Neufs membres de l'association ont participé à la 13ème semaine du Golfe du Morbihan, qui s'est déroulée du 26 mai au 1er juin 2025. Représentant la commune du Teich, l'association a navigué avec sa pinasse "La Teychine 2" au sein d'une flottille impressionnante de 1200 bateaux du patrimoine maritime.
Cet événement maritime d'envergure a permis de mettre en avant les bateaux traditionnels du bassin d'Arcachon et de faire découvrir la Pinassotte ainsi que son mode de navigation à un public élargi.
Cette participation a également renforcé les liens avec la communauté des "Pinasseyres" du bassin d'Arcachon. Près de 40 Pinasseyres, provenant de différentes associations, se sont joints aux membres de La Pinassote Teichoise pour naviguer sur six pinassottes. Ce rassemblement a offert une occasion unique d'explorer un nouveau plan d'eau dans une ambiance conviviale.
La Semaine du Golfe du Morbihan est un festival maritime et culturel majeur, où se mêlent parades nautiques, spectacles, et rencontres autour des valeurs qui unissent les amoureux de la mer et des traditions nautiques.
Pour représenter fièrement notre association et porter haut les couleurs du Teich, Even, Claire, Alexia, Philippe, Jean, Benoit, Anthony, Paul, Jean-Marc et Olivier ont participé à cette expérience exceptionnelle et fait rayonner notre héritage maritime bien au-delà de la Gironde.
Dimanche matin, à 9h30, trois voitures pleines à craquer quittent Sylvabelle, direction le Golfe du Morbihan ! À bord, une équipe prête à en découdre avec les éléments : Alexia, Even, Claire, Anthony, Olivier, Philippe et Jean. Benoît les rejoint à la première escale, suivi de Jean-Marc à la seconde, complétant ainsi l’équipe.
L’équipage est au complet, cap sur la grande aventure !
Après un pique-nique sous le crachin Breton en compagnie des Pynasseyres d'Arès, l’équipage arrive à Arradon vers 16h30. La mise à l’eau des bateaux à la cale provoque un grand embouteillage.
Plusieurs pinasses sont présentes, dont Notre-Dame des Passes, Arès, La Voltigeuse et Notre-Dame d’Arcachon. Anthony manœuvre habilement pour dépasser les bateaux en train d’installer leur mât.
À 18h00, la "Teychine 2" touche enfin l’eau. Ouf, elle flotte !
L'équipe se dirige ensuite vers le camping de l’Allée pour récupérer les mobile-homes. Après une installation rapide, les rôles sont répartis pour la soirée, :es hommes s’occupent de l’apéritif, tandis que les filles se mettent aux fourneaux.
L’aventure peut enfin commencer !
À 9h30 au port d’Arradon, un briefing matinal est animé par Patrick Oury, capitaine de la flottile H. Puis l'équipage de la "Teychine 2", composé d'Even, Benoît, Olivier, Anthony, Jean-Marc, Philippe et Jean, prépare le bateau en installant la grande voile et en prenant deux ris. L'objectif est de rejoindre la sortie du Golfe pour se positionner en vue de la parade d’ouverture.
Pendant ce temps, Claire et Alexia cherchent à embarquer sur d'autres bateaux. Claire est accueillie à bord de la pinasse La Voltigeuse de Lanton par Pierre, tandis qu'Alexia suit Denis sur son bateau à moteur.
Nos valeureux Teichois mettent ensuite cap au sud, franchissent l’île aux Moines et s’engagent en direction du redouté Courant de la Jument. Suivant les conseils avisés d’Arcachon, la voile est affalée, et le passage se fait à la rame. Impressionnant, ce bouillon ! Rien à voir avec les eaux plus douces du Bassin d’Arcachon. Jérôme, des Boiens, veille à la sécurité depuis son zodiac.
Mission accomplie : passage maîtrisé, contrairement à Notre-Dame des Passes qui, tentant le passage à la voile, finit par dessaler.
Les équipiers accostent à Port-Navalo pour une pause bien méritée.
À 15h00, l'équipage s'élance vers la parade d'ouverture. Un départ anticipé par Benoit, permet de se laisser porter par le courant et de naviguer au milieu de dizaines de voiliers, dans une ambiance festive et colorée. Un seul bord suffit pour atteindre Arradon une heure plus tard.
Pendant ce temps, Claire profite d'une sortie à bord de la Voltigeuse, accompagné de la pinassotte des Cracoys, tandis qu'Alexia et Denis assurent la sécurité depuis le bateau à moteur.
