les marines

Camaïeux de bleus allant de l’outre mer au bleu de Prusse le coloriste jongle aussi avec des formes. Il les souligne, les efface. Dans ce tourbillon de couleurs qui suit le bateau le chaos règne. Le paysage frôle l’abstraction.

Asphyxie de la surface ou se mêlent ailes, becs et griffes ont y reconnaitra de temps à autre l’animal. Son plumage blanc grisâtre, parfois souillé de sang se confond avec l’écume laissée par l’embarcation. Le long filet qu’elle traîne est lui englouti par les oiseaux.

Goélands et mouettes rieuses ont envahit l’espace de la toile cette année. Les chaluts on disparu du paysage laissant la place au pillage des filets par les oiseaux.

L’homme s’efface de la toile. Ce sont ces oiseaux affamés qui s’entrechoquent qui nous suggèrent sa présence. Il nourrit cette espèce criarde qui hurle derrière le chalut qui laisse échapper un peu de chair.

L’agression du filet donne le mouvement. C’est a la remontée de ce dernier que le top départ est donné. Tous attendent impatiemment le moment de la curée. Tels un seul volatile, ils fondent sur le banc de poissons tenu par le filet, la chasse sera facile, il suffit de prendre à l’homme.