J11(20/07/05)
Nous sommes à présent à Darwin. Toujours trois plongées au programme !
Aujourd’hui j’accompagne les plongeurs pour une plongée près de l’arche. Attention, beaucoup de courant !
Je me mets à l’eau, l’annexe reste à proximité ! Nous sommes en pleine mer. Très vite je vois quantité de requins-marteaux croisant plus bas, j’essaie vainement de me maintenir au dessus d’eux pour continuer à les observer, mais je dérive, je dérive à vitesse grand V.
Heureusement le matelot veille et me récupère à bord du Zodiac pour me redéposer un peu plus loin. Je retourne à l’eau mais là, un puis deux puis trois requins gris des Galapagos à la mine patibulaire commencent à tourner autour de moi, en cercles de plus en plus rapprochés.
Sans plus tarder, je fais signe au matelot que je veux remonter sur l’annexe. Étonné de me voir remonter si vite (en général je reste à l’eau presque aussi longtemps que les plongeurs), je lui décris ce que j’ai vu. Il m’assure qu’ici les requins ne sont pas dangereux. Certes ! mais il vaut mieux ne pas les tenter, ils ne connaissent pas du tout les apnéistes !
Les plongeurs, eux, reviennent encore tout excités : ce matin, deux requins–baleines ! L'après-midi, jamais deux sans trois… et trois requins-baleines au cours d’une même plongée. L’apothéose !
Des bancs de carangues
Des dauphins sous l’eau très proches !
Sans parler des requins marteaux et requins gris… presque la routine !
J12 (21/07/05)
L’expérience en pleine mer des requins d’hier a quelque peu freiné mon ardeur et aujourd’hui je préfère rester sur ma chaise longue et écouter le récit des plongeurs. Pour moi, ce sera journée sans !
L’île et l’arche sous un ciel menaçant
Pour les autres, trois plongées pardi… ils sont là pour voir du gros ! Et ils ne sont pas déçus aujourd’hui encore puisque tous les gros sont au rendez-vous… requins-baleines, gris et marteaux par bancs.
Dans la catégorie « moins gros », mais tout aussi exotiques…
Murène
Poisson trompette
Langouste
Poisson-coffre
Il est temps de quitter cette île lointaine et de nous rapprocher de la civilisation. Le bateau fait route vers Isabela. Trajet très pénible… beaucoup de houle, impossible de rester sur le pont alors le confinement dans le salon ou dans les cabines va être fatal à presque tous nos compagnons.
Seule une poignée d’irréductibles se présente au dîner. Je suis de ceux-là, mais cela ne me réussira guère et me restera sur l’estomac ! Hervé reste au fond de son lit en attendant des heures meilleures !
La nuit sera difficile jusqu’à ce qu’on atteigne la proximité d’Isabela.