L'article de Daniel Peraya souligne la transformation du rôle des ingénieurs pédagogiques dans l'enseignement supérieur après la crise sanitaire. Ils ont acquis une importance cruciale pour aider les enseignants à développer des cours en ligne et à intégrer les technologies numériques. Cependant, leur rôle reste mal défini, en partie en raison de la variété de leurs titres et de leur manque de reconnaissance. L'article met également en lumière la différence entre les universités à distance, qui favorisent la collaboration entre les acteurs, et les universités présidentielles ou les institutions où les enseignants travaillent souvent seuls.
Cet article m’a semblé très pertinent car il aborde directement des enjeux liés à mon domaine d’études J’ai apprécié la valorisation du rôle stratégique des ingénieurs pédagogiques, si souvent méprisés, mais sans lesquels la transition numérique ne pourrait être une réussite. L’auteur met bien en avant la diversité des profils et le peu de reconnaissance dont ils sont dotés, mais aussi, et surtout, les espoirs d’une meilleure articulation entre recherche et pratique. Au global, une lecture bien claire, d’actualité, utile pour envisager l’avenir de ces métiers.
Cet article présente quatre contributions qui traitent des réalités et évolutions du métier d’ingénieur, à savoir tout autant leur dimension humaine, leur polyvalence comme leur fonction d’intermédiaire entre enseignants et administration, que du conseiller pédagogique, dont nous voyons progressivement que ses fonctions réformées ressemblent de plus en plus à celles de chefs de projet, selon la présentation de Rozen Jarnouen et Isabelle Mauclair (CNED). à l’inverse, dans son propos précautionneux, Marcel Lebrun redit en soulignant l’institutionnalisation progressive de la discipline et les tensions entre accompagnement pédagogique et évaluation institutionnelle des recherches passées et actuelles, et Julie Denouël en analyse les freins à leur reconnaissance, la non institutionnalisation de la profession dans un cadre des métiers d’éducation au niveau national.
J’ai trouvé cet article à la fois riche parce qu’il donne des témoignages concrets et analyses théoriques et varié dans ses approches, tantôt pour démontrer la diversité et richesse de la profession, tantôt pour attribuer la polyvalence institutionnelle aube enjeux des ingénieurs élèves et leur difficultécoltaire à faire reconnaître leur statut en tant que acteurs du système éducatif dans la diversité des positions qui les animent (activités à faire, à exprimer (badge propre, employé), à impliquer (mettant en avant un ami) et à suivre les évolutions technologiques), une perspective indéniablement précieuse pour réévaluer les risques liés à leur professionnalisation et à leur rôle stratégique dans la transformation éducative à l’heure de la société complexe.
L’article examine les transformations survenues au sein des pratiques de formation à distance (FAD), marquées par l’opposition entre flexibilité et rigueur. Le rôle de l’enseignant est lui aussi en mutation, passant d’un simple assureur de la transmission à celui qui accompagne l’apprenant devenu autonome. À ce titre, l’Université TÉLUQ a élaboré un référentiel de compétences permettant de mieux s’approprier le renouveau des pratiques. Prises à la fois en charge par les formations de type hybride et renforcées par la mobilisation des enseignants en raison de la Covid-19, ces transformations peuvent constituer des opportunités, révélant les limites des dispositifs improvisés et les enjeux d’un bon design pédagogique. Deux postures se sont ainsi démarquées au fil des réflexions menées : celle d’une démarche évolutive et temporaire, celle d’une démarche plus proactive qui pourrait faire de la crise un levier de changement.
Cet article participe de ma réflexion sur l’autonomie des apprenants et la question de la flexibilité des parcours, mais aussi la flexibilité à l’intérieur de ces parcours. L’appel à l’expertise de l’Université TÉLUQ m’a un peu convaincue dans la façon dont l’auteure illustre ses propos. L’article montre bien que la pandémie a eu un double effet sur la pratique des enseignants : contrainte et opportunité de renouveler les pratiques des enseignants dans l’ensemble de leurs dimensions. Voilà un texte qui pourrait alimenter ma réflexion sur l’avenir de la formation à distance.