La soirée se déroule au camping, où nous faisons la connaissance de Michel, ami d’Even et membre de la capitainerie du port d’Arcachon. Un apéritif est improvisé avec les pynasseyres de Lanton, suivi d'un barbecue organisé par les Teichois. Michel propose de nous installer sur son grand terrain, quasi désert à l’exception de sa petite tente. Comme à leur habitude, Anthony et Jean-Marc prennent les commandes de la plancha.
La soirée se prolonge dans une ambiance festive… mais chut, ce qui se passe à Arradon reste à Arradon !
Après trois tentatives infructueuses pour hisser la voile, nos vaillants pynasseyres se rendent à l’évidence : ils ne visiteront pas l’île d’Ars aujourd’hui. Les rafales dépassant les 20 nœuds rendent la navigation trop périlleuse, même avec deux ris.
Une erreur de logistique concernant la 2eme voile qui a été emmenée, contribue à cette décision, la Teychine 2 est surtoilée.
Claire, téméraire, est partie avec Lanton sur le bateau à moteur. Partie sans son sandwich, elle peut heureusement compter sur la solidarité de l’équipage pour ne pas finir la journée le ventre vide.
Privés de mer, nous décidons de transformer cette pause forcée en escapade touristique. Direction les ports de Bono puis de Lamor-Baden. Michel se joint à nous pour aller saluer ses amis des différentes capitaineries.
Au port de Bono, nous commençons avec une halte shopping au magasin Mousqueton, où certains craquent pour une magnifique vareuse ou un polo. La balade se poursuit avec la découverte du port, puis une pause contemplative devant la splendide vue sur la rivière d’Auray depuis le vieux pont suspendu.
Au port de Lamor-Baden, Michel ne résiste pas à l’appel des huîtres locales.
En fin de journée, nous retournons à Arradon pour retrouver Claire, ravie de sa virée sur l’ile d’ARS sur le bâteau à moteur de Lanton malgré une météo peu engageante.
Les huîtres dégustées dans la bonne humeur, nous assistons à la première réunion des Pynasseyres organisée par Jean-Charles. L’ambiance est conviviale, mais nous nous éclipsons rapidement pour la suite de la soirée à la crêperie sélectionnée par Jean-Marc.
Un très bon choix – nous n’en doutions pas une seconde – car lorsqu’il s’agit de nourriture, Jean-Marc est toujours de très bon conseil.
Pâte croustillante à l’extérieur, moelleuse à cœur… un vrai délice pour les papilles !
Seul regret : le cuisinier a refusé de livrer sa recette, malgré l’insistance bienveillante de Jean-Marc.
Départ à 10h00 d’Arradon. La destination initiale, Saint-Gildas-de-Rhuys, est modifiée pour Port-Navalo en raison de conditions météorologiques difficiles, avec vent fort et rafales soutenues.
Avant le départ, face aux rafales importantes, Benoît, notre chef de bord, réunit l’équipage pour une prise de décision collective. Chacun s’exprime. Malgré les conditions, la décision est prise de partir, avec 2 ris dans la grand-voile.
La navigation s’avère exigeante : vent de face, nombreux bords nécessaires, progression lente, fatigue croissante. Après deux heures de navigation et à l’approche du courant de la Jument, la sécurité nous informe que la renverse est imminente (dans 30 minutes). Ne souhaitant pas risquer de rester bloqués, nous sollicitons un remorquage pour franchir le passage turbulent.
Nous atteignons Port-Navalo à la rame, soulagés mais épuisés.
À notre arrivée, Anthony et Jean-Marc, venus par la route, nous accueillent avec un pique-nique copieux et réconfortant. S’ensuit un moment de détente bien mérité : chants bretons, emplettes locales, ambiance conviviale.
La navigation de l’après-midi s'effectue de Port-Navalo à Larmor-Baden. Philippe cède sa place à Anthony. La sortie du port de Port-Navalo est délicate : la jetée est proche et les conditions restent instables. Jérôme veille depuis son zodiac et nous assiste efficacement. Une fois dégagés du port, la navigation est fluide, permettant de rejoindre Larmor-Baden rapidement.
Jean-Marc et Philippe profitent de l’après-midi pour visiter les environs et déposer une voiture au port du Bono en prévision des prochaines étapes.
À l’arrivée, nous faisons une photo de groupe de l’ensemble des équipiers, tous fièrement vêtus de nos nouveaux polos verts : voyants, pratiques, et parfaits pour se retrouver dans la foule.
