Sablonnières conserve sa vieille église dont la construction, commencée au Moyen Âge, a subi plusieurs modifications au fil du temps.
Cette église se caractérise par plusieurs éléments remarquables, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur.
La plus ancienne représentation de l'édifice se trouve sur le plan terrier dessiné vers 1770. S'agissant d'une vue de dessus, seule la configuration générale du bâtiment apparaît, sans aucune indication architecturale hormis les contreforts.
Une description fort précise en a été donnée bien plus tard par Fernand Barès, d'après Jean Zivy, dans sa notice complémentaire à l'Histoire de Sablonnières de Bazin (1). Nous la citons intégralement en l'illustrant par des croquis tirés de cartes postales anciennes : « La configuration de cette église est la suivante : Son chevet (1) est normalement orienté vers l'Est. Elle comprend de l'Ouest à l'Est : une nef à trois travées (2) flanquée de bas-côtés, la croisée du transept (le bras Sud du transept débordant légèrement sur le bas-côté correspondant), la travée du chœur flanquée de deux chapelles (la chapelle de la Vierge au Sud (3), celle de Saint Antoine au Nord (18)), enfin le chevet affectant la forme d'une abside à plan pentagonal. Elle est construite en maçonnerie de moellons de grès ou de meulière, les contreforts (5) possèdent des pierres taillées de plus grandes dimensions. Le clocher (4) et l'entourage des baies sont de pierres de taille calcaires. La toiture est constituée de tuiles plates supportées par une fort belle et ancienne charpente (...) celle du transept Sud tombe en appentis (6) de la face Sud du clocher entièrement dégagée, la toiture du transept Nord (17) comme celle de la chapelle voisine (17) présente deux versants, son faîte est plus bas que celui de la nef principale. La toiture de la chapelle Sud (7) dessine deux versants ; enfin l'abside est couverte d'une toiture pentagonale (8). La base de la toiture est marquée par des modillons au chevet (9), aux chapelles latérales et au clocher (10). Parmi ceux du clocher, du côté de la place, deux présentent les traits d'un visage grotesque.
L'église s'ouvre sur la façade Ouest par un portail en plein cintre à deux voussures appareillées et clavées. Une porte latérale à arc surbaissé (11) permet un accès au niveau de la deuxième travée du bas-côté Sud, elle est surmontée d'une niche (12) abritant une statue du quatorzième siècle représentant saint Martin à cheval partageant son manteau à l'intention d'un autre personnage (...) Un porche latéral, démoli au XIXe siècle (...) précédait autrefois ce portail. L'église voit le jour par les trois baies du bas-côté nord, les deux baies du bas-côté sud (13), au nord et nord-est par les trois baies du transept nord et de la chapelle de saint Antoine, au sud et au sud-est par les trois baies de la chapelle de la Vierge ; enfin vers l'est par les cinq baies de l'abside. Le clocher de plan carré comporte sur ses quatre faces deux baies géminées avec, au milieu de chacune d'elles, une fine colonnette à chapiteau de feuillages ».
Nous ajoutons quelques remarques supplémentaires : Au niveau du clocher, on observe la présence d'un épi en pierre à chaque extrémité du faîtage et on note que se dressait autrefois sur sa pointe occidentale un clocheton de même forme qui fut démoli en 1858 et remplacé par une tourelle octogonale édifiée au centre du faîtage et couverte en zinc (16). On observe aussi, sur les faces est et ouest du clocher, que les baies sont partiellement occultées par les toitures de la nef et du chœur, ce qui indique que ces dernières ont été exhaussées par rapport à leur niveau originaire. Pour le reste, nous signalons les croix en pierre qui surmontent toujours le chevet et le pignon ouest, ainsi que les deux tourelles d'angle en poivrière qui se détachaient jadis de part et d'autre du transept (14), comme on peut le voir sur plusieurs cartes postales des années 1900. On y voit aussi très nettement, accolé au chevet, à l'angle sud-est, un petit appentis (15) qui existait déjà au XVIIIe siècle (il est visible sur le plan terrier de 1776) et qui a été démoli plus tard, tout comme d'ailleurs le clocheton et les tourelles. Enfin, sur la façade occidentale, à droite du portail d'entrée, l'entourage d'un oculus depuis longtemps muré demeure visible.
Le carré du transept surmonté du clocher et les trois travées de la nef sont les parties les plus anciennes, vestiges de l'église primitive. Les autres parties ont été ajoutées ultérieurement et parfois reconstruites au fil des délabrements. La construction de l'édifice que nous connaissons s'est échelonnée pour l'essentiel du XIIe siècle au XVIe, voire au XVIIe. L'étude du bâti indique qu'une importante campagne de travaux a eu lieu au XVIe ou au XVIIe siècle, avec la reconstruction du bas-côté nord et vraisemblablement un remaniement du clocher : cette partie de l'édifice se caractérise en effet par des contreforts en grès sur la face nord (alors que ceux de la face sud sont en meulière) et un appareillage différent, signes de nouvelles techniques de construction. Nous ne disposons malheureusement pas d'archives permettant de connaître l'époque et la nature exactes des travaux.
A partir du XIXe siècle, en revanche, plusieurs documents signalent le mauvais état dans lequel cette église se trouvait et détaillent les multiples réparations ou transformations, tant extérieures qu'intérieures, qu'elle a subies. La statue en pierre de saint Martin partageant son manteau fut restaurée en 1806 (au prix de 30 francs que le curé se fit rembourser par la commune). Le 14 mai 1809, le conseil municipal accepta un devis pour des réparations à faire à l’église dont on ne connaît pas le détail mais le 15 décembre, il constatait la conformité de travaux de couverture, revêtement des piliers des tourelles réalisés par le maçon Vizard pour 130 livres (sic). Dans les années qui suivirent, le porche de la porte latérale fut démoli en raison de son délabrement et des ouvertures furent condamnées, notamment un oculus donnant sur la rue Mesle, au-dessus de la cuve baptismale, à la place duquel fut établi un retable surmonté de colonnes cannelées et orné d'une corniche et sur lequel reposait une statue de sainte Marguerite). Des travaux de réparation de toiture furent votés sur le budget de 1838 pour 200 francs.
Un coq de clocher en zinc fut installé en 1858. En 1861, la fenêtre du milieu de l'abside fut ouverte. Dans le même temps, la grande porte et celle de saint Antoine furent doublées. Du 1er mars au 1er octobre 1865, on édifia une nouvelle sacristie qui fut inaugurée et bénie le 1er novembre. A l'emplacement de l'ancienne sacristie, on construisit un rocher surmonté d'un dôme en tôle et destiné à abriter une statue de la Vierge.
En 1882, la toiture fut réparée aux endroits où elle était en mauvais état. (2)
Malgré ces réparations, l’église commença à se dégrader sérieusement à partir de 1905 et à compter de la séparation de l'Église et de l'État, aucune grosse réparation ne fut plus réalisée. Trois décennies plus tard, l'édifice se trouvait dans un état pitoyable que le père Roussel, curé de Bellot desservant aussi Sablonnières, signala au maire à plusieurs reprises. Le 21 mai 1913, il attirait son attention sur des fuites de toit qui occasionnaient la pourriture des objets du culte, des voûtes et des murs, ainsi que sur l'état de plusieurs vitraux brisés, et réclamait la réparation en urgence des toitures de l’église et de la sacristie : face à l'indifférence de la municipalité, une habitante, Mademoiselle Célina Rousselet, paya la réparation d'une portion de toiture.