Cet article analyse comment le numérique transforme l’éducation et la société des jeunes, tout en suivant un cycle d’enthousiasme puis de déception cumulée dans l’intégration du numérique à l’école. Dans une période où les inégalités numériques (sociales, de genre, d’âge) sont mises en lumière, mais aussi les dangers de la numérisation (addiction, exclusion), ainsi que les promesses et limites de l’informatique en éducation, l’intégration des outils est encore assez timide, car les méthodes pédagogiques traditionnelles sont peu affectées par l’introduction de nouveaux outils technologiques.
je trouve que cet article méritait d’être lu pour la lucidité du propos qui ne tombe pas dans la gageure de ne pas céder au discours trop idéalisant du numérique; non pas qu’il ne montre pas les promesses, mais il en souligne les limites et les dangers en mettant au centre l’appel à un usage critique et pragmatique du numérique éducatif qui, on ne le dirait pas souvent, peut s’avérer un atout, mais seulement si sa réflexion pédagogique l’accompagne.
Cet article de recherche présente la création d’un outil d’évaluation des compétences des enseignants dans une approche par compétences. Le modèle de l’enseignant concepteur permet de construire, avec la participation des chercheurs, formateurs et étudiants, une matrice de descripteurs. Cet outil doit permettre de suivre la progression, d’accompagner la formation, de renforcer la professionnalisation des enseignants.
L’article m’a semblé tout à fait pertinent pour montrer l’importance d’une formation des enseignants structurée. J’ai particulièrement apprécié le modèle de l’enseignant concepteur qui souligne le rôle actif de l’enseignant dans la conception et l’adaptation de sa pratique. L’aspect participatif et réflexif le rend d’autant plus intéressant. À mon sens, cet outil représente une avancée pour mieux accompagner et professionnaliser les enseignants.
L'article a pour but d’apporter un éclairage, une avancée sur la compréhension des transformations du champ de la technologie éducative, qui a évolué d’une conception instrumentale de la technologie à une conception plus critique et plus relationnelle de la technologie éducative. La technologie est proposée comme un moyen d’améliorer la médiation, la participation et la citoyenneté, et d’assurer une éducation critique, responsable et adaptée à la complexité du monde.
J’ai trouvé cette approche très inspirante dans le sens où elle redonne du sens à l’utilisation du numérique en éducation, l’idée notamment que la technologie pourrait servir à la relation éducative humaine. Ce travail m’a amené à réfléchir à la nécessité d’aller au-delà de la seule logique d’outils pour penser en termes de véritables transformations pédagogiques.
L’auteur analyse les discours institutionnels autour du numérique en éducation et dénonce trois mythes persistants : l’invisibilité, l’impact positif du numérique, et son impact transformateur de la pédagogie. En réalité, l’innovation en éducation repose davantage sur les choix pédagogiques opérés que sur les outils eux-mêmes. Dans cet article, un plaidoyer est formulé pour une approche critique, englobant les dimensions sociales, politiques et éthiques du numérique.
J’ai trouvé ce texte percutant car il remet en question l’idée d’une technologie transformante pour l’éducation. J’ai particulièrement apprécié la valorisation du rôle des enseignants comme acteurs du changement. Cet article m’a permis de prendre conscience que les choix pédagogiques, loin des outils, constituent le véritable levier de changement éducatif au travers de l’innovation.
