L’association

ASSOCIATION SÉANCES POUR LE XXIE SIÈCLE

Créée en janvier 2004, l'Association Séances pour le XXIe siècle s'est donnée pour but l'organisation de rencontres, débats, conférences et colloques avec des personnalités de la vie intellectuelle issues des différentes disciplines des sciences humaines, des lettres et des arts.

À ce titre, elle a organisé durant trois ans (2004-2006) les rencontres de « La fabrique des idées », puis, de 2009 à aujourd'hui, le séminaire « Interlectures »

La Fabrique des idées

CYCLE DE RENCONTRES (2004-2006)

Des intellectuels issus de différentes disciplines de sciences humaines ont été invités à retracer leur parcours sous la forme d’un exposé libre, généralement suivi d’un dialogue avec un ou deux interlocuteurs.

Il s'agissait avant tout de rendre sensible la cohérence, ou les paradoxes, d’un itinéraire intellectuel singulier, en revenant tout aussi bien sur le contexte des années de formation, les options théoriques de travail, les expériences esthétiques ou politiques, les influences et les affinités électives qui en ont scandé les orientations et le déroulement.

Ont ainsi notamment été reçus Claude Burgelin (universitaire), Bernard Ceysson (conservateur de musée et commissaire d'expositions), Marie Didier (romancière), Charles Fiterman (homme politique), André Green (psychanalyste), Bernard Lahire (sociologue), Michel de M’Uzan (psychanalyste), Chantal Thomas (romancière), J. -B. Pontalis (psychanalyste -écrivain).

Ces rencontres ont accueilli de 50 à 250 personnes – la jauge de 80 participants ayant été retenue comme le format idéal pour ce type de conversation-débat – et elles se sont tenues dans divers lieux culturels de la ville (Bibliothèque municipale du 1er arrondissement, Palais Saint-Pierre, Librairie-galerie Le Bal des ardents, Élysée-Théâtre...). La presse locale et, à plusieurs reprises, l'agenda culturel du Monde des livres s'en sont fait l'écho.

INTERLECTURES

SÉMINAIRE (2009-2017)

Chaque séance est consacrée à l’étude d’un texte introduit par deux des organisateurs du séminaire et discutée par un troisième, avant de se poursuivre par un débat avec tous les participants.

Il s'agit d'ouvrir et de parcourir l'espace de travail qu'engagent, chacune avec ses outils propres, des lectures se référant à la pratique psychanalytique, à l'analyse philosophique ou littéraire et à l'écoute poétique.

Lire un texte, une peinture, un film en se référant à la pratique psychanalytique, c'est révéler non seulement leur contenu manifeste mais aussi être à l'écoute de leurs contenus latents, dévoiler la relation entre la partie visible de l'œuvre d'art et sa partie invisible.

Déplier un texte, une peinture, un film en recourant à l'analyse philosophique, c'est ré-introduire le combat d'idées, c'est initier aux valeurs morales et métaphysiques portées par les œuvres d'art.

En appeler à l'écoute poétique, c'est initier une compréhension « à neuf ».

Une critique chorale est forcément inventive. La réévaluation, l'appropriation et l'actualisation qu'elle permet garantissent la vie des œuvres dans le temps, leur interprétabilité infinie, leur virtualité d'éclairage du présent.

Des convergences et dissonances que font surgir ces lectures croisées, on attend qu'elles permettent d'actualiser le texte là où il nous saisit : dans l'articulation fragile, toujours incertaine, où une parole humaine, à travers le langage et la représentation, est aux prises avec la source inconsciente des mots et des images, du langage et de la représentation.

Ce séminaire a été initialement accueilli dans le cadre des écoles doctorales de l'Université Lyon 2, où il se tient jusqu'à ce jour.

Journées d'études

Samedi 5 novembre 2016

« Héritage et vie psychique de l’enfant »

En présence de Gilbert Diatkine

La célèbre phrase de Goethe, souvent citée par Freud, « Ce que tu as hérité de tes pères, encore te faut-il l’acquérir » peut servir de fil rouge à la compréhension du travail clinique auprès de l’enfant. Certes sans héritage, biologique et psychique, point de vie psychique, mais l’héritage n’est-il pas d’abord subi avant d’être ensuite acquis ? Comment ce qui a marqué les parents et dont ils sont dépositaires est-il transmis à l’enfant ? Comment saisir dans la clinique transférentielle, les traces ambivalentes de cet héritage ? Puis, secondairement, les diverses modalités thérapeutiques proposées à l’enfant peuvent-elles modifier le cours du destin ou contribuer à son appropriation en lui permettant d’en devenir l'auteur ?

Samedi 20 janvier 2018

en présence de Laurence Kahn

au Centre Jean Bosco-Lyon.

Deux articles écrits par Laurence Kahn sont à l’origine de cette prochaine journée qui suit celle consacrée à Héritage et vie psychique avec Gilbert Diatkine à l’automne 2016. Le lien entre les deux s’effectue tout naturellement avec la lecture de l’article Les petites choses : enfants du Coteau, temps de guerre et nous permet de faire un pas de plus sur la question de l’inscription sociale et communautaire du sujet humain. Devenir un enfant humain civilisé est une trajectoire nécessaire qui s’impose au petit primitif, trajectoire qu’il n’accomplit pas seul aidé en cela de l’éducation et de l’influence des parents. Ce constat, celui de Freud en 1938, est repris au début de l’article Le petit primitif et l’enfant culturel et constitue aussi le socle sur lequel nous souhaitions asseoir le travail de cette journée.

Laurence Kahn présentera une conférence discutée par Solange Carton et Nicolas de Coulon et commentera les exposés de Jeanne Cotton et Claude Arlès.

Les références des deux articles cités sont les suivantes :

« Les petites choses : enfants du Coteau, temps de guerre », Entretien, in penser/rêver, automne 2008, n° 14, pp. 13-44

« Le petit primitif et l’enfant culturel » in Cures d’enfance, Gallimard 2004, pp.156-197.

Un titre et un argument plus précis sont à l’étude ainsi qu’une bibliographie en rapport avec le thème de la journée.