Je me souviens que, lorsque j’étais un élève du secondaire, il m’arrivait assez fréquemment de me demander en quoi les contenus que j’apprenais à l’école allaient m’être utiles dans les sphères personnelle ou professionnelle de ma vie. Autrement dit, j’avais souvent de la difficulté à donner du sens à mes apprentissages, et ce, à tel point que je me disais parfois que mon parcours scolaire allait être moins difficile si je cessais de constamment me questionner sur la finalité des tâches d’apprentissage que l’on me demandait de réaliser et que je ne me concentrais que sur leur réalisation. Je veux à tout prix éviter que mes futurs élèves aient ce genre de réflexion, car il ne serait aucunement motivant pour eux de ne s’investir dans leurs études secondaires que par obligation. À mon avis, un enseignant doit non seulement faire apprendre des contenus aux élèves, mais aussi leur faire comprendre les raisons pour lesquelles il les leur fait apprendre. C’est la raison pour laquelle je considère que la contextualisation des apprentissages, soit le fait de lier les contenus à enseigner à des sujets d’actualité et à la vie des élèves, est un élément dont l’enseignant doit absolument tenir compte dans l’exercice de sa profession. Il s’agit d’ailleurs du sujet de mon rapport de projet d'intervention (RPI). Dans cette rubrique, je vais intégrer des écrits réflexifs que j’ai rédigés et qui sont liés à la contextualisation des apprentissages ainsi que des situations d’apprentissage et d’évaluation (SAÉ) contextualisées que j’ai créées avec mes pairs.
Je pense qu’actuellement, dans un contexte où nous faisons face à des problématiques d’ordres scientifique et technologique dont la résolution nécessite la mise à profit des savoirs scientifiques dont l’humanité dispose, l’enseignement des sciences au secondaire est de la plus haute importance. En effet, il peut contribuer à solutionner ces problèmes soit en permettant aux gens d’acquérir des connaissances et des compétences générales (p. ex. la capacité à exercer son jugement critique et à exploiter l’information) et disciplinaires (p. ex. la capacité à mettre à profit ses connaissances scientifiques et technologiques) grâce auxquelles ils pourront se positionner sur des enjeux scientifico-technologiques, soit en contribuant à la formation de professionnels qualifiés capables de participer directement à la résolution de ces enjeux dans l’exercice de leurs fonctions. En outre, bien qu’il puisse être bénéfique à bien des égards, je pense que l’enseignement des sciences doit se faire avec doigté, car il arrive que certains sujets à caractère scientifique (p. ex. la pandémie de COVID-19, la théorie de l'évolution, etc.) suscitent des controverses et polarisent les opinions. Dans cette rubrique, je publierai des écrits réflexifs qui rendent compte de l’évolution de ma conception de l’enseignement des sciences et de la technologie au secondaire.