Outre l'agriculture, diverses activités manuelles furent exercées à Sablonnières jusqu'au XXe siècle. Les besoins de l'activité agricole et de la vie quotidienne des villageois avaient engendré depuis fort longtemps un artisanat rural dont la variété et l'importance nous est révélée par les registres paroissiaux, les censiers, les minutes des notaires depuis le XVIe siècle et, plus récemment, parles listes de recensement de la population. Les métiers étaient nombreux et restèrent quasiment les mêmes pendant plusieurs siècles : charrons (1), maréchaux-ferrants (2), taillandiers (3), menuisiers (4), charpentiers (5), maçons (6), terrassiers et paveurs (7), tailleur de pierres (8), couvreur (9), tonneliers (10), fuseliers (11), tourneurs (12), tisserands (13), sabotiers (14), cordonniers (15), tailleurs d'habits (16), couturières (17). Vers 1760, le village avait son perruquier, c'est-à-dire son coiffeur (18). A partir des années 1770, le bourg avait aussi son boucher (19) et son charcutier. (20)
A la fin du premier quart du XIXe siècle, le monde artisanal n'avait pas considérablement évolué. Hormis de petits fabrications qui n'eurent pas une présence durable(21), deux métiers nouveaux dans la commune méritent d'être signalés : d'une part, plusieurs meuliers y sont recensés à partir de 1836 (22) ; d'autre part, le premier boulanger s'installe à la même époque (23) alors qu'auparavant, le pain était cuit dans les maisons ou dans un four commun.
Dans les années 1880, les métiers essentiels s'étaient maintenus et d'autres étaient apparus pour répondre à de nouveaux besoins : les listes de recensement mentionnent de manière plus ou moins éphémère des bourreliers (24), un galochier (25), un ébéniste (26), un distillateur (27), des équarrisseurs (28) et plusieurs coiffeurs. (29)
Cet artisanat a perduré au XXe siècle : le village avait toujours son boucher,
son boulanger, qui était aussi pâtissier et grainetier,
ses tonneliers et ses menuisiers,
ses maréchaux-ferrants,
ses maçons et entrepreneurs de bâtiment,
ses paveurs,
ses charrons (30),
et son équarrisseur qui officiait à la carnerie, clos équipé de fours situé dans le bois du ru des Moines, au-dessus du Vautron. (31)
A côté de ces activités devenues traditionnelles, d'autres avaient fait leur apparition dans la commune dans les premières années du XXe siècle : outre un apiculteur (32), on note la présence d'une corsetière (33), de modistes (34), d'un fendeur de lattes (35) qui employait plusieurs bûcherons, d'un fabricant de balais (36) et d'un plombier-zingueur (37). Il s'agissait aussi, avec le progrès technologique, de mécaniciens et d'électriciens. (38)
Cette évolution laisse penser que le bourg avait pris de l'importance, certainement en liaison avec l'ouverture de la gare et le développement de l'hôtellerie locale. Diverses activités existaient aussi dans les hameaux. Par exemple, un bourrelier était établi au Vautron dans les années 1900. (39)
Les berges des cours d'eau, les abords des mares et des sources résonnaient aussi depuis longtemps des cancans et des coups de battoirs des femmes qui venaient laver leur linge ou celui des autres.
A partir de 1880, elles purent exercer leur activité dans des lavoirs et certaines s'étaient établies à leur compte au début des années 1900. (41)
Comme toujours, l'artisanat rural a progressivement évolué, certains métiers disparaissant et faisant la place à d'autres. Dans les années 1930-1940, Sablonnières avait encore son boulanger (42), son boucher (43), son maréchal-ferrant (44), son charron, son menuisier et son ébéniste (45), ses maçons (46), son mécanicien. (47)
L'Annuaire du commerce de 1947 était loin d'être complet lorsqu'il signalait seulement un boulanger (48) , un charron (49), un maréchal-ferrant (50), un coiffeur (51), un bonnetier (52), deux couturier(e)s (53), un électricien (54), un maçon (55), un menuisier (56) et deux tonneliers (57). La même année, le conseil municipal autorisa l'ouverture d'une boucherie par M. Decarsin, de Viels-Maisons. (58)
Dans les années 1950, la commune avait son couvreur-zingueur (59) et son layetier (60). Plusieurs des artisans déjà mentionnés exerçaient encore leur activité au cours de cette décennie et de la suivante (par exemple le charron Marcel Rousselet, le menuisier Bataille et le mécanicien Bourguignon). Un autre mécanicien s'installa (61). Au Vautron, Louise Morel exerçait toujours le métier de couturière à son domicile.
A la fin des années 1960, une boulangerie était tenue par un nommé H. Legras. L'Annuaire officiel des abonnés au téléphone mentionnait toujours le couvreur Robert Léger, ainsi qu'un fabricant de bijoux en métaux précieux (62). On sait aussi qu'un garage (Charreton) a existé à La Chenée, le long de la route, dans la maison située au-dessus du cimetière (ancien hôtel de la gare). Le bâtiment a ensuite été transformé en maison d'habitation.
Cependant, avec le temps et les mutations technologiques, de nombreux métiers artisanaux ont disparu. Le cas de Jules Métais, maréchal-ferrant depuis 1936 puis forgeron, est caractéristique de ces changements qui ont profondément affecté le monde rural : du fait de la suppression des chevaux dans les cultures, cet artisan n’avait plus de travail en 1963. (63)
Par la suite et pendant de nombreuses années, la présence de l'artisanat a été réduite au secteur du bâtiment. Pour la petite histoire, on peut voir à l'entrée du bourg, apposée sur un petit bâtiment au n° 5 de la route de la Vallée entre 1985 et 1996 d'après le numéro à huit chiffres, la plaque d'un de ces petits entrepreneurs qui en réalité n'y exerça jamais aucune activité (Photo D. L. 2009) :
En 1995, on recensait deux entrepreneurs de maçonnerie (64) et deux plombiers (65). Plus récemment, de nouvelles activités de services répondant parfois à des besoins plus modernes ont vu le jour. Plusieurs entreprises aujourd'hui disparues ont été crées : un frigoriste (66), une entreprise de charpente et couverture (67), une entreprise de maçonnerie (68), une entreprise de travaux de finition et rénovation (69), un ébéniste (70) et diverses activités manufacturières. (71)
Il reste à Sablonnières une entreprise de services (72), quatre entrepreneurs de maçonnerie (73), deux menuisiers en bois et PVC (74), deux plombiers-chauffagistes (75), une entreprise de rénovation de bâtiments (76), une entreprise de revêtement de sol et de murs (77), un petit centre de loisirs de plein-air sur la route d'Orly (78), deux haras (79) à La Chenée qui proposent aussi des activités de loisirs, deux gîtes avec salle de réception (80), un ramoneur (81), un maquettiste (82), une créatrice d'articles textiles (83), une entreprise de terrassement (84) et un électricien. (85)
