œuvre De M. Alain Roques artiste biterrois
Le sculpteur
La flèche inspiratrice frappe au cœur
Libére l’artiste de son atroce torpeur
Soudain dans une frénésie guerrière
C’est le choc du fer contre la pierre
Les mains volent et s’envolent
Quand marteau et ciseau convolent
En noce sans témoin , sans alliance
Juste pour une étrange naissance
Issue d’une liaison particulière
Avec placenta de poussière
Un peu surréaliste
Œuvre de M. Alain Roques peintre biterrois
Beau visage sans fard
Au mystérieux regard
A l'abri du verre
La toile m'enserre et serre
Aucun pleur,aucun cri
Ni causerie
Délicate image
Fixe et sage
Aux modestes couleurs
Enrobées de douceur
Fixée pour la vie
Je suis l’égérie
L'ultime corrida
La peur d'un jour sans lendemain
Tenaille fort ses pensées
La cape tournera au bout des mains
Pour mystifier ces cornes acérées
A genoux dans la chapelle
L'instant de prière et de silence
A tous les saints et marie j'en appelle
à un peu de bienveillance
Une dernière fois
Pour l'ultime corrida
je ne suis ni pour ni contre.
Rêverie au bord d'un lit
Assis au bord d'un lit
La tête entre mes mains
Tel un étau de chair et d'os
Qui broie mes tempes avec force
Ma cervelle vide de pensées
N'abonde plus d'idées
Tel un pauvre zèbre
tantôt blanc tantôt ténèbres
Je glisse sur l'avalanche
De mes longues absences
hélas, ça arrive de plus en plus
Les mouettes
Les mouettes sont mécontentes
Et très impatientes
Elles crient, elles braillent
elles déraillent
Au dessus de ma tête
Elles volettent et caquettent
Sans but et sans fin
Car elles ont faim
Pas le moindre détritus
Dans les rues et avenues
Et quoi faire
Repartir à la mer
Pour de vieux volatiles
Ce serait débile
Partir ou périr
Quoi de pire
Les mouettes de ma rue
Ont disparus
Çà ne crie plus
Çà ne piaillent plus
C'est triste
Footballeuse
Ce matin je veux être belle
Efficace et belle
Le miroir du vestiaire
Me file les nerfs
Reflète l'affreuse tête
Et ça m'embête
Je veux être belle
Mais rebelle
La fille d'en face
Gare à sa face
C'est bête
Ça va être sa fête
Mon visage
N'a plus d'age
Il se durci et se plie
Faut pas être gentille
Je vais la bloquer
Mon élan va l'emporter
Le short accroche la terre
Et égratigne ma chair
La boule roule vers la ligne
L'homme en noir fait un signe
Mission accomplie
Mon visage se déplie
Le ventilo et l'éventail
Un ventilateur brasseur d'air
Vivait tranquillement sans s'en faire
Il tournait et retournait
Il ventait et se vantait
Gonflant ses hélices
Avec joie et délice
Se sentant nécessaire
Dans le déplacement d'air
Mais que voici au bout d'une main
Une espèce d'aigrefin
Fagoté de couleurs
De toro et de fleurs
Mais ou est ton effort
Bien installé dans ton confort
Le bras te guide et te balade
Quelle rigolade
Si le bras s’arrête
Tu t’arrêtes
Et toi mon ami prince du vent
Tu dépends du courant
Cette fameuse technique
Qu'on appelle électrique
Un bouton appuyé
Et te voilà ennuyé
Et pour la belle indécente
Ainsi que pour l'élégante
Je suis la bise discrète
Qui rafraîchit la fête
Toi gros balourd
Tu n'as rien de glamour
Tu finiras au tri
Pour vieilleries
Et moi au pire
Dans une boite à souvenir
moralité: la puissance ne vaut rien s'il elle dépend d'une main.
Une petite fable moderne
Golf
Le drive est énergique
Quoique très mécanique
La boule roule et déboule
Normal c'est une boule
On lui somme l'arrêt imminent
Avant le rough menaçant
Ça crie, ça vocifère
Au contraire, elle accélère
La boule est sourde
Car sans esgourde
Elle continue et fonce
Vers les ronces
Mille excuses d'avoir frappé fort
Très fort, trop fort
Une pandémie
Sous la peau le bonheur
Puis aussitôt l'horreur
Ce monde de fou rempli de chimères
Sans présent sans futur sans lumière
Ce monde de torpeur et du malheur
N'a pas de place pour le rêveur
Dans la pénombre à tâtons
Nous avançons et reculons
Comme un jeu pour enfant
Sans jamais de gagnant
chacun se fera une idée, moi j'ai la mienne
Le vieux chnoque
Il tourne en rond
Dans le salon
Tel le lion en cage
Attention à l'orage
Il va de la cour au patio
A mal à la tête et au dos
Le temps n'est plus à la rose
Place à l'arthrose
Il râle et s'emballe
Fini le roi du bal
La fenêtre a vue sur pelouse
Pour un nouveau coup de blues
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