SITE de SERGE CARBONNEL
La main du destin n’est qu’un tapis qui vole
Aveugle pour cueillir les feuilles du hasard.
Elle est comme un cercueil où la mort qui s’envole
Semble tout droit sortie d’un sordide bazar.
Elle est cette coiffeuse au ventre plat qui peigne
Et laisse les cheveux envahir le gilet.
Elle est ce coup de vent et ces cris qui atteignent
Le crane des humains prisonniers de filets.
Elle est la goutte d’eau qui franchit le rocher
Et tombe dans les flots qui l’emportent plus loin.
Elle est le serpent vif qui s’est fait accrocher
Et qui d’un coup de queue retourne dans les foins.
Elle est ce qui ce jour parmi les certitudes
Bouscule fortement toutes les habitudes