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(1) Robert Doctin à la Chenée en 1705, 1706 et mort en 1728 ; Alexandre Doctin mort en 1726 ; Nicolas Tonnelier en 1730 ; Christophe Guyot père en 1732, 1734, 1771 et mort en 1778 ; Christophe Guyot fils en 1779, 1784, 1791 et 1798 ; Pierre Couesnon en 1776 ; Etienne Barthélémy Garnier à Coupigny, en 1762 et vers 1776 (mort en 1780) ; Nicolas Gautier en 1783, 1786, 1789, 1793, 1794, 1796, 1799, 1802 et 1804 ; Joseph Vadorin à La Noue en 1790, 1793, 1794 et 1795 ; Louis Pierre Colmont et Louis Alexandre Davesnes recensés en 1816 ; François Davesnes recensé de 1816 à 1841 ; son fils Jean Louis Davesnes recensé de 1836 à 1866 ; Alexandre Davesnes recensé de 1836 à 1846 et son fils Eugène Davesne, recensé de 1836 à 1866 ; Eugène Maillet recensé de 1866 à 1881 et cité en 1884 ; Jean-Louis Davenne et Emile Chaudé recensés en 1876 et 1886 ; Paul Chaudé recensé en 1890 et cité en 1902 ; Emile Rousselet cité en 1902, 1920 et 1937 ; Dormois cité en 1920. (2) Pierre Bruneau en 1519 ; Antoine et Nicolas Baudouin, à Hautefeuille vers 1640 ; Nicolas Baudouin cité en 1668 ; Hilaire Gobelet en 1670 ; François Guillin en 1680 ; Claude Hutinot mort en 1704 ; Louis Le Coq en 1707, 1716, 1721 et mort en 1724 ; Jacques Mauclerc 1724, 1726, 1732, 1753, 1771, 1776, 1777 et 1795 ; Pierre Prudhomme en 1771, 1773 et 1776 ; François Garnier en 1785, 1788, 1791, 1793, 1794, 1795, 1796, 1799, 1801, 1802, 1803, 1804, 1805 et recensé de 1816 à 1851 ; son fils Alexandre recensé en 1836 ; Jules Métais père vers 1850 et fils cité en 1902, 1920 et 1937 ; François Alexandre Garnier recensé en 1856 ; Jules Rose Savard recensé de 1861 à 1876 ; et son fils Ernest Savard recensé en 1876 (l'un d'eux fit faillite en 1876 selon L’Eclaireur de l’arrondissement de Coulommiers du 5 févr. 1876) ; Octave Minouflet recensé de 1876 et 1881, qui fut déclaré en faillite en 1880 (L’Eclaireur de l’arrondissement de Coulommiers, 12 juin et 24 juil. 1880) et quitta la commune pour travailler chez un maréchal de Montreuil-aux-Lions ; Eugène Philippon cité dans des annuaires de 1879 et 1884 ; Antoine Ménard recensé en 1886 et 1891 ; Edouard Grenier ; Louis Henri Salon en 1901. (3) Jacques Mauclerc père en 1749 ; Jacques Mauclerc fils en 1773, 1776, 1778, 1793, 1794, 1795, 1798, 1799, 1801 et mort en 1802 ; Jean-Baptiste Rousselet en 1805 et recensé en 1816 ; Jules Rose Savard recensé en 1851 et 1856. (4) Gilles Nitot à Marlande en 1678 ; Pierre Martin Gergonne en 1783 ; Bonaventure Gergonne en 1785, 1786, 1787, 1790, 1791, 1793, 1796, 1798, 1800, 1801 et 1802 ; son fils Pierre Martin Gergonne en 1794, 1796, 1800, 1801, 1802, 1803, 1804 et 1805 ; Hubert Aimé Boyer recensé de 1836 à 1856 ; Jean Alexandre Delambre, recensé en 1846, 1896 et 1906, qui avait été apprenti chez Boyer en 1836 ; Anatole Boyer (fils de Hubert) recensé de 1851 à 1891 et cité en 1902 ; Delambre cité en 1920 et 1937. (5) Maître Jean Charles Charpentier cité en 1749, 1775 et mort en 1791 ; son frère Jean-Baptiste Charpentier ; Jean-Claude Charpentier.(6) Louis Ducloz maçon de plâtre en 1565 (Archives nationales, Insinuations Y/102), Jean Monerat en 1668 et 1670 ; Claude Debray (v.1654-1694) ; Claude Bourguignon en 1705 ; Jacques Berjot en 1725 ; Jean Gilet en 1736 ; Pierre Lourdin le Jeune en 1748 ; Etienne Bony en 1752 ; Jean Jumain mort en 1782 ; son fils Toussaint Jumain en 1762, 1765, 1771, 1773, 1783 et mort en 1791 ; Jean Debray ou Debret père en 1762, 1803 et 1804 ; Pierre Perrin en 1766 ; Charles Charpentier avant 1770 ; François Baron en 1771, 1776, 1777, 1780, 1782, 1785, 1789 et 1801 ; François et Jean Bony ; Jean-François Bony ; François Picard ; François Debret ; François Baron, Nicolas Boucand au Rousset avant 1790 ; Jean François Debret fils à La Chenée en 1772, 1775, 1777, 1778, 1779, 1781, 1782, 1783, 1785, 1786, 1789, 1791, 1792, 1793, 1794, 1795, 1797 et 1802 ; Joseph Bony en 1777 ; François Picart à Marlande en 1779, 1780, 1782, 1785, 1786 et 1796 ; Nicolas Boucant en 1780, 1781, 1783, 1784, 1789, 1793, 1800 et 1805 au Jariel ; Pierre Nourry en 1782 ; Jean Bony en 1784, 1785, 1788, 1789, 1790, 1793, 1794 à Bois-Frémy, 1798 (à la cour Gaulier), 1799, 1801 et 1802 ; Jean Pierre Theneau en 1788, 1789 et 1791 ; Sinice Debret en 1796 ; Pierre Picard (fils de François) à Marlande en 1796, 1798 et 1805 ; Jacques Sinice François Debret à La Chenée en 1798, 1799, 1803 et 1804 ; Jean Louis Honoré Baron à Hautefeuille en 1799 ; François Debret en 1799, 1801 et 1803 et recensé en 1816 ; Pierre Lourdin en 1803 ; Louis Alexandre Romain Couesnon au Rousset en 1805 ; Jacques Debret à La Chenée ; François Piquart et son fils Pierre recensé en 1836 et en 1841 à Marlande ; Jean-Baptiste Deligny au Jariel recensé de 1816 à 1841 ; Louis Alexandre Couesnon au Rousset ; Pierre Joseph Fontaine au bourg ; Nicolas Fontaine et Louis Nicolas Garnier recensés de 1836 à 1866 ; Isidore Fontaine recensé en 1841 ; Joseph Alphonse Fontaine recensé de 1836 à 1851 ; Théodore Garnier recensé de 1836 à 1881 ; ses fils Joseph Garnier aussi en 1846 et Philibert Garnier recensé en 1856 ; Joseph Thibaut recensé en 1841 ; Ambroise Debret recensé en 1836 et 1841 ; Désiré Doyen recensé en 1846 ; Sinice François Debret recensé en 1816 et son fils Antoine Sinice Debret à La Chenée recensé de 1836 à 1846 ; Antoine Griffaut aux Brodards recensé en 1841 et 1846 ; son fils Xavier Griffaut recensé de 1851 à 1866 ; Ambroise François Philibert Fontaine recensé en 1856 ; Joseph Alphonse Fontaine recensé de 1856 à 1866 et en 1881 ; ses fils Joseph Victoire Fontaine recensé en 1856 et 1861 et Armand Fontaine recensé en 1856 et 1891 ; Jules Garnier père recensé de 1861 à 1876 ; Eugène Bourguignon recensé en 1861 et 1866 ; François Charzat recensé de 1861 à 1881 puis en 1901 et Victor Lefort recensé en 1861, 1891 et 1901 ; Joseph Fontaine établi au Montcel, recensé de 1866 à 1876 ; Philibert Fontaine recensé en 1872 et 1881 ; Pierre Joseph Fontaine et Alexandre Baron recensés en 1876 ; Jules Garnier fils recensé cité dans un annuaire de 1879 et recensé en 1881-1886 ; Jules Fontaine recensé en 1886 ; Gustave Cordellier et Eugène Salon recensés en 1886 ; Emile Delaitre recensé en 1886 et 1890 à La Chenée ; Octave et Prosper Couteau recensés en 1891 ; Gustave Delaitre recensé en 1891 et 1896 ; Octave Garnier et Adolphe Charzat recensés en 1881 ; Gabriel Baron recensé en 1881 et cité en 1882 et 1884 ; Théodore Bourjot recensé en 1891 ; Jules Garnier recensé en 1901 et cité en 1902 ; Gaston Pamplume recensé en 1901 et 1906 ; Lucien Mesle recensé en 1906 et 1911 ; Adolphe Charzat, Gustave Delaitre et ses fils en 1911 ; Emile Delaitre recensé de 1901 à 1911 ; Prosper Couteau en 1901 et cité en 1902 et 1920 ; ses fils Pierre et Maurice cités en 1937. Au XIXème siècle, certains étaient aussi fumistes (Garnier cité comme tel en 1879 ; Baron, également en 1879 et en 1884). (7) François Charzat entrepreneur des chemins vicinaux en 1856 ; Charzat cité comme paveur dans l'Annuaire du commerce de 1879 ; Adolphe Charzat recensé en 1911 ; Mesle cité en 1920.(8) Pierre Thomas avant 1760.(9) Joseph Bony en 1772.(10) Clément Nitot, vers 1720 ; Antoine Berjot (1703-1743) ; Alexis Bourguignon en 1781 ; Jacques François Fauvet en 1799, 1800, 1801 et 1804 ; Joseph Fauvet recensé en 1836 ; Jacques Fauvet recensé de 1836 à 1856 ; Rose Alexandre Loiseau recensé de 1851 à 1866 ; Henri Alexandre Loiseau en 1856 et 1861 ; Ernest Fauvet recensé de 1866 à 1911 ; Rousselet recensé en 1911 et cité en 1920 et 1937, Dormois cité en 1920. (11) Louis Bourguignon au Vautron en 1670 et 1680 ; Denis Bourguignon en 1748, 1769, 1778 ; Nicolas Bourguignon au Vautron en 1705 ; François Bourguignon au Vautron en 1776, 1782 et 1799 ; Eustache Bourguignon en 1750, 1778 et 1782.