Conception et réalisation : Chloé Vincent, Manon Vandenbussche, Julia Simonnet
Aide à la réalisation : Vincent Paysage, Alexandre Hervy et Olivier Chenevier
Inspiré du film d’animation japonais Nausicaä de la Vallée du Vent de Miyazaki, ce jardin transforme le dialogue entre la forêt dite toxique et la Vallée du Vent en une expérience sensible. Il évoque la relation fragile et essentielle entre l’Homme et la Nature, questionne leur rapport et propose un équilibre possible dans la compréhension de ces deux entités. L’eau, comme élément central, en devient le fil conducteur : elle relie les espaces, circule filtrée par la forêt, symbolisant la régénération du vivant et l’interdépendance des milieux. Dans ce jardin comme dans le film, deux univers se répondent. Celui de la vallée, lumineux et ondulant, déploie une topographie douce, avec des plantations jaunes, dorées et blanches, des tiges graciles et légères caressées par le vent et des canaux. Le planeur de la princesse Nausicaä est posé sur une butte. Il invoque l’âme de cette gardienne de la nature, capable de comprendre et de réconcilier. L’atmosphère paisible qui se dégage de cette vallée invite à la contemplation. Le second univers de ce dialogue est celui de la forêt, plus dense et mystérieux. Il révèle des teintes profondes, contrastées, des sols sombres, des reflets argentés, des troncs clairs et des floraisons blanches évoquant l’esthétique du film. Les mares s’y creusent, recueillant une eau d’une teinte intense que la végétation purifie. La composition végétale a été choisie pour ses capacités filtrantes et épuratrices. Des tentacules jaunes habitent cette forêt, rappelant celles des Ômus, insectes hôtes et protecteurs des lieux. Ancré dans les enjeux réels de dérèglement climatique et de pollution de la vallée de la Loire, le jardin invite à observer la capacité du vivant à réparer et à réconcilier. La ressource en eau y est questionnée dans son contexte géographique. En incitant à cheminer entre ces deux univers, il propose une traversée poétique où le jardin devient un espace de coexistence harmonieuse entre l’Homme et la Nature.
Architecte : Cécile Mignard / Paysagiste conceptrice : 15°O
Ce projet porte sur la rénovation et l’extension d’une villa en bord de mer, accompagnées d’une réflexion globale sur la conception du jardin. L’enjeu principal est d’insuffler une nouvelle dynamique au lieu, en y apportant vie, couleur et harmonie, tout en respectant son environnement naturel. Les abords de la piscine ont été repensés comme un véritable espace de convivialité, où les teintes végétales et les aménagements créent une ambiance chaleureuse et vivante. L’entrée de la maison, quant à elle, a été travaillée pour offrir une atmosphère accueillante dès les premiers pas, avec une attention particulière portée aux perspectives, aux textures et aux plantations. Sur les parties hautes du terrain, le projet s’inscrit dans une démarche de préservation. Un maximum d’arbres existants a été conservé, et les cheminements ont été dessinés en dialogue avec cette végétation. L’objectif est de maintenir et valoriser l’atmosphère naturelle de sous-bois, caractérisée par la présence de pins et de chênes verts, afin de préserver l’identité du site tout en l’enrichissant.
MOE : Bois sacré – Co-traitant : 15°O
Il s’agit pour ce projet de réaliser un aménagement sur l’ancienne motte castrale. Il ne reste aujourd’hui sur la parcelle que quelques vestiges de murets et les douves. Le projet aura à la fois une dimension historique et écologique. Il s’agira d’aménager la parcelle pour en faire un lieu de pause et d’observation de la faune. L’aménagement sera assez simple tant dans les matériaux que dans le dessin pour amener lisibilité et cohérence avec ce site historique (pierres taillées, calade, murets en pierres sèches, clayonnages, mares, haies vivantes…
Maître d’Oeuvre : ALP’ID - Sous-traitance volet paysage : Atelier 15°O
Il s’agit ici de notamment penser la palette végétale pour végétaliser la traversée d’Aiguebelle. Le but est d’accompagner les usagers par les plantations en créant des ambiances différentes entre les zones de traversées et les places. Le choix des plantations s’est fait en prénant en compte à la fois l’esthétique, les conditions climatiques particulières de la montagne et la capacité de gestion de la commune. Ces espaces vont dynamiser et créer une identité à cette traversée. Les revêtements sont hiérarchisés et différenciés en fonction des usages pour gagner en lisibilité et sécurité.