Synopsis
J'emprunte cette expression à l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert de 1765, t.11 p. 681 abordant le point d'osculation, du lat. osculatio, « baiser (le)» également appelé (point baisant) qui, en géométrie, désigne le point de contact d'une surface avec une courbe.
J'ai donc décidé de détourner ici cette formulation pour lui faire désigner l'inflexion qui s'opère lorsque le massage en tant que courbe entitaire s'inverse pour ne plus être que pure énergie sexuelle formalisant le rapport intime tel qu'on l'entend. Alors, dans l'absolu, ce rapport reste un massage quoi que l'on fasse mais là il n'est plus exploité comme tel en première intention.
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L'expression, "Point baisant" se compose de deux parties actives particulièrement intéressantes pour notre sujet avec "point" qui instaure une bascule de sens que j'appellerai aussi "oscillation de paradigme*" et "baisant" disposant de cette proximité lexicale avec baiser au sens vulgaire et assumé du terme mais aussi de contacteur. Donc, ce Point baisant est à la fois une simple unité de contact avec deux surfaces distinctes (par exemple la peau des personnes en présence) mais perpétuellement et invariablement reliées (massage et sexe), et la matérialisation d'un passage qui peut s'opérer entre eux par capillarité.
L'établissement de ce point permet donc une lamélisation du massage afin de pouvoir en observer les séquences particulières.
Le but n'est pas de convaincre qui que ce soit de se livrer à une quelconque sexualité en massage même si elle est d'ailleurs déjà constituée mais bien de relever les points de jonctions qui communiquent entre eux pour non pas tant pour les éviter comme s'il serait pernicieux de se livrer ou pas à un rapport sexuel en massage mais pour mieux les synthétiser.
Comme en mathématique, le massage constitue un univers dont-il faut connaître les variables et les constantes.
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Les questions que j'aborde ici sont bien sûr vertigineuses pour des esprits aussi courts que le-mien mais quoi, doit-on se taire pour ne rien dire d'injuste ? Ce n'est que par ajouts successifs que je peux venir colorer ma pensée comme sur le lavis général de l'art des métiers. En architecture maritime on parlerait de virure, vous savez, ces arrêtes de bois concaves qui viennent se succéder à l'intérieur de la coque d'un bateau pour la tenir jointe comme les arrêtes d'un poisson. Alors, comment joindre les Arts avec la force motrice des techniques, des philosophies, des médecines lorsque le désir vient bousculer ces constructions humaines aux prises avec la nature ?
Index
Jamais cette question des différents niveaux d'émergences sexuelles en massage ne fut vraiment abordée sous un angle non péjoratif et de façon juste purement factuelle au sens de ses permanences, de ses capacités dispersives dans un espace dédié, qu'il soit privé ou professionnel. Et, lorsque je parle de "différents niveaux d'émergences sexuelles", c'est bien entendu que nous ne sommes déjà plus à nous demander si la sexualité pourrait émerger à quelques endroits que ce soit puisqu'elle est par nature partout, mais de connaître ses points de capillarité, ses immersions, et de savoir si l'on peut en mesurer l'émissivité, ces piques interventionnels qui peuvent aller jusqu'à déstabiliser toute la structure d'un massage de départ pour l'amener vers un massage de fin différent, reprogrammé de son intention première.
On à abondamment écrit sur le sujet, des articles, des ouvrages traitants à divers degrés de Kamasutra, de tantrisme et combien de fois glosé sur les affres supposés d'une sexualité en massage qualifiée de prostitution et jugée disqualifiante pour les professionne-les du massage mais en négligeant souvent l'aspect homothétique de cette sexualité métamorphique et ses tentatives d'individualisation de matrice-massoïde (comme si le sexe était une personne infréquentable, à contourner). J'ai commencé cet article pendant mes vacances de décembre 2018 à Clermont-Ferrand en détournant cette notion de point baisant utilisée dans la géométrie du XVIIIe siècle afin de la réajuster pour les besoins du massage tel que je l'explique au chapitre suivant. Seulement, nous voici en février de l'année suivante, à Paris, et je continue toujours cet étrange travail d'écriture sans que je ne puisse m'extraire de cette pensée ou épuiser mon sujet :
_ Quand est-ce que le massage devient sexuel si tant est qu'il ne le soit pas tout le temps, et si il l'est tout le temps, pourrait-on localiser une variation de contenu qui en fonderait une sorte de charnière symbolique, une articulation principielle et, si oui, pourrait-on la déduire, la démontrer, la formuler tout-à-fait ?
Concrètement, est-ce qu'il y a un moment dans le déroulé cinétique d'un généricable massage _s'il est possible qu'on puisse le définir sous ses différentes acceptions_ où l'on pourrait factuellement dire par exemple, "ça c'est du massage" et au contraire, "ça, ça n'en est pas" ? et localiser le passage où "ça en est encore" et où "ça n'en est plus" ? Là je quitte l'intention première issue d'un corpus technique, philosophique, esthétique, pour dériver vers quelque chose de plus orientatif permettant de dire qu'au regard des éléments en situation, "si telle pratique entretient une parenté immédiate, identifiable et évidente avec le massage, celle-là au contraire n'est plus objectivement que de la sexualité dénuée de toute masso-empreinte définissable" où encore, cette passe là nous semble par trop dégradée ou éloignée pour se réclamer encore légitimement du massage. Y-a-t-il une gestuelle, une volonté, un comportement type qui pourrait distinguer durablement les deux et permettre aux protagonistes du massage de s'en tirer au plus proche de la promesse initiale ? C'est à cela que vise ce papier.
Qu'est-ce qui constitue la chose sexuelle ? Faut-il une jouissance (masturbation, fellation), faut-il un coït (génital ou anal), faut-il de la passion, un trouble constitutif à un toucher ou suffit-il d'un calque des arabesques communes à l'art de la reproduction mimé dans un massage ? Est-on sûr que, lorsque rien de tout cela ne s'est passé dans le-dit massage nous avons bien échappé définitivement à l'expression scalaire de la sexualité et à son avanie prostitutionnelle ? L'avoir évité serait ainsi une prouesse digne de vertu là où se conformer à la nature serait un retour à une animalité capable de menacer une volonté constructive de l'esprit ? La sexualité en massage serait-elle un piège directionnel ou un signal ?
On aborde la sexualité d'autant plus facilement aujourd'hui que certaines techniques se servent de l'énergie sexuelle pour se constituer autour d'un arbre de Porphyre technique et ancestral mais qu'en est-il de ses finalités concrètes, que devient le quotidien de ceux et celles qui appliquent de telles convergences ? Entre tradition et pression sexuelle, qui l'emporte ? Contrainte ou volonté, habitude ou désir, nécessité ou décision personnelle ?
C'est étonnant de voir comment la sexualité va se déployer dans la presse et sur le web mais assez invariablement disqualifier le massage auprès d'un grand public qui s'y presse ostensiblement lorsqu'il s'agit de philosophie mais s'en préserve supposément lorsque les verges se détroussent sur des masturbations réalistes et blafardement éclairée... On s'y oppose en public mais l'on s'y rend en privé, sollicitant en fin de séance ce que l'on s'entendait à considérer comme "ne pas être du massage".
De la même manière, les professionnel-les "du massage" vont avoir du mal à se positionner entre exigences techniques et historiques (Nuru, tantrique, Massage-Français etc) pratiquées et revendiquées par des masseurs et de simples professionnels "du sexe" difficiles à distinguer. La suspicion pèse sur tous, et si massage rime assez volontiers avec philosophie, masseur/masseuse rime rarement avec philosophes.
Donc voilà, mon intention est de chercher à constituer ici une sorte de boite à outils origamique toute fragile, des clés à molettes de papiers possiblement utilisables sur demande et dans lesquelles il serait loisible de venir puiser des éléments de langage pour une réflexion de fond, personnelle et/ou professionnelle.
Je l'ai dis, j'emprunte cette expression à l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert rédigée en 1765, dans t.11 à la p. 681 abordant le point d'osculation, du lat. osculatio, « baiser (le)» également appelé (point baisant) qui, en géométrie, désigne le point de contact d'une surface avec une courbe. "Parce qu’il l'embrasse pour-ainsi-dire en la touchant ; car il la touche & il la coupe tout-à-la-fois, étant d’un côté à la partie concave de la courbe, & à l’autre à la partie convexe."
J'ai donc, par opportunisme lexical, détourné cette formulation pour lui faire désigner l'inflexion qui s'opère lorsque le massage en tant que courbe entitaire facticement réduite à ses techniques et philosophies (le massage ne saurait être isolé à ces seuls intrans culturel), s'inverse pour ne plus être que pure énergie sexuelle formalisant le rapport intime tel qu'on l'entend (mais pas non plus sans massage puisqu'aucune sexualité peut se passer de lui) en passant par les différentes strates de l'assouvissement, de la satisfaction. Bien entendu, dans l'absolu, ce rapport reste un masso-générique complexe quoi que l'on fasse pour en atténuer les irruptions soient de l'expression sexuelle très possiblement perturbatrice du fait technique, soient pour ne retenir que l'aspect érotique d'une sexualité dont on négligerait l'approche tactile initiale mais là, il n'est plus exploité que comme mot-valise en première intention.
Il est indiscutable que si la place du massage dans la sexualité n'a jamais produit la moindre controverse qui soit, il n'en va pas de même pour ce qui est de la place de la sexualité en massage notamment quand exécutant et/ou receveur la convoquent comme procédé exécutif envisageable, envisagé, proposé, délivré. Ici, nous en prendrons le contrepoint par l'opérande de ce point second dit baisant.
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L'expression, "Point baisant" se compose de deux parties actives particulièrement intéressantes pour notre sujet en cumulant le concept de "point" qui instaure une désignation de départ permettant une bascule de sens que j'appellerai aussi "oscillation de paradigme*" et son suivant "baisant" disposant à la fois de cette proximité lexicale avec baiser aux sens vulgaire et assumé du terme mais aussi de contacteur (le baiser) associé au suffixe ant consacrant l'action de faire. Donc ce Point baisant est à la fois une simple unité de relation, de contact entre deux surfaces distinctes comme perpétuellement et invariablement reliées (peau des personnes en présence) ou une jonction (massage et sexe), et la matérialisation réelle ou hyperbolique d'un passage qui peut s'opérer entre eux par capillarité.
L'établissement de ce point permet donc une lamélisation du massage afin de pouvoir en observer les séquences directrices.
Je parts du prédicat suivant :
Commençons ce travail en expliquant pourquoi je prends cette initiative de recherche autour de l'axe massage & sexualité. Déjà parce qu'expliquer un phénomène permet de mieux le comprendre, de le conscientiser et que, quelque part, c'est aussi une demande profonde, un besoin impérieux que nous avons tous d'opérer ces rapprochements de quasis commensaux lorsque les corps s'ouvrent. Toutes les activités sociales sont sexuelles, qu'il s'agisse de faire du sport ensemble, de nous masser ou de nous faire masser, ce n'est jamais que dans un seul objectif, l'expérience de la rencontre vectrice de plaisirs, de liens sexuels. "Le corps en tant que support, le sexe en tant que composante, la sexualité en tant qu'univers différencié." Ensuite je dirai que le massage est la face cachée de la lune de la sexualité. La pudeur est une ombre et l'ombre est un secret que l'on veut à la fois préserver et connaître.
Ne pas tenter répondre à ces questionnements c'est formuler le tabou, c'est en propager la dynamique par l'absence de tout raisonnement. Dire que le massage n'est pas une sexualité est une affirmation légitime tant qu'à cela s'en suit un développement dûment exposé. Penser c'est proposer, c'est débattre et accessoirement, répondre.
Si l'on considère le volume éditorial, les livres sur le massage tantrique, les allées et venues entre tao sexuel, tantra mystérieux, les traités de la caresse ou comment masser son/sa partenaire et encore, cela n'est que pour la version papier, la version tégumentaire est bien plus prolixe et imaginative...