(12) Eustache Bourguignon en 1777 et 1781 ; François Bourguignon au Vautron en 1793 ; Félix Honoré Houdin recensé en 1836 au bourg et décédé en 1846.(13) Claude Leduc en 1670 ; Pierre Prévôt en 1696 ; Pierre Langlois en 1724 et 1732 ; Nicolas Gontier en 1728, 1732, 1734 et 1736 ; Jacques Fauvet en 1731 et 1733 ; Nicolas Le Clere au Rousset en 1736 ; Toussaint Fauvet en 1754 ; Jean Leduc en 1758, 1770, 1773, 1775 et 1782 ; Jacques Fauvet père en 1770 et mort en 1773 ; Nicolas Lagrange en 1771, 1772 et 1773 ; Joseph Doyen en 1751, 1765 et 1778 ; Charles Paquier Leduc en 1778, 1780 et 1798 ; Pierre Regnard en 1755, 1762 et 1778 ; Jean Lagrange au Vautron en 1763, 1780, 1796, 1797, 1798 « tixier en taille » et 1801 ; Nicolas Renard en 1781 ; Jean Pierre Leduc en 1784, 1788 et 1789 ; Henri Rahaut en 1791 ; Mensuis Morel au Jariel en 1792, 1793, 1795, 1796 et 1797 ; François Leduc en 1972 ; Pierre Nicolas Albassier au Vautron en 1795 et 1803 ; Jean Pierre Adnot, Jean Théodore Renard et Louis Casimir Hochet recencés en 1836 et 1841 ; François Antoine Couesnon recensé de 1836 à 1876 ; son fils Alexandre Couesnon recensé de 1836 à 1846 ; Onésime Brodard recensé en 1846 ; Alexandre Brodard recensé en 1851 et 1856 ; Alexis (Alexandre ?) Couesnon recensé de 1856 à 1866 mais cité en 1879 ; Louis Auvigny recensé en 1881 ; Couesnon cité en 1902.(14) Constant et Toussaint Longuel ou Longval en 1640 ; Eloi Le Bœuf en 1668 ; Claude Coyart en 1705 ; Nicolas Chérier en 1745 et 1755 ; Claude Cherrier en 1764, 1772, 1775 et mort en 1776 ; Nicolas Chérier en 1778 ; Jacques Lapchin en 1778, 1781, 1782, 1783, 1785, 1787, 1789, 1791, 1793, 1795, 1797, 1798, 1801, 1803 et recensé en 1816 ; Pierre François Cordelier à Bois-Frémy en 1783, 1785, 1791 et 1793 ; Jacques Toulot en 1786, 1794, 1802 et recensé en 1816 ; Jérôme Antoine Souard à la Noue en 1793, 1794, 1799, 1803 et 1804 ; Christophe Simon au Jariel en 1796 ; Nicolas Barbier en 1796 et 1797 ; Jean-Pierre Delétain à Bois-Frémy en 1798, 1799, 1800, 1803 et 1804 ; Nicolas Etienne Biberon en 1800, 1803 et 1804 ; Pierre Siméon Vaumarne, Théodore Barbier, Pierre Alain Lelu et Louis Prudent Gérard au Plessier recensés en 1816 ; Aimable Détanne recensé en 1816 et 1836 ; Zozime Honoré Perrin et Pierre Eugène Brodard recensés en 1836 ; Louis Prince Cherrier recensé en 1836 et 1841 ; Louis Armand Salomon recensé de 1836 à 1856 ; Pierre Nicolas Fontaine recensé de 1836 à 1861 ; Ambroise Mazure recensé de 1836 à 1866 ; Henri Couesnon recensé en 1841 ; Pierre Henri Couesnon recensé en 1846 (peut-être le même) ; Désiré Lourdin recensé en 1851 et 1856 ; Alexandre Roche recensé de 1861 à 1872 ; Louis Pierre Alexis Couesnon (fils de Pierre Henri) recensé en 1856 et 1861 ; Gésime Honoré Perrin recensé en 1861 ; Clément Fauvet recensé en 1872 ; Pierre Mazure recensé en 1876 ; Léon Léger recensé de 1876 à 1886 ; François Morlot de 1876 à 1886 ; Alexandre Bataille recensé en 1881 et en 1901 ; Eugène Bataille et son frère Jean Bataille recensés en 1886 ; Jules Lebon de 1886 à 1911 et cité en 1920; François Morlot recensé en 1891 ; Léon Léger recensé de 1901 à 1911 et cité en 1920 ; Arthur Hubert FRUTEL qui habitait à La Noue en 1902; Alexandre Morlot recensé en 1911 et cité en 1907 et 1920 ; Théodore Bataille recensé e, 1901 et cité en 1910 et 1920 ; Louis Lerouge recensé en 1906-1911 et cité en 1920 ; Lourdin recensé en 1911. (15) Toussaint Maupoix au Rousset en 1658 ; Thomas Chiboust au bourg en 1679 ; Jean Couesme en 1704 ; Pierre Prévost en 1763 ; Claude François Prieux en 1754 et1775 ; Me François Barthélémy dit Gérard en 1779 et 1780 ; Jean Louis Maillet en 1781 ; Henri Joanesse en 1802, 1803, 1804, 1805 et recensé en 1816 ; Nicolas Buisson né en 1785 et établi au Vautron et recensé en 1836 et 1841 ; Nicolas Arnould recensé en 1851 à 1891 ; François Méot recensé en 1886 ; Léon Leduc recensé en 1901 et 1906 ; Henri Ott en 1911 ; Pruvot, Duval et Payen cités en 1937. (16) Roch Lefebvre en 1668 ; Henri Dupont en 1733 ; Jean-Baptiste Fairand en 1772, 1773, 1774, 1776, René Barré 1772, 1773, 1775, 1780, 1781, 1792, 1793 et 1796 ; Louis Lourdin en 1774 ; Jacques Ferand en 1780 ; Me Jean-Baptiste Vizard en 1788, 1791, 1792, 1793, 1800, 1802, 1803 et 1804 ; Jacques Verron en 1752 ; René Barré en 1755 et 1769 ; Pierre Théodore Desgranges en 1804 ; Pierre Nicolas Cherrier au Rousset recensé en 1816 ; Alexandre Savard recensé en 1836 ; Antoine Blaireau recensé en 1846 ; Théodore Savard au Vautron. (17) Marie Marguerite Hiernard en 1770 ; Marie Madeleine Delétain en 1792 ; Marie-Anne Cornevin en 1796 ; Marie-Anne Stel en 1797, 1798 et 1800 (épouse Delétain) ; Marie-Lousie Barré en 1804 ; Frazine Raux épouse Barbier et Madeleine Bourdin recensées en 1816 ; Françoise Nitot épouse Raux recensée en 1816 et 1841 ; Eulalie Détanne, Françoise Rignot, Adélaïde Désobeaux, Félicité et Victorine Savard recensées en 1836 ; Anastasie Farcy, Pauline Rousselet épouse Boulon, Georgina Baudoin, Anastasie et Rosalie Souard recensées en 1841 ; Rosalie Rousselet recensée en 1841 et 1846 ; Louise Souard, Félicité Rousselet, Eléonore Rignot, Marie Constance Perrin, Isabelle Détanne, Françoise Salomon et Rosalie Loiseau recensées en 1846 ; Louise Rignot et Victoire Bourdin recensées en 1846 et 1851 ; Constance Baudoin épouse Voirin recensée de 1841 à 1851 ; Clémence Rignot épouse Rolland recensée en 1851 ; Clara Houssard épouse Boyer, Constance Badoin épouse Voirin, Irma et Marie Adrien recensées en 1856 ; Hermance Desgranges et Constance Baudoin épouse Gergonne recensées en 1861 ; Eugénie Charzat, Berthe Droguet épouse Manrot, Célina Droguet épouse Lebon, Constance Baudoin, Eléonore Barbier épouse Baudoin et Zélie Bonnefoy épouse Delaunoy recensées en 1881 ; Adélaïde Munérat, Berthe Griffaut et Marie Auffroy épouse Delétain recensées en 1886 ; Rose Houdot et Alphonsine Collin épouse Léger recensées en 1881 et 1886 ; Marie Scoupe épouse Fauvet, Marie Auffroy épouse Santiaggi, Juliette Daversin épouse Rousselet, Alexandrine Lebon, Louise Morel épouse Lourdin, Marie Clozier, Lucie Charzat épouse Rappeneau, Adèle Roche, Adèle Antoine épouse Soucieux, Eléonore Barbier épouse Baudoin, Octavie Gautier, Octavie Lefort, Marie Hulcot, Marguerite Garnesson épouse Delaitre et Eugénie Rousselet épouse Bourguignon recensées en 1901, Alphonsine Collin épouse Léger recensée en 1901, citée en 1902 et 1920 ; Germaine Bourguignon recensée en 1911 ; Lucie Juvinel épouse Frutel recensée en 1911 et citée en 1920 ; Mme Bourguignon citée en 1920 ; Mademoiselle Baert, Mme Grisollet et Mme Delambre citées en 1937. (18) Gabriel Antoine Rayer dont l'épouse décéda en 1761.(19) Nicolas Houdin ou Oudin cité dans les registres paroissiaux de 1774, 1778 et 1796 ; Louis François Perrotin arrivé en 1804, cité en 1805 et recensé en 1816 ; son fils Louis Alexandre Perrotin recensé de 1836 à 1866 ; puis le fils de ce dernier, Aimable Perrotin (1845-1910) recensé de 1876 à 1886 puis cité en 1902, qui céda le fonds de commerce en 1904 (Archives commerciales de la France, 22 juin 1904) à Gustave Guy, recensé en 1906 et qui revendit en 1909 (ibid., 24 févr. 1909, p. 247) à René Moutonnet recensé en 1911. Un nommé Louis Quin était aussi recensé en 1901. (20) Jacques Fauvet cité en 1771, 1773 et 1786 ; François Fauvet père recensé de 1816 à 1846 et François Fauvet fils recensé en 1846 et de 1861 à 1881 ; Alphonse Basile recensé en 1901.