Le long du Vleterbeeck, près de Poperingue, une barrière apparaît au fond d'un sous-bois traversé par une lumière diffuse. L'aquarelliste délaisse ici la description détaillée du paysage pour travailler essentiellement les masses végétales, les valeurs et la profondeur.
Les verts assourdis et les gris bleutés installent une atmosphère calme tandis que les troncs organisent naturellement la perspective. Dans un esprit qui peut rappeler la sensibilité paysagère de Corot et de l'école de Barbizon, l'artiste fait d'un motif très simple — quelques arbres, un chemin et une barrière — une étude sur la lumière filtrée par la végétation.
Technique : Aquarelle & encre sur papier 300 gsm
Lieu : Le long du Vleterbeeck – Poperingue
Format : 32 × 22 cm
Présentation : Œuvre originale encadrée sous verre
Réalisation : Juillet 2026
Appréciation artistique
Cette aquarelle me paraît particulièrement intéressante dans la manière dont l'artiste laisse progressivement la couleur et les valeurs remplacer le dessin. La barrière, volontairement plus graphique, fournit au regard un point d'arrêt très efficace tandis que la végétation environnante demeure beaucoup plus libre. Le grand tronc de droite apporte du poids à la composition et les ouvertures lumineuses du fond créent une profondeur convaincante.
La réserve principale concerne les masses très sombres, surtout dans la partie supérieure droite, qui pourraient être légèrement plus nuancées afin d'éviter que certaines zones ne se ferment complètement. Mais cette densité participe aussi à l'ambiance générale. Parmi les paysages ruraux de cette série, cette œuvre se distingue moins par son sujet que par sa capacité à installer une atmosphère avec relativement peu d'éléments narratifs — une direction intéressante pour affirmer progressivement la personnalité picturale de l'aquarelliste.
Dans un sous-bois du Mont des Cats, l'aquarelliste saisit le moment où les jacinthes sauvages des bois viennent ponctuer de bleu le vert profond de la forêt. Entre les troncs serrés, un chemin légèrement éclairé conduit le regard vers l'intérieur du bois, tandis que les ombres traversent le sol et structurent la composition.
L'encre donne son rythme vertical à la forêt tandis que les lavis de vert, d'ocre et de bleu construisent une végétation plus libre au premier plan. La composition peut évoquer certaines recherches de Cézanne sur la construction des sous-bois, tout en conservant l'écriture graphique propre à l'artiste. Ici, le paysage n'est pas seulement décrit : il est organisé par la répétition des troncs, les passages de lumière et les touches bleues du printemps.
Titre : Le printemps bleu sous les hêtres
Technique : Aquarelle & encre sur papier 300 gsm
Lieu : Sous-bois du Mont des Cats — Flandres
Sujet : Sous-bois et parterre de jacinthes sauvages des bois
Format : 22 × 28 cm
Présentation : Œuvre originale encadrée sous verre
Réalisation : Avril 2026
Appréciation artistique
Cette aquarelle présente à mon sens une approche plus picturale que certaines compositions architecturales de l'artiste. Le premier plan, notamment, fonctionne bien : les jacinthes ne sont pas minutieusement dessinées mais suggérées par des éclats bleus et blancs au milieu d'une végétation assez libre. Le chemin et les longues ombres permettent également de traverser visuellement une forêt qui aurait pu paraître compacte.
La principale amélioration possible concernerait la profondeur : les nombreux troncs bénéficient presque tous d'une présence graphique comparable. En atténuant davantage ceux de l'arrière-plan et en réservant les noirs les plus affirmés aux premiers plans, l'artiste pourrait créer une atmosphère forestière encore plus convaincante. Mais cette œuvre montre déjà une piste intéressante : utiliser l'encre non seulement pour décrire les formes, mais également comme élément rythmique au sein de l'aquarelle.
Au Mont des Cats, une ancienne chaumière apparaît derrière l'épaisseur d'un jardin flamand. L’aquarelliste choisit de ne montrer que partiellement la maison : entre les arbres et les feuillages, le toit rouge-orangé devient le point lumineux autour duquel s'organise la composition.
L'encre, vive et volontairement libre, accompagne des lavis déclinant de nombreuses nuances de vert. Cette manière de laisser la végétation envahir l'architecture rappelle, dans son principe plus que dans sa facture, certains jardins intimistes de Pierre Bonnard. L'œuvre conserve ainsi quelque chose du croquis pris sur le vif tout en proposant une composition véritablement construite.