Ces livres se lisent au salon et s'exercent dans la chambre à coucher mais parfois, c'est un autre Salon que l'on fini par fréquenter, le Salon de massage où se duplique une autre "variété d'être (au sens d'être soi)" disposant de toute une gamme de moins-valu élective.
Le massage va ainsi se démultiplier en autant de petites scènettes dans toutes sortes de situations de la vie quotidienne en le livrant à une sexualité concrète, baisante ou amoureuse (caresses, baisers, coïts) jusqu'à des tentatives plus ou moins rigoureuses et réussies de quasis "services" plus aboutit, "d'artisanats du toucher" au sein du couple ou du cadre amical.
Le massage professionnel quant-à-lui va se déplacer de décors en décors en allant des salons de massages d'abatage aux instituts plus sélectes, des palaces prestigieux aux chambres de bonnes ou d'hôtels bon marcher, dans des exécutions en extérieurs accroupi devant une fellation jusque dans des estafettes, convoquant pornographies, techniques, sadomasochismes, philosophies, sensualités, érotismes. Je mélange volontairement la nature de mes entrées afin de ne pas les hiérarchiser mettant prostitution et pornographie comme constituante d'une base vulgaire là où prédominerait techniques & philosophies en pyramidion créant des séries d'exemples ce qui impliquerait un jugement de valeur, que l'une serait mieux que l'autre. En effet, en plaçant le sexe en-dessous de la pensée j'opposerai sexe et technique comme si la pornographie ne pouvait prétendre ni à la moindre technique, ni à aucune philosophie. Et c'est là que se tient l'essentielle de la difficulté, trouver un point qui en fut un et le mettre sur une ligne visualisable qui en fut une.
Massage et sexe sont une seule et même ligne d'action que le point baisant que nous pouvons aussi synonymiser par point d’oscillation va désigner comme la logique d'une dominante en court. On pourrait aussi parler de point émergent/immergent.
Massage et sexe ne peuvent pas vraiment être distingués tant ils sont profondément liés, en prise directe avec une seule et même dialectique corporelle. Donc le but conscient, inconscient réel est-il de masser ou de baiser, de masser en baisant ou de baiser en massant ? Je pense qu'il s'agit juste d'identifier ces flux comme une matrice de courants disposants d'une giration parcourielle et de les étendre sur une planche d'étude.
Mais alors, si le sexe se prête au massage et que le massage se prête au sexe avec une si déconcertante inversion, si il s'édite, s'expose parfois même sous couvert de religion par le Kamasutra, s’achète, se lit, se répand dans nos bibliothèques, pourquoi deviendrait-il soudainement sulfureux dans nos salons de massages ? Pourquoi l'expression de la sexualité dans un livre serait moins suspecte que dans la crudité de la prostitution ou d'un massage inclusif opérant une finition sans supplément tarifaire ? Parce que la philosophie, lorsqu'elle est associée à ces techniques, réclame la rigueur du juste et de l'étude que le livre, attaché-case de cellulose, confère par nature, il élève l'esprit, l'imagination, alors que la peau se renie à tout instant lorsqu'elle y est confrontée parce qu'elle y cède. La lecture demande un effort, le plaisir un abandon. Si la lettre est sûre, la chair ne l'est pas, faible et délicate, elle se corrompe et se trompe. Les sens ne troublent-ils pas l'esprit, ne nous rendent-ils pas incapables de penser vraiment lorsque le désir s'interpose comme l'invariance de ses physiologies ?
Seulement pour le monde de l'édition, aussi vulgaire ou dévalué que puisse être le sujet abordé par ces ouvrages, il reste détenteur de l'ancêtre codexique qui lui confère la symbolique d'un transfert de l'intelligence vers un tangible cellulosique et parmi la variété des transferts, en infra texte, il y a l'image comme restitution d'un tout corporel qui capte autrement mais sans conteste, sa part d'inavoué. L'imprimerie passe par la lecture et convoque l'esprit là où la photographie occupe la vision et déclenche la convoitise. Ce que la photographie suggère, le massage le révèle avec davantage d'acuité, il laisse le temps s’appairer avec le regard, avec la sensation, l'émotion décuplé par l'interdit de la loi et/ou de l'éducation, le tabou culturel attaché à certaines pratiques, multiplication des partenaires, infidélités, homosexualités.
Donc, si le massage est un des confondants marronniers de l'édition, à savoir, un prétexte éditorial très souvent médiocre, une machine à cash malmenée, c'est parce que le sexe fait vendre et que le massage en est une variante bien notée sur l'échelle de la péjoration. Le plébiscite dont-il jouit le place en bonne position entre les corps philosophiques (ouvrages de références) et la philosophie des corps (notablement déclassée) s'adressant néanmoins à l'esprit là où le sexe pornographisé est supposé restituer plus frontalement une vulgarité de mouvements en s'adressant à l’œil. D'ailleurs, le massage suit les même canaux que les ouvrages d'arts utilisant la photographie. Le sexe est donc traduit en langage massage, lissé, résolument antithétisé, montre des corps autorisés, suggère une sensualité de circonstance, les huiles deviennent la translittération des humeurs corporelles devenues glacis et tout devient accessible, montrable parce qu'estampillé "tradition", "philosophie". Dès que l'on dit fellation, sodomie, crachats, nous avons le relai pavlovien d'un conditionnement qui, même s'il n'empêche plus les corps comme il a pu le faire jadis (et je parle en tant que français en France), il continue de dévier le bon fonctionnement d'une pensée rationnelle vers tout un appareil critique de sorte que, lorsqu'on propose un quelconque couplage théorique et/ou pratique de masso-sexualisation comme fellation=massage ou masso-fellation, masso-sodomie, on n'entend plus l'élément de passage de l'un à l'autre comme un circuit naturel dans les espaces d'individualisation mais la seule destination vécue comme coupable puisque source de confusion.
Mais alors, comment peut-on passer du livre coquin à un massage acquis au meilleur versant de son acception "professionnelle", de l'ouvrage épais sur le tantrisme équilibrant le sexuel par la philosophie, et cliver dans l'instant en exposant de façon abrupte le gap qui persiste entre nature et culture ?
Tout semble soumis à l'inconditionnelle mauvaise foi de l'intention et de ce massage regardé comme résolument pur lorsque l'on continue à l'isoler dans un habitus d'attendus ostensiblement poétiques, spirituels et littéraire. Le corps est conduit, exprimé, alors que la sexualité attend son dû ou le prend. En massage on attend rien de la personne massée sinon qu'elle soit elle-même et dans une même orientation ou, alignement que le masseur/masseuse en fonction alors que dans une relation copulative, il y a nécessairement une confrontation des pratiques dont certaines vont nécessairement agacer celui ou celle qui ne travaillera pas avec le filet de sécurité du sexe ou "ramasse-miettes d'un n'importe quoi sexuel" mais seulement avec la seule force rectrice de la technique. Le massage dispose de prémisses infractionnelles distinctives et/ou cumulatives qu'il s'agira d'expliquer.
J'aime énormément la linguistique parce qu'elle partage avec le massage la source du caractère et de son développement écrit par mais aussi l'expression d'un verbe que le toucher décline en une succession de signes jusque dans le ductus d'un écrit technique, agentiel, en passant par une forme de verbalisation sensitive. Donc, emprunter à la linguistique des concepts capables d'éclairer le massage présente de nombreux avantages et similitudes et je pense que, fondamentalement, ces deux mondes sont liés. Le Zohar dit que « dans chaque mot brillent de nombreuses lumières ». Le massage est un langage, une façon de parler en interfaçant divers organes, de communiquer par les émotions, de bouger ensemble jusque dans l'immobilité de l'attente et de la durée. Saint Augustin reconnaîtra le genus des signes dont ceux constitués pour la linguistique sont une espèce et les gestes, les signes ostensifs, nous y voilà.
Massage est un terme génératif, inflexionnel, qui peut aussi bien désigner une bagarre oxymoronique (massage violent) entre deux individus dont les coups sont aussi une façon de stimuler la peau "ils se sont rudement massés", qu'une expression que l'on retrouve dans le langage populaire, "se frictionner". Cela peut aussi à la marge devenir allusif désignant un plaisir soit solitaire, soit en couple avec (la caresse, le coït, le baiser, la masturbation), sans oublier tout le spectre générique mêlant pratiques, techniques, philosophies, spiritualités autour d'une actio corporis à visée bien-veillante. Donc, il s'agira dans un premier temps de définir le registre directionnel correspondant à l'actant de votre massage pour le locuteur comme pour le locuté et de le déployer dans le sens entendu et expliqué sans trop dévier de son affichage commercial, technique, etc.
Rapidement, en linguistique l'actant est un principe créé par Algirdas Julien Greimas (1917-1992), linguiste et sémioticien d'origine lituanienne mais d'expression française. Il va alors élaborer autour du concept d'"histoire", c'est-à-dire d'un schéma narratif avec un début, un milieu et une fin, son principe distributif d'intervenants que sont : destinateur/émetteur, Sujet, Quête, Objet de la quête, avec un Opposant et un Adjuvant (l'aidant) pour servir un Destinataire. C'est par la mention de ces participants listés en tant force en présence que se formera le schéma actantiel ou actant, c'est-à-dire ce qui permet d'acter le scénario, de lui donner une cinétique. Tout cela est théorique mais ça pose une sorte de plan par l'image.
Ici, vous l'aurez compris, notre schéma actantiel c’est le MASSAGE, c'est à partir de lui que vont se constituer une pluralité d'actions, d'intentions, d'ordres. Le massage c'est la proposition dans lequel rien ne se passe si n'émerge pas
Le massage est le destinateur, celui par lequel il faut passer si l'on veut un massage ; le masseur est le sujet qui va remplir cette mission dont la quête est de masser un client le destinataire, qui seront tout à la fois aidés et empêchés.
(En extrapolant, le massage est donc une histoire) un schéma parcouriel qui sera soit participant, si l'on reste en linguistique, soit agissant comme en sociologie. Il faut aussi regarder avec l'indexicalité (termes indexicaux) de certaines pratiques spontanée du massage qui n'ont pas de définition en dehors de l'usage du moment, dont l'intention née du moment. La fellation n'est pas nécessairement masso-défini en tant que constituant seul ou progression dans un parcours, elle peut donc émerger et disparaître comme un marqueur loisible sans qu'elle ne se représente au massage suivant ou au contraire peut devenir récurrente et donc actante. Elle devient une constante directionnelle sur laquelle il pourrait être intéressant de travailler.
"Un mot ou une expression est déictique si son interprétation varie en fonction du contexte, comme c'est le cas des pronoms par exemple."
le participant interagissant que nous plaçons ici dans une masso-grammaire déployée et complexe. Chaque point de jonctions que le toucher relit par le passage des doigts, de la mains constitue toute une base grammaticale qu'il va falloir exprimer dans un énoncé tactile. En fait, on peut regarder le massage comme l'allumage et l'extinction d'autant de phylactères ou, d'info-bulle qui apparaissent au fur et à mesure que l'on passe dessus puis s'éteignent. Lorsque l'on parvient à lire leur contenu nous avons le procédé correspondant à chaque passage. La question étant de savoir si cela prend sens ou pas, apporte de la valeur ajoutée ou ne fait qu’encombrer l'esprit.
...Il faut aussi accepter l'idée d'une chaîne indéfiniment ouverte de primitifs dont l'exécution dépends de divers relatifs perlocutoires conjugués. L'actant du massage en tant que terme et intention directionnelle se compose de toute une syntaxe que j’appellerai morphologie d'actions.
