Cette œuvre se compose de trente-six polaroids réalisés sur une année (2025/2026), comme une tentative de retenir ce qui, par nature, échappe. À Monaco, rien ne semble véritablement stable : les lignes de la ville se déplacent, les bâtiments apparaissent puis disparaissent, les perspectives se recomposent au rythme des chantiers. Le paysage n’est jamais fixé ; il est en devenir permanent.
Dans ce contexte, photographier revient moins à documenter qu’à prélever des fragments d’un réel instable. Chaque image capture un état transitoire, une configuration déjà menacée de disparition. Ce que montrent ces polaroids n’existe peut-être plus au moment même où on les regarde. L’œuvre devient ainsi une archive fragile d’un territoire qui se transforme plus vite qu’il ne peut être enregistré.
Le choix du Polaroid renforce cette idée de fragilité. Contrairement aux images numériques, reproductibles et modifiables, chaque tirage est unique, sensible, vulnérable au temps et à la lumière. Le Polaroid ne permet ni retour en arrière ni correction : il impose l’instant, avec ses imperfections, ses accidents, ses dérives chromatiques. L’image y est instable, parfois imprévisible, comme le paysage qu’elle tente de saisir.
Les trente-six images forment une suite discontinue. Elles ne cherchent pas à fixer Monaco, mais à en révéler le caractère insaisissable.
Tour Réséda
Testimonio II
Villa
Barge au Larvotto
Testimonio II
Art Monaco
Tuyaux
Poste
Les 3 Grâces
L'Effort
Le Réconfort
Les 3 Palmiers
Cactus en ville
Vintage
Orange amère
Monaco II
Judée
Jardin II
Carré
Monaco
Gardien
Glycine
Chien assis
Réflexion
Ombre
Lumière
Vague
Mémoire
Plage
Vagues et Bois
Mareterra
Jardin
Profil
Montagne
Vélos
Ma Vue