitratif.
480. Naissance de Saint Benoît en Nursie (Italie).
540 - 604. Grégoire le Grand (Père de l'Eglise).
676 - 749. Jean de Damas.
553. Concile de Constantinople I rejette le nestorianisme. A la fin du VIè siècle, le pape conteste l'infaillibilité d'un concile oeucuménique et commence à utiliser la clause du Filioque, se plaçantl ainsi au-dessus d'un concile oecuménique.
680. Concile de Constantinople II.
695. Saint Willibrord, un moine bénédictin, est envoyé comme missionnaire auprès des Frisons par le Pape Serge 1er. Il s'intalla dans la ville d'Utrecht et y établit le Siège d'Utrecht, devenant ainsi le premier évêque de la région.
710. Confession de Foi des Apôtres.
730. Saint Willibrord de Ripon établit le siège d'Utrecht aux Pays-Bas.
756. La Donation de Pépin. Pépin le Bref (baptisé par Saint Willibrord), Roi des Francs et Père de Charlemagne, et le pape conclut un accord. Les Etats pontificaux sont ainsi créés, étendant le pouvoir temporel des papes au-delà de Rome et faisant du Pape le chef de toute l'Eglise dans le régime de Pépin. En retour, le Pape oint et couronne Pépin empereur. Le centre de l'Eglise demeurant à Constantinople, des tensions apparaissent entre Rome et Constantinople (autrefois appelée "Nouvelle Rome").
661. Les arabes Musulmans prennent les territoires attribués au Patriarcat d'Alexandrie, d'Antioche et de Jérusalem, qui ne sont plus par la suite, jamais plus que partiellement récupérés.
787. Concile de Nicée II. L'iconoclaste est répudié et, on rétablit la vénération des icônes et des images sacrées.
793. Mort de Saint Willibrord, apôtre des Frisons.
1014. Le grand schisme d'Orient et d'Occident. Rome intègre officiellement le Filioque au Credo. Les principales causes du schisme étaient des différents relatifs à des revendications juridictionnelles contradictoires, notemment concernant l'autorité papale. Le Pape Léon IX revendiquait son autorité sur les quatre patriarches orientaux et l'insertion de la clause du Filioquedans le Credo de Nicée. Les Orthodoxes orientaux affirment que le Canon 28 du Concile de Chalcédoine a explicitement proclamé l'égalité desévêques de Rome et de Constantinople, et a établi la plus haute juridiction d'appel ecclésiatique à Constantinople. De plus le Canon 7 de Concile d'Ephèse stipule que "quiconque modifie ou tente de modifier un texte issu du Concile oecuménique doit être destitué".
1054. Un légat pontifical, le Cardinal Humbert Da Silva Candida, est envoyé par le Pape Léon IX à Constantinople pour retirer à Cérulaire le titre de Patriarche Oecuménique et pour le contraindre à reconnaître publiquement la prétention du Pape à être chef de touses les églises. Le Grand Schisme provoqué par l'insistance du pape à se placer au-dessus de tout concile, modifiant ainsi le Credo de Nicée-Constantinople, et par l'usage en occident latin la clause du Filioque. L'Eglise romaine rompt ainsi avec la définition de l'Eglise Catholique et Oecuménique et de sa foi selon Saint vincent de Lérins : "Ce qui a été cru partout, toujours et par tous". Les Eglises d'Orient et d'Occident s'excluent mutuellement.
1145. Le Pape Eugène III et l'Empereur du Saint empire romain Germanique Conrad III décrète l'autonomie du siège d'Utrecht. Ils leur accordent ainsi le droit d'élire et de consacrer leurs propres évêques.
1215. Le 4ème Concile de Latran confirme le statut d'indépendance du Siège d'Utrecht.
1414. Le Concile de Constance décrète que seul un Concile détient l'autorité suprême.
1453. Chute de Constantinople.
1476. Le Pape Sixte IV décrète la Fête de l'Immaculée conception comme mineure et optionnelle.
1517. Matin Luther débute le mouvement de la Réforme en publiant ses 95 thèses. La réforme remet en cause, sur les plans religieux et politique, l'Eglise romaine et, en particulier, l'autorité papale.
1520. Le pape Léon X confirme et défend les droits d'indépendance à l'Eglise d'Utrecht.
1545. Le Concile de Trente, sous le Pape Pie V, se tient entre 1545 et 1563 à Trente. Il s'agit du concile de l'eglise romaine provoqué par la Réforme Protestante. C'est un concile de la Contre-Réforme.
1552. L'Evêque d'Utrecht devient le Pape Adrien VI.
1554. l'Eglise d'Angleterre s'établit et rompt avec Rome.