Un actant se situe dans ce schéma actanciel qui décrit l'organisation syntaxique nécessaire à certains mots dotés d'une valence afin qu'ils soient saturés. Ces termes doivent déterminer un procès, ou contenu sémantique du prédicat capable de transformer le thème, qu'il indique un processus
Morphologie d'actions
Chacune de nos actions en massage se chargent continuellement de fréquences actancielles, d'ondes qui nous traversent sans que nous le sachions, nous exécutons des mouvements qui ne sont jamais neutres et cela, il faut en être conscient. Il est donc important d'intégrer le principe que chacune de nos actions dispose d'une morphologie qui lui est propre tenant à la fois de la technique que du comportement.
jacent en massage c'est comme dans l'architecture italienne, vous avec le piano nobile, c'est-à-dire l'étage noble praticiel et ceux dévolus à l'exercice des petites gens mais il doit aussi y avoir une bibliothèque
Ca pose aussi la question de la descriptibilité du massage - interpréter le massage c'est participer à sa construction - biais de confirmation - évidemment tout cela est très empirique, ça mérite d'être discuté, le métier que j'utilise doit aussi pouvoir communiquer même à minima avec le-vôtre mais ça reste une base de travaille qui a le mérite d'exister et surtout, d'être partagé.
Tout va dépendre de ma capacité à analysé, à aller cher mes informations, à les traiter à les restituer et à les rendre accessibles et actuelles. Le vocabulaire que j'utilise doit être regardé comme les degrés d'une échelle permettant d'accéder au niveau que je convoite d'expliquer et non une complication volontaire. Vous accédez-là à l'ensemble de mon monde, au quotidien d'une pensée nourrie par divers sciences et par mes capacités de déductions et de restitutions.
les biais cognitif empêchent l'acceptation comme relai naturel à la remise en question puisque l'on cherche à être sûr de soi et non le doute vu comme un maillage qui file.
Le massage peut aussi être vu comme un espace transitionnel, une exploration de concept
définir le déterminatif
les massages qui n'ont pas de déterminations (sans déterminatif) - prétextuel -
Le désir est attaché au contexte in praesentia et in absentia aussi bien "en présence" lorsque la séance se déroule en tant qu'amené érotiques, fantasmatiques, projectifs, soit en absence de massage par sa seule évocation de ses attendus.
En réalité, l'ensemble des mots utilisés pour formuler ce que nous mettons autour de massage ne le spécifie pas, ce sont tous des génériques et tous couvrent l'ensemble du spectre des sensualisations. « Massage, relaxation, détente, technique, art, professionnel » peuvent ainsi qualifier tout aussi bien une fellation qu'un exercice neutre de thérapeutique répondant à ses exigences éthiques. Un coït anal ou vaginal peut être technique, une masturbation relaxante, une finition est un massage, sucer est un art, baiser une philosophie. L'amour n'a pas besoin d'être appeler en renfort comme le substitut glorieux d'une baise qui serait le peuple des sentiments. L'homme dans sa chute enlaidit par une sexualité sans vergogne, perverse et salace avec pour seul salut, la mère des sentiments, vierge de toute copulation passée et future transcendée par l'abandon de toute volonté et le don absolu de soi.
Il faut donc trouver d'autres termes ou garder ceux-là tout en les accompagnant de synonymes moins chargés, d'adjectifs qualificatifs spécifiant. Il faut donc dépasser cette opposition de pure forme distinguant d'un côté un massage qui ne serait pas sexuel mais technique, spirituel, philosophique des pratiques dites vulgaires au titre de ce qu'elle ferait du corps ou des procédés qu'elles utiliseraient pour parvenir à leur fin par un orgasme démonétisé. Il n'y a pas de bonnes façons de détendre et de mauvaises mais comment ces techniques peuvent communiquer entre elles pour s'éviter ou se relayer, pour que l'attendu soit conforme avec le registre intentionnel engagé.
Pourquoi le commencement serait un art et la finition une péjoration ? En quoi le terme de finition viendrait clôturer un exercice plus large dans le registre des intentions de sens ? Pourtant la question se pose dans les deux sens, pourquoi un massage ne pourrait pas se terminer par une jouissance mais aussi, pourquoi devrait-il se terminer par une jouissance ?
Le massage est un déroulé technique qui convoque le toucher pour amplifier le sensitif, le manipuler, le faire réagir de quelque manière que ce soit.
Personnellement, je qualifierai le massage d'hortus au sens d'espace enclos, de jardin dans lequel s'expriment diverses essences de sensition.
Fonction locutoire et illocutoire du massage.
Il s'agit là de deux notions que j'aimerais bien convoquer ici pour faire suite aux travaux de John Langshaw Austin 1911-1960 que je vous exposerai sous les hospices du massage. L'idée est que dans un énoncé, une demande, il y a le sens premier et le sens second La fonction locutoire c'est le contenu propre
La fonction illocutoire d'un acte de langage est, dans la théorie linguistique de John Langshaw Austin, le message convoyé par un énoncé au-delà de son sens immédiat, celui que traduit sa dimension locutoire. Par exemple, le fait, à table, de prononcer la phrase « Est-ce qu'il y a du sel ? » n'a pas pour fonction de s'informer sur la présence (évidente) de sel dans la maison (contenu locutoire de l'énoncé) mais exprime plutôt que l'on voudrait saler son plat (fonction illocutoire) et se traduit généralement par le fait que l'un des convives vous passe la salière, ce qui est la fonction perlocutoire de l'énoncé.
Il faudrait au préalable tenter d'apporter les distinctions qui pourraient clarifier la distribution habituelle segmentant imparfaitement massage et sexualité ou son corollaire pratique le sexe en tant qu'aboutissement physiologique puisqu'ils sont, au fond, absolument et synonymes et proche en pratique. Les employer dans le but de les distinguer n'est qu'une ironie pléonastique et aporétique.
Sans nous éterniser sur le sujet, l'aporie c'est ce que j’appellerai une particularisation de l'embarras qu'Aristote avait défini comme étant de nature à pousser celui qui, mis en face d'un choix à faire passe du doute générateur d’embarras à la nécessité inconfortable de choisir entre deux sens possibles parmi ceux qui s'affrontent alors que la version moderne, plus définitive, rend la contradiction insoluble et la confrontation inévitable. Si l'on part du postulat que le massage c'est quelque part du sexe et que le sexe c'est du massage, alors comment les distinguer pour que l'exercice de l'un ne se fonde pas dans l'expression de l'autre tout en restant contigu ?
Comment résoudre cette aporie.
Si il est impossible de les distinguer alors que de toute évidence les demandes de sexe réitérées en massage mettent les professionnels dans l'embarras, peut-être peut-on séparer le massage en tant que pratique possiblement sexuel de la spécificité qu'il apporte en se constituant tout un corpus qui le précise dans ses directions ?
La masturbation est une pratique sexuelle bien connue dont le va-et-vient est aussi un massage. Ainsi se masse-t-on tout autant le sexe qu'on se le branle, et tout n'est ici convoqué que pour le plaisir, la relaxation, la détente, qui sont des marqueurs partagés et par le massage et par la sexualité. D'ailleurs, imager son propos en disant qu'on a passé la soirée à se faire, à se faire faire ou à faire un massage intime ne laissera aucun doute sur la nature de la pratique. De fait, la masturbation est tout autant un marqueur sexuel qu'un synonyme interchangeable de massage, masturber c'est masser et se masser par des parcours et des enserrements, c'est masturber. Il en va de même pour l'ensemble des autres pratiques pénétratives ou de surface attachées à la sexualité. Seulement si le massage est sexuel alors comment séparer les deux et ôter l'ambiguïté native qui les rejoint ensemble ?
Cette aporie aristotélicienne qui tend à nier, en tout cas dans une premier temps, la proximité profonde qu'entretiennent sexe et massage impliquant que l'un est l'autre et l'autre nécessairement l'un, plonge les professionnels du massage dans l'inconfort situationnel du doute qui les obligent à reconsidérer la parallaxe érotismale de leur pratique pour se repositionner sur une technique jugée comme relevant des arts libéraux, quand l'autre resterait soigneusement confinée à la prostitution. Une dualité noire s'installe avec un versant inconscient, thanatique et pour vis-à-vis conscient un Éros volontairement héphaïstossisé (dieu de la forge) autour du seul élément technique. L’expression qui illustre le mieux la démonétisation du sexuelle pour tenter de faire vivre l'artistique c'est « Ce n’est pas du massage. ».
Dans le film Le Libertin sorti le 15 mars 2000 et réalisé par Gabriel Aghion, lors d'un massage de la très puritaine Madame Diderot (Françoise Lépine), le masseur eunuque qui commence par la masser s'empare soudainement d'elle et la pénètre provoquant un esclandre :
Madame Diderot (Françoise Lépine) « _ Le cochon, le cochon.
La Baronne (Josiane Balasko) _ Mais enfin chère amie, ce n'est qu'un massage ?
_ Aaah non je n'appelle pas ça un massage ça. Aaaah non non non, c'est pas un massage. »
Dans cette version aristotélicienne de l'aporie le masseur se voit obligé, sous la pression sociale, de faire un choix esthétique destiné à le soulager de la charge négative d'une sexualité ouverte au public même si son fait sexuel au quotidien diverge de sa négation de principe.
L'aporie, telle que nous la concevons aujourd'hui rend la tentative de scission quasi insoluble. Si le massage c'est de la sexualité alors comment distinguer de ce qu'il est de ce que l'on fait ? Comment maintenir l'orbite stationnaire de son massage à bonne distance du magnétisme sexuel originel ? Le terme même de sexuel ou de sexualité, dès qu'il est lâché dans l'environnement du massage devient toxique à toute initiative d'affranchissement ultérieur. Tant que l’ambiguïté est maintenue, elle agit comme une force gravitationnelle bénéficiant de sa propre atmosphère commerciale qui n'empêche pas la désillusion et les intrusions régulières du sexuel dans le champs technique. Le problème c'est que ne pas savoir ou ne pas vouloir savoir c’est aussi ne pas avoir les outils, les éléments de langages permettant cet espacement contractuel. L'insistance sexuelle comme manifestation d'un Eros auquel on est pas préparé corrode l'esprit de bienfaisance et de naïveté dans lequel on s'était volontairement maintenu. On veut tellement bien faire que la condamnation est la seule faiblesse de l'esprit que l'on ait trouvé pour paraître irréprochable et au-dessus de tout soupçon. Seulement en marquant cette frontière on renforce le tabou et maintenances la sexualité professionnelle dans une condamnation de droit.
L'aporie est ici, dans ce jeu indéfaisable entre la main qui satisfait et celle qui assouvie. On ne peut même pas convoquer la technique pour contrer le sexuel puisque le sexuel est aussi vecteur de technique de plaisir. Il faut donc trouver dans cet átomos (« insécable, non coupé »), la fissilité qui nous permette d'atteindre le noyau.
Schématiquement on peut dire que massage & sexualité représentent un diagramme d'expression dont le massage proprement dit constitue une ordonnée montante, une dimension relative qui s'élève de sa base matricielle alors que la dynamique sexuelle forme quant à elle une abscisse constante, un plateau commun, une horizontale de laquelle tout part. Tout n'est jamais que force sexuelle, rien ne peut nous en extraire, tout au plus pouvons-nous nous élever vers l'échéance courte d'une technique, d'un art prétextuel au sens de biais contextuel, mais ce n'est jamais que pour retomber dans les nécessités de la chair et de la physiologie. J'appelle cela la mauvaise foi d'un désir gélif capable de se glisser jusque dans les meilleurs intentions initiales pour les faire fendre sous les effets de son dessin rougissant.
Seulement, ce cycle énergétique doit bien pouvoir être disséqué et permettre ce que l'on appelle en géométrie un dépouillement de courbe, c'est-à-dire l'étude des opérations successives qui procèdent à l'extraction des informations contenues dans cette (masso)-courbe constituée pour l'exemple.
Le fait que nous puissions être à ce point mis en difficulté dès que l'on associe la sexualité à du massage et le massage à une sexualité à part entière fait formidablement émerger le tabou comme une constituante native qui nous fait perdre l'équilibre social érigé en silence que nous nous efforçons de garder.