(21) Un cajotier du nom de Laurent François Cherrier fut recensé en 1816 seulement. (22) Abel Constant Mayeur et Romain Isidore Lagros recensés en 1836 ; Victor Hanneton, Denis Chérier, Joseph Giroux et Magloire Mauyeur recensés en 1841 ; Armand Clément Voirin et Louis Joseph Fauvet père recensés en 1851 ; Antoine Frédéric Fauvet, François Isidore Hulcot, Vincent Alexandre Ménard, Victor Hanneton et les frères Alexandre et Constant Loiseau recensés en 1856 ; Rose Loiseau, autre frère, recensé en 1856 et 1866 ; Alexandre Guillard recensé en 1851 et 1856 ; Eugène Isidore Camus recensé en 1851 et 1861 ; Rose Apollinaire Giroux en 1861 ; Joseph Labiesse en 1861 et 1866 (il était ouvrier en 1851) ; son fils Onésime Labiesse à Marlande recensé de 1876 à 1886 ; Léon Constant Thoral, François Voirin et Louis Alexandre Voirin recensés en 1881 ; Armand Voirin père et fils recensés de 1856 à 1881 ; Henri Voirin autre fils recensé en 1872 et en 1881 ; Léon Constant Thoral (beau-fils) recensé en 1866 , Rose Alexandre Lefort au Jariel... (23) Jean Romain Souard recensé en 1836. Lui succéderont Marie Alexandre Delambre recensé de 1861 à 1896 assisté de ses fils Amand et Désiré Delambre, puis Gérasime Leroy recensé en 1896, Amand Delambre recensé en 1901 puis son frère Désiré Delambre recensé en 1906, Louis Assailly cité en 1920 et Edmond Berthe cité en 1937. Un arrêté du maire de 1863 relatif à la marque des pains nous apprend qu'un boulanger de Villeneuve-sur-Bellot approvisionnait un dépôt de pain tenu par le vannier Eugène Cherrier (Archives communales). (24) Jules Lemistre recensé en 1891 ; Paul Bonnot recensé en 1901 ; Clovis Bourguignon recensé en 1911 et cité en 1920.(25) David Couesnon recensé en 1886.(26) François Raoul recensé en 1886 et 1891.(27) Charles Briquet recensé en 1876.(28) Alexandre Rolland actif en 1858, Victor Delaplace recensé de 1866 à 1876, puis Jean Delaplace cité en 1879 et recensé de 1881 à 1891 ; Armand Roger, qui exploitait une entreprise de battage à La Trétoire, y ajouta cette activité en 1891 dans un établissement « sis près le Vautron » (Le Démocrate, 10 juin 1891, p. 3) et l'exerçait encore en 1902 ; Jules Joseph Perrin (Bellot 1894-Billère 1971) recensé en 1906 et 1911.(29) François Anatole Bourguignon (fils du cabaretier jean Bourguignon) recensé en 1846 ; Léon Léger qui était sabotier-perruquier cité en 1879 et recensé de 1886 à 1901 et cité en 1902 ; Alexandre Michon recensé en 1876 et 1881 ; Bourguignon cité en 1890 ; Frutel cité en 1902 ; Léon Bourguignon cité en 1920 et 1937. (30) L'état civil mentionne Paul Emile Chaudé (1900, 1901, 1903, 1907, 1910) et Emile Alexandre ROUSELET (1904, 1907, 1909, 1910).(31) Jules Joseph Perrin (1860-1942) qui travaillait avec son fils Achille (avant 1911), puis son autre fils Charles. Un arrêté préfectoral du 24 août 1927 autorisa ensuite Paul Adrien Thiboulet à exploiter un clos d'équarrissage au lieu dit Les Carrés (Le Démocrate, 12 oct. 1927, p. 3). Un nommé Victor Henri semble avoir exercé plus tard cette activité (Le Briard, 20 juin 1941).(32) Delambre recensé en 1911.(33) Mme Bourguignon citée en 1902 et 1911.(34) Mme Morlot née Arnould citée en 1902 et 1920 ; Désirée Chouteau épouse Clovis Bourguignon recensée en 1906.(35) Clovis Malherbe recensé en 1906.(36) Victor Henri à Maison-Neuve recensé en 1906.(37) Jules Mercier recensé en 1901.(38) Amédée Bourguignon ; Philippe "Maurice" de Cléemputte, Léon Hanneton cité en 1937. En 1923, Amédée Bourguignon établi le long du chemin n° 31, installait devant son atelier une cuve enterrée de 3 000 litres avec une pompe à essence Gilbert et Barker ; il allait devenir le premier garagiste de la commune. (39) Clovis Alexandre Bourguignon, cité dans un acte de l'état civil de 1900 et dans le recensement de 1906.(40) Lucie Delphine Marlet (La Trétoire 10 mai 1865-Sablonnières 26 mars 1946) et Louise Marlet (La Trétoire 29 déc. 1873-Rebais 30 nov. 1911) étaient respectivement l'épouse et la belle-sœur de Prosper Ludovic Couteau (1860-?) dont la sœur Rose Marie Couteau (1859-1948) avait épousé Emile Gustave Delaitre, père de Lucienne Albertine Delaitre (Sablonnières 18 sept. 1901-Marseille 31 juil. 1988). C'est cette dernière qui écrivit au verso de cette carte postale quelques mots destinés à son frère Gaston Georges Delaitre (Sablonnières 17 juil. 1894-Coulommiers 2 sept. 1979) qui avait été et blessé au combat en septembre 1915. C'est également elle qui, plus tard, écrivit au stylo, au recto, les prénoms de sa tante par alliance Delphine et de sa sœur Louise.(41) Adrienne Mercier, Alexandrine Delambre...(42) Bocart.(43) Coyard puis Kléber Levant qui s'installa ensuite à Bellot. En 1945, une boucherie chevaline (Crapart) était installée au rez-de-chaussée de la maison située à l'angle de la route de la Vallée et du chemin du Montcel.(44) Jules Métais fils.(45) Henri-Désiré Delambre et Mora, au Vautron (Le Démocrate, 30 mai 1931, p. 4).(46) Couteau notamment.(47) Amédée-Eugène Bourguignon (1886-1976), qui cessa son activité le 31 décembre 1957 (Bulletin Officiel du Registre du commerce, 1958, p. 2222, n° 1871). (48) Raymond Miché.(49) Rousselet fils.(50) Métais fils.(51) L. Bourguignon.(52) Pierry.(53) L. Baert et Grisollet.(54) Hanneton.(55) Couteau.(56) Michel Bataille (1913-1982).(57) Fauvet et Rousselet.(58) Délibération du 20 septembre 1947 (Archives communales).(59) Robert Léger.(60) Lucien Hochet (1911-1979).(61) E. Vanier.(62) SA Herink au Bois-Frémy, encore signalée en 1995.(63) Lettre du maire du 20 février.(64) Stéphane Nabet au Bourg et Technibat à La Chenée.(65) Roger Hubert au Plessier et Gérard Teyssandier à la Noue depuis 1989.(66) Opération Froid au Jariel.(67) Les Toits de Céline à Bois-Frémy, de 1991 à 2002.(68) Clément Sanchez, au bourg de 2005 à 2012.(69) M. Patrick Lefort - EURL PLF à Bois-Frémy de 2007 à 2011.(70) M. Samuel Guéville, 3 rue d'Avaleau, de 1996 à 2014.(71) SARL Delaforge, 36 route de la Vallée, de 1994 à 2003 ; Mme Claudine Dose à La Chenée de 2008 à 2013.(72) Marc Philippe Services, 8 rue du Montcel, de 2001 à 2016.(73) La SARL Entreprise Générale du Bâtiment Pascal Turbout au Plessier de 2001 à 2020, M. Pascal Chalier à La Chenée depuis 2013, Stéphane Hardy aussi à La Noue et José Domingues au Rousset de 2015 à 2017.(74) M. Frédéric Reignier au 38 rue des Hacots depuis 2008 .(75) M. Rémy Pierlot - SARL Pierlot Plomberie, au bourg depuis 2010 ; EURL Frédéric Plomberie Chauffage Sanitaire, 5 che de Villeneuve, à partir de 2015. (76) M. Franck Guillaume à Hautefeuille de 2010 à 2016.(77) M. Thierry Bony, 2B route des Brodards, de 2013 à 2015 ; AAD 77, 32 Bois-Frémy, à partir de 2017.(78) Les Etangs de Bois-Frémy.(79) Le Haras de la Chênée (1974) et l'EARL Haras des Ambres (M. Loup Briffaut depuis 2011).(80) Gîtes de La Chenée (M. Eric Herdt), 18 chemin de la Forge.(81) M. Henri Delaporte, 12 Le Vautron, depuis 2013.