Rappelant plus tard qu’une inondation avait détruit le carrelage en 1918, le curé insistait sur l’humidité et l’insalubrité de la sacristie tout en alertant le maire sur l'état de l’appareillage de la cloche. Les années passant, la situation empira et le constat était édifiant : la pluie pénétrait à l’intérieur de l'église, creusant les dalles et rongeant les poutres ; la cloche était muette ; le clocheton menaçait de s'effondrer et des feuilles de zinc qui le recouvraient s'envolaient lors de chaque tempête ; plusieurs vitraux avaient été cassés par des enfants et lors de la construction de l'école des filles en 1913. Le 17 mars 1933, le curé alertait à nouveau le maire sur l'urgence qu'il y avait à réparer la toiture nord qui était percée de grands trous et lui écrivait, le 26 juin, qu’une véritable inondation s’était produite le samedi précédent, au cours d’un mariage. L’évêque de Meaux, informé de la situation, prit lui aussi contact avec le maire pour envisager des travaux.
De son côté, la municipalité était parfaitement consciente des dégradations et prête à faire les réparations urgentes mais ne disposait pas de ressources suffisantes. La même année, le maire adressa à la préfecture une demande de subvention mais essuya un refus motivé par l’absence de crédits pour des travaux de cette nature, l’église n’étant pas classée monument historique. La situation semblait bloquée et l'église Saint-Martin paraissait vouée au triste sort que connut celle d’Hondevilliers, démolie en 1937. Toutefois, l'intérêt manifesté par l'évêché fut immédiatement relayé par la Sauvegarde de l’Art français, la plus ancienne association nationale de défense du patrimoine et premier mécène des églises et chapelles de France qui, sous l'impulsion de sa vice-présidente la marquise Aliette de Maillé, entreprit une véritable opération de sauvetage en s’engageant à couvrir une partie des frais, notamment en sollicitant le concours du Touring-Club de France et de l’Institut de France.
Après que le conseil municipal eût accepté dans un premier temps des travaux de couverture sur le clocher et sur les parties situées au nord et au sud de ce dernier (3), des travaux de plus grande envergure furent envisagées en 1937. Compte tenu de leur importance et de l’incertitude de disposer des fonds nécessaires, ils furent réalisés en trois tranches qui firent l’objet de marchés distincts.
Le premier marché, du 2 juillet 1938, comportait la suppression du clocheton qui avait été édifié au-dessus du clocher, la découverture et la recouverture sur lattis neuf avec les mêmes tuiles, la réfection de l’égout, des solins et du faîtage, ainsi que le ravalement du clocher et l’allongement de sa croix. Le deuxième, en date du 6 août, concernait la toiture du transept et l’abside ; c'est à cette occasion que furent démolies les tourelles en poivrière qui se dressaient aux deux extrémités du transept. Le troisième marché, du 6 septembre, était spécifique à la nef : découverture et recouverture sur lattis neuf avec les mêmes tuiles, dépose et réfection du faîtage et des arêtiers, remplacement de l’égout, rejointement des rempants en maçonnerie, remplacement de chevrons et des tuiles manquantes. A l'intérieur, la totalité de l'église fut blanchie à la chaux et le sol de la sacristie fut cimenté.
Les travaux débutèrent le 15 juillet et furent terminés avant l'hiver. Plusieurs bénévoles prêtèrent leur concours, notamment les scouts de Saint-Jean-les-deux-Jumeaux durant l'été. A l'automne, la commune acheta une nouvelle corde pour la cloche (4) et l’inauguration par les autorités ecclésiastiques eut lieu le dimanche 30 octobre. Le coq, qui surplombait auparavant le clocheton, fut réinstallé sur le clocher, doté d'un roulement à billes par le mécanicien local Amédée Bourguignon.
Le 28 octobre, le conseil municipal se déclara « heureux de constater que la réfection du beau monument historique qu’est l’église est maintenant complètement terminée », se félicitant « de ce que cette restauration ait pu avoir lieu avant que la dégradation soit trop avancée » et exprimant sa reconnaissance envers les généreux donateurs et contributeurs. Il décida cependant de ne pas s'associer officiellement à l'inauguration décidée par l'autorité ecclésiastique pour le dimanche suivant. Le 30, l'inauguration eut lieu en présence de l'évêque de Meaux, de nombreux curés, de la marquise Aliette de Maillé vice-présidente de la Sauvegarde de l'Art français, des scouts de Saint-Jean et d'une foule importante de fidèles. Deux ou trois conseillers municipaux étaient présents à titre personnel et quelques villageois offrirent un vin d'honneur. La réception définitive des travaux eut lieu en juin 1939. (5)
Au total, les travaux coûtèrent 38 736 francs. Ils furent financés par une subvention communale de 10 000 francs et le produit de deux quêtes qui rapportèrent ensemble 2 800 francs (6), par une aide du Touring Club de France de 1 000 francs, par une aide de l'Institut de France de 800 francs et par une aide de la Sauvegarde de l'Art Français de 24 136 francs.
La charpente fit l'objet de nouvelles réparations en 1945 puis vers 1959. Entre temps, une partie de la toiture de la sacristie fut rénovée et des travaux de plomberie y furent effectués (7). En 1966 et 1967, les grillages de protection des vitraux furent tous remplacés et au mois de mars 1971, le reste de la toiture de la sacristie fut couvert avec de la tôle galvanisée peinte(8). En 1987, le conseil municipal décida une autre série de gros travaux de couverture et de ravalement du clocher. Malgré l'aval du Conseil général, le ministère de la Culture fit savoir que les travaux ne pourraient pas être inscrits au programme de 1988 faute de crédit. Le maire manifesta officiellement ses regrets auprès du ministère, en signalant l'urgence des travaux eu égard à l'évolution rapide des dégradations. Les travaux purent heureusement débuter l'année suivante et furent une nouvelle fois financés en partie par la Sauvegarde de l'Art Français. Ils réservèrent plusieurs mauvaises surprises (notamment le délabrement de la charpente soutenant la cloche) et générèrent des surcoûts. C'est à cette occasion que fut ajouté un fleuron en pierre sur le pignon occidental du clocher pour faire le pendant de celui qui existait déjà sur le pignon oriental, que fut installé un paratonnerre et que fut remplacé le vieux coq en zinc criblé de balles depuis la Libération (9). Le nouveau coq en cuivre, livré en mars 1990 et béni le 18 avril, fut mis en place le mois suivant. La couverture fut entièrement refaite au cours des années qui suivirent. En 2004, la porte latérale fut restaurée.
La face ouest
La face nord
La face est
La face sud
Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, l'église Saint-Martin possédait deux cloches. Une troisième, baptisée du nom de Marie-Constance, fut bénie et installée en 1787.
En 1789, sur ordre des administrateurs du district de Rozay, deux des trois cloches furent enlevées et probablement fondues pour fabriquer des canons. Leurs logements sont toujours visibles dans la charpente du clocher. Fendue et menaçant d'éclater, la rescapée qui pesait 387 kilogrammes fut refondue à Verdelot le 5 juin 1833 par Jean-Baptiste Hippolyte Antoine, fondeur à Neuilly-Saint-Front. La nouvelle cloche, d'un poids de 382 kilogrammes, fut bénie le 8 par le curé et baptisée par Louis Saint-Mars et Marie-Thérèse Gontier veuve Gergonne, qui lui donnèrent le nom de Marie-Louise-Thérèse. Elle porte les inscriptions suivantes : « L AN 1833 SOUS LA MAIRIE DE MR DELAMBRE » et « FONDUE PAR ANTOINE FILS DE NEUILLY SAINT FRONT ». Il s'agit d'une des dernières productions de ce fondeur reconverti en cafetier. (11)
Comme l'état général de l'église, celui de l'appareillage de la cloche se dégrada sérieusement à partir de 1905. On sait que le curé alerta la municipalité à ce sujet en 1918 et que les coussinets, dont le montage était devenu défectueux par l'usage (12), furent réparés en 1945.