Masser c'est donc foncièrement baiser quelqu'un et se faire masser c'est se faire baiser quoi qu'on fasse. Alors, je l'ai abordé, la sexualité dans l'intimité du couple est un massage par emploi des mouvements dont les calques correspondent aux deux expressions mais le massage ce sont aussi des relais dans le quotidien et, dans ce quotidien il y a la possibilité de pousser la porte d'un salon de massage ou de prendre un rendez-vous avec un masseur de relaxation ou un professionnel du sexe pour venir chercher auprès de lui ses divers degrés d'attentes. Le massage non plus réduit à l'habitus mais reprécisé dans ses sphères successives et distinctives c'est expérimenter par le corps des sensations ajoutée qu'une pratique sexuelle partenariale ne permet jamais complètement d'assouvir dans ses aspects les plus fins, les plus gratuits en terme d'attentions particulières. Le couple émet du massage tout comme un professionnel mais la routine heurte par ses récurrences les expressions de surprises, défait la variété de ce que peut apporter l'autre, l'inconnu contrairement à celui ou celle dans lequel on s'installe.
Vous allonger et vous abandonner sous les mains expertes de votre masseur ou de votre masseuse, parler de massage sensuel, de massage complet, de lâcher prises est un rapport sexuel qui ne dit pas son nom et qui, mieux qu'un masseur en activité, un chercheur peut être légitime à déconstruire cela ?
Bien des massages traditionnels utilisent la notion de nœuds énergétiques, de corps subtils qui permettent de passer à travers celui de la personne allongée ou au-dessus d'elle, de l'atteindre par ses intérieurs ou de la contourner pour mieux lui passer dessus, ce qui est une autre façon tout aussi imaginative de copuler symboliquement. Faire sans dire, dire sans faire, quoi que nous fassions, où que nous soyons, nous baisons. Suivre des méridiens, c'est connaître ce réseau intime qui vous permet de vous emparer de l'autre, de le dominer ne serait-ce que par la position même du massage, au sol comme sur table, masseur/massé, dominant/dominé, nous ne sommes que des runes offertes à la magie du désir. Les chakras ne sont rien d'autres que sept portes avantageusement imaginées dans le corps, et si la première fut honorablement ouverte au front, la dernière ne se prive pas de se loger entre les cuisses des gens, naos des énergies, sièges des impudeurs et des impudiques, inadmissible retour à la nature et que le fondamentalisme de l'esprit et des habitudes vient couvrir d'un slip, niqab de coton.
Observons combien venir masser spontanément la nuque de quelqu'un à table ou au bureau nous fait instantanément ressentir son délassement mais aussi parfois, sa gêne instantanée ou son raidissement qui ne sont qu'une variable émotionnelle que nous ne percevons qu'à un seul autre endroit, dans la sexualité (délassement, gêne ou raidissement). Et si l'on persiste à ne pas vouloir voir de sexe dans le massage ce n'est que parce qu'il s'agit de la seule manière que nous ayons trouvé pour nous en défendre à défaut de nous en prémunir, de lui résister par la négation, mais plus nous nous débattons, plus nous manifestons la détresse de notre désir, dans ce non de fermeture que tout oblige et qu'un rien contraint.
Ne cherchons donc pas à échapper à la sexualité, nous y sommes immergés depuis le bain utérin initial et nous n'y pouvons rien sinon que tout faire pour nous y sentir le mieux possible et nous y développer comme dans un milieux aquatique favorable. Masser c'est baiser essentiellement ou le faire par essences interposées, par adjonction de faits philosophiques, de tentatives multi-sensitives.
Par contre, si le massage c'est du sexe, ce n'est pas n'importe quel sexe, c'est un sexe spatial, inaugural, du sexe par degré plus ou moins dilué dans divers jus de philosophies, de thérapeutiques successives, de traditions mouvantes entre réalité, histoire et mémoire. Ce sont des ambiances entrepreneuriales, des esprits de jeux rieurs en leurs espaces, des lumières diffuses, de petites bougies qui s’étoffent pour tenter de faire diversion, pour fuir la logique d'entonnoir que nous mettons tant d'énergie à dissimuler. Tout faire pour rester le plus haut possible dans son évasement prétextuel alors que tout nous ramène à son centre matriciel. Nous souhaitons échapper à ce même magnétisme que l'on désire. On ne le maquille pas pour le rendre invisible, on le diversifie pour le rendre désirable et juste assez discret pour que l'avoir trouver soit coïncidence, se le voir réclamer, un trouble.
Lorsque je parle de SEXE, ce n'est pas pour le réduire à ces petits pénis ou vulves jaillissant comme des clowns sortis de leur boîte de génitalités mal ficelés, non, il suffit d'entrer en contact avec quelqu'un qui manifeste son envie de vous masser ou de se faire et que vous partagiez cette envie en retour. L'envie est un plaisir adultérin et lancinant que le désir rend persuasif.
L'orgasme c'est le but ultime du sexe dont l'objectif est la reproduction, pourtant le sexe ne saurait être réduit à ce résultat émissif vecteur de plaisir. De la même façon, le sexe en tant que pratique nous mène beaucoup plus loin que le sexe en tant qu'organe désigné, le spectre est autrement plus large (envie, émotion, affect, amour, passion) tout cela passe par un flux de vie dont le massage est un des canaux. Mais alors, comment pourrait-on établir une sorte de radio/carto/graphie du massage pour isoler sinon le sexe du massage auquel il est lié mais le moment où celui-ci bouge, change, mute ?
De prime abord, le premier problème que l'on rencontre avec ce type d'affirmation iconoclaste, à savoir (le massage ne sera jamais autre chose que du sexe), c'est que pour la plupart des professionnels du massage, les techniques parfois millénaires ou plus récentes desquelles ils se réclament, même si elles ne sont assises sur aucune tradition apprise mais nées de l'observation, revendiquent cet éther philosophique et iconique qui pose une distance. Pourtant, si tous ces massages asiatiques se réclament bien d'une philosophie qu'il ne s'agit pas ici de contester, les techniques occidentales comme le massage suédois, californien ou bien encore le massage-français n'en sont pas non plus dénués, ils procèdent nécessairement d'un esprit des lois, d’une éthique, d'habitudes sinon de traditions, d'une pensée qui sont les acides aminés d'une intention philosophique. Le massage ne saurait donc être sexuel parce qu'il s'inscrit dans cette dialectique essentialiste pour laquelle le sexe reste l'élément vulgaire indépassable alors que ce n'est que notre connaissance fragmentaire du massage qui le rend vulnérable à la sexualité. Le problème est dans cette organisation vectorielle ancienne qui persiste à rechercher un haut et un bas manichéen. L'Amour est l'élément propre du sexe parce qu'il en est la pensée sublimée là où le sexe reste le rouage vulgaire matérialisé par une pornographie signifiante mais désordonnée dans ses affichages.
Pourtant, lorsque l'on parle de Philosophie n'avons-nous pas là traduit en pensée ce que nous retrouvons dans l'Amour traduit en sentiment ? La philosophie n'est-elle pas de l'amour et l'amour, une philosophie ? Le sexe de son côté, ne pourrait-il pas être juste regardé comme la simple combinatoire de l'Amour constitutionnel, son registre le plus constant et non son altération la plus dommageable ?
Ainsi, si le massage proprement dit constitue une ordonnée théorique lorsque la dynamique sexuelle forme une abscisse constante, à partir de quand le point baisant est-il formulé ?
Il s'agirait de trouver une organisation qui ne contienne pas de + et de - mais juste une valeur relais faisant que l'un prenne, non pas le dessus mais la suite de l'autre sans que cela se constitue en péjoration.
En plus de cela, il faudrait les modéliser pour en faire un outil exploitable, une synthèse pratique.
Le massage, c'est relever dans le toucher une variante sexuelle conjuguée aux fonctions du repos rééquilibré par un ensemble de valeurs neutrales et de mouvements techniques.
Si nous retournons toujours voir le même masseur (ou versus féminin) ou que parmi les masseurs que nous fréquentons certains reçoivent notre visite plus que d'autres, c'est bien que la lecture qu'ils font de notre corps nous convient mais il est illusoire de penser qu'il s'agit-là de notre seule motivation, d'autres circuits sexuels et phréatiques, sont en œuvres. Leur esthétique, les aventures corporelles qu'ils suggèrent, leurs initiatives ordonnées ou échappées, les sensations qu'ils nous procurent ne sont pas sans comporter l'avantage de nous donner accès à un nouvel intime (ou intime renouvelé) partagé à un autre niveau de correspondance. Il n'est donc pas possible de se mettre nu devant celui-ci, de se laisser masser par celui-là, manipuler par ces mains terribles, ces doigts, sans qu'aucune interférence sexuelle consciente ou non s'opère. Cela veut bien dire que nous parvenons à déplacer le sexuel sur le registre du bien-être qu'il partage en commun avec le massage. Mais ça veut aussi dire que le sexuel en tant qu'objet connu et circonscrit peut être ressenti différemment, s'enrichir d'arabesques plus élaborées.
Nudité, huile, sensation, abandons mais là, la jouissance séminale est recréée par un avatar virtuel qui a la capacité de renverser le réel du désir par la corporéisation d'un besoin plus exprimable que sera une technique nominative (les techniques existantes). Le massage est invariablement vu comme trop mornement générique lorsqu'il ne s'accompagne d'aucune dénomination, alors qu'en l'activant, en surfant sur la cinétique d'une méthode à forte charge historique, philosophique (Thaï, chinois etc), il accorde à son exécutant un statut quasi chamanique souvent qualifié de don, comme donné par des instances qui nous échappent. Toucher c'est écrire en volonté, en faire son métier, c'est se mouvoir dans la veine d'une fonction devenue mystique. Le masseur en parturient sacerdote se sacre lui-même par l'enjeu que produit le tactile. On vient le voir pour qu'il nous touche, pour qu'il nous apaise comme ces saints capables de nous guérir des écrouelles modernes du stress. On ne touche jamais que ce qui nous est confié, mais confier c'est garder de soi une partie réservée, alors qu'en massage c'est bien le terme d'abandon qui revient.
En massage, comme je l'ai déjà écris à plusieurs reprises, fermer les yeux ne vous permet plus qu'une représentation mentale de votre corps, vous ne savez plus où sont vos extrémités, votre cerveau garde un plan général de ce que vous êtes mais, si vous ne les bougez pas, elles n'existent plus. Ce n'est que lorsque quelqu'un vient en activer les zones, les toucher, qu'elles reprennent masse. C'est donc un pouvoir de démiurge que détient votre masseur et comme tout démiurge, il détient aussi celui de la sexualité éternelle. Il maîtrise les sens, en joue, vous parcours, vous recompose, vous retourne comme sa création. En somme, vous êtes l'Eve ou l'Adam d'un toucher primordial, gardé dans ce paradis le temps qu'il souhaite et chassé de lui lorsque son souffle vital vous rend de nouveau autonome en vous-même.
Si le massage est l'empreinte incuse du sexuel puisque sa pratique imprime en négatif le relief de sa matrice, il n'en concède pas moins une part illative, un jeu de mouvements qui lui est propre et méconnu. Méconnu puisqu'au fond, ce qui est troublant n'est que la résultante d'un mécanisme qui nous échappe. Quelque chose passe, de nous, de l'autre mais l'on ne sait pas trop quoi et comment l'interpréter. Ce n'est pas parce que massage et sexualité s'expriment de concert sur le terrain intertidal de leurs correspondances fondamentales que chacun ne dispose pas de ses propres termes fondateurs, reste à les définir.
En fait, j'aime bien voir le massage comme une plateforme de relais multicanaux. Le précipité d'un massage nous est rendu dès lors qu'il s'emploie à vaincre par l'action de ses spécificités les opérandes d'une sexualité mise en application. Je me dis juste que le massage c'est du sexe, que lorsque je masse je me livre à un simulacre lointain, raffiné, de rapports fortement symboliques, sexuellement confus, dont la base neutre de l'art dans lequel il s'inscrit vient s'adjoindre comme le supplément caractéristique d'une valeur nominale que je maintiens à flot. C'est comme une sorte de PH neutre qu'il faut savoir doser correctement pour que certaines informations deviennent invisibles, d'autres dissoutes, d'autres devinées et la plupart, connues (le procédé, la technique).