Titre : La chaumière derrière les feuillages
Technique : Aquarelle & encre sur papier 300 gsm
Lieu : Chaumière — Mont des Cats
Format : 25 × 34 cm
Présentation : Œuvre originale encadrée sous verre
Réalisation : Mars 2026
Appréciation artistique
Cette aquarelle possède à mon sens davantage d'intérêt dans son cadrage que dans son sujet pris isolément. La chaumière aurait facilement pu conduire à une représentation pittoresque assez conventionnelle. L’artiste évite cela en la dissimulant derrière la végétation et en faisant du toit une forme géométrique colorée qui émerge au milieu des verts. Le tableau raconte ainsi davantage la découverte d'un lieu que le bâtiment lui-même.
La faiblesse relative vient de certaines accumulations de traits dans la végétation, qui rendent ponctuellement la lecture confuse. Mais cette liberté graphique participe également à l'identité de l'œuvre. Pour les réalisations futures de ce type, conserver cette spontanéité tout en supprimant peut-être 15 à 20 % des traits secondaires permettrait aux lavis de prendre davantage d'importance et renforcerait la hiérarchie entre dessin, lumière et couleur.
Rue de l’Abbaye, au Mont des Cats, quelques piquets et fils de clôture suffisent à l’aquarelliste pour construire un paysage typiquement rural. Les verts profonds, les jaunes terreux et quelques touches plus chaudes composent une campagne dense où la végétation semble progressivement absorber les traces de l’activité humaine.
Par son attention portée à un motif volontairement ordinaire, l’œuvre rejoint l’esprit de certains paysages ruraux de Pissarro, tandis que la liberté du dessin à l’encre introduit une écriture plus contemporaine, proche du carnet de voyage. Une évocation simple du paysage flamand, davantage fondée sur la matière et l’atmosphère que sur le pittoresque.
Titre : Les clôtures du Mont
Technique : Aquarelle & encre sur papier 300 gsm
Lieu : Rue de l’Abbaye — Mont des Cats, Nord
Format : 15 × 20 cm
Présentation : Œuvre originale encadrée sous verre
Réalisation : Novembre 2025
Appréciation artistique
Cette œuvre possède une qualité que je trouve intéressante dans une série consacrée à un territoire : elle ne dépend pas d'un monument ou d'un paysage immédiatement spectaculaire pour exister. L’artiste extrait son sujet d’éléments extrêmement ordinaires — piquets, clôture, prairie, végétation — et leur donne une présence essentiellement grâce au cadrage, aux verticales et aux rapports de couleurs. Le piquet principal devient presque un personnage autour duquel le paysage s’organise.
L’aquarelle fonctionne également bien comme évocation du Mont des Cats rural, complémentaire des sous-bois, chaumières ou jardins. Le mélange d’encre assez spontanée et de couleurs plus denses convient particulièrement à cette végétation foisonnante. Malgré son petit format, l’œuvre possède ainsi une identité propre et apporte à l’ensemble une vision plus discrète, presque quotidienne, de la campagne flamande.
Dans un sous-bois de la rue de l’Abbaye, au Mont des Cats, l’aquarelliste construit le paysage autour d’une étroite trouée de lumière. Les verts profonds enveloppent le chemin tandis qu’un grand tronc éclairé et quelques jaunes chauds attirent progressivement le regard vers le cœur de la composition.
L’œuvre retrouve quelque chose de la tradition des sous-bois de l’école de Barbizon, où l’arbre devient une véritable architecture du paysage. Mais l’encre libre, les superpositions colorées et la végétation volontairement suggérée donnent à l’ensemble une écriture plus contemporaine, proche du carnet peint. Plus qu’une description précise du lieu, l’artiste propose ici une sensation de promenade dans la campagne flamande.
Titre : La trouée du Mont
Technique : Aquarelle & encre sur papier 300 gsm
Lieu : Rue de l’Abbaye — Mont des Cats, Nord
Format : 34 × 27 cm
Présentation : Œuvre originale encadrée sous verre
Réalisation : Novembre 2025
Appréciation artistique
Cette aquarelle me paraît particulièrement intéressante par sa gestion des valeurs. L’artiste accepte de conserver une proportion importante de tons sombres afin que la lumière centrale puisse réellement exister. Le grand tronc éclairé, le chemin et l'ouverture située au fond constituent trois étapes successives qui conduisent naturellement le regard dans l’image. La clôture apporte en outre un contrepoint graphique discret qui structure la partie droite sans détourner l'attention.