L'équipe participe au pot d d'accueil de la flottille H, avec un buffet généreux et les boissons à volonté.
Retour au camping : après une bonne douche, nous partageons un excellent dîner de lentilles aux saucisses de Morteau, soigneusement préparé par Anthony et Jean-Marc. Michel, fidèle à ses habitudes, se joint à nous pour ce dernier repas convivial.
Dernière soirée pour quatre de nos coéquipiers, qui s’apprêtent à nous quitter.
Levés à 5h45 pour un départ matinal, à 7h30, vers l’Île aux Moines. Jean-François et Lionel, deux membres expérimentés de la flottille des Boiens, intègrent notre équipage et échangent avec nous tout au long de la traversée offrant des discussions techniques très enrichissantes. Les conditions de navigations sont idéales, favorisant l’observation des bateaux et des belles demeures le long de la côte.
Arrivés vers 8h30, nous mouillons sur une plage de l’Île aux Moines dans la baie de Goret.
Pendant que Philippe et Jean-François se reposent et surveillent la Teychine, le reste de l’équipage part explorer l’île. Petite halte dans le bourg pour savourer un café et profiter de l’ambiance paisible du matin.
De retour, nous partageons un déjeuner composé de sandwichs, suivi d’une délicieuse dégustation de kouign-amann achetés lors de notre passage en ville.
En début d'après-midi nous reprenons la navigation pour remonter la rivière d’Auray. Arrivés vers 15h à proximité du port, nous constatons que celui-ci est encore à sec. L’attente commence…
Vers 16h30, nous décidons de nous approcher, mais les conditions ne permettent toujours pas l’entrée dans le port. Pour éviter de dériver, nous nous amarrons temporairement à un autre bateau. Finalement, un zodiac nous remorque jusqu’à notre point de mouillage initial.
Un ami de Michel, travaillant à la capitainerie du port du Bono, vient nous chercher en zodiac pour nous aider à entrer dans le port.
Après une balade dans le port pour profiter des animations locales, nous récupérons la voiture laissée au port de Larmor-Baden, puis regagnons le camping pour un repas rapide.
Philippe et Olivier se chargent ensuite de déposer une voiture à Port-Navalo, trajet aller-retour de 1h30, en prévision du départ du lendemain.
Fin de cette longue journée marquée par plusieurs longues attentes.
Départ du port du Bono, vers 9h30, sous un grand soleil mais avec un vent quasi inexistant. Cette fois-ci nous avons embarqué Anaïs, ancienne Pynasseyre d’Arcachon. Bien que le courant soit favorable, la voile ne suffit pas : la Teychine avance à la vitesse d'un escargot comme tous les bateaux. Après avoir persisté avec la voile, décision est prise de continuer à la rame.
La remontée de la rivière d’Auray se transforme alors en une session sportive mais agréable. Nous profitons du paysage : superbes demeures en bordure de rivière, voiliers magnifiques et atmosphère paisible. Dans les remous du courant, l’effort est soutenu mais l’équipage reste motivé.
Nous atteignons finalement Port-Navalo vers 13h00, bien au-delà de l’horaire prévu, mais heureux de l'effort accompli.
A l’arrivée, récompense bien méritée, nous dégustons une savoureuse galette-saucisse, suivie d’une crêpe au caramel beurre salé, le tout accompagné de cidre frais.
Nous profitons d’une pause sur la plage — ou plutôt d’une sieste collective — en attendant l’arrivée du reste de la flottille vers 14h30.
À leur arrivée, nous recevons notre plaque officielle, attestant de notre participation et des navigations effectuées au cours de cette semaine riche en apprentissages et en moments partagés.
Retour au camping en voiture. Le trajet d’une heure nous rappelle que, bien que la Bretagne soit magnifique, contourner le Golfe du Morbihan par la route est parfois plus long qu’à la rame !
Nous nous préparons pour le repas de clôture des Pynassayres façon auberge espagnole. Chacun apporte de quoi partager, dans une ambiance festive et décontractée sous un beau soleil.
Les Boiens sortent leurs guitares, leurs voix et leur bonne humeur. Les chants marins résonnent sous le ciel Breton, avec une mention spéciale pour la chanson dédiée à la pinasse de la Boienne.
Après un départ du camping en fin de matinée en voiture avec deux Boiens, nous nous retrouvons de nouveau autour d’un désormais traditionnel (et toujours apprécié) repas : galette-saucisse et crêpes au caramel beurre salé. On ne s’en lasse pas !