Comme autrefois Marie-Constance, Marie-Louise-Thérèse est supportée par une belle charpente où l'on peut encore voir les emplacements de trois cloches. L'ensemble, indépendant de l'édifice, forme une cage parallélépipédique supportée par deux énormes poutres et dont la partie inférieure a dû être, en 1996, doublée de profilés métalliques pour être consolidée.
A une époque indéterminée, l'église fut dotée d'une horloge dont le cadran faisait face à la place. On n'en trouve malheureusement aucune représentation, mais les archives nous indiquent qu'il fut repeint au XIXe siècle. Elle révèlent aussi que le mécanisme fut déplacé en 1854 afin que les poids qui pendaient au milieu de l'église tombent plus bas vers le portail. C'est probablement lors de ce déplacement que le cadran fut supprimé.
L'horloge se trouve toujours dans les combles, contre le mur pignon donnant sur la rue Mesle.
Il s'agit d'une horloge verticale dont la construction peut être datée de 1700 ou environ. Les différents arbres qui supportent les roues, pignons et leviers sont maintenus dans une cage parallélépipédique en fer forgé assemblée avec des clavettes et reposant sur un socle en bois, fonctionnait grâce à deux poids aujourd'hui disparus (certainement en pierre) qui pendaient à des cordes enroulées sur deux tambours en bois et que l'on remontait grâce à une manivelle. Sous l'effet de la gravité, chaque poids déroulait la corde qui donnait alors un mouvement de rotation au cylindre et à la roue motrice qui entraînait un rouage. Chaque tambour correspond à un mécanisme différent : d'un côté le mécanisme de mouvement dont la fonction est de compter le temps (partie droite de la cage sur la photo) et de l'autre le mécanisme de sonnerie (partie gauche) destiné à sonner les heures.
Le mécanisme de mouvement comprend, outre le moteur (tambour et roue motrice à 124 dents munie d'un système anti-recul), une roue à 60 dents couplée à un pignon-lanterne à 12 fuseaux engrenant avec la roue motrice. Elle entraîne un pignon-lanterne à 6 fuseaux couplé à une roue d'échappement à 24 dents inclinées qui lance et arrête alternativement un ancre dont l'arbre communique ce mouvement d'oscillation à la fourchette qui le prolonge et qui entraîne elle-même un balancier. Le mouvement était renvoyé à l'extérieur de la cage par un arbre relié à l'unique aiguille du cadran qui indiquait seulement les heures.
Le mécanisme de sonnerie se compose du moteur (tambour et roue motrice à 64 dents dotée d'un rochet et de cliquets qui empêchent la rotation en sens inverse), d'une roue à 52 dents solidaire d'un pignon-lanterne à 8 fuseaux engrené par la roue motrice à 64 dents, et dont l'arbre porte un petit levier perpendiculaire qui actionne lors de la rotation un pignon-étoile à 6 branches monté sur un arbre portant à l'autre extrémité un pignon-lanterne à 6 fuseaux engrenant avec une roue de compte à 78 dents comportant 11 encoches sur son bord intérieur. La particularité de cette horloge, qui en fait un modèle rare, réside dans la position de cette roue, perpendiculaire aux deux rouages. A chaque tour de la roue de sonnerie, le petit levier fait tourner le pignon-étoile d'un cran, donc le pignon-lanterne d'un fuseau puis la roue de compte. Celle-ci avance d'une dent à chaque coup et fait un tour complet en 12 heures (78 = 1+2+3+.....12). Chaque tour de la roue de sonnerie permet aussi à la roue motrice d'avancer de 8 dents. Toutes les 8 dents se trouve sur cette roue une cheville agissant sur un autre levier dont l'autre extrémité comportant plusieurs perforations était reliée, via un filin, à un marteau situé dans le clocher (on peut voir au-dessus de l'armoire, fixée sur la charpente, une équerre de renvoi vers ce marteau) de sorte que le soulèvement du levier soulevait aussi le marteau qui retombait ensuite sur une des cloches. La roue de sonnerie engrène enfin avec un pignon-lanterne à 8 fuseaux dont l'arbre porte à l'autre extrémité un volant comportant à ses extrémités deux ailettes qui freinent le rouage en prenant appui sur l’air lorsque le volant tourne. Ce système de régulation permet que les coups sonnés ne soient pas de plus en plus rapprochés mais aient des intervalles à peu près identiques.
Afin que le rouage de mouvement déclenche la sonnerie, une liaison entre les deux mécanismes est assurée par un système de leviers : Toutes les heures, une cheville présente sur la roue motrice de mouvement (qui fait un tour par heure) soulève un levier de déclenchement terminé par un cliquet mobile. Un autre levier fixé sur le même arbre et qui bloque la roue de sonnerie en s’engageant dans une encoche de son rebord circulaire est alors lui aussi soulevé et libère le rouage de sonnerie. Celui-ci entraîne alors, comme expliqué ci-dessus, la rotation de la roue de compte sur le bord intérieur de laquelle appuie un levier palpeur monté lui aussi sur le même arbre. Lorsqu'il glisse sur le bord entre deux encoches de la roue de compte - dont le nombre et la distance intermédiaire permettent de frapper de un à douze coups consécutifs - le levier de blocage reste lui aussi position haute. Dès que le levier palpeur s'engage dans une encoche, le levier de blocage retombe et vient bloquer la roue de sonnerie, et ainsi de suite.
Suite aux constructions et remaniements successifs de l'église, son architecture intérieure se caractérise naturellement par des éléments datant d'époques différentes.
En entrant, on remarque immédiatement les deux rangées d'imposants piliers qui supportent de grandes arcades brisées séparant la nef des bas-côtés.
Ceux du carré du transept comportent des chapiteaux carrés à angles brisés datant vraisemblablement du XIIe ou du XIIIe siècle.
Datent également du XIIe ou du XIIIe siècle les chapiteaux de style gothique qui soutiennent l'arc séparant le chœur et la chapelle de la Vierge :
Les faisceaux de colonnettes à décor de feuillage soutenant les nervures rayonnantes de l’abside sont de la même époque.
La reconstruction du bas-côté nord, au XVIe ou au XVIIe siècle, s'est traduite par des différences de style avec le reste de l'édifice. On remarquera notamment les piliers cylindriques qui tranchent avec les piliers trilobés du côté sud et les chapiteaux remaniés dans le style toscan, caractérisés par un cylindre décoré de motifs floraux espacés, surmonté d'un tore orné d'oves.
Le plafond de l'église est entièrement voûté, selon un plan déterminé par la position des piliers et des contreforts :
La quasi totalité des voûtes date de la période du XIIIe siècle au XVe. Il s'agit de voûtes sur croisée d'ogives quadripartites, dont les voûtains et nervures reposent soit sur des piliers, soit sur des chapiteaux semi intégrés aux murs, soit sur des culots tenant également aux murs (voûtes des bas-côtés et des chapelles).
