LE REGARD QUI BAT. . .

C'est l’apport réciproque entre des cinéastes, leurs œuvres et des psychanalystes

Une fois par mois a lieu la projection d’un film suivie d’un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens…

PROJECTION SUIVIE D'UN DÉBAT

Dimanche 14 novembre 2021 à 20H30

Cinéma Les 3 Luxembourg

67 Rue Monsieur le Prince, 75006 Paris

SERRE MOI FORT

Un film de Mathieu Amalric

France 2021 - 1h37mn
réserver vos places pour cette séance

débat animé par : Jean-Jacques Moscovitz, Fred Siksou, Vannina Micheli-Rechtman, Laura Kofler, Simone Wiener, Françoise Moscovitz…


synopsis : Ça semble être l’histoire d’une femme qui s’en va.


l’avant-propos de Jean-Jacques Moscovitz : « Disparition et trauma ici se nouent, se dénouent, font silence. Vont-ils revenir ? Ils sont attendus pourtant , s’ils reviennent, ce sera sous la forme d’éclair, d’une flèche immenses pour qu’on n’oublie plus: un tel retour du trauma est traumatique.

Nos forces psychiques servent à faire silence, construire du silence, et il ne reste plus qu’à le visiter. C’est ce que fait l’héroïne qui arpentant en imagés ses pensées, celles qui ne peuvent être oubliées, fait le film, elle est la caméra du metteur en scène , c’est elle qui guide le spectateur merveilleusement par sa grâce et son mystère, énigme de ce qui va revenir. Le Je se fait nous, et le nous devient ils , eux ils ne peuvent pas penser, ils ne font que répéter ce qui leur est arrivé avant. C’est elle qui les voient ainsi dans son activité de deuil. Où le mot « parti » veut dire mort et aussi revenir plus tard… Car le néant est méconnu de l’enfance. L’adulte, cette héroïne, à faire une fois SON deuil, elle sait alors que l’amour qui la porte c’est pour et par qui elle vit sa pensée, eux ils ne pensent plus. Des forces psychiques d’amour qui s’échangeaient entre eux tous, elle est la seule qui reste et qui a ainsi construit un départ qui aurait pu être le leur. Trop surchargée de leurs forces psychiques -de « libido » - et de la sienne aussi, voilà que se déclenche la vérité , ils vont revenir tout à l’heure. En plein soleil, en plein été lorsqu’il y a la fonte des neiges dit-on , c’est en fonction du temps. Alors le futur va peut-être reprendre sa place quand même, être plus loin que le passé

Certaines fois les disparus font signe aux vivants qu’ils ne sont pas revenus et qu’ils ne reviendront plus jamais. Plus du tout, sans sépulture. Surmonter l’insurmontable : le cinéma est là pour ça , l’héroïne aussi, oui c’est elle qui crée le film, c’est elle qui nous dit le chemin pour tenir en tant que vivant, à vivre le plus longtemps possible pour ceux qui ne sont plus là . Le deuil, c’est autant de temps à gagner à ne pas en mourir… »

« Il y a en effet un chemin qui permet le retour de l’imagination à la réalité, et c’est l’art » Sigmund Freud

Membres de l'Association Le Regard Qui Bat :

Jean-Jacques Moscovitz jjmoscovitz@gmail.com - Fred Siksou fred.siksou@gmail.com - Vannina Micheli-Rechtman vannina.micheli@wanadoo.fr - Maria Landau - Simone Wiener simone.wiener@free.fr - Laura Koffler - Barbara Didier-Hazan - Daniel Friedmann - Christine Laurent - Lysiane Lamantowicz - Françoise Moscovitz - Thomas Moskowitz - Claude-Noële Pickmann - Muriel Prieur - Pierre Smet (Bruxelles) - Martine Linares (La Rochelle)