Cet article examine trois démarches d'intégration des outils d'IA (ChatGPT et Transkribus) dans l'enseignement universitaire dans trois disciplines distinctes (orthodidactique du français, psychologie et histoire). Ces démarches sont conçues pour aider l'enseignement et stimuler l'apprentissage tout en développant une posture critique envers l'outil. Les auteurs Marie-Ève Gonthier, Marie-Josée Tremblay et Maxime Gohier commencent par situer la nécessité d’intégrer l’IA dans l’enseignement supérieur, tout en analysant les défis et risques associés (biais, éthique, dépendance, manque de transparence). L’article présente trois expériences concrètes d’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans l’enseignement universitaire. En orthodidactique du français L’enseignante a proposé trois activités autour de ChatGPT : Les étudiants évaluent et corrigent des réponses produites par l’IA, après Ils dialoguent avec ChatGPT sur une étude de cas, puis critiquent ses réponses. Enfin, ils comparent leurs propres propositions à celles de l’IA. Le résultat de cette expérience a été que les étudiants ont appris à utiliser l'outil avec recul et ont remarqué que ChatGPT fournit souvent des réponses trop longues ou trop générales, mais qu'il peut servir de point de départ utile à la réflexion. En psychologie, l’équipe a créé une capsule vidéo interactive : trois personnes d’âges différents posent une question à un expert humain et à ChatGPT. Ensuite les étudiants évaluent les deux réponses selon des critères comme l’empathie, la flexibilité et la pertinence. Le résultat de cette expérience a été : L’humain est perçu comme plus empathique et plus nuancé,tandis que ChatGPT est jugé plus rapide et informatif, mais parfois déconnecté du contexte émotionnel. L'IA peut être un outil utile pour comprendre les caractéristiques de la communication humaine. En histoire, les étudiants utilisent Transkribus, une IA capable de reconnaître l’écriture manuscrite ancienne. Elle transcrit des documents historiques (avec quelques erreurs), et les étudiants corrigent ces transcriptions en utilisant leurs connaissances en paléographie. Le résultat de cette expérience a été que L’activité rend l’histoire plus interactive et motivante et les étudiants aiment défier l’IA et deviennent plus attentifs aux détails et aux erreurs.
Dans tous ces propos, les auteurs rappellent que l’usage pédagogique de l’IA est un état d’esprit réflexif et critique, incluant des dilemmes éthiques tels que les biais, la désinformation, la protection des données privées et le respect de la liberté des apprenants. Ils soulignent enfin que l’IA, malgré les promesses qu’elle peut apporter, ne saura remplacer les valeurs humaines fondamentales que sont le savoir-être, la sincérité, la relation éducative.
Pour moi, cet article amène un regard éclairant sur l’évolution de l’IA dans l’enseignement supérieur, en cultivant le bon équilibre entre enthousiasme et prudence éthique.
Je trouve particulièrement pertinent que les auteurs réfléchissent la complémentarité plutôt que la substitution entre homme et machine. L’IA est présentée comme un outil de réflexion et d’expérimentation, loin de constituer la solution miracle.
Ces pratiques démontrent également que l’IA peut favoriser la créativité, la collaboration et la pensée critique, à condition d’être bien encadrée. Mais je partage avec les auteurs le risque en cas d’utilisation peu réfléchie : une dépendance intellectuelle ou un affaiblissement du discernement des étudiants.
En somme, l’article montre bien le potentiel pédagogique de l’IA quand elle se veut éthique, critique et humaine, non pas pour remplacer, mais comme un enrichissement de la pratique.
L’article intitulé « Six affordances de l’intelligence artificielle générative en soutien à la coélaboration de connaissances », un écrit de Stéphane Allaire publié en 2025 dans la Revue internationale des technologies en pédagogie universitaire, de la manière dont l’intelligence artificielle générative (IAG) à travers des outils comme ChatGPT, par exemple peut soutenir l’apprentissage collaboratif, en s’intéressant plus précisément à la coélaboration de connaissances, qui désigne une approche pédagogique où l’acquisition de savoirs apparaît comme un sous-produit de la construction collective d’idées nouvelles.
En s’appuyant sur une analyse conceptuelle et une revue de la littérature récente, Allaire conclut à l’identification de six affordances de l’IAG permettant de supporter la coélaboration de connaissances :
1) l’amorçage d’idées, en tant que l’IA est capable de soumettre des premières pistes de réflexion au service de la discussion.
2) la clarification conceptuelle, l’IA pouvant reformuler ou expliciter des idées pour un partage de la compréhension .