Le chevet, plus élevé, est voûté d'ogives avec formerets portés par des colonnes à chapiteaux à crochets. La croisée d'ogives est dotée d'une clé ornée d'une belle tête d'homme :
Le croisillon droit (chapelle de la Vierge) présente une voûte de même type. Celle du croisillon gauche (chapelle de saint Antoine), où d'importants travaux ont été effectués en 1555, est quant à elle ornée de liernes, tiercerons et clés pendantes ornées de feuilles d'acanthe, caractéristiques de la Renaissance.
En 1990, l’arc doubleau du bas-côté nord dut être étayé d’urgence en attendant la réfection de l’arc et des éléments de voûte qui en partent, qui n'eut lieu qu'en 1994.
Quatre des différentes clés de voûte qui maintiennent les croisées ont la forme d'un écu. On peut ainsi voir les armes de la famille de Brie sur celle de la troisième travée de la nef et les armes des Ravenel sur celle du chœur. Un troisième écusson qui semble avoir été surmonté d'une couronne a été martelé (peut-être portait-il les armes de Théophile de Catelan) ; un autre semble n'avoir jamais été utilisé.
Les voûtes ont fait l'objet de quelques réparations au cours des siècles. Un devis de travaux à faire en 1873, conservé dans les archives de la commune, mentionne le renouvellement de trois colonnes avec cintres en pierre de taille et de trois croisées dans le sanctuaire (c'est probablement pour ces travaux que le Conseil général accorda un secours de 300 francs en 1874). En dernier lieu, la voûte adjacente au grand vitrail a été renforcée à la fin du XXe siècle.
Pour éviter les inondations, le sol de l'édifice a été surélevé par tranches successives, de près d'un mètre au total et plusieurs fois remanié : en 1852, le sanctuaire fut relevé et parqueté ; en 1855, le sol de la chapelle de la Vierge fut parqueté ; en 1861, le niveau du sol fut rehaussé depuis l'abside jusqu'au banc d'œuvre et le chœur fut carrelé à neuf (une inscription au crayon à l'intérieur du socle de l'autel de saint Hubert découverte lors de sa restauration en 1997 fait état de cet exhaussement), ce qui signifie que le sol de l'église se trouvait auparavant, depuis la construction de la route départementale 31, à environ un mètre en-dessous de celui de la place ; en février 1864, le reste de l'église fut exhaussé. En témoignent les vestiges des arcades d'une piscine et d'un enfeu dont seule la partie haute demeure visible, la dissimulation sous le sol des bases rectangulaires des deux piliers d'entrée et la faible hauteur d'un bénitier accolé à l'un d'eux.
Un ancien revêtement en tomettes datant probablement du XVIIIe siècle se trouve en profondeur sous le dallage actuel.
Sous le sol du chœur et des chapelles se trouvaient plusieurs sépultures de notables, comme en témoignent les registres paroissiaux depuis 1640.
Il s'agissait avant tout de seigneurs locaux ou de membres de leur famille, qui étaient inhumés dans la chapelle dite de la Vierge ou du Saint Rosaire : ce fut le cas d'Anne Élisabeth Gaston de Ravenel le 12 janvier 1674, de Théophile de Catelan le 24 juillet 1721, de Marie-Marguerite Jamin le 18 juillet 1724 ; son époux René Théophile de Maupeou le 1er décembre 1734 ; Ambroise René de Maupeou le 23 mars 1763.
Les corps de certains prêtres desservants de la paroisse et de notables furent placés sous le chœur : le curé Nicolas Desfruits à côté du maître autel le 25 mai 1671, le procureur Jean Troche inhumé « près la balustrade » le 11 mai 1679, le curé Charles Anceau le 29 mai 1721. D'autres personnalités ou parents de prêtres furent inhumés sous la chapelle de saint Antoine : Marie Ravel le 16 janvier 1694, son époux Adrien Anceau le 16 juillet 1699, Marie-Anne Anceau le 12 mars 1708, Marie-Élisabeth Anceau le 22 novembre 1712, Michel Tétart écuyer et trésorier-payeur des gages de Messieurs de la Chambre des comptes de Paris (mort dans le château) le 7 avril 1720, Anne Duparcq le 30 juillet 1726, Pierre Duparcq (oncle du curé) le 26 octobre 1739, Jean-Charles Fosse tuteur des enfants Maupeou le 25 juin 1769. Le 3 janvier 1730, Jeanne Henry veuve du laboureur Louis Delahaye fut inhumée vis-à-vis la chapelle ve de saint Antoine. Plus nombreux furent ceux qui trouvèrent leur sépulture dans l'église, sans autre précision : le procureur Robert Dechambly le 21 septembre 1640, Marguerite Arou femme du prévôt Pierre Lorrain le 28 août 1651 puis leur fille Anne le 10 septembre 1652, Françoise Perdreau épouse du procureur Sanson Regnaud le 12 octobre 1651, maître Blaise Labiche marchand étainier le 29
octobre 1651 et plus tard sa belle-mère Marie Rémy le 2 avril 1655 puis sa veuve Madeleine Parot le 17 février 1658, Éléonore Goin femme du chirurgien Claude Simonnet le 4 février 1652, le procureur Nicolas Rayer le 23 janvier 1657, le vicaire Jean Debon le 4 octobre 1680, l'ecclésiastique Jean-François Rayer le 1er mai 1700, le procureur Pierre Dechambly le 8 décembre 1702, Maître Alexandre Vertemas bourgeois parisien le 27 septembre 1704, Philippe de Vaux écuyer et officier de l'hôtel royal des Invalides le 22 janvier 1714 (13), Jean-Baptiste-Thésé de Lisle valet de chambre du Marquis le 4 octobre 1733, sa veuve Catherine Delaporte le 17 mars 1745 et tant d'autres. Au premier trimestre 1740, trois enfants y furent aussi inhumés « à cause de la grande gelée » qui empêcha de creuser le sol du cimetière : Anne Aurélie Gillet le 27 février, Pierre Rousselet le 4 mars et Jean-Baptiste Desessart le 5 mars.
De 1640 à 1769, soixante-huit inhumations sont ainsi comptabilisées mais cette pratique était évidemment plus ancienne (14). Toujours est-il qu'à l'exception de la famille seigneuriale, ces inhumations intra ecclesiam cessèrent vers 1740, époque à laquelle fut ouvert le cimetière d'En-Haut.
Trois dalles funéraires disposées cote à cote dans le chœur témoignent de cette pratique. Les armoiries et les inscriptions gravées dans la pierre, malheureusement martelées à la Révolution et usées par le temps, sont devenues pratiquement indéchiffrables. Celle du milieu, en pierre blanche et dont les inscriptions sont totalement illisibles, recouvre probablement la sépulture d'un prêtre et a conservé son emplacement d'origine. Les deux autres, en schiste noir, étaient initialement situées dans la chapelle de la Vierge où étaient les sépultures des membres de la famille seigneuriale. Elles ont été déplacées lors de travaux en 1855, tandis que deux autres de même facture mais trop abîmées furent laissées sur place. L'une porte les mots « CI GIT MESSIRE ... DE RAVENEL... » et on peut lire sur l'autre « HIC JACET RENATUS DE MAUPEOU... » (Ci git René de Maupeou).
Les murs intérieurs et les piliers étaient autrefois ornés de peintures représentant des armoiries et des sujets religieux. La plupart de ces décorations ont malheureusement été recouvertes par le badigeon dont les surfaces furent enduites dès 1839.
