La vie associative à Sablonnières remonte à la deuxième moitié du XVIIIe siècle, avec la création de deux confréries religieuses. Depuis, ont vu le jour divers groupements poursuivant des buts sociaux, professionnels ou culturels différents.
Du XVIIIe au XIXe siècle, la paroisse de Sablonnières était le siège de deux confréries vouées l'une à la Vierge, l'autre à Saint Hubert.
On sait peu de choses de l'origine de cette confrérie sinon qu'elle fut créée en 1782 par le curé Duparcq pour regrouper les jeunes filles de la paroisse. Probablement supprimée après la Révolution en application du décret du 18 août 1792 et rétablie ultérieurement, elle était encore florissante à la fin du XIXe siècle. Son objet précis nous est inconnu mais on sait qu'elle contribua à l'ornementation de la chapelle de la Vierge, dans l'église, jusqu'à la deuxième moitié du XIXe siècle. Le 7 décembre 1857, à la demande du curé de la paroisse, l'Évêque de Meaux autorisa son affiliation à l'archiconfrérie de Notre-Dame des Malades de Paris (1). La confrérie acheta une bannière pour la confirmation qui eut lieu au mois de mai 1862. Elle existait toujours en 1864.
Fondée en 1755 par le père Charles François Duparcq, la Confrérie de Saint Hubert rassemblait des fidèles de Sablonnières et des communes voisines autour du culte du saint patron des chasseurs. Elle aussi fut vraisemblablement supprimée en 1792 et rétablie sous le Consulat, la population pouvant alors renouer avec les vieilles traditions religieuses. Un Registre de la Confrérie de Saint Hubert conservé à la mairie nous renseigne sur son fonctionnement entre 1840 et 1884.
On peut y lire que la confrérie, présidée par le curé de la paroisse et désignant son trésorier (2), se réunissait une fois l'an au presbytère, généralement le lendemain de la fête de la Saint Hubert pour examiner les comptes annuels des recettes et des dépenses. Les recettes étaient constituées principalement des souscriptions des membres (reçues lors de la fête ou de démarchages), de la levée du tronc placé dans l'église sur l'autel de Saint Hubert (mais aussi, à partir de 1865, de celui la grotte) et du produit de la quête de la fête. Les dépenses étaient liées quant à elles à la célébration d'offices (rémunération du desservant, des chantres, des enfants de chœur et du bedeau pour les messes mensuelles, la messe annuelle de la Saint Hubert et les messes exceptionnelles lors du décès de confrères) et à l'achat d'ornements. Ce n'est qu'à partir de 1862 que des frais plus importants furent engagés pour construire et entretenir la grotte et sa fontaine puis, en 1873, pour la fenêtre de Saint Hubert dans l'église. A la fin du XIXe siècle, la confrérie finançait aussi de menus travaux d'entretien dans l'église (nettoyage d'un tableau en 1842, réparation du tronc en 1851, en 1880 du reliquaire dont elle avait financé l'acquisition en 1862, réparations de trois chaises de la chapelle et des fermetures des placards de la sacristie en 1881) et contribuait à la propreté des murs de l'édifice et de la place. Lorsque les recettes étaient supérieures aux dépenses, l'excédent était versé dans la caisse de la confrérie déposée entre les mains du trésorier pour être utilisé l'année suivante ou, s'il était modique, remis dans le tronc.
Un inventaire dressé en 1843 montre que la confrérie possédait quelques biens mobiliers. Il s'agissait à cette époque d'une lampe argentée, de deux chandeliers et un crucifix argentés nouvelle forme, de deux vases en verre bleu (achetés la même année), de deux nappes d'autel en toile garnies en tulle brodé, de deux nappes de dessous en toile unie.
Les comptes annuels indiquent quant à eux que la confrérie avait aussi une bannière de procession : il en fut confectionné une en 1847, brodée en laine avec galon ; une bannière neuve fut acquise en 1868 pour 150 francs. En 1862, la confrérie fit l'acquisition des habitants de La Noue d'un are de terrain dans la pâture des Hacots qui lui fut gratuitement concédé à perpétuité pour la construction de la grotte, ainsi que le droit de captage des sources environnantes et celui de planter des arbres aux alentours et d'en conserver le produit.
