Le rire d'Henri Salvador résonne encore place de l'Étang
Un jour, Henri Salvador a ouvert la fenêtre de la petite maison, place de l'étang. Il a vu du monde qui jouait. « Viens avec nous, viens essayer », lui a-t-on suggéré en bas. Il est descendu... Et cela a duré 22 ans. Vingt-deux années de carrière mise entre parenthèses pour s'adonner à la passion dévorante de la pétanque... C'est tout Henri Salvador ça. « Moi, je n'ai pas vécu à Cannes avec lui. Lorsque je suis entrée dans sa vie, il s'était déjà séparé de la maison et vendait ses appartements. Si j'étais arrivée avant, j'aurais essayé d'empêcher cela... », raconte Catherine, la dernière compagne de l'artiste. Mais Henri Salvador voulait profiter jusqu'au bout. Jouer, voyager, dépenser de l'argent dans les casinos, un vrai « bouffeur de vie » ainsi que le commente encore celle qui a partagé les treize dernières années de sa vie.
ANGE ARCOLAO: Alias Bébert de Cagnes ! Une des plus grandes légendes.
de notre sport, Ange Arcolao dit "Bébert de Cagnes".Cagnes, c'est un des noms qui revient le plus souvent dans les conversations des pétanqueurs dès qu'ils évoquent des figures emblématiques de la pétanque authentique.
Evidemment, je n'ai pas connu personnellement Monsieur Ange ARCOLAO, dit "Bébert de Cagnes" - tant pis pour lui... -, mais j'ai fouiné, j'ai cherché, et j'ai trouvé un certain nombre de choses qui devraient combler mon Phifi. En tous cas je l'espère : je n'aime pas contrarier les amis, à plus forte raison lorsqu'ils font 30 kilos de plus que moi et qu'ils ont fréquenté un temps les rings de boxe...
Ange ARCOLAO fait partie de ces joueurs de légende à propos desquels il s'est dit tant et tant de choses, à une époque où les "exploits" qu'on se transmettait de bouche à oreille n'étaient pas à l'abri de risques de déformation ou d'amplification des phénomènes, qu'on a parfois du mal à savoir où s'arrête la vérité et où commence l'affabulation. Un peu comme avec Marceau NARCY.
Tout comme ce dernier, "Bébert de Cagnes" avait une réputation de véritable artiste, qui pouvait "tortiller" ses boules dans tous les sens, pour les forcer à obéir comme si elles avait été téléguidées... Mais pas seulement : ce magicien de la petite boule, à l'oeil pétillant et à la moustache frémissante, était aussi célèbre pour sa truculence, pour ses facéties, pour son sens du spectacle, qui lui permettait de mettre le public dans sa poche et les rieurs de son côté.
De la même manière qu'il pouvait tout à coup forcer l'admiration des spectateurs en réalisant un de ces gestes impensables dont il avait le secret, que ce soit pour reprendre un point difficile, ou pour frapper une boule délicate : il faisait alors parler sa classe, son intelligence du jeu, son génie des boules, en toute simplicité !Costaud physiquement, "Bébert de Cagnes" l'était aussi dans sa tête et sa collection de titres et de victoires ne doit rien au hasard.
En 1961, il enlève le "Superfin-la-Marseillaise", qui allait devenir en 1962 "Le Ricard la Marseillaise", avec Serge BORSI et Nettri DINO ; en 1966, il est champion de France tête à tête ; en 1967, il gagne l'International de Berlin, associé à Joseph BALLESTER et Jean ALBERTINI, et "La Marseillaise", la même année, en compagnie de Jean TRICON, dit "Le Japonais" et PERAGOUX ; en 1976, il est champion de France "Triplettes" avec Elio TINI et Raymond FRESCURA, avant de récidiver en 1986.
Cette fois associé à Aristide ZANGARELLI et à son fils, Christian ARCOLAO. Transition idéale pour souligner que les "héritiers" de "Bébert de Cagnes", autant son fils Christian, que ses petits fils, Frédéric et Mickaël, sauront se montrer dignes de leur "illustre Ancien" en se faisant à leur tour un prénom, une place, et une réputation dans le microcosme.
Le talent, qui n'est pas toujours héréditaire, à choisi de l'être dans la "Maison ARCOLAO", sans doute pour qu'on n'en finisse jamais de répéter ce grand nom de la petite boule, même si le premier qui l'a rendu célèbre a tiré sa révérence en 2002.