Edition 2013

Géographie des marges et marges en Géographie

« Peu importe la marge, c’est le cœur qu’il faut avant tout considérer ». Souvent vérifiée en géographie, cette affirmation de Lucien Febvre témoigne à la fois du poids accordé à ce qui est gros, visible et structurant dans les espaces géographiques, et de la relative rareté des travaux sur les marges en géographie, comme si le marginal était quantité négligeable et ne valait pas la peine d’être connu. 

Le terme de marge renvoie avant tout à ce qui est loin, en périphérie, à la limite ou à la frontière ; ainsi qu’à ce qui est petit, de moindre taille, aux interstices. En outre, la question de la visibilité est primordiale, précisément car ce qui est visible acquiert de l’importance. La marge se définit toujours dans un rapport à quelque chose d’autre. Entre des lieux ou des espaces, ou au sein des sociétés, ces rapports expriment une influence, une domination, une relation asymétrique. Ainsi, dans l’inégalité des facteurs et des processus qui concourent à la production de l’espace géographique, les marges occupent le bas de l’échelle.

L’apparente polysémie de la notion de marge lui confère un caractère transversal dans les différents champs thématiques, théoriques et méthodologiques, ce qui la rend complexe. C’est également la marginalité au sein des disciplines qui est discutée. Les marges ne pourraient-elles pas se définir précisément par leur mise à l’écart dans la connaissance et la production du savoir scientifique ? Cette interrogation transpose aussi le débat vers les statuts des transferts, de l’interdisciplinarité et de la diversité des manières de faire.

Ainsi, il s’agit de s’interroger sur le rôle de la marge dans l’analyse géographique et dans la discipline.

Dans cette perspective, les communications des doctorants et autres jeunes chercheurs devront s’inscrire dans les axes suivants :

 Axe 1 – Les marges : définitions, mesures et méthodes

Axe 2 – Les marges spatiales, territoriales et physiques

Axe 3 – Marginalité et marginalisation spatiale

Axe 4 – Approches, postures et objets marginaux en géographie


Comité de lecture :

Yann CALBERAC 
(Univ. Paris Sorbonne Paris IV)
Anaïs MARSHALL 
(Univ. Paris 13)
Marie MORELLE
(Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Léna SANDERS
 (CNRS)


Invité d'honneur :

Claude RAFFESTIN 
(Prof. honoraire de l'Université de Genève)
Communication disponible ici


L’appel à communication s’adresse à l’ensemble des jeunes chercheurs (Master, Doctorants, Post-doctorants), intéressés par l’étude de l’espace en géographie comme dans d’autres sciences humaines et sociales.  Avec l’accord des participants, les versions écrites des présentations pourront faire l’objet d’une publication sur le site du colloque.

Modalités de participation :

Trois formes de communication (individuelle ou collective) sont possibles :

  • Présentation orale (entre 15 et 25 min) suivie des questions de l’assemblée.
  • Poster scientifique. Ils seront exposés toute la semaine de la JIG et feront l’objet du concours de poster de l'École Doctorale de Géographie de Paris.
  • Un court métrage (documentaire) en rapport avec la thématique proposée.

Programme :

Disponible ci-dessous

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doctorants edParis,
5 avr. 2013 à 06:01
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