Quelque part, je copule autant avec mon phallus lorsque je l'exprime dans ma sphère privée qu'avec mes doigts massant/baisant lorsque le massage rejoint ma sexualité. Comme je l'ai écrit pour la bouche dans Peut-on masser tout un corps avec sa langue ?, les doigts deviennent la représentation métonymique du phallus dans ses projections comme la langue peut devenir un doigt par destination. Ils s'interchangent, se remplacent, se démultiplient, s’exhaussent, se propagent.
Faire l'Amour c'est la représentation corticale que nous avons du corps conjugué à des influx nerveux qu'on appelle des sentiments projectifs que le désir rend spéciaux, alors que Baiser en toutes ses rugosités, c'est assouvir un cartel de fonctions qui n'a rien de spécial mais tout de spécifique pratiquement, on assouvi un besoin, un relai d'actions. Faire l'Amour ou Baiser c'est masser, c'est toucher en faisant varier nos longueurs d'ondes, allant du contact bref à la caresse longue mais je peux aussi inscrire le massage dans ma sexualité comme une mention spéciale ajoutée, une dédicace amoureuse ou prosaïquement lubrique faite au plaisir, masser juste pour séduire, pour exciter, pour affronter quelque chose de rare et d'éternel.
Le point baisant pourrait donc être une ventilation appliquée en jalousies dont il suffit d'orienter les lattes pour que le masso-éclairage change au gré des intentions.
Sur le plan professionnel un massage d'appareil restera invariablement tout aussi sexuel que dans le privé même si cela ne se voit pas. A partir de là il sera manipulé autour d'une genèse qu'il s'agira de sensifier, d'orienter en direction d'un individu seul ou d'une populations variée. Ainsi, rien empêche :
Donc masser revient aussi à baiser sur le champ symbolique et formel et c'est en l'ayant en tête que je suis en mesure de savoir être avec ce couple infernal dans la gestion de mes distances. Tout n'est que question de distances. La sexualité m'entoure et j'emploie sa force centrifuge pour tout ramener au massage.
Mais doigts sont baisant/massant dans la sphère intime et massant/baisant dans la sphère professionnelle. Dans ma sexualité, je baise d'abord et c'est de cette baise que jaillit le massage soit de façon détournée (consciente ou non), soit de façon adjonctive en formalisant le massage comme un certain degré dans le spectre de la caresse, du baiser. En massage professionnel, c'est la trame technique, l'implicature intentionnel formulée dans un art, une science, une philosophie ou un esprit d’à propos qui surnagera dans une baisance archétypale. Je n'est pas besoin d'être dans un rapport sexuel illustratif de premier degré mais je peux l'avoir en tête comme une variable de plus qui s'exécute en parallèle.
La baise copulative, le rapport sexuel (privé) exploité comme un centre d'intérêt de choix exprimant en quelque sorte le massage de sa périphérie à son centre comme un mode tactile (de la caresse à l'orgasme, le moyen et la fin) et professionnellement, j'exploite cet esprit dit baisant pour désigner l'identification des souches profondes de l'autre en tant qu'énergie sexuelle détournée en massage, traduit par lui en couches successives. Là, deux logiques professionnelles sont possibles et distinctes dans leur sens giratoire, la réactivation du sexuel comme source première d'inspiration, le masseur active des rejeux de l'intime, il fait remonter le sexuel (happy ending fellatoire, masturbatoire ou coït), et la logique que j’appellerai modale va inverser cette giration en faisant du sexe une périphérie allant vers l'étude d'un centre cumulé comme un art du sensible explicité et exigeant. Le sexuel est là, il (le savoir est préférable) mais cette ouverture dite modale du massage va le déporter sur l'idée d'équivalence, de canaux non suffisamment exploités par le sexuel. Le massage modale inclusif (c'est-à-dire massage global "tout le corps, sexe compris) étend, distend le sexuel, invente sa propre dynamique sans se laisser dépasser par elle. L'omniprésence du sexuel pour plaisante qu'elle soit, peut aussi comporter son lot de craintes, de tabous, un axe anxiogène que la personne massée ne souhaite pas forcément assumer ou l'assumer en situation.
La première des choses à faire c'est de disposer de suffisamment de paliers informationnels donnant au client un faisceau exploitable le renseignant sur votre activité réelle et votre profondeur de champs conceptuelle. Le massage peut se déployer sur une large échelle allant du prétexte prostitutionnel (qui reste un massage valable) à des excursions pouvant toucher à l'invisible, au spirituel, à des forces supposément maîtrisées et restituées de manières plus ou moins convaincantes. Du vulgaire (sexuel, technique etc...) au transcendantal (sexuel, technique etc...), nous aurons toute une multitude de subdivisions tenant aussi bien des spécificités du masseur que de son art lui-même. On peut être bon ou mauvais partout mais pas tout le temps et pas avec tout le monde.
La scalarité (« escalier », « degrés ») du concept de service implique une personnalisation de l'action entre technique et pratique qui disposera en regard d'une diversité de personnes plus ou moins en situation de percevoir ce champs d'expérience parfois occulté par leurs propres attentes narcissiques de toute une gamme de registres. Il faut donc considérer cette échelle et à chacun de ses échelons établir ce que j'appelle le registre de la cause, c'est-à-dire tenter de comprendre les mécanismes fins qui se jouent derrière chaque action, chaque demande.
Dire que le sexe n'est pas du massage n'est que l'illustration de vôtre profond manque de réflexion, pas de votre sérieux ou de vôtre irréprochabilité de mœurs.
La monochronie est un esprit de synthèse qui amène les gens à ne s'occuper que d'une seule chose à la fois pour être les plus efficients possible dans l'exécution de cette tâche. Les polychroniques seront davantage multitâches, polyvalents, en un mot, feront plusieurs choses en même temps.
Transposé au massage ça donnerait la notion de séance de massage monochronique, inclusif ou pas, inclusif supposant une globalité dans les territoires corporels touchés pouvant inclure l'orgasme, tout est donc massé mais monochroniquement puisque l'on reste absolument sur une seule des dominantes du massage, soit historico-pratico-technique, soit sexuelle. Ça ne veut pas dire que le premier nie le second et que le second rejette nécessairement le premier mais qu'il se contente d'en subordonner les exigences érotomanes et de les écarter précautionneusement pour qu'elles ne nuisent pas à son parcours et le second fera du sexuel un axe du massage.
Le massage polychronique nécessairement inclusif gèrera les deux tableaux, soit quand ils se présenteront, soit dans un cadre prestatif préformé parfois même à l'initiative du masseur. A mon sens, l'établissement d'un cadre de travail me semble préférable à une gestion anarchique des exigences sexuelles quand elles se présentent.
Néanmoins, je plaide pour une monochronie synthétique et systémique de l'art parce qu'il est facteur de renvois, de projections apporteuses de valeurs. Son vis-à-vis sexuel immédiat ou oppositionnel, sous prétexte de liberté et d'aisance de ton souvent revendiquées comme telles, ne reste le plus souvent qu'une successions de projections turpides et dévotes. Le sexe en massage excite tout autant qu'il inquiète quand l'autre apaise et rassure. Au fond, l'intime est un équilibre de circonstance qui se cultive dans le jardin d'hiver des couples clos, alors que là, en massage, il devient séantiel, ouvert et prestatif. Une excellence qui s'exprime au bénéfice de son art rassurera toujours en terme d'expertise, de justesse technique qu'une négligence affichée alors que l'idée de réplication sexuelle, de quotidienneté va à l'encontre de l'intime en tant qu'absolutisme. C'est pour cela que je parle de "projections turpides et dévotes", turpides parce qu'elles sont source de phantasmes les plus heureusement dégénérés et dévotes parce que le conservatisme n'est jamais loin en réalité. Ce que l'on veut pour soi est un égoïsme d'accaparement d'autrui qui ne se satisfait que d'exclusivité. Le sexe n'est subversif que lorsqu'on l'affiche dans des espaces de censures, de blottissements sociaux où ils se font rares mais, lorsqu'il devient central et autoritaire, sa liberté de ton ne se balance plus qu'entres badinages et inquisitions de petits rois vénériens.
A titre d'exemple, il est toujours utile de partir d'un fait commun à sa matière pour tirer dessus de manière inattendue.
Nous avons en rééducation thérapeutique et en massage sportif la notion de mouvements actifs que l'usager va devoir produire sur les indications d'un professionnel mais aussi de mouvements passifs qui eux seront dispensés, générés par l'officiant lui-même et bien, nous pourrions nous en inspirer pour imager ces quasis flux marins qui s'opèrent en ces deux courants le sexuel nominé (conscient, exprimé), et le sexuel tangenté (chthonien).
Ce ne sont là que des concepts passagers que je crée pour les besoins de ma démonstration, ils sont comme des promontoires que j'élabore afin de monter dessus et voir si, de là, mon angle de vue ne serait pas différent. A moi ils me servent, alors peut-être qu'ils s'avèreront utiles à d'autres.
Le sexuel nominé est une utilisation frontale des forces en jeux nativement dans le massage, il s'affiche comme un commerce de l’assouvissement très recherché, il est dit est fait, parfois suggéré et dispensé ou toléré et accepté. Le versant qui vient en continuité du premier c'est ce fameux sexuel tangenté, cette déviation proposant un relais corps/esprit. A la facilité du plaisir, des redondances fatiguées, le contenu s'épaissit, il prend de la perspective au sens de profondeur de champs. Mais attention, ça ne signifie pas que le sexuel ne pourrait pas proposer cette même synchronie. Un érotisme bien amené, une pornographie imaginative, une fellation faite de surcouches successives de respirations, de baisers, de modes sucutifs sont de même nature mais là nous revenons à la source de l'attendu, à l'unicité des procédés sexuels connus. Le sexuel tangenté se sait porteur sain de ces magnétismes sous-jacents et naturels mais il les contourne pour en déduire une gestuelle renouvelée, une approche orientative reposée comme une mathématique, moins dualiste. Se savoir attendu anéanti l'effet, il précède l'envie et ne fait que resservir un plat sans méthode.
L'homme n'est mû que par la sexualité, c'est elle qui l'active par ses phénomènes de reproductions et des circuits de la récompense mais ce n'est pas parce qu'elle est partout que l'activité de l'homme doit se réduire à une seule et ce, sur une seul mode ou modèle, il se dédouble en elle, produire c'est se reproduire, l'objet c'est du sexe, l'industrie, c'est du sexe, mieux, c'est une pornographie par la consommation, masser, faire du sport, c'est afficher le décalage d'un désir non produit quand cela échappe à la conscience. Donc, lorsque je dis que fondamentalement tout est sexualité ou expression qui procède d'elle, je ne dis pas que tout ce qui se fait se réduit à l'image copulative et restrictive que nous en avons souvent.
Une moto par exemple est une prolongation symbolique du pénis, tout le langage qui tourne autour d'elle n'est là que pour le flatter, le branler d'effroi. En vendre, en parler, monter dessus en l’enjambant, la caresser, est un exhibitionnisme homo-fréquencé. Pourtant elle n'est pas vendue comme telle, elle valorise le viril mais le submerge aussi. Le massage c'est pareil. Il nous faut accepter cette part de lui avec laquelle nous entrerons forcément en conflit tout le temps. Personne ne sort d'un massage sans y avoir copuler.
La sexualité a besoin d'être partout où nous sommes mais nous, nous pouvons aussi être ubiquitairement ailleurs en créant nos propres sphères d'expressions, de partages, de collisions, d'enfermements. Je masse par évidence, j'ajoute du sens à quelque chose (le corps) ou à quelqu'un (le client) qui en a déjà par lui-même, de lui-même. Cet homme est porteur de symboliques, de sens qui le mènent bien plus loin qu'il ne le pense lui-même.
Seulement, ça ne l'empêche pas de venir avec ses diverses rotatives sexuelles en parfaites états de marche, le masseur avec les siennes, moi avec les miennes, mon homosexualité politique et militante ressent ses puissances d'hommes, le client perçoit intuitivement les miennes, vient s'y brancher par ses nudités complaisantes, par ses allongements suspects et chacun procède de l'autre indéfiniment. Le type de massage n'y change rien.
