Comment construire l’identité professionnelle et reconnaître le droit au travail?
Cet atelier portera sur les stratégies individuelles ou collectives de construction de l’identité professionnelle et d’émancipation des personnes sourdes ou en situation de handicap. Quels sont les obstacles auxquels nous sommes confrontés? Quelles sont les étapes que doivent franchir les personnes et quelles sont les ressources à leur disposition pour devenir et être reconnues de plein droit, en tant que travailleurs ou travailleuses? Quels sont les partenariats et les stratégies sociales qui méritent notre attention? Quelles sont les actions et les interventions que les milieux de la formation, de la recherche et de l’intervention publique envisagent ou mettent en œuvre?
Animation : Mireille Tremblay
Avec :
· Johanne Magloire, Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse
· Carole Foisy, CAMO et Fondation UQAM
· Marie-Lee Houde, conseillère en déficience intellectuelle et Jacques Lacasse, directeur d’un commerce au détail aux Galeries de La Capitale à Québec
· Marie Ducharme, Conseillère d’orientation, Accueil et soutien aux étudiants en situation de handicap, UQAM
· Alain Dubois, Université Laval
Marie-Lee Houde, conseillère en déficience intellectuelle et Jacques Lacasse, directeur d'un commerce de détail, Québec.
"M. Jacques Lacasse, directeur d’un commerce au détail aux Galeries de La Capitale à Québec, présentera une démarche d’inclusion de personnes vivant des situations de handicap dans son entreprise. À partir d’anecdotes, de résultats, en comparant l'importance qu'accordent les enseignants, l’employeur et les parents directement concernés, aux différents éléments d'employabilité nécessaires pour s'intégrer au marché du travail, il proposera une piste de réflexion." voir : http://www.acfas.ca/evenements/congres/programme/86/500/520/c?ancre=8610
Jacques Lacasse, entrepreneur, insiste sur l'idée que la personne handicapée doit se présenter ou à défaut être présentée en tant que personne indiquant en premier lieu ses capacités plutôt que ses limitations. Ces limitations, il faudra faire avec, former. La plupart des personnes parviennent à acquérir les compétences dont elles ont besoin pour être efficaces dès lors qu'elles sont volontaires et qu'on les accompagne en choisissant précisément ce qu'on leur demande d'accomplir en fonction de leurs capacités.
Ainsi Jacques Lacasse a 25% de ses employés vivant avec de l'autisme ou de la déficience intellectuelle.
Marie-Lee a appris beaucoup de choses concernant la comptabilité de l'entreprise. Elle accomplit aujourd'hui des tâches complexes ce qui la surprend elle-même. Les apprentissages sont liés à la réussite de tâches précises pour lesquelles le responsable en entreprise a pris le temps de donner des instructions claires et progressives.
En savoir plus sur Marie-Lee :
http://www.lecourrierdemarielee.org/social/rencontres/
http://ici.radio-canada.ca/emissions/medium_large/2015-2016/chronique.asp?idChronique=423339
https://www.ledevoir.com/culture/ecrans/486041/le-tribut-du-miracule
Jacques Lacasse à l'ACFAS en mai 2018
Il faut penser à préparer le milieu à recevoir une personne en envisageant tout d'abord ses capacités. Ensuite, on verra ses défis nécessitant des accommodements qui ne seront certainement pas les mêmes que ceux qui étaient nécessaires en milieu scolaire. Il faut les reconsidérer dans la nouvelle situation. L'employeur a l'obligation de rechercher des solutions pour pallier le handicap. La contrainte excessive est définie strictement.
La discrimination la plus signalée comme motif de plainte est celle du handicap dans le milieu du travail. voir rapport annuel 2015-2016
Il y a une dimension systémique dans les obstacles pour l'accès à l'emploi. Cela commence au niveau :
du recrutement (critères présupposés...)
de la sélection en vue et lors de l'entrevue
de l'accueil (préparation du milieu, des collègues...)
adaptation du poste de travail
évaluation et rendement (évolution et promotion de la personne...)
intégration dans l'organisation
Carole Foisy, CAMO et Fondation UQAM
Le CAMO n'existe plus à l'heure actuelle. Il se définissait ainsi : "Comité provincial, le CAMO a pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie d’intervention pour favoriser l’accès au marché du travail et assurer le maintien en emploi des personnes handicapées. Il travaille en collaboration avec le mouvement associatif des personnes handicapées, le mouvement syndical, les employeurs ou associations d’employeurs et tous les ministères et organismes concernés".
39% de taux d'emploi pour les personnes handicapées (contre 72% pour la population générale).
Dans la population des PH, plus de la moitié est sans emploi alors que beaucoup se considèrent comme aptes, mais abandonnent, découragées. Pourtant le contexte économique et législatif est favorable. Des expertises sont là. Des obligations s'exercent sur les entreprises mais on manque de moyens pour exercer des contrôles et appliquer des sanctions en cas de manquement.
Marie Ducharme, Conseillère d’orientation, Accueil et soutien aux étudiants en situation de handicap, UQAM
Avec la collaboration de Gilles Ouellet M.Ed. conseiller Accueil et soutien aux étudiants en situation de handicap, UQAM
et Alain Dubois PhD. professeur agrégé à l'université Laval. chercheur régulier au CRIEVAT
L'individu et sa construction identitaire.
Avec la collaboration de Gilles Ouellet conseiller Accueil et soutien aux étudiants en situation de handicap, UQAM. Depuis l'âge de 17 ans avec une déficience visuelle rapidement arrivée à 95%. Un vécu très angoissant à l'époque. Rupture et difficultés dans les études. Puis reprise avec succès. "Arrivé à l'âge de 50 ans, je me dis que si j'étais resté voyant, je n'aurais pas autant étudié ni rejoint l'équipe du Canada de hockey pour non voyant."
Voir à propos du hockey pour non-voyants :
A l'UQAM : https://www.actualites.uqam.ca/2015/hockey-aveugles-rondelle-sonore et https://www.actualites.uqam.ca/2014/une-belle-lecon-de-hockey