3) l’élaboration, l’IA servant à prolonger et enrichir les idées formulées collectivement .
4) la rétroaction immédiate commentant et suggérant en temps réel pour soutenir une progression.
5) L’appel à la médiation linguistique et cognitive suppose de surmonter des obstacles de langue ou de compréhension, afin de garantir l’égalité de participation.
6) La réflexivité pousse les apprenants à se pencher sur leurs propres raisonnements et leurs apprentissages.
Dans tous ces propos, les auteurs rappellent que l’usage pédagogique de l’IA est un état d’esprit réflexif et critique, incluant des dilemmes éthiques tels que les biais, la désinformation, la protection des données privées et le respect de la liberté des apprenants. Ils soulignent enfin que l’IA, malgré les promesses qu’elle peut apporter, ne saura remplacer les valeurs humaines fondamentales que sont le savoir-être, la sincérité, la relation éducative.
En conclusion, pour Allaire l’IA générative ne saurait se substituer à l’humain, mais doit se penser comme un allié du professeur en soutien et en enrichissement à la coélaboration de savoirs, dès lors qu’il mobilise un usage réfléchi, dans un cadre éthique clairement défini et au service d’un objectif éducatif clairement formulé.
De mon point de vue, cet article fournit une réflexion pertinente et équilibrée sur l’implantation de l’intelligence artificielle générative dans une démarche collaborative d’apprentissage. J’apprécie beaucoup la limpidité avec laquelle l’auteur désigne les six affordances qui constituent un cadre concret pour appréhender les potentialités pédagogiques de l’IA sans basculer dans un idéalisme technologique.
En somme, cet article met clairement en lumière que l’IA générative est susceptible, pour peu qu’elle soit utilisée éthiquement, de façon critique et collaborative, de constituer un levier pour l’intelligence collective, et au-delà de transformer utilement les pratiques éducatives.
L'article "Hybrider les formations dans l'enseignement supérieur : questions et perspectives postpandémiques" met l'accent sur la question de l'hybridation des formations dans l'enseignement supérieur, comme un modèle pédagogique qui combine l'enseignement présentiel et à distance. Après la pandémie de COVID-19, plusieurs universités ont expérimenté ce type de dispositifs.
L’auteur précise que l’hybridation ne doit pas être assimilée à l’enseignement d’urgence mis en place durant le confinement, mais qu’elle requiert au contraire une conception pédagogique réfléchie et structurée. Celle-ci doit prendre en compte plusieurs éléments essentiels :
les profils des étudiants.
le choix d’outils numériques pertinents.
l’accompagnement des étudiants.
et les interactions entre enseignants et apprenants.
L’article indique également que le développement des nouvelles technologies, notamment de la réalité virtuelle, de la téléprésence et des plateformes immersives, autorise de nouvelles expériences en matière d’apprentissage. Sont aussi mentionnées les questions éthiques, organisationnelles et pédagogiques qui en découlent.
À mon sens, l’article fait apparaître un enjeu transversal de l’éducation contemporaine qui est que l’enseignement supérieur s’adapte durablement à l’ère numérique, mais à condition de garder en perspective les attentes humaines et pédagogiques des apprenants. Par ailleurs, j’apprécie particulièrement que l’auteur fait la distinction entre hybridation à visée pédagogique, conçue à l’avance, et l’enseignement à distance précipité au moment de la pandémie, distinction qui est totalement légitime pour comprendre la valeur intrinsèque de ces dispositifs pédagogiques.
Au total, cet article est une réflexion utile et équilibrée sur l’hybridation qui constitue bien un tournant structurel pour l’enseignement supérieur, tout en mettant en exergue le fait que la pédagogie doit être recherchée avant tout, avant même de reléguer la technologie.
L'article s’intéresse à la conception, au développement et à l’impact d’un échange virtuel visant à mieux intégrer l’internationalisation des formations des futurs enseignants du secondaire, en Autriche et France. En suivant une démarche de recherche design, les auteurs ont cherché à concevoir la meilleure structure possible pour cette expérience d’apprentissage et à savoir ce que les étudiants en pensent.