Les massages sont sexuels pour la seule et unique raisons que ceux qui le dispensent ou le reçoivent le sont tout aussi inépuisablement. On parle d'odeur sui generis, c'est-à-dire propre à elle-même, indéfinissable et pourtant si caractéristique et bien, j'ai moi aussi envie de parler des odeurs sui generis du massage.
C'est très compliqué de s'aventurer dans ce mikado de présupposés lorsqu'on est un professionnel sans que l'on soit suspecté de quelques entrismes et d'espérer en tirer quelque chose de plus claire pour ceux qui auront la patience de lire cela mais ça chosifie le sujet, ça le rend momentanément fixe. Et puis, comme je le dis souvent, j'écris plus pour que ce soit écrit que pour que ce soit lu.
L'odeur du massage, en voilà une notion, une surprise d'exécution dont on pourrait s'emparer. Je l'ai déjà traité succinctement dans mon article précédant dito, mais là, là il s'agirait d'une Variation de Goldberg, d'un étirage de faits afin d'y voir un peu plus en transparence. Le massage a l'odeur d'un sommeil suspensif que la main cadence subtilement, rajoutant sur la durée des instants, des parcelles de petits moments, des latences.
L'emprise sexuelle est une succession de renoncements, d'options poétiques que l'aboutissement rend révolutionnaire. Baiser c'est se révolter, se dédire dans l'autre sans plus de motivation que de vaincre quelque chose qui s'efface déjà alors que l'extinction de l'envie par le plaisir d'être soi parmi tous, entre ce couple de fortune que constitue masseur et massé et cette substitution du naturel par l'esprit de la rencontre, disposera d'un rendu bien plus subtile, perpétuel et reproductible que ce séquençage de la satisfaction rendue à la centrifugeuse des attendus.
Tout n'est pas ludique et rosifiant en massage, la légèreté est parfois la plus cruelle des compagnes lorsque la main file là où elle n'aurait voulu ne faire que passer un message plus diffus, irrégulier, narratif au lieu de se meurtrir à amener à l'outrance des opales lorsque les guerres s'éteignent là où elles ont commencé. Voir apparaître un massage-mort-né se propager dans la septicémie des mornes alentours pour y crever impérieux et blessés n'est pas ce que l'on peut attendre de mieux de la part d'une promesse de rêves, de voyages et de libertés. S'enfermer soi-même dans sa propre geôle jusqu'à ce que s'érige la potence de son orgasme dont les spasmes rappellent un pendu rendu à nos férocités d'incubes et donne à la douleur le surprenant visage de la mort. Rigor mortis, l'homme rieur en ses décès d'enfants pour y voir le bref reflet d'une satisfaction à 60€. Le massage aussi a ses cases noires, ses ratures, ses orthographes bousculées, son esprit de géhenne et ses amis de toujours. Le juda du coupable ne lui montre pas sa culpabilité mais l'insondable absence de ses rêves de complétudes. La culpabilité n'est que la conscience du remord, un retour sans guérison, une désolation qui persiste à s'infliger une pensée punitive.
C'est pour cela qu'il faut savoir plus que les autres pour être moins qu'eux, la proie de nos propres chiens.
Le massage est tellement connecté à son expression érotique qu'elle ne tarde pas à sourdre dès les premières mentions lors d'appels téléphoniques, de nos séances ou même d'un public prompt à voir dans le massage un mode pratique de rencontres faits de probants effets esthétiques.
En 1990, Mike Godwin établissait cette sinistre constante stipulant que plus une conversation en ligne se prolongeait, plus la probabilité que les intervenants mentionnent « Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom » se rapprochait de 1, et donc qu'on finissait toujours par le citer, par revenir à lui, à préférer à l'argument les méfaits de l'exemple. Je ne souhaite pas dans un article sur le massage citer un tel Être, j'aurais tout aussi bien pu l'appeler le ténesme politique allemand de 39/45, mais je préfère le monde de Harry Potter que celui de nos égorgeurs de Nations pour lesquels nous votons avec défiance ou en faveur desquels nous faisons pire, en nous abstenant, avec cette hasardeuse expression issue de connaissances médicales approximatives et le fameux "entre la peste et le choléra..." ou, "C'est juste pour voire, pour essayer ; il ne fera pas pire que ses prédécesseurs..." et puis si, il fait pire. Puis nos larmes s'installent sur d'infinies souffrances avant que l'oubli ne vienne nous vanter les charmes des prochains populistes.
En bien, en massage nous avons une loi similaire que j'appelle le point d’oscillation, ou, la masso-Godwin qui ramène tout invariablement à l'objet érotique et à ses mécanismes d'assouvissements. Plus une discussion sur le massage perdure, plus la probabilité pour que le sexe devienne central augmente d'autant. La stratégie du désir étant dans sa réplication il ne saurait y avoir d'espace où il ne serait pas.
Ceci vient comme un argument supplémentaire s'il en fallait un autre pour démontrer la prédominance du sexe dans les engagements corporaux humains et argumenter sur la nécessité d'écrire sur le sujet. Ce samedi 29 décembre 2018 je lisais la distinction existante entre les termes de butoir et de buttoir et je me disais que la sexualité en massage pouvait tout autant relever de ces deux significations. Soit le sexe en massage se pose en sanction de principe, comme un butoir mobile contre lequel l'a priori vient heurter un acquis collectif en mouvement, un interdit, soit nous le regardons comme un buttoir au sens de ce soc de charrue venant soulever les adventices aux pieds des vignes sans en endommager l'arbuste. Ici, ce massage propose deux écritures dont on peu disposer des sens à volonté. L'une n'exclue pas l'autre mais la spécifie, l'oriente. La sexualité en massage ne pose pas de problème au massage mais seulement à ceux et celles qui le pratiquent lorsqu'ils n'ont pas régler la question du désir, et il ne suffit pas de se dire ouvert et donc favorable à l’extension du sexuel en massage ou de son expression pour que notre opinion soit juste puisqu'elle ne peut l'être que lorsque le sujet a été, sinon complètement épuisé, en tout cas largement étudié. Il en va de même pour ceux qui sont contre, une opposition de principe n’est pas une réponse par la méthode mais un dévoiement pas l'abandon. On contourne sans affronter et pire, sans motiver.
Les affrontements génèrent aussi un exercice de la liberté en tant que libération des forces sexuelles contradictoires et raisonnées mais il faut aussi pouvoir refuser la lutte au nom d'une neutralité d'exercice. Mon énoncé en contient en vérité deux, un début évoquant une liberté dans toutes ses aspérités du sexuel à l'abstinence et une fin neutrale qui n'est autre que l'expression d'une autre forme de liberté consistant à ne pas vouloir se champsifier c'est-à-dire s'exprimer en tant que champs qui devrait prendre position.
Ainsi, au départ je déroule la première partie qui revendique ce droit fondamental pour l'ensemble de la population (professionnel-les du sexe revendiquant ou non le massage, les praticien-nes plus traditionnel, client-es mais aussi couple) de disposer du droit implicite de faire valoir ce marqueur sexuel comme une constituante du vivant. Là, c'est à l'esprit de répondre non plus mut par une opposition posturale et molle, sans colonne vertébrale, sans pensée mais en conscience que ces libertés ne sont pas seulement là réduites à soi ou à la loi mais peuvent se prolonger bien au-delà de ce que le droit peut avoir révoqué parce que le corps le prolonge.
Si une opposition de principe n’est pas nécessairement une réponse lorsqu'elle s'exclue en discrétion du champs de la réflexion (puisqu'elle ne répond à rien), elle le devient lorsqu'elle s'affiche ostensiblement comme la revendication de ce droit principiel. Ainsi, masseur ou masseuse peuvent tout-à-fait au nom de convictions qui leurs sont propres et qu'ils ont la liberté de développer ou de taire, de faire valoir ce retrait de conscience en l'évoquant comme une loi de circonstance. La question n'est alors plus de savoir si c'est rétrograde ou justifié mais de mettre son interlocuteur comme détenteur symbolique du respect de cette liberté.
Les forces sexuelles ne sont pas homogènes et peuvent être contradictoires chez un même individu ce qui ne les rend pas ineptes pour autant. Soulever un paradoxe, un erreur de jugement, une contradiction paraît vouloir invalider tout le propos. Il suffit que quelqu'un se trompe ou qu'on le reprenne avec davantage d'arguments voir même qu'il peine à formuler la photographie de son avis pour que celui-ci nous semble immédiatement déconsidéré ce qui devrait nous questionner non plus sur la pertinence de son propos mal ficelé mais sur la nature de ma propre réflexion qui tend à rechercher la faille, la porosité de son interlocuteur pour en faire un intervenant de seconde zone.
La nature du tabou et de ses conflits est déjà improprement discuté dans la loi puisqu'on continue en 2019 à pénaliser toute personne ayant recourt à la jouissance en massage alors qualifié de "prostitution". Donc, ce que le législatif n'a pas encore su régler, ne peut pas l'être assez suffisamment pour que l'émergence du sexuel en massage puisse l'être par leur pratiquants et je dis bien pratiquants et non seulement praticiens puisque la question transverbère les deux parties prenantes. Comment se manifestent ces piques sexuelles dans notre journée ? Où est-ce que ce Point baisant prend contact avec sa surface sociale puisque cet appel au concept comme formulateur d'un principe s'applique à tous ?
On ne peut pas choisir entre sexe et massage car ils possèdent une connexion de lien, une parenté de principes et d'actions. Vouloir les séparer c'est comme vouloir distinguer parmi d'autres groupes nodaux l'homme de l'animal. On entend souvent ce raccourcis spécieux dans le seul but de tenter une hiérarchie du vivant. « L'Homme, (distingué de son règne et supposé sommital), aurait développé un langage complexe que n'auraient pas atteint LES Animaux. » Seulement, si l'Homme est un mammifère, comment LES animaux pourraient-ils ne pas disposer, en tant que famille globalisante contenant l'homme, de ce que l'Homme à ? En un mot, si l'Homme est un Animal pourquoi persister à comparer le contenu qu'il est avec le contenant Animal dans lequel il se trouve ? C'est comme si je cherchais à faire une différence de genre entre Bouledogues et Chiens, Marguerites et Fleurs. Il ne faudrait pas attendre longtemps avant que l'on m'objecte que la nature des valeurs que je manipule ne sont pas les mêmes et que, par conséquent, ma comparaison ne tiendrait pas puisque que les bouledogues sont tout autant des chiens que les marguerites sont des fleurs. Ce que l'on compare doit être à toute chose égale et tout au plus pourrais-je opérer des comparaisons entre deux types de Canis lupus familiaris parmi la famille plus large des Canidés entre bouledogues et Bergers Allemands et, parmi les Fleurs, entres marguerites et pétunias.
Ce n'est pas l'Homme qui contient le groupe animal auquel il est apparenté quelles que soient ses tentatives pour s'en défaire mais bien l'Animal qui contient l'Homme comme la sexualité contient le massage et passe par lui pour ses expressions.
Animal n'est qu'un terme générique qui les comptabilise tous et ce n'est que parmi toutes ces espèces que l'on trouve l'Homme. Le problème langagier qui s'opère c'est que la formulation d'Homme (H) en tant qu'espèce recouvre celle d'homme (h) en tant que sexe masculin brouillant durablement la compréhension des échanges. Ainsi, les Droits de l'homme impliquent-t-il seulement celui des hommes ou englobent-ils ceux des femmes, des enfants ? Lorsqu'ils furent rédigé femmes et enfants n'étaient pas considérées comme aujourd'hui et puis, quid des autres espèces ?
Par exemple, Simone de Beauvoir dit dans Le deuxième sexe que l'homme s'est à la fois attribué le positif (homme en tant que sexe) et le neutre (Homme en tant qu'espèce) là où la femme n'est jamais perçue que comme le négatif, son implicature déceptive. Homme et homme désignent la même espèce mais pas les même partie de la division dans cette espèce et bien, de la même manière, ils désignent deux valeurs aussi distinctes que Massage et massage.