La confrérie atteignit son apogée entre 1862 et 1870 avec environ 500 membres actifs qui versaient une cotisation annuelle de 15 centimes, depuis de nombreuses années pour certains (par exemple, l'instituteur Paul Adrien entré en 1810). Elle comptait aussi quelques membres perpétuels - des prêtres pour l'essentiel - qui payaient 3 francs et 75 centimes. La quête de la fête de 1872 rapporta la somme record de 126 francs 25 centimes et, de 1871 à 1875, les troncs permirent de collecter en moyenne 42 francs par an ; de 1880 à 1883, ces sommes se trouvèrent réduites en moyenne à 5 et 9 francs. A la fin du siècle, la confrérie ne comptait plus que 200 membres (3). Elle disparut vers 1908 (4), date à laquelle le conseil municipal interdit toute procession religieuse.
Le culte du saint-patron des chasseurs connut un véritable renouveau en 1951 grâce à l'abbé Verbist (curé de Bellot desservant l'annexe de Sablonnières) et la fondation d'un Groupement Amical de Saint Hubert par « un groupe d’habitants et de chasseurs ayant décidé la rénovation de la fête de Saint-Hubert avec messe suivie d’un pèlerinage procession à la grotte fontaine de Saint-Hubert et suivie d’une fête foraine et grand bal ». La municipalité, estimant qu’une telle manifestation était susceptible de favoriser un regain d’activité dans la commune, se prononça en faveur de cette initiative (5) et accorda au groupement l'autorisation permanente de se rendre en procession à la grotte le jour de la fête (6). L'association monta en puissance (elle comptait 201 membres en 1967), organisant et finançant les festivités. Surgirent alors des problèmes d'organisation qui entraînèrent une défection (175 membres en 1970) et qui mirent un terme à ses activités : par lettre du 4 octobre 1971, le curé fit part à son président, M. Hanneton, de la tristesse avec laquelle il se retirait de l'organisation, considérant que les membres du Groupement Amical avaient démissionné dans les faits. Face à l'impossibilité d'organiser seul la Saint-Hubert, il se résolut à continuer de célébrer la messe mais s'en remit à la commune pour organiser la fête foraine et la venue du Débuché de Paris. Il écrivit le même jour en ce sens au maire mais celui-ci lui répondit, le 9 octobre, qu'il n'appartenait pas à la commune de prendre en charge des frais qui incombaient à un groupement privé. Dès lors, l'association périclita et la célébration fut organisée par le secteur pastoral.
L'idée de perpétuer la tradition était pourtant existante chez certains puisqu'on trouve, dans les archives de Maurice Couteau, un projet de statuts et de règlement intérieur d'une nouvelle Confrérie de Saint Hubert, sous forme associative, ayant pour but « le déroulement des cérémonies religieuses (messe et procession), la participation des Sociétés de Chasse du Canton, la collaboration des Sociétés équestres, le déroulement d'une fête foraine ». Cette association ne vit toutefois pas le jour.
Il fallut attendre 1998 pour que soit créée l'Amicale Saint Hubert, association loi 1901 ayant son siège à la mairie et pour objet l'organisation et la célébration de la messe de la Saint-Hubert avec procession à la grotte. Depuis 2005, elle a organisé d'autres manifestations annuelles, notamment un repas et un ball-trap, puis une brocante.
De nombreuses autres associations ont été créées au fil du temps pour des publics divers et autour d'activités variées :
Premier groupement sportif de la commune, cette association créée le 21 juin 1908 par l'instituteur Louis Lucien Lionnait avait pour objet l’étude et la pratique du tir (statuts du 1er juillet 1909).
Elle comprenait à l'origine une soixantaine de membres et organisait des séances de tir, des concours privés pour ses adhérents (concours inter-sociétaire lors de la fête de la Saint-Hubert) ainsi qu'un concours public annuel qui se déroulait en plusieurs parties (le jour et le lendemain de la fête communale et le 14 juillet), dans deux catégories : vétérans et juniors. Elle faisait aussi participer ses meilleurs tireurs à des concours extérieurs.
Mise en sommeil pendant la Grande Guerre, elle reprit ses activités en 1920 pour les cesser définitivement en 1931.
En 1886, à l'initiative du coureur-gymnaste Louis Saussus, champion français dit « L'Homme électrique » réputé pour avoir effectué le tour de Paris en 90 minutes, fut constituée une société de gymnastique dénommée La Revanche de Sablonnières et présidée par l'instituteur Lecamus. Le journal L'Éclaireur de l'arrondissement de Coulommiers du 6 novembre saluait la création de cette « institution patriotique ».
