C’est un peu l’histoire de la Belle au bois dormant que celle de cet Auditorium blotti au milieu de jardins, un peu dissimulé par des branchages. C’est avant tout à la volonté de Wanda Landowska que l’on doit cet édifice réalisé par l’architecte Jean-Charles Moreux en 1927.
Il est sûr que celui-ci reçut, de la claveciniste, des instructions précises sur le volume, la disposition, la contenance de la salle et sur les matériaux à employer.
Les problèmes posés, l’architecte dut les résoudre et trouver des solutions originales : l’éclairage zénithal, le plafond suspendu etc.
Si le bâtiment offre un intérêt certain, l’évocation de sa fonction culturelle passée et, je l’espère, future, mérite notre attention.
Au départ, il y a un trait de génie à imaginer qu’à vingt kilomètres de Paris dans une banlieue certes charmante, on pourrait faire venir des musiciens, des écrivains, des plasticiens, des élèves de nombreux pays. Mais aussi organiser un enseignement de haut niveau, programmer des concerts à la recherche d’un répertoire nouveau ou oublié, enregistrer des disques. Tout cela fonctionna à merveille jusqu’à la Seconde guerre mondiale.
Dès l’achat de la propriété en 1925, Wanda Landowska organisa des cours de musique ancienne. Très vite elle ressentit le besoin d’élargir l’audience de son enseignement et de réunir un public curieux de connaître les chefs d’œuvre de la musique baroque présentés dans un cadre idéal.
Invitation et programme inaugural
Les saisons musicales à Saint-Leu-la-Forêt
Diaporama, Le "temple" de Saint-Leu-La-Forêt, et le témoignage de René Dovaz
Jean-Charles Moreux par Roland Baroin
La Salle de musique et les Jardins de Wanda Landowska à Saint-Leu-la-Forêt / also available in English
Concert à l'ambassade de Pologne à Paris, et le discours de M. Frédéric Mitterrand