Le Coran actuel serait le fruit d’un travail de sélection et de compilation des paroles attribuées à Mahomet jusque-là mémorisées par ses compagnons ou écrites sur divers matériaux disponibles à l’époque, comme des os ou des feuilles de palmier. Après la mort de Mahomet en 632, une première mise par écrit « complète » aurait été faite à l’instigation d’Omar, deuxième calife (634-644), qui craignait que le Coran ne disparût parce que ses mémorisateurs mouraient au combat. Cette œuvre aurait été achevée par le troisième calife Othman (644-656) qui fit détruire les Corans alternatifs en circulation à l’époque et imposa sa version. Toutefois, des modifications furent encore apportées sous le califat d’Abd al-Malik (685-705).
Dans de telles conditions d’écriture, il était inévitable que des accusations de falsification du Coran voient le jour et perdurent dont les plus virulentes se retrouvent dans les sources chiites comme chez les califes abbassides à l’image du calife Al Ma’mum (813-833), qui se déclarait disciple d’Aristote et qui, guidé par la pensée grecque, proposa une version rationnelle de la révélation et de la religion musulmane et encouragea une interprétation du corpus sacré à la lumière des concepts philosophiques grecs – on nomme ce courant de pensée le mutazilisme – allant jusqu’à reconnaître le Coran comme une création humaine, chose que le fanatisme d’une plèbe ignorante menée par les hommes de religion intégristes dont le plus célèbre est Ibn Hanbal, repoussa violemment au nom d’un attachement aveugle au dogme d’un Coran incréé directement donné en une nuit à Mahomet par l’ange Gabriel (Coran 3.7, 26.192, 43.4, 69.43, 69.51, 85.21-22). Dernier clou dans le cercueil d’un islam des Lumières : en l'an 1019, le calife Al Qadir fit lire au palais et dans les mosquées une épître dite « épître de Qadir » (Risala al-qâdiriya) par laquelle il interdit toute exégèse nouvelle du Coran et ferma la porte à "l'ijtihad" c'est à dire à l'effort de recherche personnel, de réflexion et d’interprétation des musulmans.
Depuis le Coran est pour les musulmans la parole divine d’Allah comme en témoigne Ahmed El-Tayyeb, grand imam de l’université Al-Azhar du Caire qui représente la plus haute autorité religieuse de l’islam sunnite, lorsqu’il déclare dans le journal « Le Temps » de Genève du 22 janvier 2011 : « La lecture historique ne peut s’accorder avec l’esprit du Coran qui est un texte divin, absolu, valable pour tous les temps et tous les lieux. C’est ce qu’on appelle le miracle inimitable du Coran. » Ce qui signifie que les versets du Coran, notamment ceux que nous dévoilons sur nos affiches, sont valables aujourd’hui encore, en France comme ailleurs… ce qui doit urgemment nous interpeller vu leur teneur.
Ainsi, à l’inverse de la Bible qui est riche de détails historiques confirmés par l’archéologie, le Coran n’offre aucune culture historique, il ne narre aucun récit et les quelques éclairages « historiques » apportés par la tradition islamique sont aujourd'hui largement remis en cause par la recherche historico-critique. L’ordonnancement des sourates (chapitres) et versets du Coran n’est ni logique, ni thématique, ni chronologique mais réalisé de manière à en faciliter la mémorisation par cœur. Bien que le Coran se définisse lui-même comme écrit en langue arabe très claire (Coran 26.195) et d’une lecture explicite (Coran 44.2), sans ambiguïté (Coran 18.1) ni équivoque (Coran 3.7), certains versets peuvent prêter à interprétation. L’effort de recherche personnel, de réflexion et d’interprétation (l'ijtihad) étant interdit en islam depuis l’an mille, ceux qui souhaiteraient obtenir des éclaircissements sur le sens d’un verset doivent se référer aux Tafsîr (exégèse) officiels dont les plus réputés sont le Tafsîr At Tabarî et le Tafsîr Ibn Kathîr qui est l’exégèse la plus étudiée par les musulmans. Nous invitons nos lecteurs et nos détracteurs à s’y référer dans le cas où ils chercheraient à connaître le contexte « historique » de la révélation d’un verset ou à remettre en cause l’interprétation que nous en faisons…
D’aucuns pourraient par exemple nous reprocher de ne mettre en exergue que des versets violents ou haineux et d’avoir volontairement ignoré les versets tolérants et plein d’humanité présents dans le Coran… Étudions cela de plus près :
« Qui tue un être humain a tué toute l’humanité. » Ce verset qui fut cité par Azzedine Gaci, recteur de la mosquée de Villeurbanne, ancien membre du CFCM, pour le prêche du vendredi 20 novembre 2015 faisant suite aux attentats. Il s’agit d’un extrait de la Sourate 5 verset 32 dont voici l’intégralité :
« Pour cela, Nous avons prescrit aux Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos Messagers sont venus à eux avec les preuves (évidentes) . Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mirent à commettre des excès sur la Terre . »
Nous notons d’emblée que ce verset fut adressé « aux Enfants d'Israël » c’est à dire aux juifs et non aux musulmans. Les deux versets suivants en revanche s’adressent, eux, aux musulmans à propos de ceux qui s’opposeraient à l’islam :
Sourate 5 versets 33 et 34 :
« La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s'efforcent de semer la corruption sur la terre, c'est qu'ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l'ignominie ici-bas; et dans l'au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment, excepté ceux qui se sont repentis avant de tomber en votre pouvoir : sachez qu'alors, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »
Ces versets n’expriment aucune tolérance ni aucune bienveillance, au contraire, ils incitent à la plus horrible cruauté !
