La génétique est sans doute l'une des découvertes les plus fascinantes du XIXe siècle. Elle n’a cessé de transformer notre quotidien. Et aujourd’hui, elle est présente un peu partout autour de nous : en médecine, en agriculture, et plus récemment dans le domaine judiciaire, en particulier dans la police judiciaire, où elle révolutionne la résolution des enquêtes criminelles. Grâce à elle, des affaires non résolues depuis des décennies, les fameux cold cases, trouvent enfin des réponses. Les enquêtes se résolvent bien plus vite, les preuves sont plus solides et les coupables identifiés plus précisément. Bref, sur le papier, c’est un progrès impressionnant.
Mais cette belle promesse scientifique cache aussi une face plus sombre. Derrière les avancées techniques, on observe une utilisation massive de la génétique par les forces de l’ordre, parfois sans réel contrôle car partagé à des puissances étrangères. Plus inquiétant encore, certaines théories génétiques à la limite de la hiérarchisation des races humaines, rappellent les dérives idéologiques du passé.
Et puis, il y a ces affaires judiciaires étonnantes où des criminels invoquent leur “mauvais patrimoine génétique” pour atténuer leur responsabilité et parfois, ça marche. Cela soulève une foule de questions : jusqu’où peut-on rendre nos gènes responsables de nos actes ? Est-ce qu’un tueur violent est moins coupable s’il est né avec un certain profil génétique ? Et surtout, que devient la notion de justice et d’égalité si notre ADN entre dans l’équation des peines ?
La génétique est donc un outil puissant, aux effets spectaculaires, mais qui mérite d’être manié avec prudence. Car entre progrès et dérives, la frontière peut être bien plus fine qu’on ne le pense.
C'est donc de là que viens la controverse, en effet avec les avancées technologiques et les recherches actuelles. Les chercheurs ont réussi à déterminer chez les criminels certains gène muté de manière plus récurrente que chez d'autres personnes. De ce simple constat, on peut se poser plusieurs questions : est-ce que le fait d'avoir ces gènes fait d'office de moi un criminel ? Ou bien, est ce que le fait d'avoir ces gènes est un facteur diminuant ou aggravant aux yeux de la justice en cas d'infraction commise. C'est de là que la controverse émerge d'un duel entre science et éthique qu'on vous expliquera dans ce site.