LE REGARD QUI BAT. . .  C'est l’apport réciproque entre des cinéastes, leurs œuvres et des psychanalystes

« Il y a en effet un chemin qui permet le retour de l’imagination à la réalité, et c’est l’art » Sigmund Freud

Une fois par mois a lieu la projection d’un film suivie d’un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens…


Cinéma Étoile Saint-Germain-des-Près
22, rue Guillaume Apollinaire - Paris 6ème arrondissement

DIMANCHE 27 MAI 2018 A 10H30

PROJECTION SUIVIE D'UN DÉBAT
FOXTROT
Réalisé par Samuel Maoz - France - Israël - Allemagne 2018
DÉBAT
Avec notre invitée Hélène Schoumann présidente du festival du film israélien à Paris
Débat animé par : Jean-Jacques  Moscovitz, Fred Siksou, Vannina Micheli-Rechtman, Simone Wiener...
https://www.etoile-cinemas.com/stgermain/reserver/

Le synopsis : Michael et Dafna, mariés depuis 30 ans, mènent une vie heureuse à Tel Aviv. Leur fils aîné Yonatan effectue son service militaire sur un poste frontière, en plein désert. Un matin, des soldats sonnent à la porte du foyer familial. Le choc de l’annonce va réveiller chez Michael une blessure profonde, enfouie depuis toujours. Le couple est bouleversé. Les masques tombent.

L'avant-propos de Jean-Jacques Moscovitz : Le dromadaire passe le barrage, il est le temps dans sa durée. il est...l’acteur principal, neutre et dérisoire devant l’intensité des séquences dramatiques où sont pris les personnages un par un dans le bain signifiant de leurs mots, leurs visages, leurs dessins, leurs enjeux de vie et de mort comme soldats de Tsahal, comme père, comme mère, femme, fils. Amis. Une gestuelle, celle des pas pour débutants du fox-trot réapparaît en fin de partie où se dénoue la vérité. Entre temps, la fausse annonce de la mort du fils nous montre comment un soldat tombé au combat met l’institution de l’armée dans sa forme la plus généreuse certes mais aussi la plus systématisée voire ridicule. Mais cette gestuelle révèle le sens terrible du refoulé du père dans son secret mis à jour lors de l’annonce de l’accident de voiture mortel cette fois causé par notre dromadaire toujours bien présent, où se trouve le fils. Mort reliée symboliquement à
l’attitude malheureuse du père lorsqu'il était officier. Il a fait passer avant lui le convoi dont il avait la tête. Et une mine à tué à sa place ceux qu’il commandait. Répétition du temps scandé ici par la violence d’actes des guerres que doivent livrer sans cesse les israéliens depuis la naissance de leur Etat. La caméra de Samuel Maoz nous place dans ce temps qui passe, inéluctable. Où l’humour et le rires en sont les petits grains de vie en plus, il met le spectateur en face d’une réalité, celle du témoin actif des violences du monde... »