(82) Art du Petit (M. Stéphane Rogge), 5 bis rue du Montcel, depuis 2003 jusqu'à son départ de la commune en 2017.(83) Drôle de Bobine (Mme Isabelle Lochouarn), 21 Le Vautron, de 2014 à 2023.(84) MPP Terrassement, 34 Bois-Frémy, de 2015 à 2018. (85) Dominique Richomme au Vautron de 2015 à 2016.Une petite industrie rurale, intimement liée à l'activité agricole, existait aussi depuis fort longtemps à Sablonnières, comme en attestent quelques toponymes : le champ du Cloyon (lieu de teillage du chanvre), le Fourneau (emplacement d'une tuilerie ou four à chaux), le Champ du Pressoir, la Tuilerie. On sait que la seigneurie de Sablonnières avait sa tuilerie, son pressoir et son moulin à blé établi sur un détournement du ru d’Avaleau ; le plan terrier de 1776 (planche L) figure également un four à chaux qui a laissé son nom à un lieu-dit, le long de la route départementale n° 31, en direction de Villeneuve-sur-Bellot. La seigneurie du Jariel avait, quant à elle, favorisé au XVIe siècle l'industrie du papier. A la fin du XIXe siècle, trois industries essentielles étaient signalées dans la commune : la vannerie, la taille du grès et la fabrication de verres d'optique.
Le moulin que l'on appela longtemps moulin de Sablonnières ou moulin Rayer (du nom de l'un de ses propriétaires dans les années 1670), existait déjà au commencement du XVIe siècle. D'après un acte de 1519, il était situé « au-dessous du champ du gué, tenant d'une part au chemin conduisant du Jariel à Sablonnières, et par en-haut audit champ du gué, et en pointe sur le ru d'Avalot » ; il était alors exploité par un meunier du nom de Jehan Boutat. Par la suite, plusieurs meuniers et garçons-meuniers sont signalés à Sablonnières : Charles Guérin, Thomas Maty, Louis Jacob, Jacques Cordié cité dans un acte de 1704, Nicolas Huret en 1724, Jean Coesme mort le 9 septembre 1731, Charles Guérin en 1733, 1734 et 1736, Louis Hutin cité dans un acte de 1758, Louis Jacob en 1774 et 1776. Ce moulin fonctionnait toujours au début du XIXe siècle : il était exploité par Pierre Deschamps qui décéda en 1803 et par son fils Antoine, repris par Pierre Jullien qui cessa en 1812, puis par son gendre et successeur Denis Victor Bénard. Le 28 septembre 1828, il fut vendu par adjudication par le ministère de Me Parnol, notaire à Coulommiers. Une annonce publiée dans la presse mentionnait « Un moulin à eau faisant mouvoir trois moulages, très-bien monté, tous bâtimens nécessaires, avec une contenance superficielle d'environ dix arpens, d'un seul gazon ; le tout en très-bon état » (1). Il fut repris par Pierre Louis Marie Perrin, signalé dans les recensements de population de 1836 et 1841. D'après un article publié dans le Petit Journal des moulins d'Ile-de-France (2), il ne pouvait s'agir que d'un moulin à façon qui broyait les grains qu'on y apportait, sans blutage (contrairement aux moulins à farine établis sur les rivières), à destination du bétail. Reconverti en usine à la fin du XIXe siècle et au début du suivant (voir plus bas), il n'en reste plus que les murs et le nom d'un lieu-dit sur le plan cadastral : « Le Moulin ».
Vers 1655, lorsqu'Edmond de Ravenel fournit aveu et dénombrement de la seigneurie de Sablonnières, il y déclara, outre le moulin de Sablonnières, une pièce de pré et de pâture avec masure, limitée par la seigneurie d'Hondevilliers, le chemin d'Hondevilliers à Montchevrel et le Bois Hébert, « où estoit cy-devant érigé un molin à bled à présent tombé en ruyne assis sur le ru d'avallot appelé le molin du ru ». D'après ces informations, on peut situer cet ancien moulin au nord-est de la commune, sur la partie du ru qui sépare Sablonnières et Hondevilliers.
En 1841, Charles Ferdinand Jubin, propriétaire du château de Sablonnières, forma le dessein d'établir un nouveau moulin à farine à proximité de sa demeure, dans le Pré du Moutier. Une enquête publique fut ouverte et plusieurs personnes manifestèrent leur opposition. Invité à délibérer sur le sujet le 21 novembre de la même année, le conseil municipal estima ces oppositions bien fondées, considérant que les vannes et digues qui seraient placées dans la rivière pourraient nuire aux opposants. Le projet fut donc abandonné.
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(1) Le Constitutionnel, 26 sept. 1828, p. 4.(2) N° L27, mars 2004, p. 3.Une autre catégorie de moulins exista sur les bords du Petit-Morin. Le 8 mars 1529, Jehan Gallier, papetier, prenait en location aux Célestins de Paris 3 arpents et 14 perches de prés situés à la Bourbière, dans la seigneurie du Jariel, ainsi que le cours et saut de l'eau de la rivière. Le bail lui était consenti moyennant une redevance modique mais à charge pour lui de faire édifier « un molin a papier bon et suffisant » (1). Construit entre la rivière et le chemin de Sablonnières à la Forge (face à l'actuelle station d'épuration), le moulin passa aux mains de nouveaux propriétaires, Antoine Dutartre et son épouse Françoise Le Charpentier. Au décès de ces derniers, il devint la propriété de leur fils mineur Barthélémy et de la famille Le Charpentier qui, le 12 février 1553, déclara détenir « ung molin a papier cours et sault de leaue dudict molin lieu accin et pourprins contenant trois arpens quatorze perches de pre et accin seant au lieu de la bourbiere terrouer du jarriel en brye ledit vulgairement appele le molin d'enfer » (2). Une dizaine d'années plus tard, le moulin était sans doute hors d'usage, puisque Barthélémy Dutartre (ou du Tertre) et les Le Charpentier s'obligèrent le 19 décembre 1565, envers les Célestins, à établir dans un délai de deux ans sur le terrain qu'ils détenaient à l'emplacement de l'ancien moulin d'Enfer, un nouveau moulin à huile, à drap ou à papier selon leur choix (3). La construction, qui devait contenir au moins trois bouges (pièces habitables) fut réalisée. En 1581, le nouveau moulin appartenait pour partie à un laboureur de La Trétoire, Jehan Grancher. Il comprenait effectivement trois bouges de maison et logis compris dans un pourpris de 3 arpents et 1 quartier de terre. A cette époque, on n'y fabriquait plus de papier, ce moulin étant « remys et reduict a fouler draps » (4). Il fut vraisemblablement agrandi au cours des années suivantes car le 16 juillet 1585, à la suite du décès de Pierre Le Charpentier qui l'exploitait et y habitait, Etienne Le Charpentier, laboureur à Hondevilliers, et Jehan Le Charpentier, homme d'armes, reconnaissaient détenir « quatre grandzs bouges de hault logis ou environ de fond en comble couvertz de thuille avecq des estables et appentiz estant en ung circuit court jardins accins prez terres le tout contenant en fondz de terre les dictz logis comprins dedans six quartiers ou environ sur lequel cours d eaue logis mollin a papier et heritaiges » et s'engagent solidairement à continuer d'en payer le cens et le surcens. On y produisait à nouveau du papier, dont une demi-rame était due annuellement aux Célestins (5). Faute de document postérieur, on ne sait malheureusement pas pendant combien de temps il a été exploité. Toujours est-il que l'absence de construction représentée sur le plan terrier du marquis de Maupeou au lieudit Moulin à Papier signifie que ce moulin n'existait plus depuis longtemps dans les années 1770.
