Cet estuaire fait face à plusieurs menaces dont certaines sont naturelles, avec par exemple les risques liés à l’érosion des côtes. Mais le défi majeur qui se profile est celui de la hausse du niveau de la mer dû au dérèglement climatique. En effet les prévisions sont sans appel, l’eau arrive, le territoire va changer et doit évoluer. L’eau va pénétrer jusqu’à s’appuyer de nouveau, par endroit, sur son ancien dessin. La côte va se redécouper, des parties vont être submergées, dont les bords de la Charente. Ce projet a pour but de repenser l’estuaire en accueillant la mer, laisser le territoire se transformer, offrir un morceau de paysage aux dynamiques naturelles, reculer les activités humaines et les adapter en fonction de la future salinité des sols.
Cette étude tisse des liens entre cinq communes en mettant en lumière leurs points communs à travers l’histoire, la géologie, les paysages, ainsi que leurs évolutions et leurs dynamiques. Elle vise à offrir une lecture sensible et structurée du territoire, permettant d’en révéler les spécificités et les continuités. L’objectif est de favoriser une meilleure compréhension des paysages, en croisant les regards et les échelles d’analyse. En parallèle, l’étude identifie les défis auxquels ces territoires sont confrontés et met en évidence leurs potentiels. Elle propose également des pistes de projets en réponse à ces enjeux, tout en contribuant à forger une identité collective forte pour les cinq communes : Saint-Fort-sur-Gironde, Saint-Dizant-du-Gua, Saint-Thomas-de-Conac, Saint-Sorlin-de-Conac et Saint-Bonnet-sur-Gironde.
Cette étude vise à analyser les enjeux, les atouts et les risques spécifiques des deux communes, en portant une attention particulière à l’évolution récente de leur territoire. Au cœur de la démarche : la compréhension de l’installation, depuis quelques années, des cigognes blanches. L’objectif est d’appréhender les conditions favorables à leur présence afin de mieux accompagner ce phénomène naturel. Cette connaissance permet de développer des outils de communication adaptés, mais aussi de proposer des actions de sensibilisation, d’animation et de pédagogie à destination du public. Au-delà de la valorisation de cette espèce emblématique, la démarche s’inscrit dans une volonté plus large de pérenniser son installation tout en préservant les équilibres écologiques et la singularité des paysages locaux.