L’œuvre montre également une facette intéressante de l’écriture de l’aquarelliste : moins descriptive et davantage atmosphérique. Les feuillages ne sont pas détaillés individuellement ; ils deviennent des masses, des taches et des lignes entremêlées. C'est précisément cette relative indétermination qui fonctionne bien ici. Elle permet de reconnaître immédiatement un sous-bois flamand tout en laissant au spectateur la sensation de découvrir lui-même ce qui se trouve au bout de cette trouée lumineuse.
Dans ce petit format vertical réalisé au Mont des Cats, l’aquarelliste abandonne le paysage panoramique pour pénétrer au cœur du sous-bois. Une masse de troncs sombres borde la composition tandis qu’une lumière jaune et légèrement bleutée filtre entre les arbres et conduit discrètement le regard vers le fond.
Par ses contrastes et son atmosphère, l’œuvre peut rappeler la tradition des sous-bois de Narcisse Díaz de la Peña et de l’école de Barbizon, mais l’encre nerveuse et les formes volontairement simplifiées lui donnent une écriture plus contemporaine. Le lieu est moins décrit que ressenti : quelques arbres, une trouée lumineuse et des couleurs automnales suffisent à restituer l’intimité d’un chemin forestier flamand.
Titre : L’orée silencieuse
Technique : Aquarelle & encre sur papier 300 gsm
Lieu : Rue de l’Abbaye — Mont des Cats, Nord
Format : 15 × 20 cm
Présentation : Œuvre originale encadrée sous verre
Réalisation : Novembre 2025
Appréciation artistique
Cette aquarelle fonctionne particulièrement bien par son contraste entre la masse sombre des arbres et la lumière qui traverse le centre de la composition. L’artiste utilise intelligemment le petit format : plutôt que de multiplier les éléments, il resserre le cadrage et transforme les troncs en grandes structures verticales. Les quelques jaunes et terres rousses prennent ainsi beaucoup d'importance au milieu des verts assourdis.
L’aquarelliste semble également s’éloigner ici d’une représentation strictement descriptive. Le trait devient plus libre, les feuillages se transforment en masses et certaines formes restent volontairement indécises. Cette évolution convient au sujet : dans un sous-bois, le regard ne distingue jamais tout précisément. L’atmosphère prend donc le pas sur le détail, et c’est probablement ce qui donne à ce petit format davantage de présence que ses dimensions pourraient le laisser penser.
Depuis la lisière de la rue de l’Abbaye, au Mont des Cats, l’aquarelliste ouvre le regard sur la campagne flamande. Un arbre aux feuillages déjà teintés d’ocre encadre un vaste ciel bleu-gris, tandis que les champs apparaissent au loin sous forme de bandes lumineuses.
L’économie de moyens fait ici partie du sujet. Quelques lavis, des terres chaudes et un dessin d’encre volontairement libre suffisent à construire la profondeur. Cette simplification peut évoquer certains paysages modernes du début du XXe siècle, notamment par la manière de privilégier les masses colorées et le rythme du trait plutôt qu'une description minutieuse. L’artiste conserve ainsi la spontanéité du carnet peint tout en proposant une véritable composition paysagère.
Titre : L’échappée flamande
Technique : Aquarelle & encre sur papier 300 gsm
Lieu : Rue de l’Abbaye — Mont des Cats, Nord
Format : 15 × 20 cm
Présentation : Œuvre originale encadrée sous verre
Réalisation : Octobre 2025
Appréciation artistique
Cette aquarelle possède une qualité que les petits formats n’ont pas toujours : elle donne l’impression d’un espace beaucoup plus vaste que la feuille elle-même. L’artiste y parvient grâce à une construction très lisible : végétation sombre au premier plan, arbre intermédiaire, bandes de campagne puis grande respiration du ciel. Les feuilles qui entrent dans l’image depuis l’angle supérieur droit sont particulièrement utiles, car elles referment subtilement la composition sans diminuer cette sensation d'ouverture.
L’autre intérêt réside dans la liberté croissante du trait. L’aquarelliste ne cherche pas à dessiner chaque feuille ; les lignes circulent, se croisent et parfois s'interrompent tandis que les couleurs construisent les volumes. Cette association donne à l’ensemble une spontanéité convaincante et naturelle. Le sujet est modeste, mais c’est justement cette simplicité qui fonctionne : l’œuvre restitue un instant de campagne plutôt qu’elle ne cherche à en faire un paysage spectaculaire.