Près d'un siècle plus tard, en 1981, fut fondée l'Association de Gymnastique Volontaire. Celle-ci fit place en 2000 à l'Association Gym Féminine, remplacée en 2002 par l'Association Gym du Petit-Morin (AGPM) ayant son siège à la mairie.
Deux groupements, aujourd'hui disparus, avaient été organisés dans la commune pour les sapeurs-pompiers de Sablonnières.
Ce groupement associatif fut constituée le 2 octobre 1892 par la subdivision locale des sapeurs-pompiers. Dotée d'un règlement le 8, elle avait pour but de permettre d'adapter les manœuvres aux nouveaux et d'étudier dans les concours les nouveaux modes de sauvetage et de lutte contre les incendies. Elle était composée de membres actifs (les pompiers en exercice) et de membres honoraires (pompiers ayant 20 ans de service ou 50 ans d'âge) dont l'adhésion donnait aussi le droit de participer à la fête de la Sainte Barbe. Les membres honoraires, qui étaient au nombre de 46 à l'origine et toujours d'une quarantaine en 1908, étaient une soixantaine en 1927.
Ce second groupement fut créé 15 décembre 1950 pour subvenir aux frais des fêtes (notamment celle de la Sainte Barbe) et des concours ayant pour but le perfectionnement de l’instruction du corps local des sapeurs-pompiers (concours de pompe par exemple). Il fut dissout en 1973 et les fonds dont il disposait furent versés à la caisse des Pupilles des sapeurs-pompiers – Fédération Nationale. (7)
Sablonnières avait aussi, dès le lendemain de la guerre de 1914-1918, son Union Amicale des Anciens Combattants : créée le 6 janvier 1923, l'U. A. A. C. avait pour objet de « resserrer les liens de solidarité et de fraternité entre les anciens combattants de Sablonnières ». (8)
Elle comprenait à l'origine 75 membres, tous anciens combattants de 1914-1918, mais leur nombre a diminué au fil du temps. Ouverte par la suite aux anciens combattants et prisonniers de guerre de 1939-1945, d'Indochine et d'Algérie, elle ne comptait plus que 40 membres en 1967.
Plusieurs sociétés de chasse ont été créées à Sablonnières dans le premier quart du XXe siècle.
Le 8 août 1935, fut constituée la Société de chasse de Sablonnières (qui avait son siège à la mairie), dont le but déclaré était le respect de la propriété et de la réglementation de la chasse (9). Le 19 août de l'année suivante, fut créée la société de chasse à caractère communal de Sablonnières (10) dont les sociétaires avaient seuls le droit de chasser dans la commune (pour cela, soixante-deux propriétaires avaient abandonné leur droit de chasse). Chacune de ces sociétés avait son garde particulier (11). La société nommée Les Sangliers, groupement de chasseurs de Sablonnières qui lui succéda le 31 juillet 1939 (12), était encore très active vers 1960. Les deux dernières, qui avaient aussi leur siège à la mairie, avaient pour but la réglementation locale et le repeuplement en gibier.
L'Association des Amis de la Vallée du Petit Morin, consacrée à la défense de l'environnement et à l'histoire locale et qui prit part dans les années 1980 à l'inscription de l'église à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques avant sa dissolution en 1987.
La Chanterelle (siège à la mairie), issue en 1981 de l'ancienne Union Sportive et Culturelle de la Vallée du Petit-Morin active dans les années 1970, est vouée à l'organisation de spectacles de théâtre et de musique.
L'Association la Bib Bibliothèque de Sablonnières, créée en 2005 pour gérer une bibliothèque ouverte de manière régulière à tout public et promouvoir la lecture par des prêts en milieu scolaire (siège à la mairie), avait a pour ancêtre la bibliothèque communale fondée en 1864, avec seulement 90 volumes à l'usage des familles. Elle a cessé ses activités au début des années 2010.
L'association Art et Patrimoine a été créée le 10 mars 2006 par le couple Françoise et Michel Iché, pour sensibiliser les habitants de la commune sur la valeur historique, culturelle et artistique de la ferme du Domaine, développer, en liaison avec la municipalité, toutes actions susceptibles de favoriser la sauvegarde de ce patrimoine, créer un pole de développement économique et culturel par la mise en valeur du Domaine, participer au financement de petits travaux par l’achat de matériaux en liaison étroite et en accord avec la municipalité (siège à la mairie).