1559. Le siège d'Utrecht est élevé au rang de métropolite. Philippe II d'Espagne entreprend alors de réorganiser l'Eglise des Pays-Bas, les conséquences de la réforme ayant entraîné une pénurie d'évêques. Cinq nouveaux sièges épiscopaux sont créés : Haarlem, Deventer, Groningue, Leeuwarden et Middelbourg.
1568. Le Pape Pie V ajoute la Fête de l'Immaculée Conception au calendirier romain.
1568 - 1648. La guerre d'indépendance néerlandaise est déclenchée par Philippe II d'Espagne qui lance l'Inquisition Espagnole.
1592. Dans le cadre de la Contre-Réforme, les Jésuites commencent à tenter de reconquérir l'Eglise indépendante des Pays-Bas, même si Rome leur avait ordonné de se soumettre à l'Archevêque d'Utrecht.
1648. La guerre prend fin, toute la région devient une république et les Réformateurs (des Calvinistes) s'établissent comme Eglise nationale.
1691. Les Jésuites accusent à tort l'archevêque Petrus Codde de favoriser l'hérésie dit "janséniste". L'Eglise d'Utrecht fait l'objet d'une enquête menée par une délégation de cardinaux venus de Rome.
1700. L'Eglise est acquitée par Rome. L'archevêque Codde est invité à Rome pour participer au Jubilé. Il reçoit un accueil des plus chaleureux de la part du pape Clément XI (1700-1721) et des cardinaux. Mais, peu après son arrivée, une autre assemblée de cardinaux, assistée de consulteurs théologiques soigeusement choisis pour leur sympathie notoire envers les Jésuites, est instituée pour juger les accusation de jansénisme que ces derniers continuent à porter contre l'archevêque. De nouveau, il est déclaré non coupable. Cependant, l'influence des Jésuites est telle que le pape contraint à publier un bref secret suspendant et déposant l'archevêque d'Utrecht et nommant, à sa place, un proto-vicaire apostolique De Cock. Utrecht rejette ce vicaire apostolique et, la rupture entre Rome et Utrecht s'amorce. L'Archevêque Codde, qui était toujours à Rome, ne fut pas informé de sa suspension, ni de sa déposition et l'apprit par des lettres qu'il reçut de ses amis de Hollande. Il ne fut informé ni du nom de ses accusateurs, ni des charges retenues contre lui. Il ne put même pas se défendre et même le canoniste ultramontain, Hyacinthe de Archangelis, émit une opinion officielle qu'un vicaire apostolique avec les droits d'un ordinaire, comme Codde l'était sans aucun doute, ne pouvait être déposé aussi arbitrairement. Les Chapitres d'Utrecht et d'Hhaarlem décidèrent unanimement de ne pas reconnaître De Cock, le Pro-Vicaire Apostolique, sur les terres sur lesquelles le Pape n'avait aucun droit canonique pour déposer même un Vicaire Apostolique, encore moins un archevêque, sans motif ni condamnation.
1708. Le pape Clément XI a institué la fête de l'Immaculée Conception comme jour saint d'obligation.
1724. Aux Pays-Bas, la séparation formelle du Vieux-Catholicisme d'avec le Catholicisme romain survient sur la question de l'autorité papale. Cette séparation donne naissance à la toute première Eglise Vieille-Catholique.
1774. Le pape Clément XIV meurt et son successeur se montre moins favorable à Utrecht. La pression constante des Jésuites contraint Rome à déclarer que le siège d'utrecht a pris fin avec la Réforme, et utrecht est forcée de rompre la communion avec Rome. Pendant les 260 années suivantes,l Rome continue à condamner la hiérarchie d'Utrecht et de l'accuser injustement de jansénisme.
1796. Napoléon, farouche opposant à l'autorité civile de l'Eglise, envahit et dissout les Etats pontificaux, qui furent restaurés une dernière fois en 1815. Une petite enclave à Rome est le siège de l'Eglise Catholique romaine actuelle.
1850. L'Eglise vieille-Catholique. Le terme fut d'abord employé pour désigner des groupes s'étant séparés de l'Eglise Catholique romaine en raison des divergences doctrinales, principalement liées à l'autorité papale. Certains de ces groupes, notamment aux Pays-Bas, existaient déjà bien avant que le terme ne soit forgé.