Des exposants présentent leur travail de construction de bateaux traditionnels. En discutant, Jean, découvre qu'un de ces artisans est celui qui a fabriqué "La Teychine 2" près de Nantes. Ce dernier est heureux d'apprendre que la pinassotte est venue naviguer dans les eaux du Golf du Morbihan.
L’après-midi s’écoule lentement. Certains attendent au soleil sur la plage, d’autres préfèrent l’ombre d’un arbre, en attendant l’heure d’embarquement. À 17h, nous rejoignons le bateau.
Nous embarquons à bord de la Teychine avec Corinne qui fait partie de l’équipe des pynasseyres de Biganos. Nous prenons deux ris et préparons minutieusement le bateau. La sortie du port se fait à la rame.
Une tentative est faite pour hisser la voile. Malheureusement, entre la fatigue de l’équipage, le manque de poids à bord (et donc de gîte), et un vent trop soutenu, la manœuvre échoue.
Nous décidons alors de passer le courant de la Jument à la rame, mais la fatigue se fait sentir : la progression est presque nulle. Face à l’effort inutile, nous sollicitons un remorquage.
Alors que nous nous apprêtons à nous détacher du remorquage, le safran casse. La galère commence…
Nous sommes alors remorqués dans le courant par un capitaine Zig Zag, formé à la même école que notre Gégé. À bord, nous sommes ballottés par les remous.
Arrivée au port la course contre la montre démarre. On nous indique que la cale de mise à l’eau est difficilement accessible, et qu’il faudra impérativement l’utiliser au plus tard deux heures après la marée haute, soit avant 23h.
Il est alors 20h. Il faut retourner au camping chercher la remorque : 1h aller, 1h retour… sans compter les bouchons. Nous appelons Michel à la rescousse pour vérifier l’accessibilité à la cale.
Heureusement, Jean-François, qui est au camping avec Michel propose de nous amener directement la remorque, qui est stationnée devant notre mobile-home. Arrivés vers 21h, nous devons encore négocier avec la sécurité pour accéder à la cale, situé juste à côté du concert de fin de semaine !
La manœuvre commence dans des conditions peu idéales. La cale est effectivement difficile d’accès. Et pour couronner le tout la manivelle du treuil n’est pas dans la caisse de la remorque. Mais pas question d’abandonner : à bout de bras, nous remontons la Teychine 2.
Enfin, tout est prêt pour le retour. Nous rentrons épuisés mais soulagés au camping vers 23h30.
Une pensée pour Corinne, qui n’aura finalement ni profité de la grande parade, ni réellement navigué ce jour-là.
Petite consolation : nous avons tout de même pu observer le début de la parade depuis le port.
Après un réveil matinal, nous attaquons le ménage des mobile-homes.
Puis nous attelons la remorque et nous nous assurons que tout est bien attaché sur la Teychine 2, histoire d'être certain de tout ramener à bon port.
Pour la pause repas, nous suivons le choix de Claire et Jean, qui craquent pour un hamburger !
Arrivés à Sylvabelle, nous procédons au premier et seul dessalage de la semaine en nettoyant la voile à l'eau claire.
De retour de cette 13ème édition de la Semaine du Golfe, nous avons le cœur rempli de souvenirs inoubliables. Ce fut une aventure maritime, humaine et conviviale, rendue possible grâce à l’implication et à la générosité de chacun.
🙏 Remerciements chaleureux :
Aux membres de l'association qui œuvrent les samedi pour entretenir la Teychine 2 et particulièrement à HB et Gégé qui ont laissé la Teychine quitter le bassin
Aux Boïens venus en soutien à bord de La Teychine 2 : Lionel, Jean-François et Corinne et Anaïs ancienne pynasseyres vivant au Teich.
A Michel et Jean-François pour leur aide de dernière minute. Grâce à leur réactivité, ils nous ont tiré d'un mauvais pas, en venant à notre secours à Port Navalo suite à notre avarie.
A Philippe, à l'origine de ce beau projet, pour sa ténacité et son engagement.
A la Mairie, qui a permis à la belle Teychine 2 de participer à cet événement.
La semaine du Golfe a été une véritable école de navigation, avec des entrainements quotidiens. Plus qu'une simple régate, cet évènement a renforcé les liens entre les naviguants de la Teychine 2 et consolidé leur cohésion, à la fois sur l'eau et sur la terre et avec les autres Pynasseyres du bassins.