Les résultats d’une analyse qualitative (s’appuyant sur diverses données) confirment un point singulier : si l’on veut que ces échanges soient efficaces, ils doivent être intégrés officiellement dans les programmes de formation. En effet, cette intégration favorise la motivation, l’engagement et la considération du projet comme partie intégrante du parcours professionnel.
L’étude conclut aussi à un impact particulier de ces échanges virtuels, contribuant à façonner une identité européenne commune au profit de futurs enseignants, favorisant une ouverture culturelle et la collaboration interculturelle.
À mon avis, cette initiative est particulièrement pertinente, en cette époque où les pratiques pédagogiques passent au numérique, la technologie peut être un moteur puissant d’internationalisation et d’échange inter pairs. Toutefois, pour que ce dispositif ait un réel impact, il est indispensable de s’assurer qu’un accompagnement pédagogique adéquat est mis en place, et que les enseignants sont suffisamment formés à l’utilisation de ces nouveaux dispositifs pour être en mesure de mobiliser les étudiants non seulement dans un processus de participation actif, mais aussi dans ce qui constitue une continuité entre l’académique et l’ouverture internationale.
L’article examine la manière dont est perçue l’intelligence artificielle (IA) à l’université à partir des réponses de 404 enseignants d’un établissement de l’enseignement supérieur belge francophone. Il vise à explorer leur degré de familiarité, leurs usages, leurs intentions d’intégration dans l’enseignement, et leurs représentations (opportunités, risques, défis) concernant l’IA, en général et, en particulier concernant les assistantes conversationnelles.
Le dispositif méthodologique fait appel à un questionnaire en ligne composé d’échelles quantitatives (type Likert ou Osgood) et de questions ouvertes, adressé à la totalité du corps enseignant en charge de cours. Les résultats montrent que l’usage auto-déclaré de l’IA est d’ores et déjà significatif : près de la moitié des enseignants l’utilisent au moins une fois par semaine. Ces usages concernent principalement leur productivité personnelle, que ce soit pour la bureautique ou la recherche d’informations, plutôt que des transformations profondes des pratiques pédagogiques.
Pour ce qui est des perceptions, l’IA génère autant d’enthousiasme (gain de temps, nouvelles approches pédagogiques) que de prudence (risque de déresponsabilisation, menace pour les compétences rédactionnelles, incertitudes sur les rôles respectifs de l’enseignant et de l’étudiant) dans la communauté enseignante. Ceux-ci ne perçoivent pas de différences majeures d’une discipline à l’autre sur ces points, mais comprennent que des positions divergentes s’expriment sur la politique à adopter : certains soutiennent l’usage de l’IA, d’autres envisagent plutôt une utilisation circonscrite, voire l’interdiction de son utilisation dans certaines situations.
L’article montre que l’introduction durable de l’IA dans l’enseignement supérieur ne va pas de soi, mais appelle, au contraire, à des dispositifs de formation, à une clarification des politiques institutionnelles, à la réflexion sur les modalités d’évaluation des apprentissages, mais avant tout à une posture critique et professionnelle face à ces technologies. Si l’IA est déjà bien présente, la rupture pédagogique de grande ampleur qu’il faudrait espérer en est encore à ses débuts.
À mon avis, cette étude met en évidence un élément fondamental, l’IA constitue une technologie puissante au réel usage pédagogique constamment dépendant de la formation et de l’accompagnement dont bénéficient les enseignants. Loin de me décevoir, j’observe que bon nombre d’enseignants expérimentent avec l’IA mais cette expérimentation en elle-même, tant elle intéresse en premier lieu l’innovation, ne saurait suffire. L’IA doit être davantage qu’une aide administrative, qu’un outil pour réaliser des recherches d’information, c’est un levier pour penser autrement l’apprentissage, produire la créativité des étudiants, enrichir la pédagogie. Au bout du compte, je souhaite qu’un équilibre entre innovation et responsabilité professionnelle soit trouvé.