Autre verset cité pour berner les aveugles volontaires et idiots utiles, le fameux « Nulle contrainte en religion ! ». Il s’agit du verset 256 de la Sourate 2 :
« Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu'il croit en Dieu saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Dieu est Audient et Omniscient. »
Or qu’en dit le Tafsîr ibn Kathîr :
« […] Ce verset, estiment nombre de savants, concerne les Gens du Livre (juifs et chrétiens), ainsi que ceux qui ont embrassé leur croyance, avant l’abrogation et le changement de religion, dans le cas du versement d’un tribut. (c'est-à-dire la soumission au statut humiliant de Dhimmi). Ce verset, pensent d’autres savants, est plutôt abrogé par le verset du combat, et l’appel de toutes les communautés à embrasser l’islam est un devoir. Dans le cas où un membre d’une communauté refuse d’embrasser l’islam ou de verser le tribut, il est combattu jusqu’à ce qu’il soit tué. […] Le Prophète, rapporte-t-on, a appelé un homme à embrasser l’islam mais que celui-ci a rétorqué qu’il y était contraint. Alors le Prophète lui a dit d’embrasser l’islam même s’il est dans la contrainte, car Dieu allait le pourvoir en bonne intention et en foi pure. »
Dans le même ordre d’idée, la Sourate 109 verset 6 : « A vous votre religion, et à moi ma religion. »
Qu’en dit le Tafsîr d’ibn Kathîr :
« Ces versets constituent certes un désaveu de ce que font les idolâtres où qu’ils se trouvent. […] Dieu lui (à Mahomet) a envoyé cette sourate en lui ordonnant de désavouer complètement le culte des polythéistes. »
Nous constatons qu’il n’y a aucune tolérance ni bienveillance dans ces versets que l’on nous sert après chaque attentat ou chaque crime odieux commis par un islamiste pour en dédouaner le dogme islamique. Ces versets ne font au contraire que confirmer ceux, violents et haineux, incitant les fidèles à l’exécration de tout ce qui n’est pas musulman. Ayant l’apparence de la tolérance, ils ne sont cités que pour endormir l’opinion publique et éviter toute réaction hostile en application du principe islamique de la « taqîya » que l’on peut traduire par « prudence » et qui autorise un musulman à mentir et à cacher ses véritables intentions et croyances quand il estime être en situation d’infériorité, tout en œuvrant en secret pour atteindre son objectif et prendre l’avantage le moment venu.
Enfin, à ceux qui prétendraient que les imams “modérés” éviteraient sciemment de faire référence dans leurs prêches aux multiples versets du Coran prônant la violence ou le meurtre à l’encontre des femmes, des juifs, des chrétiens, des apostats, des homosexuels, des mécréants…, nous rappelons que la pratique de la prière de « tarawih » durant le mois de Ramadan amène les imams à réciter l’intégralité du Coran au cours des prières nocturnes afin que les fidèles puissent l’entendre en entier pendant le mois avec un impact renforcé du fait du jeûne qui vise lui à développer la « taqwâ » (Coran 2.183), la piété autrement dit la « Conscience d’Allah ». Les musulmans sont ainsi, d’années en années, continuellement abreuvés d’une parole divine les incitant à se montrer intolérants, haineux et violents à l’encontre des femmes et de tous ceux qui ne sont pas musulmans. Soumis à un tel conditionnement, il n’est pas étonnant que certains passent à l’acte et commettent des atrocités au nom de leur foi.
Levons le voile sur la réalité violente et haineuse
de certains préceptes coraniques qui nous ciblent et dont
nos enfants et nous-mêmes pourrions à nouveau être les victimes !