LE REGARD QUI BAT. . .
C'est l’apport réciproque entre des cinéastes, leurs œuvres et des psychanalystes
Une fois par mois a lieu la projection d’un film suivie d’un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens…
Une fois par mois a lieu la projection d’un film suivie d’un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens…
Projection au Cinéma Les 3 Luxembourg
67 Rue Monsieur le Prince, 75006 Paris
DIMANCHE 28 JUIN 2026, à 20h
La Cache
Un Film de Lionel Baier
Film Comédie. Mars 2025. 1h 30min
La projection sera suivie d'une rencontre-débat en présence du réalisateur (sous réserve).
Ainsi que :
Jean-Jacques Moscovitz, Simone Wiener, Lysiane Lamantowicz, Laura Koffler, Maria Landau, Françoise Moscovitz, Thomas Moskowitz, Daniel Friedmann, Muriel Prieur, Annie Staricky, Muriel Aptekier, Catherine Erman, Marie Selin, Laurence Croix - David Rofé-Sarfati - Sandra Basch…
SYNOPSIS :
Christophe, 9 ans, vit les événements de mai 68, planqué chez ses grands-parents, dans l’appartement familial à Paris, entouré de ses oncles et de son arrière-grand-mère. Tous bivouaquent autour d’une mystérieuse cache, qui révèlera peu à peu ses secrets…
AVANT-PROPOS DE JEAN–JACQUES MOSCOVITZ :
… « histoire de famille comme la vôtre, la leur, la mienne et d’autres. Chacune a son trait énigmatique qui la fonde. Celle du film n’est pas la mienne, c’est pas la même. Et pourtant c’est celle-là dont le spectateur fait à son tour son auto-récit comme Lionel Baier le crée à partir du roman, oui un roman de Christophe Boltanski paru en 2015. Car l’imaginaire a tous ses droits dans le discours-images et de paroles du film LA CACHE. Film qui met le spectateur en joie de découvrir un récit où l’acteur principal, c’est la vérité de ce récit, la montrer sans mentir, mais y croire et avec conviction.
Comment recevoir une histoire intime au cœur d’une histoire familiale, elle-même au cœur de la grande histoire ? La Cache nous met face à ces trois lieux d’histoire dans un espace qui est celui de la rue de Grenelle dans Paris, un appartement spacieux, avec des étages et une vraie cachette accompagnée de dates : 29 mai 68 ou 7.12.42.
Une histoire, c’est faire surgir l’impromptu, l’insu, le fusionnel, la séparation, la rupture. Pensons à comment se cacher, à Anne Franck et à sa fin terriblement effroyable, et à celle du Dernier métro de François Truffaut, avec Catherine Deneuve et Gérard Depardieu, plus heureuse (1980). Ici le cinéma de Baier n’est pas dans le pathos, la cache réelle est aussi le signifiant maître, celui d’une famille vivant tout le temps ensemble en un dedans précis auquel les membres de la famille tiennent et se tiennent les uns autres par là même, où il se passe certaines choses, donnant existence à un tel dedans où il ne s’agit pas d’être découvert et en danger. Se cacher joue ici une autre partie, celle d’être le cément de plusieurs familles ayant une même origine.
Coup de Chance, un morceau du dedans passe au dehors sous la forme d’une voiture, acteur principal tout autant que la vérité. C’est une Citroën C6, dans laquelle une des héroïnes du film séjourne allègrement, invite des étrangers à la famille, comme si c’était un bar, pour prendre le thé, discuter affaires. Il y a du dedans qui se promène sans s’arrêter jamais dans ce dehors. Cet espace dedans -dehors permet au corps fragile d’une des héroïnes d’incarner le temps figé au présent. Le présent permanent des images est propre au cinéma, d’où la nécessité d’un débat avec l’équipe du film pour introduire les autres temps de nos conjugaisons, et ainsi reconstituer l’histoire familiale, inscrite entre intime et grande histoire.
C’est une telle rencontre que propose Le regard qui bat pour un film très étonnant. » …
Jean–Jacques Moscovitz
BANDE ANNONCE
Membres de l'Association Le Regard Qui Bat
Lysiane Lamantowicz - Jean-Jacques Moscovitz (jjmoscovitz@gmail.com) - Simone Wiener - Laura Koffler - Maria Landau - Françoise Moscovitz - Thomas Moskowitz – Daniel
Friedmann - Claude-Noële Pickmann - Barbara Didier-Hazan - Martine Linares (La Rochelle) - Muriel Prieur – Annie Staricky - Muriel Aptekier -Catherine Erman - Marie Selin - Laurence Croix - David Rofé-Sarfati - Sandra Basch
« Il y a en effet un chemin qui permet le retour de l’imagination à la réalité, et c’est l’art » Sigmund Freud