Ferel dans la Poche de Saint-Nazaire : un document
L'association Les Amis du patrimoine de Férel vient d'éditer un document intitulé : « Férel pendant la Poche de Saint-Nazaire (août 1944-mai 1945) ».
Ce document explique les raisons de cette enclave appelée « poche » qui a fait durer l'occupation une année de plus dans notre région. Alors que Vannes et Nantes étaient libérées de la présence des forces allemandes, la région de Saint-Nazaire était une zone de repli des occupants autour de la base sous-marine du port de l'Atlantique. Cette enclave s'étalait sur une zone allant de Saint-Dolay au Pays de Retz (nord-sud) et de la Presqu'île Guérandaise jusqu'à Cordemais (ouest-est).
Les conditions imposées par les Allemands étaient très dures. La vie quotidienne des Férelais en était très affectée : couvre-feu, limitation de la liberté de circulation, rationnement alimentaire. Des témoins racontent leur peur mais aussi leur résistance. Au cours de cette période, un Férélais ainsi que sept autres résistants de la zone furent arrêtés puis condamnés à mort. De nombreux Férélais demeuraient prisonniers de guerre suscitant une extrême dévotion lors du passage de Notre-Dame de Boulogne. Les maires vivaient dans la tourmente. Puis ce fut la Libération, non le 8 mai mais le 11 mai, occasionnant des jours de liesse comme l'illustrent des photos.
Dans le prolongement de cette publication, l'association Les Amis du patrimoine de Férel ont organisé une rencontre le vendredi 16 mai, à 19H30, à la médiathèque de Férel sur le thème de l'occupation pendant la dernière guerre. Et particulièrement durant la « Poche ». Cette rencontre a été l'occasion d'échanger avec l'auteur principal, Yannick Guihéneuf.
Ce document de 20 pages, est disponible auprès de Ferdinand Philippe, Président, 8 rue des Grands Champs à Férel.