Les Amis de l'église St Martin de Sablonnières, créée en 2017 par Denis Lochouarn, a pour but la de stimuler et de promouvoir la conservation et la mise en valeur de l'église communale et de son mobilier (siège à la mairie) : https://sites.google.com/view/amiseglisestmartinsablonnieres.
Le club Sourires dans la Vallée a été fondé en 1985 pour réunir les anciens de la commune puis, depuis 2001, pour la création de liens entre les personnes de plus de cinquante ans et retraités de la commune et des communes voisines, l'aide à la résolution de leurs difficultés sur le plan administratif et social, l'organisation de sorties et de voyages, d'animations conviviales tels que des repas, et de diverses activités telles que la vente d’objets fabriqués par le club (cette association dont le siège est établi à la mairie, adhère à la Fédération des Clubs des Ainés Ruraux).
L'Association Familiale Rurale (A. F. R.) de Boitron-Hondevilliers-Sablonnières (siège à la mairie), a succédé en 1990 à l'Amicale des Trois Communes, avec pour but de grouper les familles vivant en milieu rural et d'assurer la défense de leurs intérêts matériels et moraux. Elle assura une garderie périscolaire, une initiation à l'Anglais pour les élèves de primaire, un cours d'Anglais pour les adolescents et les adultes, un centre aéré à la salle municipale, des spectacles et des sorties. Ses activités ont cessé en 2001.
L'association Scrabble dans la Vallée, créée en 1998 (siège à la mairie), vise à développer la pratique du jeu de Scrabble et organiser des compétitions dans cette discipline, ainsi que toutes manifestations visant à la promotion du jeu.
L'association Sablo-Jeunes, aussi créée en 1998 (siège à la mairie), cherchait à développer les activités et les loisirs pour la jeunesse du village, mais a malheureusement cessé ses activités en 2001.
Le Comité d'Animation de Sablonnières a été créé en 2002 avec son siège à la mairie, pour organiser les manifestations festives du village (arbre de Noël, brocante, cross...). Il fait suite au Comité d'Animation de la Salle Municipale Raymond Claret qui avait été créé en 2001, lui-même successeur du Comité d'Animation de la Salle Municipale créé en 1980 pour promouvoir les manifestations culturelles, sportives ou de loisirs et de gérer la salle municipale.
L'association Events tout terrain (34 Bois Frémy) ayant pour objet les activités récréatives et sportives à partir de 2015.
L'Association indépendante des parents d'élèves du regroupement pédagogique intercommunal de Boitron, Hondevilliers, Sablonnières créée en 2007 au 46 CD 222, Le Vautron, pour représenter les parents d’élèves au sein du R. P. I. concernant les activités scolaires et périscolaire de ce même RPI (siège) a été mise en sommeil.
L'association Rendez-vous en France a été créée en 2006 au 5, hameau de Marlande pour regrouper des guides-interprètes, pour faire connaitre leurs activités auprès des professionnels et du public français et étrangers, afin de promouvoir le patrimoine culturel de la France et des autres pays européens.
L'association Le Nil, créée en 2005 au 2, La Chenée est destinée à faire connaître l'Égypte et aider les handicapés dans ce pays.
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(1) Actes administratifs, 1862, Archives de l'Evêché de Meaux 248. P96.(2) François Nicolas Garnier en 1850, Jean-Baptiste Perrin en 1859, Pierre Joseph Rousselet en 1860, Pierre Joseph Desessard en 1866, Perrin en 1875.(3) BAZIN, Notice historique sur Sablonnières-en-Brie, Melun, Legrand, 1898, p. 69 ; LECOTTE (Roger), Recherches sur les cultes populaires dans l'actuel diocèse de Meaux, Paris, Mémoires de la Fédération Folklorique d'Ile-de-France, IV, 1953, p. 79(4) Voir l'article paru dans Le Pays Briard du 23 septembre 1975.(5) Délibération du conseil municipal du 29 octobre 1951 fixant la date de la fête au 4 novembre (Archives communales). (6) Délibération du conseil municipal du 25 février 1952 (Archives communales).(7) Liquidation des comptes le 20 janvier 1973 (Archives communales).(8) JO 23 janvier 1923, p. 787.(9) JO 4 sept. 1935, p. 9768.(10) JO 19 août 1936, p. 8984.(11) Le Démocrate du 16 septembre 1936, p. 2.(12) JO 28 août 1939, p. 10740.