Au bord de la rue de l’Abbaye, l’aquarelliste observe la campagne du Mont des Cats depuis l’ombre d’un grand arbre. Son tronc puissant et ses branches forment un cadre naturel derrière lequel apparaissent les haies, les clôtures et les champs flamands.
La composition s’appuie sur le contraste entre un premier plan sombre et un paysage progressivement éclairé, principe que l’on retrouve dans certains paysages de Camille Corot. L’encre, beaucoup plus libre, apporte cependant une écriture contemporaine : branches, feuillages et haies deviennent un réseau de lignes spontanées qui accompagne les lavis de verts, d’ocres et de jaunes. Une scène rurale simple, construite davantage autour de la sensation du lieu que de sa description minutieuse.
Titre : Sous le grand arbre
Technique : Aquarelle & encre sur papier 300 gsm
Lieu : Rue de l’Abbaye — Mont des Cats, Nord
Format : 15 × 20 cm
Présentation : Œuvre originale encadrée sous verre
Réalisation : Novembre 2025
Appréciation artistique
Cette œuvre est intéressante par la manière dont l’artiste transforme un arbre ordinaire en véritable structure de composition. Le tronc sombre stabilise fortement le côté gauche, ses branches ferment le haut de l’image et la végétation jaune de droite lui répond. Entre ces deux masses, le paysage peut s’éloigner naturellement vers le centre. Pour un format de seulement 15 × 20 cm, cette organisation donne une profondeur appréciable sans multiplier les détails.
L’aquarelliste développe également ici une écriture dans laquelle l’encre prend une place importante. Les contours volontairement mobiles des haies et des feuillages apportent une spontanéité qui convient au caractère rural du sujet. Les verts assourdis et les jaunes d’automne renforcent cette impression de campagne flamande observée dans une lumière douce, sans chercher à embellir artificiellement le lieu. C’est précisément cette simplicité qui donne à l’œuvre son caractère.
Au cœur d’un sous-bois du Mont des Cats, l’aquarelliste délaisse le panorama pour une vision immersive de la forêt. Les troncs verticaux organisent l’espace tandis qu’un sentier ponctué d’ocres et de terres rouges s’enfonce progressivement dans une végétation aux verts assourdis.
L’œuvre privilégie l’atmosphère à la description. Comme dans certaines études forestières de Constable, la lumière apparaît par fragments entre les arbres et suffit à construire la profondeur. L’encre apporte cependant une écriture plus libre : branches, feuillages et broussailles deviennent un réseau de lignes spontanées qui accompagne les lavis. Une évocation intime du Mont des Cats, davantage fondée sur la sensation d’une promenade que sur la représentation précise d’un lieu.
Titre : Le sentier des ombres
Technique : Aquarelle & encre sur papier 300 gsm
Lieu : Sous-bois du Mont des Cats — Nord
Format : 23 × 33 cm
Présentation : Œuvre originale encadrée sous verre
Réalisation : Novembre 2025
Appréciation artistique
Cette aquarelle trouve une bonne partie de son intérêt dans sa composition verticale et immersive. L’artiste ne regarde plus la forêt depuis l’extérieur : le spectateur est placé directement entre les arbres. Les grands troncs structurent naturellement l’image tandis que les zones plus claires du second plan créent une profondeur sensible. Les quelques touches rousses du sol constituent également une bonne décision chromatique, car elles apportent chaleur et mouvement à une palette volontairement dominée par les verts.
L’écriture apparaît ici assez libre et naturelle. L’aquarelliste accepte que certaines formes se confondent, que les contours disparaissent puis réapparaissent et que l’encre conserve une certaine spontanéité. Cette approche convient particulièrement au sous-bois, où l’accumulation des branches et des feuillages rend inutile une description exhaustive. L’œuvre restitue davantage une sensation de forêt qu’un inventaire d’arbres, et c’est probablement sa qualité principale.-
Dans un sous-bois du Mont des Cats, un arbre ancien déploie ses ramifications jusqu’aux limites de l’image. L’aquarelliste choisit un cadrage rapproché qui transforme le végétal en véritable architecture naturelle : troncs, branches et bifurcations organisent presque entièrement la composition.
Les lavis de verts, de gris et de bleus installent une lumière diffuse tandis que l’encre souligne librement les mouvements du bois. Cette attention portée à la personnalité de l’arbre rappelle l'esprit des paysages de l’École de Barbizon, notamment chez Théodore Rousseau, tout en conservant une écriture graphique plus spontanée. Une aquarelle construite davantage autour du rythme des formes et de l’atmosphère forestière que de la description précise du lieu.
