L'APSADiodurum

APSADiodurum
Association pour la promotion du site archéologique de Diodurum






C’est en 2003, à l’initiative de la commune de Jouars-Pontchartrain, avec le concours des communes de Bazoches-sur-Guyonne et Neauphle-le-Château, qu’a été fondée l’association. Neuf communes en font aujourd’hui partie (Bazoches-sur-Guyonne, Jouars-Pontchartrain, Méré, Mesnuls, Montfort-l’Amaury, Neauphle-le-Château, Neauphle le Vieux, Saint-Rémy-l’Honoré, Tremblay-sur-Mauldre, ).


Plusieurs associations ou sociétés archéologiques et historiques locales sont également adhérentes :

  • l’ADRACHME (Association de Recherches Archéologiques et de conservation historique du Canton de Montfort l'Amaury et son Environnement

  • la SHARY (Société Historique et Archéologique de Rambouillet et de l’Yveline),

  • l’ASDM (Association de Sauvegarde des Mesnuls),

  • le Comité de Sauvegarde de Maurepas-village, la Vallée aux Chevaux et Les Amis de Maurepas. L’association regroupe également une centaine de particuliers adhérents et personnes morales.

L’APSADiodurum associe à son projet l’État (DRAC, Service Régional de l’Archéologie d’Ile-de-France), l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives), le SAI 78-92 (Service Archéologique Interdépartemental du 78 et du 92) ainsi que le Groupement REMPART Ile-de-France, l'Université Paris I Panthéon/Sorbonne et la Faculté Paris IV de Lettres Sorbonne Université puisque le site est chantier-école en archéologie.
Depuis 2007 l’Apsa
Diodurum a lancé une souscription nationale pour la restauration de la chapelle du XVIIIe siècle, par l’intermédiaire de la Fondation du Patrimoine.


Son projet a pour objectif le développement d’un pôle du patrimoine à l’intention du public. La restauration d’une partie des bâtiments de la ferme d'Ithe permettrait de créer un Centre de conservation et d’Étude du patrimoine archéologique et monumental du site antique et médiéval et de son terroir environnant, afin d'accueillir et de faire vivre les collections archéologiques et l'histoire locale.

L’ApsaDiodurum loue donc depuis 2003 la « Ferme d’Ithe » (parcelles correspondant aux ruines actuelles et ses terrains adjacents) par bail emphytéotique trentenaire passé avec le propriétaire.

Le travail engagé s’attache à étudier les vestiges architecturaux de la ferme cistercienne et à mener, dans le cadre d’une fouille programmée, une reconnaissance du potentiel archéologique conservé dans le sous-sol de cette partie de l'agglomération antique.

Par ailleurs, une première tranche de restauration menée en collaboration avec le Groupement REMPART -Ile-de-France initie le sauvetage du site par le biais de la restitution de la chapelle du XVIIIe siècle reconstruite à l’emplacement de la chapelle cistercienne.

Quelques repères historiques

----------------------------------------------------------------------------

Diodurum, agglomération antique

Le site de l’agglomération antique de Dio­dorum, « la ville des Dieux » fut iden­tifié au milieu du XXe siècle dans la vallée de la Mauldre, sur les communes de Jouars-Pontchartrain et du Tremblay-sur Mauldre (Yve­lines, 78).


L’ancienne cité fut établie, dès le Ier siècle de notre ère, au car­refour de plusieurs voies antiques dont deux principales reliaient, d’est en Ouest, Lutèce (Paris) à Duro­casses (Dreux) et, du nord au sud, Cae­sa­ro­magus (Beauvais) à Autricum (Chartres) et Cenabum (Orléans).

Les fouilles,

réa­lisées lors des travaux de la déviation de la RN 12 au titre de l’archéologie « pré­ventive » de 1994 à 1998, ont permis de mettre au jour, sous la direction d'Olivier Blin (AFAN puis INRAP) les ves­tiges de plu­sieurs quartiers (habitat, sanc­tuaires, ruines d’un théâtre antique, édifice funé­raire, nécropole,…) ainsi que la décou­verte et la pré­ser­vation d’un matériel varié et abondant (céra­miques, pièces de monnaies, bijoux,…), témoin des acti­vités com­mer­ciales et arti­sa­nales de l’époque.

C'est un vicus, le seul attesté à ce jour par une inscription, de la cité Carnute, dont l'occupation est attestée désormais jusqu'aux Ve/VIe siècles de notre ère.


La partie nord de la cité, conservée in situ grâce à des tech­niques de pré­ser­vation, est aujourd’hui recou­verte par la route nationale.

C’est sur les ves­tiges de la cité gallo-romaine de Dio­durum que s’établit, dès le XIIe siècle, la grange cis­ter­cienne et son fief de près de 130 hec­tares.

La Ferme cistercienne d'Ithe

La « Ferme d’Ithe » appar­tenait à l’Abbaye cis­ter­cienne de Notre-Dame des Vaux de Cernay, située à une ving­taine de kilomètres du site. Les bâti­ments connaissent une occu­pation continue jusqu’au milieu du XXe siècle, période à laquelle le site est peu à peu laissé à l’abandon puis détruit.

Depuis 2003, des fouilles « pro­grammées », sont orga­nisées chaque année sur les ruines du site et depuis 2005 la cha­pelle du XVIIIe, construite sur les soubassements d’une chapelle cistercienne, fait l’objet d’une res­tau­ration selon les tech­niques de maçon­nerie traditionnelle avec la collaboration du groupement