Dans la chapelle de la Vierge, d'autres vestiges de peintures murales relatives à la Nativité disparurent à leur tour lors des travaux effectués en 1855 pour creuser une niche destinée à recevoir une statue de sainte Marguerite acquise l'année précédente. Parmi les rénovations maladroites qui furent décidées, il fut question en 1873 du crépissage des murs intérieurs et des huit piliers qui, s'il a été effectué, a certainement complété le recouvrement des anciennes peintures avant d'être finalement retiré.
Avec le temps, plusieurs traces de ces peintures ont réapparu sous un enduit qui s'est détérioré. Les coloris visibles aujourd'hui permettent de les dater du XVIIIe siècle.
Une autre litre de même modèle se trouvant derrière le retable de saint Hubert a été photographiée en 1994, lors de la dépose de l'autel en vue de sa restauration.
Il est probable que les écus formaient un bandeau autour du pilier.
A droite de l'autel de saint Joseph (chapelle de saint Antoine), on observe dans le mur un renfoncement où se trouve une piscine utilisée pour le rituel de purification.
L'édifice est éclairé par 17 baies dont trois avec remplage. Le chevet dispose d'assez larges baies en tiers-point, ébrasées, du XIIIe au XIVe siècle.
Plusieurs de ces ouvertures sont dotées de vitraux d'une belle facture, composés en 1873 par Bourgeois, à Paris. En 1994, les vitraux de saint Hubert, de saint Éloi et Vincent et de saint Martin et saint Antoine furent restaurés. La même année, le remplage en pierres de taille de la baie orientale de la chapelle de saint Antoine (au-dessus de l'autel de saint Joseph), qui était en très mauvais état, fut refait.
A l’intérieur de l'église, on peut découvrir un beau baptistère en pierre calcaire du XVe siècle. Il s’agit d’une grande vasque ronde de 108 centimètres de diamètre, à margelle octogonale reposant sur un pied cylindrique de plus petit diamètre et ornée d’un évêque mitré, debout sous un dais, de bustes (peut-être des saints), de feuilles et d’oiseaux picorant sculptés en relief :
Dans la nef, un pilier porte un Christ en croix en bois polychrome, que l'on peut dater du XVIIe, voire du XVIe siècle. A l'origine, il était placé avec plusieurs statues à l'entrée du chœur, sur une poutre qui traversait ce dernier d'un pilier à l'autre. Le curé Galland (qui desservit la paroisse du 8 avril 1833 au 5 août 1835) le fit déplacer au-dessus du maître-autel et fit retirer la poutre. On constate aussi que les deux bras de la croix ont été raccourcis et taillés en biais, probablement pour la loger dans une ogive.
L'édifice abrite aussi plusieurs statues en pierre, dont un groupe polychrome du XVe siècle représentant sainte Anne apprenant à lire à la Vierge, une Vierge à l'enfant sculptée entre le XIIIe et le XVe siècle (des traces de couleurs suggèrent une œuvre originairement polychrome), un saint Antoine ermite du XVIe siècle et un saint Nicolas de la même époque (la crosse a toutefois été remplacée par un bâton en bois), ainsi qu'une Vierge douloureuse en bois du XVIe ou du XVIIe siècle :
Avant 1833, plusieurs d'entre elles se trouvaient sur la poutre qui traversait le chœur. Elles furent déplacées une première fois entre 1833 et 1835 puis, en 1841, les deux statues de la Vierge furent placées sur des piédestaux en bois de part et d'autre de l'autel de la Vierge où elles se trouvent encore, tandis que celles de saint Antoine et de saint Nicolas furent disposées dans l'autre chapelle avant d'être déplacées plus tard derrière le baptistère.
Il existait autrefois une statue en plâtre de saint Potentien. Elle avait été confectionnée par le maître d'école Jean Barthélémy Delambre à la fin du XVIIIe siècle pour attirer à Sablonnières les pèlerins qui allaient invoquer ce saint à Hondevilliers. Cette statue, qui fut mutilée, fut cédée à l'église d'Hondevilliers où elle fut disposée au-dessus de la porte.
Trois autres statues anciennes mutilées doivent être signalées :
L'une (saint Eloi ?) en terre cuite du XVIIe siècle, est privée de ses deux mains.
L'autre, en pierre et datée de la même époque, représente saint Roch, parfaitement reconnaissable à son habit de pèlerin et à sa plaie à la cuisse. Des traces de chevillage sur le socle marquent la présence du chien, aujourd'hui disparu. Cet sculpture en pierre est incomplète de la tête, d'un bras en moins et d'une partie des deux jambes.
La troisième, exilée dans le clocher, a perdu les mains et la tête. Il s'agit d'une femme drapée, datée de la fin du XVIe siècle ou du siècle suivant. Des traces de couleur bleue sont visibles et des trous de scellement sont présents dans le dos.
L'église renferme quatre toiles intéressantes, dont une Vision de saint Hubert fixée sur le retable d'un autel (infra) et restaurée en 1997, ainsi que trois tableaux fixés aux murs : une Annonciation du XVIIe siècle (15), une belle Montée au Calvaire et un Saint Antoine et son cochon datant toutes deux du siècle suivant. L'Annonciation se trouvait au-dessus de l'autel de la Vierge avant d'être déplacé à droite de la chapelle en 1855. Le Saint Antoine a été acquis en 1838 par le curé Dugué en remplacement d'un tableau plus ancien et usé qui fut vendu plus tard par le curé Caucheteur. En 1997, l'Annonciation a été nettoyée, traitée, restaurée et retendue. Le Saint Antoine, qui se trouvait lui aussi dans un état critique de conservation, fit simplement l'objet d'un traitement antifongique curatif, d'un dépoussiérage et de la régénération du vernis.
D'autres œuvres ont disparu au fil des siècles : L'instituteur Paul Adrien signalait la disparition, avant 1840, de plusieurs tableaux dont un Christ qui avait été offert en 1838 par le marquis de Tressan et placé au-dessus du banc d’œuvre. Une Sainte Cécile était aussi mentionnée par Bazin et figure dans l'inventaire domanial de 1906. L'Histoire générale illustrée de Seine-et-Marne (1911) signalait un Christ janséniste et une carte postale écrite le 10 septembre 1935 lors d'une visite de l'église mentionnait un Saint Nicolas et les trois Enfants.
Sous le règle de Louis XVI, les murs de l'abside fut habillée de lambris en chêne qui épousaient la forme des murs et des colonnes. Ces boiseries ont été retirées lors de travaux de rénovation, probablement à la fin des années 1980.
Le mobilier de l'église comprend : un beau maître-autel en bois en forme de tombeau restauré en 1986-1987 ; une chaire à prêcher en bois taillé de même origine adossée à un pilier de la nef ; le banc d’œuvre qui lui fait face ; l'autel de la Vierge reposant sur deux pilastres d'ordre dorique avec encadrement en menuiserie peinte et dorée ; l'autel de saint Joseph également en bois peint et doré avec encadrement en menuiserie (quatrième quart du XVIIIe siècle) ; l'autel de saint Hubert au décor de faux marbre (restauré en 1999), caractérisé par sa forme de coffre trapézoïdal, ses parois vitrées, son retable en bois sculpté et peint convexe (restauré en 1997) épousant la forme du pilier d'appui, ses pilastres ioniques surmontés de pots à feu et par une Vision de saint Hubert sur toile ; l'autel de saint Martin placé lui aussi contre un pilier parallèlement au précédent ; un autel du Sacré-Cœur établi contre la paroi méridionale du transept.