1852. Naissance d'Arnold Harris Mathew (Montpellier, France).
1853. Le pape Pie IX reçut du Roi Guillaume II des Pays-Bas des garanties, des garanties de liberté religieuse et rétablit la hiérarchie catholique romaine aux Pays-Bas. Celle-ci coexista avec le diocèse vieux-Catholique d'utrecht. Dès lors, aux Pays-Bas, la hiérarchie d'Utrecht fut désignée sous le nom d'Eglise Vieille-Catholique afin de la distinguer des Eglises en union avec le pape. Selon l'interprétation de l'Eglise Catholique romaine, l'Eglise Vieille-Catholique d'Utrecht maintenait la succession apostolique et son clergé célébrait des sacrements valides. Le diocèse vieux-Catholique d'utrecht est considéré comme la continuation du siège épiscopal fondé au VIIè siècle. Le pape Pie IX établit une hiérarchie une hiérarchie rivale aux Pays-Bas. Sa tentative de renverser et de centraliser son autorité s'est déroulée en trois étapes :
1854. La définition du dogme de l'Immaculée conception de la Vierge Marie, condition nécessaire au salut, fut proposée. Les évêques de toute l'Eglise n'avaient pas été consultés. Il s'agissait donc d'une doctrine nouvelle et, par conséquent, selon Tellurien et Saint Vincent de Lérins, d'une doctrine erronée.
1864. Promulgation du Syllabus des erreurs.
1869. Convocation du Concile Vatican I.
1870. Le concile Vatican I définit l'Infaillibilité du pape comme un article de foi. Des évêques font défection. La seconde constitution (dogmatique) sur l'Eglise, en quatre chapitres, fut introduite. Le premier chapitre définaissait l'institution de la primauté apostolique de Saint Pierre, une primauté de juridiction véritable et propre, et non pas seulement d'honneur ; le deuxième, la perpétuité de cette primauté de juridiction pour les pontifes romains ; le troisième, la juridiction ordinaire universaire du pape sur toutes les églises, ensemble et séparément, et sur tous les pasteurs et les fidèles ; le quatrième, l'infaillibilité papale lorsqu'il parle ex-cathedra, et l'irreformabilité de ses décisions. Une fois encore, l'Eglise romaine rompt avec la définition de la Tradfition sacrée de Saint Vincent de Lerins : "Ce qui a été cru partout, toujours et par tous", en définissant la Tradition comme : "Je suis la Tradition". Nombre d'évêques présents étaient des évêques titulaires italiens sans diocèse, sur le vote desquels Pie IX pouvaient compter. D'autre évêques furent soudoyés ou menacés pour les contraindre à voter en faveur de l'infaillibilité. Soixante évêques font séccession suite à cette déclaration dogmatique et rejoignet l'Eglise Catholique indépendante d'Utrecht.
La même année, la Communion vieille-Catholique est fondée par des évêques d'Allemagne, d'Autriche et de suisse, lors d'une réunion publique à Nuremberg, sous la direction d'Ignaz von Döllinger, à la suite de Vatican I. Rejetant les dogmes de l'infaillibilité et de la juridiction universelle du pape, ils sont appelés "Vieux-Catholiques" en raison de leur rejet du "Nouveau Catholicisme" et de leur attachement, en matière de foi, à l'Eglise primitive. En Allemagne, en Suisse et en Autriche, ceux aui ne peuvent accepter les décisions du Concile Vatican I sont excomuniés par le pape et se séparent de l'Eglise.
1873. L'Eglise d'Utrecht fut persuadée de consacrer un évêque aux Vieux-Catholiques allemands.
1874. Premier accord de Bonn de quatorze évêques entre l'Eglise d'Angleterre et l'Eglise Vieille-Catholique. La succession épiscopale est établie avec la consécration d'un évêque Vieux-Catholique allemand par un prélat de l'Eglise d'Utrecht.
1889. La Déclaration d'Utrecht. Les Vieux-Catholiques acceptent les sept premiers Conciles Oecuméniques et la doctrine formulée avant le schisme entre l'Orient et l'Occident de 1054, mais rejettent la communion avec le pape et un certain nombre d'autres doctrines et pratiques catholiques.
1906. Angleterre. La Commission royale nommé en 1904 pour enquêter sur les troubles écclésistiques, connue par la suite sous le nom de Commission du Rituel, remit sonrapport, suivi de la publication des Lettres d'affaires. A l'époque, on s'attendaitl à ce que le clergé de confession catholique, ainsi que leurs fidèles, soient exclus de la Communion anglicane et isolés par une loi du Parlement. Cela mena à des négociations avec l'Eglise Vieille-Catholique d'Utrecht et, finalement, à l'élection d'Arnold harris Mathew à l'épiscopat.
1908. La Mission Vieille Catholique Anglaise débute avec l'Archevêque Arnold Mathew qui est consacré le 28 avril 1908 par Gerardus Gul à Utrecht. De 1908 à 1919, aura lieu la Mission anglaise de l'Archevêque Mathew.
1909. L'Archevêque Mathew publie le Missel et le Rituel Vieux-Catholiques, préparés à l'usage des congrégations anglophones de vieux-catholiques. Il assiste au Congrès des Vieux-Catholiques à Vienne.