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(1) Archives nationales, S 3775a, dos. 2, n° 9. Les preneurs devaient 7 sols tournois de cens et 10 livres tournois de sur-cens et rente annuelle pour le pré ; 50 sols et « une rame de bon papier » pour la rivière, le tout payable au Jariel à la St Martin d'hiver.(2) Archives nationales, S 3775a, dos. 1, n° 1 (un moulin à papier, cours et saut de l'eau dudit moulin, lieu, accin et pourprins contenant trois arpents quatorze perches de pré et accin séant au lieu de la Bourbière, terroir du Jariel en Brie, ledit vulgairement appelé le moulin d'Enfer). Ce document a été reproduit dans Le Bibliographe moderne, vol. 18, Paris, Picand, 1916, p. 168.(3) Archives nationales, S 3775a, dos. 2, n° 17.(4) Archives nationales, S 3775a, dos. 2, n° 27.(5) Archives nationales, S 3775a, dos. 2, n° 26. Ils étaient ainsi redevables de 12 deniers parisis de cens et de 40 sols parisis de surcens ou rente, ainsi qu'une demi-rame de papier.Les glaises que l'on trouve sur le territoire de la commune ont été exploitées pour la fabrication des tuiles. Vers 1650, Edmond de Ravenel fit construire une tuilerie à l'emplacement d'un ancien bois transformé en pâture. Sous l'ancien régime, la tuilerie de Sablonnières appartenait ainsi aux seigneurs des lieux, qui l'affermaient à un tuilier (1). Cette activité connut un fort développement au XIXe siècle avec la disparition progressive des couvertures en chaume. Après 1800, plusieurs tuiliers œuvraient à Sablonnières (2), notamment aux Mirats, dans une bâtisse qui fut reconvertie en ferme au siècle suivant. Une autre tuilerie débuta son activité à La Noue dans les années 1830, au lieu-dit La Tuilerie. Elle fut exploitée par la famille Thomas (3) et employa quelques ouvriers jusqu'à la fin des années 1860. Bazin la signalait toujours et en situait une autre au Vautron où l'on fabriquait, précisait-il, des tuiles, des briques et des tuyaux de drainage. Deux autres tuileries ont existé dans la deuxième moitié du XIXe siècle, l'une à Champ-Oui, l'autre à la Belle-Etoile, où habitaient simultanément un tuilier et des ouvriers. (4)
Celle de la Belle-Etoile, exploitée par Rappeneau, produisait carreaux, tuiles, briques pleines et briques creuses (5) lorsqu'elle fut vendue aux enchères le 23 septembre 1897 à la barre du tribunal de commerce de Coulommiers. Elle comprenait des fours, halle, magasins et dépendances, bâtiments d’habitation et d’exploitation, cour, jardin, prés, clos et terrain propre à la fabrication. (6)
Un acte de l'état civil de 1900 mentionnait un ouvrier tuilier aux Hacots (Antoine Casimir Eugène Blaireau) mais on ignore s'il travaillait à Sablonnières.
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(1) Nicolas Prévost mentionné dans des actes paroissiaux de 1668 et 1670 ; Eustache Thomas en 1724, 1733, 1747, 1757 et mort en 1771. La famille Thomas fournit encore plusieurs tuiliers jusqu'à la fin du XVIIIe siècle : Joseph Thomas cité en 1771, 1773 et 1774 ; Eustache Thomas en 1778 ; Pierre Thomas en 1778, 1780, 1782 et 1784.(2) Pierre Auguste Sombert cité en 1802 et Jean-Louis Sombert ; Jean Desessards ; Rose Constant Nolin recensé en 1836 ; François Macé et François Grenotelle recensés en 1846 ; Joseph Lourdin recensé en 1841 et 1846 ; son fils Alexis Alphonse Lourdin, Alexandre Rolland et Rose Isidore Bourguignon recensés en 1846 et 1851 ; Frédéric Picard et Pierre Joseph Delambre recensés en 1851 ; François Charzat à La Chenée recensé en 1886 et 1891.(3) Louis-François Thomas recensé en 1816 et toujours en activité en 1832, et son fils Rose Gésime Napoléon Thomas actif en 1837, 1841, 1846, 1851, 1856 et 1861 ; Francisque Thomas recensé en 1836, puis son fils Rose Napoléon Thomas recensé en 1836 et 1841 ; François Honoré Thomas en 1856 et 1861 ; Théodore Thomas en 1866, Eugène et Adrien Thomas en 1876.(4) Eugène Renard recensé en 1861, François Nourry en 1866, Alexis Lourdin en 1876 et son beau-frère Pierre Joseph Delambre en 1856, 1861, 1866, 1872 et 1876.(5) L'Eclaireur de Seine-et-Marne, 25 févr. 1897.(6) L'Eclaireur de Seine-et-Marne, 18 juin 1896, 29 oct. 1896, 24 déc. 1896, 5 sept. 1897, 12 sept. 1897.Les pressoirs ont été établis à l'origine pour le raisin, puis pour les pommes. Les anciens du Vautron évoquent un pressoir en pierre qui existait jadis dans la maison Lourdin située au n° 23, où l’on amenait chaque année les récoltes de pommes pour la fabrication du cidre. Le recensement de 1856 mentionne bien un maître de pressoir au Vautron nommé Joseph Lourdin et signalé dix ans plus tôt comme cidrier. A la même époque, le bourg avait aussi son maître de pressoir en la personne de Théodore Baudoin (cité dans le recensement de 1861). Vers 1890, deux pressoirs étaient en activité, exploités l'un par Charzat qui officiait toujours en 1911, l'autre par Beaudoin (1). Le pressoir de Gaston Pamplume, signalé au bourg en 1896 et en 1902, existait lui aussi en 1911. L'annuaire de 1937-1938 mentionnait celui d'Amédée Bourguignon, producteur de cidre. En 1964, Marcel Delorme cumulait les activités de cidrier et de scieur.
Le plus récent pressoir en activité se situait dans le bourg, route des Brodards, où l'on peut encore voir une vieille vis à l'abandon dans une cour. Son exploitant possédait aussi deux pressoirs ambulants.
L'industrie cidrière, si modeste fut elle, était étroitement liée à la culture des pommiers qui avait été développée dans la Brie sur les terrains incultes ou utilisés comme pacages. Dans son traité intitulé La culture du pommier en Brie et publié en 1947, Cyrille-Etienne Riedel, directeur des Services agricoles du département, signalait la présence importante des pommiers sur les pentes des rives du Petit-Morin et indiquait les principales variétés de pommes cultivées. Dans le canton de Rebais, il s'agissait principalement de pommes à deux fins, c'est-à-dire à la fois à couteau et à jus : Rousseau, Barré et Reine des Reinettes. L'auteur constatait toutefois l'abandon du verger et proposait des solutions pour le remettre en valeur.
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(1) V. Annuaire commercial de Seine-et-Marne, Melun, Drosne, 1890.Si la vannerie n'était pas totalement absente à Sablonnières à la fin du XVIIIe siècle et au début du suivant (1), elle se limitait semble-t-il à une fabrication de petite envergure, uniquement pour les besoins locaux. C'est dans le dernier quart du XIXe siècle, que plusieurs villageois (2) commencèrent à développer un nouveau secteur d'activité qui allait devenir une spécialité des communes de la vallée du Petit-Morin et qui allait générer de nombreux emplois. La fabrication, d'abord purement artisanale et familiale, a pris son essor avec l’arrivée du chemin de fer qui permettait d’exporter. La production, d'abord réalisée avec l'osier cultivé et préparé sur place, était expédiée à Coulommiers, à Meaux et à Paris. De la sorte, la vannerie allait devenir rapidement l'une des trois principales industries de la commune en cette fin de siècle.
L'activité poursuivit son essor au siècle suivant (3). Mise en sommeil pendant la Grande Guerre, elle reprit à partir de 1920 (4), employant plusieurs Sablonniérois et un petit nombre d’étrangers. Certains s’étaient établis à leur compte, d’autres travaillaient pour les premiers comme ouvriers payés à la pièce, soit dans les ateliers, soit à leur propre domicile, généralement dans la cour de leur maison.