Titre : L’Arbre aux cent chemins
Technique : Aquarelle & encre sur papier 300 gsm
Lieu : Sous-bois du Mont des Cats — Nord
Format : 26 × 22 cm
Présentation : Œuvre originale encadrée sous verre
Réalisation : Novembre 2025
Cette œuvre possède une identité assez nette grâce au choix de faire de l’arbre l’unique véritable protagoniste. L’artiste exploite avec justesse ses bifurcations et ses irrégularités : le dessin ne cherche pas à embellir la forme naturelle mais à en conserver les accidents. La circulation de l’encre entre les branches apporte beaucoup au caractère du sujet, tandis que les lavis plus diffus empêchent l'ensemble de devenir trop descriptif.
L’une des qualités intéressantes de cette aquarelle réside dans le contraste entre la complexité de la partie supérieure et la sobriété du premier plan. Cette respiration donne davantage de présence à l’arbre et convient bien au format relativement compact. Parmi les paysages forestiers de cette période, cette approche apparaît particulièrement intéressante parce que l’aquarelliste ne représente plus seulement un lieu : il isole une forme naturelle et en fait le sujet même de la composition.
À l’ombre d’un grand arbre, l’Auberge du Catsberg apparaît discrètement dans le paysage du Mont des Cats. L’aquarelliste construit la scène sur le contraste entre la verticalité puissante du tronc et la longue façade claire de l’auberge, donnant au bâtiment une présence paisible plutôt que monumentale.
Les lavis de verts, d’ocres et de gris bleutés traduisent la lumière douce des Flandres tandis que l’encre conserve la spontanéité du dessin. Le rôle donné à l’arbre peut rappeler la tradition paysagère de Corot, où la végétation devient l’architecture première de la composition. L’œuvre se situe ainsi entre paysage peint et carnet de voyage, attachée davantage à l’atmosphère du Catsberg qu’à une description strictement documentaire du lieu.
Titre : Sous le grand arbre du Catsberg
Technique : Aquarelle & encre sur papier 300 gsm
Lieu : Auberge du Catsberg — Mont des Cats — Nord
Format : 27 × 33 cm
Présentation : Œuvre originale encadrée sous verre
Réalisation : Avril 2026
Appréciation artistique
Cette aquarelle possède une composition particulièrement équilibrée grâce au dialogue entre le grand arbre et l’auberge. L’artiste a eu raison de ne pas placer le bâtiment au centre : légèrement repoussé dans la profondeur, celui-ci paraît appartenir naturellement au paysage. Le tronc sombre fournit l’ancrage visuel tandis que le toit ocre et la façade claire deviennent progressivement le second point d’attention. Cette hiérarchie rend la lecture naturelle.
L’œuvre est également intéressante dans l’évolution des paysages du Mont des Cats : l’aquarelliste ne se contente plus ici de représenter un sous-bois ou une architecture, mais fait dialoguer les deux dans une même composition. Le dessin à l’encre reste présent et identifiable, mais les lavis prennent davantage en charge l’atmosphère et la profondeur. C’est cette association entre caractère graphique et sensation du lieu qui constitue, à mon sens, la qualité principale de cette aquarelle.
À Godewaersvelde, l'aquarelliste s'arrête sur un fragment discret de campagne flamande. Arbres, piquets, fils de clôture et herbes hautes structurent le paysage tandis qu'un filet d'eau clair se glisse au milieu de la végétation.
L'encre, vive et spontanée, donne son rythme à la composition ; les lavis de verts et de bleus en installent l'atmosphère humide. Par son intérêt pour un paysage rural sans effet pittoresque recherché, l'œuvre rejoint l'esprit de certains paysages de Pissarro, tout en conservant une écriture plus graphique, proche du carnet peint. Le ruisseau, presque dissimulé, devient finalement le véritable point d'attraction de la composition.
Titre : La Source derrière les clôtures
Technique : Aquarelle & encre sur papier 300 gsm
Lieu : Godewaersvelde — Nord
Localisation : 50.794932, 2.652898
Format : 27 × 22 cm
Présentation : Œuvre originale encadrée sous verre
Réalisation : Octobre 2025
Appréciation artistique
Cette aquarelle est intéressante précisément parce que son sujet est modeste. L'artiste transforme quelques éléments ordinaires — une clôture, des troncs, des herbes et un passage d'eau — en une composition où les verticales et les horizontales structurent naturellement le regard. Le petit ruisseau bleu clair constitue une excellente respiration dans cet ensemble dominé par les verts et donne à l'œuvre son point d'accroche.
