La route de Pallud
La route de Pallud
Jusqu’au début du 19e, la route provinciale menant d’Albertville à Ugine se situait sur le tracé de l’Ancienne route de Pallud, suivait la route communale actuelle puis passait par le chemin dit de Pierre Taillée jusqu’au pied de la commune de Thénésol. La route directe vers Ugine, longeant l’Arly, dont le chantier débuta seulement en 1813, a été achevée en 1817. La route départementale actuelle reliant Pallud à Albertville fut mise en service en 1866.
L'ANCIEN PONT DE BOIS ET LE PONT DES ADOUBES
Jusqu’au 20e siècle, le pont des Adoubes (tanneries) est l’unique moyen de franchir l'Arly et de relier la Tarentaise à la Combe de Savoie. Il constitue un élément de passage essentiel pour le transport des hommes et des marchandises.
Le pont de bois de l’Hôpital-sous-Conflans Avant la création de la ville d’Albertville en 1836, il existe deux bourgs distincts : Conflans et L’Hôpital-sous-Conflans.Ces deux bourgs sont reliés par un pont en bois dit « pont de l’Hôpital ». Le pont est alors situé 200 mètres plus au nord par rapport à sa position actuelle. Il fait le lien entre les rues appelées « Bugeaud » et « du Vieux Pont ».Ce pont en bois n’est qu’une passerelle sur pilotis. Son matériau de construction le rend fragile face aux crues de l’Arly. Il est détruit plusieurs fois, en partie ou totalement, par exemple en 1778 et 1813.
Déplacement du pont. Lors de la bataille du 28 juin 1815, le pont subit d’importants dégâts. À la même période, la ville s'agrandit en direction du sud ; les autorités souhaitent que les voyageurs venant de Tarentaise passent par son centre. Il est alors décidé de reconstruire le pont face à la future « rue neuve » (rue Gambetta aujourd'hui).Mais le pont d’une longueur de 114 mètres, plus solide, en charpente de bois, subit toujours les crues de l’Arly. Il est donc reconstruit en pierre entre 1861 et 1863.
L'ouvrage aujourd’hui . Agrandi et aménagé pour la circulation des automobiles et des piétons, le pont des Adoubes reste essentiel pour accéder au centre-ville d’Albertville. La création d'une voie sur berge au début des années 2000 ne lui a pas enlevé son rôle d’axe majeur, notamment pour relier le Beaufortain et la cité médiévale de Conflans. Enfin, le pont des Adoubes garde un impact visuel fort dans le paysage albertvillois, renforcé par les travaux de démolition aux 5 - 7 et 9 cours de l'Hôtel de Ville qui ouvre la perspective sur ses arches.
UN PONT FRAGILE Une rivière, une ville, l'Arly à Albertville Cahier du Vieux Conflans
LA MAPPE SARDE
Les bases de la plupart des anciennes maisons de Pallud sont sans doute antérieures au XVIIIe siècle. En effet, elles figurent déjà sur la carte de 1729 établie par l'État sarde, à cette fin de répartir l'imposition. Jean-Jacques Rousseau participa à la réalisation de la Mappe Sarde, ainsi qu'il l'écrivit dans ses Confessions : "deux ou trois cents hommes, tant arpenteurs qu'on appelait géomètres, qu'écrivains qu'on appelait secrétaires, furent employés à cet ouvrage, et c'était parmi ces derniers que Maman m'avait fait inscrire".
"Par lettres patentes du 9 avril 1728, Victor Amédée II engage les travaux du cadastre général de la Savoie. En une dizaine d'années sous le contrôle de l’intendant général chargé de la direction des opérations, les géomètres établissent le plan de milliers de parcelles". https://www.marmottesdesavoie.fr/reserve/Mappe_sarde2