Le Réseau Monika-POWN
Le Réseau Monika-POWN
Le POWN s’apparente à un mouvement car il présente à la fois l’apparence d’une organisation militaire mais aussi exerce des activités à caractère politique.
Les principales tâches définies par le gouvernement polonais pour le POWN se déclinent en plusieurs points :
organiser la résistance partout où se trouvent des Polonais ;
préparer des opérations de sabotage ;
faire de la propagande anti-allemande ;
organiser les services de renseignements ;
préparer la mobilisation des Polonais ;
collaborer avec la Résistance française en remplissant le rôle d’alliée comme l’armée polonaise régulière en Grande-Bretagne remplit le rôle d’alliée à l’égard des Forces Françaises libres à l’extérieur de la France.
A ses débuts, le POWN développe d’abord son activité dans le sabotage et les renseignements (envois de rapports économiques, militaires au gouvernement polonais à Londres). Les agents du mouvement sont assermentés et ont pour objectif en libérant la France, de libérer la Pologne, comme l’explique toute la presse clandestine qu’ils ont pu imprimer (Walka, Komunikat, Sztandar, Wyzwolenie).
Outre les activités de propagande, les membres du POWN passent à l’action, en particulier à partir de juillet 1943 et ce, jusqu’à la libération. En effet, le colonel Antoni Zdrojewski, est parachuté en France en tant que militaire de l’armée clandestine polonaise en France avec pour mission de s’occuper de l’organisation des éléments de la Résistance polonaise aux côtés des FFI. Un accord de coopération militaire est signé entre le colonel Zdrojewski et le général Chaban—Delmas le 28 mai 1944 : les détachements militaires s’intègrent dans les FFI tout en conservant leur commandement propre, mais sont tout de même soumis au commandement tactique français. Les membres de la POWN et les FFI contribuent alors à la libération des territoires (ex: combats du Vercors, dans les Cévennes).