Dans notre sujet, le groupe ANIMAL permuterait donc avec celui de SEXUALITÉ (le contenant), et dans ce contenant il y aurait, MASSAGE versus d'HOMME (le contenu) avec une division de lettrage, Massage en tant que neutre venant en substitut d'Homme (la majuscule illustrerait la magistrature de la technique) et massage, en tant que positif qui peut à la fois désigner la pratique sexuelle et la pratique artistique toutes deux articulées.
La difficulté c'est de pouvoir distinguer le le verbale de l'écrit en devinant la nature réelle du MASSAGE en tant que TOUTES les espèces (toutes les sexualités et techniques confondues) ou UNE seule parmi d'autres et surtout laquelle. Est-ce que le massage c'est TOUTE la sexualité ou une seule exprimée dans un massage et à quels degrés ?
Le massage en tant qu'art thérapeutique fut poussé jusqu'au grotesque par les médecins au XIXe siècle en fondant la kinésithérapie avec des exerçants bourgeois qui voyaient le massage en tant que relaxation comme mineure et péjorative. La haine du corps et de ses petites gens fut poussé à un point inimaginable faisant du massage et tous ses dérivés le monopôle de la kinésithérapie et de l'Ordre comme point culminant au ridicule. Nous les masseurs aux pieds nus étions alors poursuivis en justice pour exercice illégale de la médecine jusqu'en 2016. Et bien nous observons cette même résistance vis-à-vis du sexuel en massage suspecté de tous les troubles.
Si le "massage" est une espèce en tant que pratique, "Massage" en tant que groupe devient une covalence du mouvement. Masser c'est toucher mais baiser c'est aussi toucher et si baiser c'est toucher et que toucher est un proto-massage, alors, baiser c'est masser et masser, c'est baiser parce qu'il ne peut que s'exprimer dans son générique des sexualités. Il ne peut y avoir de massage sans force érotico-princeps. C'est là que se trouve le nœud gordien que l'on tranche par exclusion en faisant du problème non pas une résolution par l'étude mais un tabou par le rejet. La gêne est un problème non résolue. Ici-gît notre aporie. Comment distinguer le massage de la sexualité si la sexualité est un massage et qu'il ne peut y avoir de massage sans la force princeps de la sexualité ? Comment expliquer que les deux son des mêmes mais que ces mêmes ne sont pas identiques ?
De prime abord le premier problème que l'on rencontre avec ce type d'affirmation qui fait bondir plus d'un professionnel c'est que si le massage c'est du sexe et que son assouvissement reste un massage, le relais sociologique afférent renvoie davantage à une prostitution d'échelle qu'à un massage en tant que relais sociologique bien résolu à donner le change aux contempteurs de ces salons de massages un peu trop nombreux. De plus, le type de clientèle qui va surgir ne sera pas nécessairement de celui que tout le monde veut pas dans son quotidien. Le mépris très dix-neuvième de la kinésithérapie se retrouve dans celui qui s'opère entre massage technique et massage sexuel. Pour vouloir donner le change on disqualifie afin d'obtenir les lettres de noblesse qu'on ne peut pas nécessairement donner à tous le monde et au premier chef, aux professionnel-les du sexe qui détourneraient de la plus affreuse des façons le massage qui décidément ne peut pas leur appartenir. Les kinésithérapeutes nous ont spoliés par la loi (aucun massage en France n'aura fait autant de mal autour de lui) et les professionnels du massage s'accaparent instinctivement par les moeurs une pratique qui ne saurait être abandonnée à des prostitués. Seulement, ce que nous montre la déconstruction d'un faisceau massage par le prisme de l'étude c'est que les kinésithérapeutes qui s’étaient arrogés le mot massage le pratiquaient sommes-toutes que très peu (la kinésie c'est le mouvement), et là, nous avons des professionnels du massage mit en difficulté par leur positionnement social que la prostitution rendrait indignes. Seulement le qualificatif lui-même de prostitués, de dispensation sexuelle contre rémunération se dissout à son tour au fur-et-à-mesure que le sexe quitte sa sphère sociale pour devenir nature, que la prostituée de rue tellement typée devient une masseuse passe-partout de salon et enfin que la tarification traditionnelle à l'acte sexuel si subversif s'édulcore dans des appellations fantaisistes de "massages suggestives".
Ce qui a fait que les kinésithérapeutes se sont lourdement fourvoyés en plus de s'être décrédibilisés en tentant de s'emparer par le loi du massage c'est que MASSAGE veut tout dire et ne rien dire du tout. C'est un mot valise, un générique destiné à s'associer avec d'autres. Ainsi parlait-on de masso-kinésithérapeutes, de Massage-Français, thaï et que ces techniques peuvent tout aussi bien désigner une pratique amoureuse ou un assouvissement sexuel puisque se masser fut également utilisé comme synonyme de rixe. Ainsi n'est pas le MASSAGE qui est ambiguë mais son sens général comme HOMME porte à confusion seulement n'est-ce pas ce dernier qui est à l'origine de cette classification des espèces, des mots, des lettres ? alors il ne tient qu'à nous de trouver la formulation la plus juste pour séparer les techniques des pratiques.
Une parallaxe est un changement positionnel parfois imperceptible mais qui engendre une modification dans l'ajustement de l'angle de la vision lorsque regardant ou regardé se déplacent. Que ce soit nous qui bougions, l'objet au loin ou la planète sur laquelle nous sommes, cela contraint nos yeux à suivre l'objet et donc à orienter le regard pour éviter le décalage et la perte d'information. En massage c'est la même chose, nous somme deux à envisager ce moment mais pas nécessairement de la même manière donc, si l'on veut que nos intentions convergent vers des objectifs comparables (la chose vue ou perçue ne sera jamais la même), il convient de fixer un ensemble de repaires dans l'espace, de donner des coordonnées extrêmement justes, fiables et surtout, immuables.
Un massage proposé dispose de coordonnées spécifiques que le masseur et massé doivent connaître avec justesse et qu'elles soient justes lorsqu'une des deux parties les vérifie, parfois un des deux protagonistes peut détecter une discordance, repérer ou présenter lui-même des coordonnées pouvant subir de légères variations, même tout-à-fait infimes mais suffisantes pour être capables de perturber l'adressage finale. Un massé peut bouleverser toute une désignation technique en faisant basculer le masseur dans une conclusion de défaisance et le masseur apporter plus ou moins malgré lui de la confusion qui va venir défaire l'autre dans ses attendus. Un massage doit donc perpétuellement subir de micro-resynchronisations quasi satellitaires de ses enjeux permettant de recalculer l'intention des uns et des autres au gré des mouvements communs (puisque le massage est nécessairement tout un corpus de mouvements communs même si l'un semble rester immobile).
→ Je suis parvenu à dégager deux groupes principaux de parallaxes utiles, une parallaxe philosophique et une parallaxe présentielle. La parallaxe philosophique implique une géolocalisation dans en espace en trois dimensions nécessitant de connaître les latitudes et longitudes de l’abscisse massoïde sus-cité de son ordonnée sexuelle et d'établir la profondeur de champs que l'on accepte de voir poindre dans l'application du spectre d'expression finale. En un mot, si l'on masse dans un cadre privé il faut assumer l'héritage sexuel que l'on dispense. Si l'on dépend de toute une héraldique professionnelle, il nous faudra nous tenir à la distanciation sexuelle que l'on s'est imposée (nous avons vu que s'en départir était impossible) ou l'exercer dans le cadre préalablement érigé et ce, après avoir pris soins de régler les questions éthiques en jeu.
→ La parallaxe présentielle concerne la double influence hormonale qui se joue indéfectiblement entre masseur et massé. Chacun se voit désigner un modèle de comportements dont l'assise ne sera pas complètement immobile mais dépendra des circonstances et de l'émergence du désir en cours de séance. Ces deux entités visuelles vont nécessairement bouger dans leurs certitudes, se confronter à un moment ou à un autre et subir une distorsion de la qualification environnementale qui fera que sur un même point exprimé en massage, les deux divisibles verront certes, la même chose, mais sensiblement modifiée par leur propre position à l'instant T au regard de leur rôle et de leur sensibilité.
Tout se situe dans la perte d'informations, qu'est-ce que signifie telle gestuelle à cet instant précis ? Il y a le sens premier, le sens caché, le sens perçu, dont les engrenages vont tourner comme l'implacable mécanisme dont nous formons l’essentielle des pièces. Nous-sommes les deux machines de nous-même qui se rencontrent autour du complexe massage, pour une synthèse synaptique, les doigts apportent les signaux que le corps lui envoie.
Ce moment là existe probablement. Oui, cette courbure de l'espace-temps où du narratif vous modifiez votre cadence, vos effets pour vous répartir en de multiples points de suspends qui se méconnaissent, se rencontrent, s'engendrent, se percutent. Il y a un moment de passage entre l'initial et le final, entre le projet et la restitution, entre la lettre et l'esprit, entre la raison contrainte et la nature libérée. Seulement vous avez deux oscillations, celle qui se constitue comme une réponse adapté à la situation donnée dans laquelle vous allez quitter le registre premier pour aller vers un second plus ou moins spontanément et une oscillation plus régulière qui conjugue pratiques et techniques au service d'une systématisation du fait sexuel.
Vous sentez cet appel de la nature lorsque la peau en rencontre une autre et que tout ce petit monde se connaît depuis des millions d'années et que jouir d'elle devient nécessaire, sublime, idéal même si les projections suppositives peuvent êtres très éloignée de la crudité des fins. Néanmoins, il y a aussi la version antithétique du désir, quand ça vous force, quand ça ne veut pas et que vous y allez quand même parce qu'il faut bien le faire et entre les deux vous avez tout un gap de facultés, de circonstances mais entre le service initialement prévu et l'intuition finale que restituent la défaisance des corps après la jouissance se situe un point de bascule essentiel.
L'oscillation de paradigme c'est ce moment de flexion, ce point où l'on passe de l'un à l'autre, de l'esprit rigoureux à la constance des appels. Mais, c'est aussi la conscience de ces deux enjeux de nature et d'esprit, de philosophie et de marqueurs plus profonds que vous devez connaître et pas seulement percevoir afin que vos réponses ne soient pas sources de frustrations, de déceptions.
Je l'emploierai donc pour désigner l'inflexion qui s'opère lorsque le massage en tant que courbe asymptotique quitte son ordonnée technique pour s'inverser tout-à-fait sous l'abscisse en devenant une sexualité pure toujours indéfectiblement appairée avec le massage mais s'inversant dans un couple technique.
En chimie, une liaison covalente, c'est lorsque deux atomes se partagent deux électrons (un électron chacun ou deux électrons venant du même atome) d'une de leurs couches externes afin de former un doublet d'électrons liant les deux atomes. Massage et sexualité disposent de ce même genre de chevauchement des énergies dont le mouvement qu'ils ont en partage constitue une covalence intentionnelle et inintentionnelle. C'est cette superposition entre le message technique et un érotisme émissif, périodique, qui perturbe le modèle.
On pourrait dire et bien voilà, lorsque le massage est sexuel on se comporte comme cela et lorsqu'il est technique on procède comme cela mais ce serait se contenter ainsi d'une résection spécieuse du massage immédiatement vouée à l'échec. Dans la tradition occidentale de l'Europe médiévale ont distinguait sept arts libéraux dit nobles des sept arts mécaniques par la notion de secrets et c'est Diderot qui les a réuni sous le même vocable qui formera plus tard nos "professions libérales". Ainsi, de la même manière n'est-il pas possible de distinguer de supposés massages techniques d'essence noble des massages sexuels par nature vulgaire, sans secret d'exercice puisque le sexuel contient tout autant sa part de techniques et le technique, sa part d'invariances sexuelles.
Il ne saurait y avoir de vrais massages sous-entendus dignes et d'autres qui n'en seraient pas. Cette façon de dénier à certains un qualificatif sous prétexte de s'approprier les privilèges attachés à une fonction pour s'élever au détriment des autres est un capitalisme de mœurs, une violence positionnelle. Condamner l'utilisation de la sexualité en massage pour s'extraire d'une suspicion ambiante ce n'est pas une défense des arts mais un enterrement de nos humanités.
