Formée à l'École française de yoga de Paris, j'ai commencé à enseigner en 1999, d'abord dans diverses structures municipales et associatives, avant de créer ma propre association, Pause Yoga, à Arles.
À présent établie à Saint-Lô, j'ai ouvert Om Sweet Om, une salle intimiste et confortable, pouvant accueillir une dizaine de pratiquants.
En 1996, alors étudiante à Strasbourg, je commence le yoga avec Claude Delamarche. Une rencontre qui s'avérera fondatrice. C'est sous son impulsion et son patronage que j'ai donné mes premiers cours de yoga. J'ai en effet eu la chance d'être chaperonnée comme peu le sont, dispensant mes cours sous son regard et débriefant ensuite avec elle.
Claude m'a énormément encouragée. Suivant son conseil, je m'inscris alors à l'École française de yoga (EFY) de Paris, au début des années 2000, une formation longue de quatre ans, comme il n'en existe plus.
Dans cette institution, outre les cours d'anatomie et de philosophie indienne, je suis élève de Philippe de Fallois et de Patrick Tomatis, dans la lignée de Nil Hahoutoff.
Durant l'été 2001, avant d'intégrer l'école, un premier voyage en Inde est un choc. Cette excursion entre copines marque le début de mon intérêt pour le sous-continent.
Je retourne en Inde dès l'année suivante, pour six mois. Je voyage sac au dos, seule. Mais est-on jamais seul en Inde ?
Le voyage touristique se mue progressivement en imprégnation culturelle : l'architecture, la société, les saveurs, les couleurs, les coutumes. Durant quelques semaines, je vis chez l'habitant. Je mesure ma chance.
À Rishikesh, je pratique le yoga en ashram et m'initie au bharatanatyam, danse classique du Tamil Nadu, ainsi qu'à l'hindi, une des langues officielles du pays.
De retour à Paris, en parallèle d'un emploi de correctrice dans la presse et de ma formation à l'EFY, je développe mes propres cours de yoga : à Saint-Ouen, à la Défense, à Neuilly-Plaisance.
À la faveur d'un nouvel emploi, je déménage en 2008 à Arles et y crée l'association Pause Yoga.
Dans le Sud, je m'intéresse de plus près à diverses techniques de massage : massage thaï, shiatstu, abhyanga. J'organise des sessions d'acroyoga en invitant des professeurs expérimentés. Surtout, je pratique la danse indienne de manière intensive.
Durant cette période, et jusqu'à aujourd'hui, je continue le yoga avec Philippe de Fallois, à l'occasion de week-ends et de stages.
Sigonce, août 2024.
En 2013, je reprends la route de l'Inde. J'y reste près d'un an. Ce voyage-là est plus immersif : je bénéficie d'une cure d'un mois dans une clinique ayurvédique, je séjourne deux mois dans l'ashram de Ritodgata au Kérala, et passe trois mois à Pune pour me perfectionner en danse avec Arundhati Patwardhan et en yoga avec Ajay Kuknur, élève direct du célèbre BKS Iyengar. Parallèlement, je travaille bénévolement comme interprète et professeure de français.
En 2024, poussée par les encouragements appuyés de mon professeur de toujours, Philippe de Fallois, je décide de reprendre le flambeau. Des associations locales accueillent mes propositions de cours de yoga et de yoga sur chaise.
En 2026, je crée Om Sweet Om et me consacre désormais à la transmission du yoga.
Je tiens à remercier très chaleureusement le groupe d'élèves qui m'a suivie dans cette aventure dès son lancement. Sans vous, rien n'aurait été possible.
Depuis 25 ans que je transmets le yoga, j'ai la chance de cheminer auprès de guides exceptionnels, qui m'ont encouragée mieux que je n'aurais pu l'espérer. Je leur dois ma construction et veux ici leur rendre hommage :
Claude Delamarche, ma première enseignante, qui m'a mis le pied à l'étrier ;
Philippe de Fallois, qui depuis mes débuts me soutient par son exigence et son dévouement ;
Ajay Kuknur, qui m'a si généreusement épaulée dans une Inde étouffante ;
Gérard Valette, mon père, lui-même ancien professeur de yoga, à qui je dois ma première Salutation au Soleil.
Gratitude à Nil Hahoutoff, pionnier du yoga en France, qui de là-haut est présent chaque jour dans ma vie et ma pratique.
À la mémoire de ma mère, Nicole Valette, qui a dédié sa vie à la santé mentale.
Enfin, mes affectueuses pensées vont à mes élèves, anciens, actuels et futurs, grâce à qui sans cesse je me remets en question et cherche à progresser. Ce lieu est le vôtre.
Le bharatanatyam
À Paris, revenue d'Inde en 2003, je franchis la porte d'une école de bharatanatyam, auprès d'Amala Devi. J'y découvre la grâce, le rythme, la musique, la mythologie hindoue.
En 2008, à Arles, se produit l'inattendu : une danseuse de bharatanatyam, Armelle Choquard, transmet cet art millénaire. Je deviens son élève et chemine assidument à ses côtés pendant dix ans.
J'enrichis ma pratique auprès d'autres maîtres, à l'occasion de stages ou de résidences : Sucheta Chapekar, Arundhati Patwardhan, Vidhya Subramanian, Pr. CV Chandrasekhar.
Une fois établie à Saint-Lô, la distance devient une barrière trop importante pour continuer avec Armelle. Je me rends alors à Paris à raison de deux week-ends par mois pour pratiquer avec Tarikavalli, disciple de notre regrettée Amala Devi, dans le studio même où enseignait Amala autrefois. Des douleurs aux pieds me contraignent à mettre un terme à la danse. Cette discipline reste chère à mon cœur.