L’un des phénomènes qu’engendrera l’augmentation globale des températures est ce que l’on désigne communément par l’expression « montée des eaux ». Des projections existent : elle ne se fera pas de façon homogène, sur chaque rivage son incidence sera propre, unique. Comment alors se figurer un phénomène si étrange ?
Il s’agit de nous immerger dans un futur où l’Île Grande se verrait privée d’un pan de territoire lors des grandes marées, une conséquence de la future montée des eaux. A travers un geste simple mais percutant, qui balise d’une série de bambous (315) la zone affectée, l’installation nous donne l’opportunité d’arpenter ce morceau de terre perdu pour appréhender corporellement des enjeux encore abstraits. C’est la possibilité de prendre la mesure des bouleversements à venir et de visualiser les changements de paysages, de végétations, de mouvements.
Ce projet artistique explore la relation profonde et instinctive entre l’humain et l’arbre. À travers une série d’oeuvres visuelles, je cherche à illustrer l’attraction irrésistible que j’éprouve envers les arbres et à souligner notre besoin fondamental de leur présence.
Utilisant des jeux de perspectives en forêt, mes créations plastiques visent à :
– Mettre en lumière la force d’attraction exercée par les arbres
– Exprimer le sentiment de connexion et de dépendance vis-à-vis du patrimoine arboré
– Révéler l’instinct qui nous pousse à rechercher la proximité des arbres
Par ce projet, je souhaite inviter le spectateur à prendre conscience de son propre lien avec le monde arboré et à réfléchir sur l’importance vitale des arbres dans notre équilibre personnel et environnemental.