1910. Le 9 Décembre 1910, l'Archevêque Mathew publie une Déclaration d'Autonomie et d'Indépendance vis à vis de l'Eglise Vieille Catholique d'Utrecht, à cause des spécificités croissantes d'anti-catholicisme au sein des Eglises Vieilles Catholiques d'Utrecht, l'accusant d'être devenue trop libérale et trop protestante. Il expose les points de divergence entre les Vieux-Catholiques du continent, et ceux de Grande-Bretagen et d'irlande. Il inaugure l'Eglise Vieille Catholique au Royaume Uni (The Old Catholic Church in the United Kingdom, OCCUK), une Eglise indépendante, autonome et internationale, un membre de l'Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique.
1911. L'Archevêque Mathew consacre quatre évêque afin d'assurer la pérrenité de l'Eglise Vieille-Catholique en Grande-Bretagne en tant qu'Eglise pure, l'Eglise d'utrecht tant désormais considérée comme apostate. Sont consacrés l'archidiacre Francis herbert Bacon, le Chanoine Cuthberg Francis Hinton, le Père William Edmond Scott-Hall et le Père µFrederick Clément Christie Egerton. L'OCCUK entre en pleine communion avec l'Eglise Orthodoxe. L'Evêque Mathew est élu à l'unanimaité Archevêque vieux-Catholique de Grande-Bretagne et d'Irlande, et portera le titre d'Archevêque Métropolitain (de Londres). Le Pape Pie IX publie une bulle d'excommunication contre l'archevêque Mathew pour avoir conféré l'épiscopat sans avoir préalablement obtenu la permission du Saint-Siège.
1912. Mgr Gerassimos Messara, Prince-archevêque de Beyrouth et Légat du Patriarche Orthodoxe grec d'Antioche, rencontra l'archevêque Mathew pour discuter de l'union. Après des discussions logues et approfondies, il fut convenu que la foi de l'Eglise Vieille-Catholique, sous l'autorité de l'archevêque Mathew, était en pleine harmonie avec celle de l'Eglise Orthodoxe. En conséquence, le Prince-archevêque reçut solennellement l'archevêque Mathew et son rite au sein du Patriarcat Orthodoxe d'Antioche, et l'archevêque Mathew prêta serment de fidélité au Patriarche. Le 26 Février 1912, Sa Sainteté Piotr, pape et Patriarche d'Alexandrie, accepta également cette union. Ces actes d'union n'ont jamais été répudiés, ni par les Eglises Orthdoxes, ni par l'Eglise Vieille-Catholique de Grande-Bretagne.
1913. Le mouvement progresse en Ecosse et l'Archevêque Mathew consacre le Prince de Landas Berghes et de Rache à l'épiscopat comme évêque d'Ecosse.
1916. Afin de garantir lasuccession, l'Archevêque Mathew consacre le Chanoine Bernard Mary Williams.
1919. Décès de l'archevêque Arnold Harris Mathew le 20 Décembre à l'âge de 67 ans à South Mimms.
1931. Le second accord de Bonn unit l'Eglise d'Utrecht, l'Eglise Vieille-Catholique et l'Eglise d'Angleterre.
1970. L'Eglise d'Angleterre ordonne des femmes à la Prêtrise.
2003. L'Eglise Vieille-Catholique de Pologne quitte l'Union d'Utrecht sur sa prise de position sur l'ordination des femmes et l'homosexualité.
2010. L'Eglise Vieille-Catholique du Royaume-Uni est restaurée sous l'impulsion des évêques Doughty and Lycett.
2014. Le Synode Général de l'Eglise d'Angleterre approuve la consécration de femmes évêques.
2014. L'OCCUK déclare sa position sur la sexualité et l'accession à la Prêtrise et à l'Episcopat seulement aux hommes.
Depuis 2020. L'Archevêque Primat actuel de l'Eglise Vieille Catholique au Royaume Uni est Son Excellence The Most Reverend John Lycett. The Society of Traditional Old Catholics est établie.
En 2020, Le Chapitre de France est érigé. Son Supérieur est The Right Reverend Serge Burglé. Adhérents fidèles à la Sainte Tradition et à la définition de Saint Vincent de Lérins de la véritable Église catholique, et s'engageant à poursuivre la mission et l'œuvre de Mgr Mathew ; et surtout, désireux de servir le Seigneur et son peuple et de travailler uniquement pour la plus grande gloire de Dieu, Nous nous sommes réunis pour établir fidèlement des provinces et des juridictions de la SOTOC (The Society of Traditional Old Catholics).
En 2025, l'Ordre des Fidèles Compagnes de Jésus, un Ordre féminin, est créé au sein de la SOTOC.