VOTRE PATRIMOINE VU DU CIEL
Un Férélais passionné d'ULM photographie votre rue
VOTRE PATRIMOINE VU DU CIEL
VOTRE PATRIMOINE VU DU CIEL
Alain Marchand a habité Férel de 1993 à 2002 alors que son épouse enseignait à l'école privée Notre-Dame. C'est un homme aux mains d'or qui a du talent pour tout travail manuel. Aujourd'hui, il propose 1776 clichés de Férel vus du ciel sur un tout récent site internet (presquilephotos44.fr) qui en comporte 40.082. Sans compter les 230.000 reposant sur son disque dur. Ces clichés sont pris de son ULM (et non d'un drone).
Cet amateur nous fait rêver. Il explique sa passion aux Amis du Patrimoine.
- D'où vient votre passion ULM ?
« Depuis ma tendre enfance, les engins volants m’ont toujours attiré. Gamin, je récupérais les chutes de polystyrène de mon père pour construire des cerfs-volants en forme d’avion. Arrivé à l’âge de rentrer en classe de CM2, mon instituteur, Jean Baby, grand passionné d’aéromodélisme tenait un atelier de construction de petits planeurs pour les jeunes. Le CLAP, Centre Laïque d’Aviation Populaire. J’ai tout de suite intégré cette discipline où tous les dimanches matin nous apprenions à construire des planeurs en balsa. Nous nous rendions à l’aérodrome d’Escoublac pour les faire voler ou participer à des concours départementaux ou nationaux. A 16 ans, j’ai construit mon premier motoplaneur radiocommandé, puis un petit avion. Les années 80 ont vu naître les pionniers de l’ULM. En août 1992, sous l’influence de mon épouse, Nathalie, nous avons passé nos premières vacances à Montpezat d’Agenais où une école proposait des formations aux différents brevets d’ULM. Le premier vol en solo , c'est fabuleux.
Parmi les principales classes d’ULM j'ai choisi le « pendulaire » pour sa simplicité de pilotage et de conception mais surtout pour être au plus près des éléments. La vue est imprenable depuis ce balcon volant. Une fois le brevet en poche, ce n’est qu’une fois une stabilité d’emploi acquise que j’ai envisagé l’achat de mon premier ULM. Nous étions à Férel. C'était en1998. ».
- Comment photographier en volant ?
« Ce n’est pas très compliqué, si ce n’est que d’essayer de ne pas bouger malgré la vitesse d’environ 80km/h. Selon l’aérologie, la température, la présence de nuages, les turbulences ne facilitent pas les choses mais d’une façon générale, il est possible de ne tenir la barre de trapèze d’une seule main et de tenir l’appareil photo de l’autre le temps de quelques prises de vue. Lorsque l’aérologie est très calme, il est possible de tenir l’appareil photo à deux mains. J’utilise un appareil de type bridge qui me permet de d’utiliser le zoom motorisé et déclencheur avec le même doigt. Toujours est-il que ce n’est qu’une fois posé et la carte SD dans l’ordinateur que l’on constate si le résultat est bon ou pas. Je mitraille et supprime les photos floues. Mais l’élément indispensable pour une photo réussie, c’est indéniablement la lumière. »
YG
Son site : presquilephotos44.fr qui permet l'achat de ses prises de vue de votre rue