Les pièces de menuiserie sculptées les plus anciennes (maître-autel, chaire, banc d’œuvre, stalles, autels de la Vierge et de saint Joseph) proviennent peut-être de l'atelier de Ducroc, à Villeneuve-sur-Bellot, où furent réalisées en 1776 les anciennes boiseries du chevet par un ouvrier nommé Maujois ainsi qu'en attestent deux cartes trouvées derrière ces dernières en 1851. Vers 1791, toutes les boiseries furent peintes et dorées par Mosnier, de Soissons. En 1834, celles qui étaient peintes furent vernies tandis que les bancs qui ne l'étaient pas furent peints en jaune. Des réparations furent effectuées entre 1837 et 1841. En 1851, les boiseries du sanctuaire - qui fut exhaussé - furent relevées puis peintes en couleur chêne l'année suivante. En 1853, les pièces en bois des côtés de l'édifice furent repeintes en jaune, les autels de saint Joseph et de la Vierge furent peints en blanc et le second entièrement doré et argenté grâce au produit d'une quête. En 1866, l'autel de la Vierge fut refait ; les stalles des chantres, la chaire et le banc d’œuvre furent repeints.
On peut voir aussi, dans le chœur, deux rangées de cinq stalles se faisant face. Plusieurs d'entre elles datant également du XVIIIe siècle sont dotées d'une miséricorde, petite console fixée à la partie inférieure du siège et permettant de prendre appui sur elle en se tenant debout lorsque l'assise pliante est relevée. En 1858, des stalles furent mises en place de chaque côté du chœur et le lutrin fut enlevé.
En 1833, une barrière fut posée devant le sanctuaire ; c'est probablement la grille en fonte avec main-courante en bois dont on trouvait encore il y a quelques années plusieurs portions entreposées dans la sacristie.
En 1855, à l'occasion des importants travaux réalisés dans cette partie de l'église, l'autel de la Vierge fut entouré d'une grille en bois.
D'après les réponses du curé Mazagot à une enquête sur les paroisses du diocèse de Meaux diligentée en 1826 (16), l'église de Sablonnières ne possédait aucune relique. C'est Monseigneur Allou, évêque de Meaux, qui lui fit don, au mois de février 1862, de reliques de saint Martin et de saint Hubert, certifiées et conservés dans deux médaillons en vermeil. Le curé Ferrand acheta à Paris deux châsses en bois doré vitrées, payés l'une par la fabrique, l'autre par la confrérie de saint Hubert. Ces deux châsses contenant les médaillons furent exposées dans le socle vitré de l'autel dédié au saint-patron, qui fut installé pour l'occasion contre un pilier de l'église. Les médaillons ont disparu depuis longtemps, les os étant simplement fixés avec du fil sur deux coussinets de tissu rouge. Plus étonnant encore, en 1991, dans ses annotations de mise à jour de la Notice historique de Bazin (17), Fernand Barès précisait que les deux châsses toujours visibles étaient vides. Huit ans plus tard, Jean Schelstraete indiquait que, très endommagées et vides, elles avaient été entreposées dans la sacristie entre 1984 et 1994 et que les ossements, retrouvés dans un placard de ladite sacristie cousus sur leur coussinet, furent replacés en 1999 dans les châsses restaurées, elles-mêmes remises en place dans le socle de l'autel dont la restauration venait également d'être achevée (18). Dominique Lefebvre, alors instituteur de la commune, se souvient que les ossements y avaient été retrouvés dans une boîte. Malheureusement, aucun certificat authentifiant ces ossements n'a été retrouvé. Aucune information n'apparaît davantage dans les actes administratifs du diocèse ni dans le livre des reliques conservés par le service des archives de l'évêché.
Ces reliques consistent, d'une part, en deux fragments d'humérus et, d'autre part, en un éclat d'os plus petit. Celle de saint Martin aurait été conservée par des religieuses lors de la Révolution. Pour Jean Schelstraete, celle de saint Hubert serait issue d'un morceau d'os plus important provenant d'un bras, conservé depuis la fin du XVIe siècle dans l'église de Beauvoir où il a été ramené des Ardennes par le seigneur des lieux, François d'Anglure (19). La sainte relique, authentifiée par l'inscription « Brachium sancti Huberti confessoris episcopi » puis par plusieurs documents manuscrits placés avec elle lors de son déplacement dans de nouveaux reliquaires à partir de 1676, demeura à Beauvoir jusqu'à la Révolution. A cette époque, le précieux reliquaire qui la contenait fut enlevé sur ordre du Comité révolutionnaire et des forcenés tentèrent de briser l'os. Toutefois, un officier municipal les en empêcha et, après avoir feint de l'enterrer dans le cimetière, parvint à le mettre à l'abri chez lui non sans qu'un petit éclat en ait été détaché lors de la profanation. Lorsqu'il restitua la relique à l'église, il conserva l'éclat dans le dessein de le transmettre à ses enfants, et le produisit en 1828, lors de son témoignage dans le cadre de l'enquête sur les reliques du diocèse (20). Enfin, un autre document conservé dans le reliquaire de Beauvoir précise que Monseigreur Allou authentifia une nouvelle fois la relique en 1854 après en avoir retiré la partie casée.
Il est ainsi très vraisemblable que la relique de saint Hubert qui se trouve à Sablonnières soit un fragment de celle de Beauvoir, bien que seule une analyse scientifique puisse le confirmer.
D'après l'inventaire dressé en 1906 à la suite de la séparation de l'Église et de l'État, mentionne notamment vingt bancs très usagés avec dossier, quatre petits bancs à deux places, un confessionnal, une stalle à huit places, trois sièges pour officiant et assistants, cinq bancs mobiles, six petits sièges en bois, vingt chaises avec prie-Dieu.
A la Révolution, les ornements et l'argenterie de l'église qui était paraît-il abondante furent pillés. Par la suite et jusqu'en 1822, on dut se contenter d'un ciboire en fer blanc et le cordonnier Henri Joannès offrit des lampes et des chandeliers en bois. En 1822, le curé Quicheron acheta un nouveau ciboire ainsi que douze chandeliers en bois tournés et peints en couleurs dont certains furent vendus en 1843 à l'église de Boitron, les autres peints en noir et utilisés pour les offices des morts. Il remplaça aussi un petit ostensoir à pied ovale et acheté un bénitier argenté (ultérieurement remplacé par le curé Ferrand) ainsi qu'un deuxième encensoir. Les lampes du chœur et de la chapelle de la Vierge furent progressivement remplacées par des lampes en métal argenté. Vers 1837, celle du chœur a été remplacée par une lampe provenant de l'église de Jouy-sur-Morin et installée dans la chapelle de saint Antoine. Une croix processionnelle fut aussi achetée à l'église de Montdauphin. Au début du XIXe siècle, grâce à la contribution de la Confrérie de la Sainte Vierge, une grande croix processionnelle et deux chandeliers d'acolytes furent achetés. Une paire de flambeaux d'autel argentés fut donnée par le curé Dugué en 1843. En 1859, le calice en cuivre fut remplacé par un nouveau en argent. Au mois de mars de l'année suivante, la Confrérie de la Sainte Vierge acheta une lampe en cuivre verni pour remplacer celle de l'autel de la Vierge. En février 1861, le ciboire fut remplacé. En 1864, les vases aux saintes huiles furent remplacés par de plus grands, deux lustres en cuivre doré furent achetés. En 1866, le curé acheta une paire de chandeliers d'acolytes en bronze verni à Pâques 1866, une croix de procession de même métal pour l'Assomption et une lampe gothique pour le maître autel, ornements qui furent payés avec le produit d'une loterie. La même année, l'abbé Biberon donna un calice en vermeil.
