Le silence nous écoute.
L'invisible nous témoigne.
Pourquoi remplir cela de croyances ?
Pourquoi encombrer cet espace de guides, d’anges, de lumières, de concepts ?
Alors qu’il est si immensément vide, si puissamment présent, sans tout cela.
Pourquoi vouloir remplir ce qui, déjà, est intensément plein ?
Ce vide, c’est ce que nous sommes avant toute chose.
Un vide qui nous connaît. Un vide qui se reconnaît.
Pourquoi brouiller les pistes de cette reconnaissance ?
Pourquoi y mêler tant de superstitions, tant de bruit, tant de sons et de vibrations ?
Avant tout, pourquoi ne pas simplement savourer cette absolue présence,
cette profonde conscience ?
Ce vide, c’est toi.
Tu es cela.
Alors, pourquoi chercher à l’embrumer avec ce que tu n’es pas ?
Pourquoi t’empêcher de le savourer ?
Pourquoi t’entraver ici, te jeter des pierres et des bâtons sur ce chemin déjà plein de toi ?
Ce n’est qu’une habitude. Une habitude qui s’efface doucement,
qui relâche doucement son emprise.
Et qui ouvre l’espace.
À ce qui est là.