L’origine de l’abbaye Saint-Antoine des Champs remonte au XIIIe siècle.
En 1204, l’Evêque de Paris Eudes de Sully érige en monastère l’ancien ermitage bâti en 1198 par Foulques de Neuilly. Cette nouvelle abbaye est d’abord destinée aux femmes de mauvaise vie repenties. Puis, le roi Louis IX (saint Louis) décide d’en faire une abbaye royale destinée aux religieuses. Elle sera consacrée en 1233.
En 1764, la Mère Abbesse Gabrielle-Charlotte de Beauvau-Craon commande à l’architecte Samson-Nicolas Lenoir, dit Le Romain, de nouveaux bâtiments. Pour des raisons d’argent, seul l'actuel pavillon de l’Horloge sera exécuté. La façade sud conserve une belle élégance Louis XVI. Sa partie centrale possède une belle corniche, traitée à modillons, surmontée d’un fronton triangulaire où trône le blason de l’abbaye et des guirlandes avec cette magnifique formule de bénédiction qui demeure jusqu’à aujourd’hui: "Béni et sanctifie pour toujours cette maison, ô Dieu d'Israël - l'an du Seigneur 1767"
A la Révolution, l'abbaye est supprimée par le décret de la Convention du 28 nivôse an III (le 17 janvier 1795, jour où nous fêtons saint Antoine du désert, saint Patron de l’abbaye !). Elle devient l’hospice de l'Humanité. En 1796, celui-ci prend le nom d’hospice de l'Est, pour recevoir, en 1802, le nom d'hôpital Saint-Antoine. L'année 1796 sera aussi celle de la vente et de la destruction de l’église abbatiale.
De nombreux aménagements et agrandissements en feront un établissement capable d’accueillir plus de 1000 lits en 1960. Plusieurs bâtiments et pavillons seront ajoutés jusqu’en 1999. Aujourd’hui, sa renommée est internationale et l'hôpital Saint-Antoine compte également un centre universitaire reconnu.
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