L'inventaire de 1906 qui énumère tous les biens appartenant alors à la fabrique mentionne en particulier les ornements qui se trouvaient dans l'église, à savoir notamment : un chemin de croix, quatre croix en métal blanc, une croix en cuivre doré, une petite croix en cuivre doré, quatre appliques, un lustre en verre, une suspension en cuivre, la veilleuse du maître-autel, douze chandeliers en cuivre doré, dix-huit chandeliers en métal blanc, deux candélabres, une corbeille avec fleurs en métal et deux troncs.
On y trouve aussi la liste des objets du culte : un aspersoir en métal blanc, un encensoir en métal blanc, un ostensoir, un ciboire en argent, un calice en argent, deux burettes en verre, les saintes huiles, missel et porte-missel, une sonnette.
Force est de constater que nombre de ces biens ont depuis disparu.
Après que le classement de l'église ait été refusé par la municipalité en 1926 (21) et fait l'objet d'une proposition vraisemblablement restée sans suite du sous-préfet lors d'une visite le 14 novembre 1974 (22), l'église Saint-Martin n'a été inscrite à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques qu'en 1986 (23), à l'initiative du maire de l'époque, Fernand Barès, soucieux de préserver l'édifice. Certains objets qui avaient suscité l'intérêt de l'administration du Patrimoine, avaient été classés bien plus tôt : les fonts baptismaux et la Vierge à l'Enfant le 29 décembre 1906 ; la Charité de Saint Martin le 5 octobre 1908 ; la Vierge douloureuse le 31 janvier 1938 ; la statue de Sainte Anne et la Vierge, ainsi que celle de Saint Antoine le 6 octobre 1972 ; celle de Saint Nicolas, la Montée au Calvaire et la Vision de Saint Hubert le 29 février 1980 ; la chaire et l'autel de saint Hubert, classés la même année ; en dernier lieu le maître-autel le 9 mars 1984. Ils se trouvent inventoriés dans la base Palissy du ministère de la Culture.
Le mobilier inscrit comprend aussi, depuis le 5 février 1979, la statue mutilée de Saint Roch, les toiles de l'Annonciation et de Saint Antoine et son cochon et les autels de la Vierge et de saint Joseph. Une statue de femme drapée (probablement celle qui se trouve dans les combles) a été inscrite le 4 mars 1980. Le Christ en croix et le banc d'œuvre l'ont été à leur tour le 23 juillet de la même année, puis la bannière de saint Hubert le 22 septembre 1982, ainsi que les bancs en bois mouluré de la nef et des bas-côtés le 9 mars 1984.
Nota : De l'église dépendait autrefois un presbytère situé à proximité. Celui-ci fut vendu comme bien national le 28 germinal an V et devint plus tard la propriété et la résidence du baron Boutillier et de son épouse. Le desservant de la paroisse était alors logé dans des conditions précaires et la commune décida, le 23 décembre 1821, d’acquérir une maison vendue par un nommé Le Fèvre pour un coût travaux compris de 3 020 francs pour en faire un nouveau presbytère. Elle revint toutefois sur sa décision le 12 juin de l’année suivante, préférant acheter l’ancien presbytère que Madame Boutillier désirait vendre suite au décès de son époux. Celle-ci s’engagea pour elle-même et son fils mineur à la vendre au prix de 3 750 francs (offre du 12 juin) et la vente fut conclue le 17 juin 1823 chez Maître Gaillet, notaire à Villeneuve-sur-Bellot. Cette propriété comprenait un bâtiment principal qui servit en même temps de logement pour le curé et de maison commune ; elle comportait aussi un jardin, une grange, une cour située du côté ouest et des dépendances (écurie, cellier) au nord. Le 27 mars 1837, le conseil municipal constatait l’état de vétusté du bâtiment et l’impossibilité de le réparer, pour conclure à la nécessité de sa reconstruction à neuf. Dans un premier temps, il fut proposé de le démolir et de réutiliser les matériaux pour édifier un nouveau presbytère (dont une salle servirait toujours de maison commune) au nord du jardin, en finançant les travaux par la vente de l’emplacement du bâtiment démoli, de la grange, de la cour, ainsi que de l’ancien cimetière situé sur la place à l’est de l’église et du cimetière d’en-haut situé à l’est du village, tous deux désaffectés. Finalement, la commune opta pour une reconstruction au même emplacement, moyennant démolition de la grange mais conservation de l’écurie et du cellier, vente des deux anciens cimetières et d’une bande de terre prise sur le jardin le long de la rue. La grange fut cependant conservée en vue d'y établir la nouvelle école du village et le nouveau presbytère fut construit peu après 1846. Il fut démoli dans les années 1880 et les matériaux furent réutilisés pour construire l'actuelle mairie-école.
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(1) Réédition de 1992.(2) Délibération du conseil municipal du 18 mai.(3) Délibération du 15 novembre 1937.(4) Cette acquisition fut décidée par délibération du conseil municipal du 26 septembre 1938. D'après la facture de la sellerie-bourrellerie Gutel-Bréban de Villeneuve-sur-Bellot du mois d'octobre, il s'agissait de vingt mètres de cordage de chanvre avec garniture cuir sur trois mètres. (5) Procès-verbal de réception des travaux du 27 juin.(6) Le 7 septembre 1937, le conseil municipal décidait de mettre à la disposition de la Sauvegarde de l'Art Français, pour financer les premiers travaux, non seulement une somme de 10 000 francs, mais aussi les 1 650 francs rassemblés lors de la première quête. Parmi les donataires, signalons l'écrivain Paul Claudel, qui envoya le 2 septembre 1938 à un prêtre un chèque de 200 francs dont moitié pour la restauration de l'église de Sablonnières dont il avait été informé par un bulletin (MILLET-GERARD, Correspondance de Paul Claudel avec les ecclésiastiques de son temps : le sacrement du monde et l'intention de gloire, vol. 2, Paris, Champion, 2008, p. 289).(7) La question de la toiture avait été mise à l'étude par délibération du 1er février 1949. En 1954, les ardoises furent remplacées par de la tôle ondulée, sauf les côtés nord et ouest (délibération du conseil municipal du 23 mars 1954).(8) Délibération du conseil municipal du 28 janvier 1972 votant un crédit pour les travaux.(9) Il fut descendu du clocher le 4 janvier 1990.(10) Louis Marie Cyprien Sarrazin, né le 9 janvier 1808 à Saint-Léger, s'était marié le 26 octobre 1835 à Sablonnières, où s'étaient établis ses beaux-parents. Installé comme chaudronnier et ferblantier à Rebais, rue Saint Nicolas, il exerça son métier jusqu'à sa mort (à Rebais, le 31 janvier 1862) avec son fils aîné, Gustave Eugène (la fille de ce dernier épousera le littérateur Médéric Charot en 1901 et son frère cadet, Arthur Édouard Sarrazin chaudronnier à Attainville, fut arrière-grand-père de l'acteur Guy Sarrazin dit Grosso, surtout connu pour son duo avec Michel Modo).(11) Les cloches du canton de Rebais, Bulletin de la Société littéraire et historique de la Brie, 1968, pp. 58-59.(12) Délibération du Conseil municipal du 30 mai 1945.