Le jour où la guerre du Mali s’est invitée à Madagascar
On me demande souvent d'où viennent mes intrigues. Pour Double résilience, tout s'est joué lors d'une rencontre impromptue, alors que je résidais à Madagascar.
On me demande souvent d'où viennent mes intrigues. Pour Double résilience, tout s'est joué lors d'une rencontre impromptue, alors que je résidais à Madagascar.
Une voix dans le lointain Au bord du canal du Mozambique, j'ai croisé le chemin d'un homme qui portait en lui les stigmates d'un conflit dont on ne percevait ici que les échos lointains : la guerre du Mali. En l'écoutant, j'ai compris que derrière les rapports géopolitiques se cachaient des destins individuels d'une puissance absolue. Ce n'était plus une actualité télévisée, c'était une histoire humaine.
Écrire le silence et le sable Le secret de ce livre a été de retranscrire une atmosphère que je n'avais pas vécue physiquement au Mali, mais que j'ai ressentie à travers les mots de mon témoin.
Comment décrire la peur d'une mère, Mariama, fuyant avec son fils sous la menace d'un pick-up Mitsubishi blanc ?
Comment rendre le froid glacial des nuits sahariennes ou l'odeur de la poussière ocre ?
Mon travail a été de transformer ce témoignage oral en une immersion sensorielle. Je voulais que le lecteur ressente chaque grain de sable et chaque battement de cœur de Xavier, ce médecin projeté dans l'enfer de Tombouctou.
Ce que ce livre dit de ma démarche Ce roman illustre ce qui me passionne : explorer l'inconnu. Passer de la douceur malgache à la dureté du Sahel pour aller chercher ce qui nous unit tous : la capacité de résilience. Écrire ce livre, c'était honorer cette rencontre et donner une voix à ceux qui luttent pour leur dignité dans le chaos.
« Elle n'était pas une victime, elle était une force qui refusait la fatalité. »