LE REGARD QUI BAT. . .
C'est l’apport réciproque entre des cinéastes, leurs œuvres et des psychanalystes
Une fois par mois a lieu la projection d’un film suivie d’un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens…
Une fois par mois a lieu la projection d’un film suivie d’un débat entre spectateurs, cinéastes, psychanalystes, philosophes, historiens…
Projection au Cinéma Les 3 Luxembourg
67 Rue Monsieur le Prince, 75006 Paris
SAMEDI 17 JANVIER 2026, à 20h
Je n’avais que le néant - Shoah par Lanzmann
Un Film de Guillaume Ribot
Documentaire. France, novembre 2025. 1h 34min
Pourquoi il faut voir « Je n’avais que le néant », documentaire sur les coulisses de « Shoah » :
La projection sera suivie d'une rencontre-débat en présence de Dominique Lanzmann, Corinna Coulmas, assistante de Claude Lanzmann sur le tournage de Shoah et Irena Steinfeldt-Levy.
Ainsi que :
Jean-Jacques Moscovitz, Simone Wiener, Lysiane Lamantowicz, Laura Koffler, Maria Landau, Françoise Moscovitz, Thomas Moskowitz, Daniel Friedmann, Muriel Prieur, Annie Staricky, Muriel Aptekier, Catherine Erman, Marie Selin, Laurence Croix - David Rofé-Sarfati - Sandra Basch…
SYNOPSIS :
La réalisation du film « Shoah » de Claude Lanzmann est une aventure en elle-même. Douze années de travail, des milliers d’heures de préparation, des voyages aux quatre coins du monde, des dizaines de témoins… et autant de doutes, de déboires, de fausses routes, mais aussi de moments de grâce douloureuse où la vérité apparaît. Grâce aux 220 heures de rushes non utilisées au montage et aux mémoires de son auteur, Guillaume Ribot plonge au cœur de la production d’une œuvre majeure du cinéma, au plus près des obsessions de celui qui entreprit de faire émerger la vérité du néant.
AVANT-PROPOS DE JEAN-JACQUES MOSCOVITZ :
Ce film laisse chacune, chacun recevoir ce que lui transmet Shoah-Film , ses effets, sa beauté, la pudeur, le mystère de sa texture d’images et de paroles, sa temporalité, son rythme, sa fermeté. Mystère et Néant, deux mots qui orientent ma lecture du film de Guillaume Ribot.
Alors citons aussi Stéphan Zweig (1931 sur Freud) dans Le Savoir-Déporté d’Anne-Lise Stern:
« toujours à nouveau, il suffit qu’un seul homme ait le courage de la Vérité pour qu’il y ait davantage de vérité dans le monde entier ». Lanzmann est aujourd’hui un homme de Vérité quand il énonce que les juifs tués dans la chambre à gaz, il ne faut pas les laisser seuls, mais « de ma caméra, je les tue une deuxième fois « un par un, c’est un acte de vie de l’esprit et de sépulture pour chacune des victimes , il introduit Shoah par le verset d’ Isaïe « ET je leur donnerai un nom impérissable », soit la valeur de la vie dans le judaïsme.
Oui, il y a comme un mystère dans Shoah,
Peut-être est-ce la suite des séquences qui toutes se renvoient l’une l’autre dans cette texture, index du réel. Réel tel que chaque séquence fait événement originaire pour la précédente, comme pour la suivante. Chacune se renvoyant l’une l’autre. Au point que les suites des séquences peuvent être modifiées dans leur déroulement et leur succession. C’est ce que fait Guillaume Ribot dans son film, les séquences présentes à tel endroit dans Shoah se retrouvent différemment placées. Et on a à peu près le même effet. Dans « Je n’avais que le néant », la coupure entre les séquences est telle que cette texture du réel reste originaire pour les autres... Les ruchs choisis montrent des éléments non présents dans Shoah, comme par exemple, les nécessités pour l’auteur LANZMANN de trouver un nom pour circuler en Allemagne, sans paraître juif, ou encore quand il affirme qu’il n’y a pas de contrat moral avec les assassins et qu’on peut leur faire croire, comme il le fait avec SUCHOMEL, qu’Il s’agit d’un échange de gens bien pensants. il y a à « tromper le trompeur. »
3 février 1986, c’est la première fois que je rencontre Lanzmann, chez lui, après avoir vu son film deux ou trois fois dans les salles de cinéma bondées alors de psychanalystes, et je me demande ce qu’ils peuvent penser aujourd’hui au vu que la plupart des psychanalyste depuis le 7 octobre semblent avoir oublié, refusé, refoulé Shoah ..
Le film de RIBOT me fait retrouver comme des amis, tels que Lanzmann nous les présente lorsqu’on revoit le film. Ce sont les zonderkommandos, juifs du travail d’accompagnement forcé des victimes dans la chambre à gaz. Ils sont une poignée à avoir survécu . Ce sont des héros de la vie que sont SHREBNIK, BOMBA, GLAZAR, VRBA, MULLER, mais aussi ANTEk, et ROTHEM, combattants et héros du Ghetto de Varsovie. »
Jean-Jacques Moscovitz
https://lemomentlanzmann.dr-editions.fr/
ENSEIGNEMENT DE CLAUDE LANZMANN AUX PSYCHANALYSTES de Jean-Jacques Moscovitz
BANDE ANNONCE
Membres de l'Association Le Regard Qui Bat
Lysiane Lamantowicz - Jean-Jacques Moscovitz (jjmoscovitz@gmail.com) - Simone Wiener - Laura Koffler - Maria Landau - Françoise Moscovitz - Thomas Moskowitz – Daniel
Friedmann - Claude-Noële Pickmann - Barbara Didier-Hazan - Martine Linares (La Rochelle) - Muriel Prieur – Annie Staricky - Muriel Aptekier -Catherine Erman - Marie Selin - Laurence Croix - David Rofé-Sarfati - Sandra Basch
« Il y a en effet un chemin qui permet le retour de l’imagination à la réalité, et c’est l’art » Sigmund Freud