(13) Né à Saint-Prix (Marne) vers 1659, de Nicolas de Vaux (baptisé en l'église Saint-Nizier de Troyes le 22 avril 1623, fils d'un passementier de même prénom) et d'Anne de Vallée, Philippe de Vaux avait épousé à Sablonnières, le 30 juin 1699, Marie Delabre (née à Chézy-sur-Marne le 28 juillet 1652, fille de Pierre Delabre, écuyer, receveur de la seigneurie de Vitry et de Simone de Lugny). Il était allié aux Rayer de Sablonnières par le mariage de sa belle-soeur Madeleine Delabre (v.1643-Sablonnières 10 févr. 1725) avec Denis Rayer (Sablonnières 20 juil. 1641-Sablonnières 15 mars 1710), bailli de Vieux-Maisons et prévôt de Villeneuve, dont le père Nicolas (+Sablonnières 23 janv. 1657) et le fils Louis François furent successivement baillis du Jariel.(14) Le registre paroissial de Bassevelle, à la date du 1er novembre 1618, indique que Marie du Blanchet fut inhumée dans l'église St Martin de Sablonnières. Paul Adrien indiquait, dans ses Renseignements sur l'église de Sablonnières, que les héritiers Simonnet payèrent en 1631 la somme de 42 sols et 6 deniers pour droit d'inhumation dans l'église (Archives de l' Évêché de Meaux, 8JV464). Jean Parot, dont la veuve Marie avait demandé à être inhumée dans l'église près de lui, y avait lui aussi été enterré avant 1640.(15) Ce tableau est une copie partielle et inversée de l'Annonciation de Philippe de Champaigne. Bien avant la restauration de 1984, la partie inférieure avait été refaite de manière assez rudimentaire sur un morceau de toile cousu horizontalement : Bulletin de l'Association des Amis du Petit-Morin, n°44, oct. 1985, p. 6 ; BELLOT (Marcel), A propos d'interventions d'artistes dans notre région, in Provins et sa région, Bulletin de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Provins, n° 142, 1988, p. 133-134.(16) Document conservé par la Bibliothèque diocésaine de Meaux.(17) Histoire de Sablonnières, Paris, Res Universis, 1992, p. 94.(18) Monuments et Sites de Seine-et-Marne, n° 31.(19) Un document de la fin du XVIIe siècle, accompagnant la relique de Beauvoir, indique : « La relique du bras de Saint Hubert a été apportée des Ardennes par feu messire de Givry, capitaine, maître de camp des armées du roy. Ledit seigneur de Givry de l'illustre maison d'Anglure est celui qui fut tué devant Laon en Laonnois et qui a fait bâtir à la glorieuse mémoire de son père le pieux mausolée qui se voit aujourd'hui dans la chapelle des seigneurs de Beauvoir, et ce fut sous le règne du grand Henry Quatre qui fut passant par ce lieu avant mesme qu'il ne fut catholique passé. Monsieur de Givry eut cette portion du bras de Saint Hubert en considération de sa piété à ce glorieux saint et par reconnaissance d'avoir protégé le pays des Ardennes durant les guerres et pour avoir particulièrement garanti cette vieille et noble abbaye qui est en ses frontières du pillage et des désordres de ses gens de guerre. Monsieur de Givry ne sachant pas ce qui s'observait ordinairement dans la translation des reliques ou ayant des troubles n'a point fait de procès verbal ou bien l'a perdu car il ne s'en est point trouvé lorsqu'on a changé les dites reliques de chasse ». L'abbaye en question est sans doute celle de Saint-Hubert en Ardenne où fut conservé le corps du saint patron jusqu'à sa mystérieuse disparition en 1568 lors des guerres de religion. Dès lors, comme l'a remarqué Schelstraete, celui qui a ramené le fragment d'os à Beauvoir ne pouvait pas être le seigneur de Givry mort au cours du siège de Laon - c'est-à-dire Anne d'Anglure (1562-1594) - puisque celui-ci n'était âgé que de six ans en 1568 et n'a jamais servi dans les Ardennes. Il s'agirait plutôt de son aïeul François d'Anglure, seigneur de Givry, qui fut gouverneur de Sedan, de Luxembourg et de Mouzon, mort en 1544. L'historien impute cette erreur aux nombreuses années qui s'étaient écoulées entre les événements et la rédaction du document qui les relate. (20) « Lui Chomé a vu les révolutionnaires profaner l'ossement, chercher à le briser en mille pièces, il avait arraché de leurs mains l'ossement avec un éclat qui s'en était détaché par un effet de leur violence, et qu'ayant fait semblant en leur présence d'enterrer le tout dans le cimetière, il avait emporté les précieuses reliques dans sa maison et les avait conservées respectueusement jusqu'à l'époque de l'ouverture des églises. Qu'alors, il les avait remises entre les mains de M. Mésange curé de Beauvoir depuis environ l'an 1784, et mort en ladite paroisse le 25 mars 1819. Il nous reproduit en même temps l'éclat dudit ossement qu'il avait voulu réserver au moment de cette restitution en nous priant de vouloir bien lui donner une lettre authentique pour cette partie d'ossement qu'il voulait transmettre à ses enfants. » (21) Délibération du conseil municipal du 11 février 1926 (Archives communales).(22) D'après les notes manuscrites de Maurice Couteau (Archives privées).(23) Arrêté du 20 novembre.Cette belle église a été mise à l'honneur à plusieurs reprises. Au début du XXe siècle, elle était fréquemment visitée par les membres du Touring Club à l'occasion des manifestations sportives qu'il organisait dans la vallée. Le 5 mai 1973 à 22 heures et pendant la période estivale, elle fut illuminée dans le cadre d'un circuit lumineux et sonorisé des églises de la vallée lis en place par le SIVOM de la Vallée du Petit Morin avec l'appui financier du Comité départemental du tourisme. Maurice Couteau relatait l'événement : « En présence d'un nombreux public, de plusieurs personnalités de la région et de tous les maires faisant partie du SIVOM, M. Séramy (sénateur, rdlr) tourna le bouton allumant les projecteurs, l'église apparut comme une précieuse estampe. En même temps, fut diffusé un texte, lu par le père François, qui évoqua l'histoire du village, de ses anciens seigneurs et qui présente les particularités architecturales et les œuvres d'art de l'église ». Cette manifestation semble s'être poursuivi quelque temps puisque le 8 juin de l'année suivante, les membres de l’association des Amis des Monuments et des Sites de Seine-et-Marne assistèrent à l'illumination après avoir, dans la matinée, bénéficié d'une visite commentée par Jean Zivy. L'église leur fut plus récemment ouverte en 2018 à l'occasion d'une assemblée générale tenue dans la commune. Depuis de nombreuses années, elle est traditionnellement le lieu de la messe de Saint-Hubert et, plus occasionnellement, des concerts y ont été donnés.
Lors de la journée d'orages du 1er août 2024, l'eau est montée à près d'un mètre, soulevant, déplaçant et endommageant le mobilier historique.
Le lendemain, le sol était recouvert d'une épaisse couche de boue et jonché de meubles chavirés et d'objets.
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contact : dpml@hotmail.fr Dernière mise à jour le 18 septembre 2024© Denis LochouarnReproduction interdite sans autorisation