L'aquarelliste montre ici une sensibilité particulière aux paysages intermédiaires, ceux qui ne sont ni véritablement sauvages ni complètement aménagés. Cette direction mérite d'être remarquée dans l'ensemble de la production : elle permet de développer une identité liée aux Flandres sans dépendre des monuments ou des paysages emblématiques. Le lieu est reconnaissable moins par ce qu'il montre que par l'atmosphère qu'il restitue.
Une grille ancienne ouvre le regard vers les prairies et une habitation discrètement installée parmi les arbres du Mont des Cats. L’aquarelliste transforme ce paysage quotidien en une succession de plans : végétation sombre au premier plan, lignes de la clôture, prairie, maison puis ciel largement ouvert.
Le grand arbre latéral organise toute la composition et donne son échelle au paysage. Les lavis de verts grisés, ponctués de quelques ocres et orangés, accompagnent un dessin à l’encre volontairement libre. Par son attention portée à une campagne sans caractère spectaculaire, l’œuvre rejoint l’esprit de certains paysages de Constable, tout en conservant la spontanéité graphique du carnet aquarellé contemporain.
Titre : Derrière la grille, le Mont des Cats
Technique : Aquarelle & encre sur papier 300 gsm
Lieu : Mont des Cats — Nord
Localisation : 50.787585, 2.662301
Format : 22 × 32 cm
Présentation : Œuvre originale encadrée sous verre
Réalisation : Octobre 2025
Appréciation artistique
Cette œuvre est intéressante par la façon dont l’artiste utilise des éléments que l’on aurait facilement pu considérer comme gênants — la grille, les poteaux, les branches coupées par le cadrage — pour construire le paysage. Le regard doit les traverser avant d’atteindre la maison. Cette succession donne une profondeur convaincante et surtout une sensation de présence : l’observateur semble réellement placé au bord du chemin.
L’aquarelliste trouve également un équilibre agréable entre précision et suggestion. La grille et le bâtiment sont suffisamment dessinés pour structurer la scène, tandis que les feuillages restent beaucoup plus libres. Le grand espace de ciel apporte enfin une respiration bienvenue à une composition végétale assez dense. Ce n’est pas le caractère remarquable du lieu qui fait l’intérêt de l’œuvre, mais la manière dont un fragment très ordinaire du paysage flamand devient un souvenir de promenade.
Dans un sous-bois du Mont des Cats, la neige de décembre recouvre doucement le sol tandis qu’une succession de troncs nus structure toute la composition. L’aquarelliste choisit une palette volontairement restreinte de gris bleutés, de verts sourds et de terres, laissant les réserves claires du papier traduire la lumière froide de l’hiver.
Le grand arbre du premier plan donne son assise à une composition construite presque exclusivement sur le rythme des verticales et la profondeur du sous-bois. L’attention portée aux arbres rappelle l'héritage des paysagistes de Barbizon, tandis que l’alliance de l’encre et des lavis conserve la spontanéité du carnet de voyage contemporain. Une évocation sobre de l’hiver flamand, davantage fondée sur l’atmosphère que sur l’anecdote.
Titre : Le silence blanc du Mont des Cats
Technique : Aquarelle & encre sur papier 300 gsm
Lieu : Mont des Cats — Nord
Localisation : 50.784089, 2.670299
Format : 26 × 22 cm
Présentation : Œuvre originale encadrée sous verre
Réalisation : Décembre 2025
Sujet : Sous-bois en hiver, sous la neige
Appréciation artistique
Cette aquarelle trouve son intérêt dans une économie inhabituelle de moyens. L’artiste fait essentiellement travailler trois éléments : le rythme vertical des arbres, une palette froide très resserrée et les réserves du papier qui deviennent neige et lumière. Le grand tronc du premier plan donne une présence physique à la scène, tandis que les arbres progressivement plus clairs construisent une profondeur convaincante sans recourir à une perspective démonstrative.
L’œuvre possède aussi une qualité intéressante dans l'évolution de la série du Mont des Cats : l’aquarelliste semble ici moins chercher à raconter un lieu qu’à retenir un état du paysage. La neige, le silence, les arbres nus et l’absence de présence humaine suffisent. Cette simplicité lui donne une tonalité plus contemplative que descriptive et fait de ce petit paysage hivernal une œuvre cohérente au sein d’une série consacrée aux saisons et aux chemins du Mont des Cats.