Les massages, c'est comme les Êtres Humains, ça ne se hiérarchise pas. Ensuite il y a bien sûr dans cet organigramme des pratiques et nos réflexes de diction une volonté de classement des plus valorisables et donc généralisables aux plus effets d'adultes dont on aimerait préserver ceux tenter de les pratiquer comme des enfants parce que persiste dans nos têtes que la sexualité est un déclassement, une contrainte qui rime avec exploitation.
Bien sûr que le sexe assujetti, ramène tout à lui, ne pense qu'à ça pour oublier tout le reste puisque ça abouti à s'oublier soi-même en se mangeant de l'autre. On ne lui demande pas seulement de faire ce qui doit être fait pour que la nature soit entendue mais de s'associer à ce suicide collectif que constitue la disparition de soi par l'entremise d'un tiers complice et désespéré par le même désir de disparaitre avec.
_____ Suite en travail
Vouer aux gémonies ceux qui orientent le massage en direction de la sexualité vont, par leur posture fermée de censeur, participer à accrocher de façon cyniquement symbolique le cadavre des victimes de leur intolérance au Gemoniae scalae, cet escalier au flanc du Capitole sur lequel on exposait les cadavres des suppliciés avant de les traîner jusqu’au Tibre. Rejeter est un jugement de valeur mais se livrer au coup-par-coup aux désirs de ceux qui ont la vertu de nous plaire pose un autre problème, celui de leur instrumentalisation.
Nous sommes tous l'instrument de quelques systèmes ou pour partie de quelqu'un mais là c'est nous qui en prenons l'initiative.
Tout n'est question que d'architecture. Lorsque vous intervenez sur le champs commercial avec un massage estampillé comme tel vous amenez sans le savoir tout un habitus d'attentes associées, de comparatifs, de comportements. Vous êtes l'illustrateur de ce massage mais vous convoquez tout un corpus technique, philosophique et votre massé va venir s'inclure dans cet ouvrage de façon. Il devient la pierre angulaire de votre travail, tout tourne autour de lui et beaucoup de ce que vous allez lui faire lui échappe.
Imaginons maintenant que vous actionnez la dynamique sexuelle inhérente à tel procédé connu ou droit sorti de votre imagination, là, le secret de la technique attaché à ce que l'on appelait sous Diderot les Arts mécaniques et les arts libéraux disparaît puisque cette cinétique sexuelle est sue, pratiquée pour partie par votre interlocuteur. Ainsi, là où premièrement la fascination attachée aux arts du toucher doublée de spiritualité, de philosophie cède la place à des attendus formels. Bien sûr votre approche restera tout aussi spécifique que votre corps pour la personne que vous p, que votre souffle mais vous ne serez plus seul à produire votre art et votre client à dépendre de lui. Ses désirs viendront rapidement s'interposer dans
dépositaire factuel - ponctuel - engagement
Il semble que le tabou ce soit coalisé autour de l'orgasme non pas en tant que principe d'énergie _puisque le tantrique vise au multi-orgasme sans jamais jouir_, mais de sa traduction corporelle séminale.
▌©Alain Cabello-Mosnier (MASSEUR & poète gay) ⚣
samedi 29 décembre 2018
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Idée pour un autre papier même si c'est toujours le même sujet qui pourrait constituer le chapitre d'une suite.
Déjà, lorsque je masse, au quotidien, je ne m'accorde aucune digression érotique puisqu'elle devient nécessairement sexiste au motif qu'elle n’est pas préalablement demandée. Donc il n'est pas question ni de fantasmer sur un client qui serait venu, ni même d'opérer un changement d'axe au court du massage en profitant ne serait-ce que visuellement de ce que j'ai sous les yeux.
L'avantage d'observer une telle discipline c'est que s'y tenir facilite les réponses qu'il s'agira de faire à des demandes qui ne manqueront pas de venir. En fait, ce sont ces réponses qui feront votre quotidien ; vous chercherez à y répondre, et à en mémoriser le schéma en fonction de ce que vous avez envie de mettre dans chacune de vos journées. Sur quoi est-ce que je veux que mes matins commencent et sur quoi ai-je envie de voir mes soirs se terminer ?
J'aime bien dire que pour moi, massage et sexualité c'est comme un casse-tête chinois, mon métier me met en situation de faire des rencontres mais sur les milliers de combinaisons érotico-propositionnelles qui me sont faites, seules quelques unes vont effectivement aboutir sur le champs de l'intime souvent d'ailleurs à l'occasion de liens interférant, de biais ironico-pendulaires. Ironico-pendulaires parce que je vais finir par faire avec ceux-là ce que je leur avais toujours refusé et ce, depuis des années, et là, ironiquement, au gré d'un balancement du vivant, d'un retour de nudité, d'un mouvement incertain sa queue se déploie sur mon visage lourde comme un commentaire d'injure et sa lune pestilentielle offre ses vases d'infaisances à nez et langue faiseur de malheurs et de parjures délibérés. Vous cédez à vos révoltes, à ce sur quoi vous aviez pourtant si fort travaillé et à ce non si facile et pourtant si dur à tenir vient s'encouler dans votre gorge spermes et merdes aux saveurs d'une journée d'automne.
Le casse-tête chinois cède, sa combinaison fait tomber la-vôtre et de protéger derrière vos chiffrements intimes, vous voici tout nu et regardé comme un rien. Seulement, rien ne tient très longtemps des trésors que l'on a découvert et cet homme nu et si rarement ainsi baisé redevient le quotidien paresseux que le doute rend inconfortable.
C'est Edward T. Hall dans Le langage silencieux page 178 dit que « Les Nords-Européens font la distinction entre l'activité et la non-activité d'une personne. en fait, nous distinguons entre les phases "actives" et "dormantes" de chaque chose. Je me réfère donc à cette note en terme de racine latine, en tant que note agérique (du latin agere – agir). Être assis, tenter de saisir le sens du soi, n'est pas considéré comme faire quoi que ce soit. D'où des remarques telles que : "Vous n'aviez pas l'air occupé, alors j'ai pensé que je pouvais m'arrêter pour vous parler un moment." L'exception concerne la prière, dont les attitudes sont spécifiques et facilement identifiables." »
Et bien en massage c'est pareil,
abscisse curviligne - délardement -
"Terminer" <=> éjaculation est une expression métonymique qui signifie amener son client à sa fin par l'orgasme lui-même comme fin symbolique <=> petite mort. Le client est "terminé" comme si nous avions là une objectivation du corps inscrit dans un process industriel.
fasciculées. verticillé
stase - point émergent/immergent (quand est-ce que la technique prend le dessus du sexe si le sexe est aussi technique ?).
lorsque le massage quitte sa courbe asymptotique
(couple technique) - oscillateur - deux utilitaire de sens - que nous pourrions synonymiser avec point d'oscillation
PROBLEME : De prime abord le premier problème que l'on rencontre...
stase
tipping point - les cas d'usage du massage - noue - trame -
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Amené et attendus sexuels ne sont pas la même chose, la direction est la même mais pas le sens,
l'illustration érotique - la dimension incrémentale des massage - le massage va dépendre de ton hortus au sens indo-européen commun (« enclore »), de la façon que l'espace sera enclot par lui-même.
Pour connaître la place de la sexualité ou du sexe dans le massage, je dirai comme un jésuite, ça dépend où on veut le mettre et ce qu'on veut en faire.
Le massage doit présenter une « auctoritas » - point de crête -
Distinctive et cumulative, l'une peut remplacer l'autre, la compléter, la générer ou la parodier
actum est de isto, Cicéron.
Le massage à des prémisses inflexionnels - Coextensif - il n'y à pas d'nteraction inffractionnelle.
Le massage n'a pas de prémisses inffractionnelle - travailler sur la notion d'actant et de circonstant en massage
Peut-on déjà opposer l'intime au professionnel ? Le massage est plus concerné par des messages successifs qui viennent par vagues parfois contradictoires que par des structures et des systèmes de contrôles conscients et durablement établit. Il est parfois plus compliqué de se conformer à une règle humaine contre-intuitive qu'aux lois génésiaques de la nature.
La notion de règle fait le contrepoint avec celle d'interdit puisqu'elle pose, dit ce qui doit être indépendamment
La règle est la conséquence
Les passages ou points de connections ne sont limités que par des combinatoires de registres, ainsi, le registre technique va permettre des passages vers le registre sexuel et registre sexuel va émettre en direction du technique.
est-ce que le sujet distingue l'événement ?
jusqu'à ce que toutes les distinctions aient été isolées si tant est que l'on puisse en séparer définitivement la dynamique respiratoire. Des schémas apparaissent ou disparaissent au gré des flux entrants et sortants et sont compris en tant que résultats de ces combinatoires relais.
Le massage est une pratique visant à formuler tout un ensembles de mouvements, de toucher visant à mobiliser une zone pour interagir avec elle de manière physiques mais aussi abstraite, relative comme l'esprit, l'environnement du massage, son aperception. Plus l'intervenant est précis dans la sollicitation de ses niveaux, plus il sera
Imaginer une intégration fonctionnelle, - couper, orthogonal (percussion ou croisement) négocier, préparer le type d'intégration -
Tout est massage mais ce n'est pas parce que nous en avons la lettre que nous en avons la littérature, ce n'est pas parce que nous en exploitons la partie que nous disposons du tout véritable.
Je pourrais vous faire un massage bucco-participatif, vous sucer l'organe de la génération avec, la bouche, la langue, le palais tout en sollicitant votre nuque, vos pieds en même temps avec mes mains que je serais encore et toujours dans le massage.
Palper, titiller, branler, sodomiser, frictionner, claquer, pincer etc, ne sont que les (caractères) d'un alphabet général du toucher qu'il s'agit d'agencer au mieux pour surprendre inventivement l'autre (écriture), augurer d'une technique déjà connue (réécriture), générer un ressenti (lecture), observer les réactions (compréhensions) et donner à cet ensemble un style, une orientation (genre).
Petit précis de la position
ambiposition, prépositions inpositions circumpositions
(fellation, masturbation, coït) formule établie par Alain Cabello-Mosnier pour distinguer la base primale des pratiques habituellement rencontrées et/ ou attendues des périphérisations ascensionnelles comme les paraphilies et les fétichismes qui s'ajoutent, complètent le prisme sexuelle. Il l'utilisait aussi dans le but de distinguer les différents intrants sexuels en massage expliquant que même si tout massage contient sa part de sexuel, tous ne s'y réduisent pas complètement comme le voudrait l'attendu naturel d'une trilogie réductrice là où le massage peut soulever un esprit profond capable de distinguer ce qui est voulu de ce qui est souhaitable et donc de revisiter le corps.
Le barrocentrisme
conceptuel, analytique ou méthodologique - ma posture épistémologique
Le test du χ² permet de tester l'indépendance entre deux variables aléatoires.
Je produis de la masso-culture tout en délivrant divers contenus tels que vidéos, articles, livres etc ; se produit donc un phénomène de tissage fonctionnel avec une succession de fils de chaîne côte-à-côte, une trame que la navette intercalera par plongeon/émersion donnant une duite (largeur) pour produire une œuvre (rouleau).
Quelle est la distance entre le réel brut et la représentation affinée que nous avons du massage ou voulons avoir du massage ?
in concreto - le massage doit penser ses externalités - la conditionnalité du massage - concordataire - englobement de la valeur contraire - anti-jeu - transitivité du massage - dyschonie - le massage est soumis à des élasticités constantes -
Delta One est un terme en finance de marché pour désigner une activité concernant les produits dérivés dont le prix varie à peu près à la même amplitude que son sous-jacent, avec ou sans effet de levier.
Clitique Selon ce modèle, un ou plusieurs éléments d'un massage autonome situé dans un contexte particulier pourra ainsi progressivement perdre certaines propriétés morphologiques pour donner naissance à ses propres volontés distributrices. Ce new massage est donc en quelque sorte une étape dans un processus évolutif décisionnel.