La vannerie permit ainsi de nourrir de nombreuses familles pendant plusieurs années encore. Cependant, malgré la qualité reconnue de la production, sa diversification (comme dans d'autres villages de la vallée du Petit Morin, on produisait essentiellement des malles de voyage, des valises et des paniers, mais aussi des hottes, des casiers à bouteilles et des accessoires de boulangerie et de boucherie), la vannerie locale commença à subir la concurrence des autres régions ou pays. Pour y faire face, certains patrons s'associèrent. L'un d'eux, Joseph Ferrand, créa dans les années 1920 un groupement qui allait prendre le nom de Les fabricants Vanniers Réunis de la Vallée du Petit-Morin Ferrand, Godot et Cie.
Cette société, destinée à favoriser la promotion socio-professionnelle des ouvriers en leur permettant de s'établir à leur compte, fonctionnait comme une coopérative. Employant de nombreux ouvriers et ouvriers à domicile de Sablonnières, Bellot, Villeneuve-sur-Bellot et La Trétoire, elle importait de l'osier de Lorraine. Elle assurait aussi le regroupement de la production et en assurait la vente jusqu'en province comme le montre un pli adressé en 1925 à l'exploitante d'un bazar de Niort :
De par le nombre d'ouvriers employés et l'importance de sa production, la commune de Sablonnières pouvait être considérée comme le deuxième site de la vannerie du Petit-Morin. Dans les années 1920 et 1930, aux vanniers déjà cités, s'étaient adjoints de nouveaux artisans ou ouvriers. En 1925, la commune comptait vingt vanniers et les oseraies occupaient deux hectares (5). La malle de voyage restait l'article principal mais la production comprenait aussi des fauteuils, des berceaux, des niches pour chiens et des objets fantaisie.
Cependant, l’apparition de nouveaux matériaux (la tôle pour la fabrication des malles, puis les matières plastiques) conduisirent rapidement à la désaffection des consommateurs pour l’osier et à la raréfaction des débouchés. Dès les années 1930, les premiers licenciements eurent lieu et la situation ne cessa d’empirer malgré la tentative d'organisation de la profession sous la forme d'un syndicat chargé de rationaliser l’approvisionnement en matière première, d'aligner les salaires et de fixer les prix des articles. (6)
Bien qu'elle fut en perte de vitesse, cette petite industrie occupait toujours de nombreux Sablonniérois si l'on en croit un article consacré à la Vallée du Petit Morin publié dans L'Echo de Paris du 29 janvier 1931 : « A Sablonnières, nos lecteurs trouveront, au printemps, tous les ménages en train de "pelurer" l'osier qui croît en abondance sur les bords du Morin ».
Après la deuxième guerre mondiale, la vannerie était toujours présente à Sablonnières, où l'on cultivait encore l'osier (7). L'activité des vanniers était toutefois incomparable avec ce qu'elle avait été vingt ans auparavant et périclita lentement au fil des mutations sociales (exode rural, allongement de la scolarité en 1959 poussant les jeunes générations vers des métiers non manuels) et sous le poids des charges fiscales et sociales (taxe locale à partir de 1947, TVA à compter de 1968, cotisations sociales l'année suivante). En 1975, un seul vannier subsistait à Sablonnières où la culture de l'osier ne représentait plus qu'un demi hectare (8). Ici comme dans les communes voisines, les derniers vanniers en exercice survécurent jusqu’à disparaître définitivement du paysage économique dans les années 1980.
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(1) Des actes paroissiaux de 1765, 1772 et 1775 mentionnent un vannier du nom de Jean-Baptiste Perrin. Entre 1800 et 1850, ce métier était exercé par Louis François Rousselet, au bourg. Un procès verbal d'adjudication passé le 12 octobre 1834 chez Maître Blavot, notaire à Rebais, relate l'acquisition d'une parcelle par ledit Rousselet.(2) L'Annuaire du commerce de Seine-et-Marne de 1879 cite V. Rousselet, T. Rousselet, Louis Auguste Ferrand, Theophile Cherrier, F. Cherrier, Germain Henriet, François Bourguignon et P. Cherrier.(3) Avec notamment, cités par l'état civil : Louis Adolphe Redon (1900), Gabriel François Vizard (1900), Théophile Philéas Cherrier (1900, 1901 et mort en 1906), Ambroise Louis Guillard (1902), Emile Alexandre Servais (mort en 1902 à Bois-Frémy), Narcisse Aimé Hulcot (1903, 1909), Gabriel Georges Fauvet (1903, 1906, 1907, 1910), Alphonse Thomas Baert (1903, 1904, 1909, 1910), Jules Alphonse Lapleige (1904), Jules Albert Driot (1904), Georges Marie Fontaine (1905), Eugène François Bourguignon (1906), Louis Romain Godot (1902, 1907, 1908, 1910), Eugène Alexandre Fontaine (1908, 1909), Albert Victor Verrier (1908, 1909), Gabriel Théodore Renault (1909), Paul Albert Maigne (1909), Vincent Gildas Bourguignon (1909, 1910), Léon Léger Bourguignon (1910), Robert Albert et Abel Fauvet (1910). En 1907, deux maîtres vanniers étaient mentionnés dans un acte de mariage : Louis Auguste Ferrand (décédé en 1908) et son fils Joseph. L'annuaire de 1902 citait plusieurs d'entre eux (Ph. Cherrier, Vizard, L. Ferrand, Guillard, Léon Bourguignon, Joseph Ferrand et Louis Godot). Seuls Renault, Hulcot et Eugène Fontaine furent recensés en 1911.(4) L'annuaire de 1920 mentionne toujours Léon Bourguignon, Joseph Ferrand, Louis Godot et Eugène Fontaine, mais aussi Lepage, Laurent et Gabriel Fauvet (1875-1944). Celui de 1937 cite encore Léon Bourguignon, Joseph Ferrand, Eugène Fontaine et Lepage, ainsi que Louis Hodinot, Lucien Rézé, Munérat, Cré et Fernand Bourguignon.(5) Selon LA CHANTERELLE, Les vanniers du Petit-Morin et alentours en Brie, Le Mée-sur-Seine, Amattéis, 1994, p. 41.(6) Le syndicat de la vannerie fut créé en 1904 et réorganisé en 1941.(7) L'Annuaire du commerce Didot-Bottin de 1947 mentionne comme fabricants : F. Baudoin, G. Bony, F. Bourguignon, L. Bourguignon, Raymond Claret, Joseph Ferrand, Fontaine, B. Goujat, Hodinot, M. Lefort, Lepage et Rezé.(8) Les vanniers du Petit-Morin et alentours en Brie, préc. Une propriété, située entre le carrefour du Pont-Bleu et le Petit-Morin sur la gauche en direction de La Chenée, porte le nom de L'Oseraie, en souvenir certainement d'une ancienne plantation d'osier.Sablonnières était aussi connue pour sa production de grès taillé ou piqué. Le matériau, extrait de carrières à ciel ouvert ou souvent trouvé dans les champ à des profondeurs diverses, était travaillé par des carriers, casseurs de gré, tailleurs de grès ou piqueurs de grès (1) qui le transformaient en pavés. Quelques uns travaillaient pour leur compte, d'autres comme ouvriers chez un patron. Cette activité lucrative pour ceux qui l'exerçaient sans avoir à acheter de matière première, était aussi bénéfique pour l'agriculture puisqu'elle débarrassait des terres des blocs de pierre.
On trouve peu de traces de cette activité d'autrefois, sinon quelques mesures de réglementation prises à partir des années 1840.
