Bien et mal
Entre mal et bien
Il n'y a rien,
C'est moche
D'être si proche
La menace
Est tenace
Aujourd'hui gentil
Et demain banni
Reste dans le cercle
Sous le couvercle
Ne respire plus
Ne parle plus
Le prix de la liberté
être enfermé
Poupée de chiffon
La petite fille sur le buffet
Glisse glisse et va tomber
Sans un cri sans un mot
Sur une touche de piano
Aucun mal nulle douleur
Juste un léger Do mineur
Son regard est perdu
Ses lèvres un peu tordues
Ma main prend sa main
Lui parle en vain
Pas de réponse
Alors je renonce
Ce n’est qu’une poupée de chiffon
Et sa place est au bord du buffet
un peu bizarre
Anniversaire
Un an de plus sur la peau
Se froissant tel un oripeau
A petit pas vers la vieillesse
De cette sournoise caresse
Que ce passage
De l'age
Que de bougies
Pour une partie de vie
Que d'un souffle on efface
De la surface
L'oiseau noir
Une forme au crépuscule
Prés du lac déambule
Le poète sous un rayon
Fait marcher son crayon
L’oiseau abandonne ses ailes
Soudain devient belle
Entame une danse séduisante
Tellement enivrante
Comme une douce prière
Sous une pale lumière
L'oiseau de malheur
A éveillé sa peur
Un funeste bruit d'aile
Fit fuir la demoiselle
Juste une plume sur le pavé
Témoigne de ce rêve insensé
Mon école
La France au soleil
Une vrai merveille
A l'école du béret et de la chechia
L'histoire avait le même charabia
Un jour Kader,un jour la reine
Puis soudain la haine
L'homme au képi
Nous a mis au tapis
Qui a compris
Ce qu'il a compris
Un mauvais songe
Ou le mensonge
La vile trahison
Sans nulle raison
la fin d'un rêve
La boule de Noël
Toutes ces nuits blanches
Elle a garni tant de branches
De tous ces sapins coupés
Habillés puis jetés
Mais son éclat s'est terni
Et tout sera fini
Plus d'enfant rêveur
Espérant le sauveur
Plus de mirettes
De ces fillettes
Pleines de tendresse
Devant leur princesse
Telle la rose déchue
Elle sera perdue
Le carton ou la corbeille
peut être sa dernière veille
L’hôpital (court séjour)
Je suis d’un autre âge
Mon dernier emballage
Une blouse verte
Très ouverte
Ami de peu de jours
Frère de court séjour
Bonjour puis adieu
On mouille ses yeux
A chaque au revoir
A chaque départ
L’attente nous ronge
A quand le coup d’éponge
Le muguet du Nord
Sur le pavé d'Arenberg
Bordée de vert,loin de la mer
Le vélo ballotte
Et la chair grelotte
C'est le temps du muguet
Et l'air de mai est frais
Prés des terrils de la douleur
Nous étions la couleur
Par le coeur et par nos rires
Et par nos délires
Sous la chemise débrayée
La clochette bien cachée
Nous étions si fiers
Dans ce bois de Wallers
De ce précieux brin
Ce petit rien
Qui rend heureux
La Rose et La Chrysanthème
Vous m'avez dévasté
Et m'avez chagriné
Feint d'être cette fleur
Que le poète effleure
Derrière cette porte en fer
Qui s'ouvrira vers l'enfer
A l'encre noire
J’écris mon désespoir
Car je vous ai frappé
Sans un seul regret
De ce bouton austère
Que la mort vénère
Qui rime avec aime
Et avec poème
Plus d'espoir
De vous revoir
Vous avec les belles âmes
Moi dans ces sinistres flammes
un peu de romantisme