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(1) Nicolas Jaugeon recensé en 1841 ; Magloire Thoral et Augustin Rignot en 1846 ; François Ernest Edouard Manrot (1849-1895) était maître carrier mais également épicier et marchand de vin à la fin du XIXe siècle (Le Briard, 3 mai 1895, p. 2 ; Le Démocrate, 30 oct. 1895, p. 3) ; Jules Rignot père de 1856 à 1876 et cité dans l'annuaire du commerce de 1879 ; Jules Rignot fils cité aussi en 1879 et en 1890 et recensé en 1881 et 1886 ; Antoine Fauvet recensé en 1861 ; Emile Lebon recensé en 1881 et cité en 1890 ; François Manrot recensé d'abord comme ouvrier en 1851, puis en 1861 et 1866 ; Edouard Ernest Manrot recensé au Vautron en 1881 et 1886 et cité en 1890 ; Léon Thoral en 1886 ; François Voirin en 1886 et 1896 ; Armand Voirin, César Pamplume, le belge Joseph Brancard, Alexandre Gautier et son fils Jules recensés en 1896 ; Anatole Eugène Bourguignon de 1896 à 1911 ; Jules Alexandre Pinguet cité dans un acte de l'état civil en 1900 ; Victor Achille Bourguignon cité de 1900 à 1906 ; Constant Thoral recensé en 1906 ; Alphonse Plampain qui travaillait en 1911 comme carrier pour le maçon Adolphe Charzat.Au XIXe siècle, le vieux moulin à eau de Sablonnières, établi sur le ru d'Avaleau, fut reconverti en fabrique de verres d'optique. L'usine hydraulique, signalée de 1849 à 1862, dépendait de la Maison Arnout et Cie, établie depuis 1847 à Paris, 23 rue Rambuteau. Arnout, qui avait le titre d'opticien-mécanicien breveté, faisait le négoce de verres de lunettes, de verres convexes, concaves et périscopiques, de loupes et de lorgnons. A partir de 1863 semble-t-il, son affaire fut exploitée par son neveu François Gustave Jubault. (1)
Celui-ci acheta les murs de l'usine à verres de lunettes de Sablonnières le 24 mai 1872 à l'ancien meunier Pierre Louis Marie Perrin (2). Le 4 juin 1880, il céda le fonds à Neufenck (3) mais Bazin le citait encore en 1898 comme propriétaire des murs (4). En 1900, y fut créée la maison d'optique Delaitre & Trouslard (5) et un ingénieur des Arts et Manufactures du nom de Auguste Arsène Trouslard était présent à Sablonnières l'année suivante.
A cette époque, la propriété était localement connue sous le nom de Moulin aux Lunettes. La production, qui consistait en lunettes montées, binocles, loupes, etc., était expédiée en France et à l'étranger. Depuis le commencement, l'usine employait plusieurs ouvriers et ouvrières parmi les habitants de la commune.
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(1) Né le 14 février 1835 St. Martin-du-Vivier et décédé à Sablonnières le 7 septembre 1906. (2) Acte passé devant Me Deshors, notaire à Rebais, selon L’Eclaireur de l’arrondissement de Coulommiers du 21 sept. 1872.(3) Archives Commerciales de la France, 6 juin 1880, p. 752. Il s'agissait peut-être de A. Neufinck, opticien à Paris, rue des Archives.(4) Op. cit., p. 58.(5) Archives Commerciales de la France, n° 36, 5 mai 1900, p. 567.Vers 1920, une fabrique de fils en caoutchouc pour tissus élastiques fut établie au même endroit par le nouveau propriétaire, Georges Mireaux, qui prenait la suite l'entreprise O. Jumain & Cie de Charly-sur-Marne (elle-même successeur de l'ancienne Maison Roger-Henry fondée en 1844). Cette usine, signalée dans l'Annuaire industriel (1) de 1925, de 1935 et de 1938, avait pour spécialité la fabrication de gomme recouverte.
Attenant aux logements de la famille, l'atelier fonctionna d'abord grâce à l'eau du ru d'Avaleau, puis fut raccordée au réseau électrique tout en conservant une turbine actionnée par le ru. Plusieurs machines à guiper ou à tresser assuraient la production : fil guipé pour la confection de bas et de gaines ; tresses élastiques pour objets publicitaires, conditionnement mais aussi pour jouets (avant-guerre, elle fournissait essentiellement l'unité caufférienne de la Société Nobel Française qui produisait des poupons en celluloïd). Le caoutchouc utilisé était importé d'Amérique et le fil de coton arrivait de Roubaix.
Pendant la guerre, on y fabriquait notamment des filets garde-jupes pour les cyclistes féminines. Ce n'est que plus tard que l'on achètera des « tressés ».
En 1944, l'entreprise fut baptisée Etablissements Mireaux :
L'usine employait un petit nombre d'ouvriers, dont certains travaillaient à l'atelier et d'autres à leur domicile. De tout temps, la direction a été assurée dans les faits par Augusta Mireaux, l'épouse de Georges, aidée par leur fils Etienne qui s'occupait de la comptabilité. Ce dernier s'était installé au moulin avec son épouse après leur mariage. Louis Hanneton, qui était à la fois ouvrier à l'usine et le frère du gendre des propriétaires, assista Etienne jusqu'à son décès, survenu en 1963. Louis Hanneton s'est ensuite occupé de l'usine jusqu'à sa fermeture vers 1968.
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(1) Publié à Paris par la Société d'Editions Documentaires Industrielles.A proximité du Moulin, du même côté de la rue d'Avaleau, une scierie avait été établie après 1922 par Paul Alexandre Hochet (1881-1958), fils et petit-fils de scieurs de long (1), qui avait débuté comme marchand de bois. Cette scierie, d'abord mécanique, fonctionnait avec la force motrice du ru. Elle fut un des premiers établissements équipé de l'électricité dans la commune et devint une scierie électrique.
L'entreprise fut reprise par le fils unique Lucien qui y travailla également avec son fils Paul. Dans les années 1960, elle était reconvertie en fabrique d'emballages en bois, notamment pour les fromages. Elle employait 10 à 15 ouvriers en 1962, puis une vingtaine en 1968.
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(1) Son père était Marie Désiré Hochet (né le 21 novembre 1857) et son grand-père Etienne Marie Casimir Hochet (né à Bellot le 30 avril 1831).Boucher : Perrotin (Louis)
Charcutier : Fauvet (François)
Charron : Davesne (Alexandre)
Cordonnier : Prince (Simon)
Maçon : Couesnon (Louis) ; Debret (Antoine) ; Deligny (Louis) ; Fontaine (Hubert) ; Picard (Pierre)
Maréchal-ferrant : Garnier
Menuisier : Boyer
Meunier : Benard (Denis) ; Gabrin (Théodore)
Perruquier : Debret
Sabotier : Biberon (Nicolas) ; Fontaine ; Gérard ; Vaumarnier ; Mazure (Marie)
Scieur de long : Bourdin ; Daumont ; Juvinel (Joseph)
Tailleur : Blaireau
Tisserand : Couesnon (Alexandre) ; Ovigny (Jean)
Tonnelier : Fauvet (Jacques) ; Fauvet (Joseph)
Tuilier : Thomas (Louis)
Vannier : Cherrier (Laurent) ; Rousselet (Louis)
Et en 1884 :
Boulanger : Delambre (Alexandre)
Carrier : Lebon Droguet
Cordonnier : Arnould (Nicolas)
Entrepreneur de battage : Lefèvre-Lelong
Équarrisseur : Delaplace
Maçon : Charzat (François) ; Fontaine (Joseph) ; Garnier (Théodore)
Maréchal-ferrant : Ménard (Antoine)
Menuisier : Delambre
Meulier : Thoral (Léon) ; Voirin
Meunier : Labiesse (Onésime)
Opticien (fabricant) : Jubault (Gustave) ; Barthélémy
Scieur de long : Delannoy (Louis) ; Juvinel (Achille) ; Juvinel (Victor)
Tonnelier : Fauvet (Jacques)
Vannier : Bourguignon (Eugène) ; Cherrier (Philéas) ; Ferrand (Louis) ; Vizard (Gabriel)
L'ancien conseiller municipal Maurice Couteau a laissé dans ses notes un comparatif du nombre d'artisans, pour treize métiers, entre 1900 et 1962 :
A l'exception des maçons, ces activités ont disparu et ont laissé la place à de nouvelles, répondant à des besoins plus modernes : en 1995, on recensait un fabricant de bijoux (1), deux entreprises générales de bâtiment (2) et deux plombiers (3). Plusieurs entreprises ont été crées et ont disparu depuis : un frigoriste au Jariel (4), un couvreur-plombier-zingueur à Bois Frémy (5). Il reste aujourd'hui à Sablonnières une entreprise de services (6) et depuis 2005 un entrepreneur de maçonnerie (7) établis au bourg, un centre équestre (8), un petit centre de loisirs de plein-air (9), un entrepreneur de bâtiment au Plessier (10), un organisateur de foires et salons à la Belle-Etoile (11) et une créatrice d'articles textiles. (12)
Il s'agit dans tous les cas d'entreprises unipersonnelles ou employant moins de dix salariés.
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(1) Herinck Société.(2) Stéphane Nabet au Bourg et Technibat à La Chenée.(3) Roger Hubert au Plessier et Gérard Teyssandier à la Noue.(4) Opération Froid.(5) Entreprise Céline.(6) Marc Philippe Services.(7) Clémente Sanchez.(8) le Haras de la Chênée qui propose aussi des activités de loisirs sous le nom de Les Ecuries de la Noue.(9) Les Etangs de Bois-Frémy.(10) M. Pascal Turbout.(11) Colauna.(12) Drôle de Bobine (Isabelle Lochouarn), au Vautron, de 2014 à 2023.Pour les amateurs, un petit lexique de métiers anciens : https://sites.google.com/site/dicometiers/