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            Bienvenue sur le site de 

         Jacqueline Merville

Jacqueline Merville a publié 9 livres aux Editions Des Femmes- Antoinette Fouque, 2 récits aux Editions L'Escampette et de nombreux recueils de poésie dont 4 dans la Collection La Main Courante.

   Elle a écrit des textes pour le théâtre dont certains ont été montés en particulier par France Culture. 

   Elle dirige une collection de livres d’artistes « Le Vent Refuse » depuis 2002, collection comportant uniquement des œuvres plastiques originales.  Une centaine de titres sont publiés à ce jour. Ces livres sont des hommages à des poètes disparus ou des conversations picturales avec des poètes qu’elle aime à lire et à rencontrer.

   Son travail de peinture et d’écriture est traversé par les voyages qu’elle a fait et continue de faire autour du monde.

   Jacqueline Merville vit en Asie depuis 1992, en particulier sur les terres indiennes où elle passe plusieurs mois chaque année. Elle a fait aussi de longues escales au Mexique, au Maroc, au Togo, en Amérique du Nord et au Laos..

   Elle réside actuellement dans le Sud de la France.



Actualités 2018

Signature au Marché de la poésie de" Deux continents d'amour"
 dimanche 10 juin de 16 h à 17 h
sur le stand des éditions Des femmes-Antoinette Fouque

Lecture  à l'Espace des Femmes, 35 rue Jacob, Paris
dans le cadre des Périphéries du Marché de la poésie 
mardi 12 Juin 2018 à 19 heures   
voir site du marché de la poésie


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                               Deux continents d’amour


Extrait Vidéo sur Youtube 

Notes de lecture de Bertrand du Chambon

http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/jacqueline-merville/review/1946207-jacqueline-merville-en-paix-avec-plusieurs-mondes

Notes de lecture de Nelly Carnet 

Revue Temporel Avril 2018

Voici un livre que l’on peut lire d’un seul trait. Pourtant la syntaxe peut sembler triturée et rebuter certains lecteurs qui s’attendent à des phrases léchées. Elle est le contraire du bien écrire de la langue française. Relève-t-elle d’un cri modulé ? Peut-être !

Certaines personnes qui croisent votre vie impriment parfois aussi votre âme. C’est le cas de l’éditrice du livre de Jacqueline Merville. Le souvenir d’Antoinette Fouque réveille la langue de l’auteur traversée par les agressions de toutes sortes dont le viol. Il y a ceux qui passent à l’acte et ceux qui, plus manipulateurs, disent que la femme appelle le viol. Dans le psychisme des deux cas, le même processus est cependant en marche. Après l’agression sexuelle en Afrique, l’auteur se considère comme une « survivante », cherchant à démêler avec les mots des fils dans « le barattage mental ». C’est ce qui semble lui faire prendre le contre-pied des « belles phrases lyriques et vaporeuses » qui, en leur versant en apparence opposé, se posent elles aussi en rempart aux agressions. Merville désire « raconter » celle qui survit, « sa courageuse ».

C’est en Inde que la plupart de ses écrits prennent forme. Un autre continent implique-t-il une autre langue, celle que l’auteur appelle « la mienne langue ». Rescapée à deux reprises, du viol en Afrique puis du Tsunami en Inde, les deux traumatismes n’ont de cesse de traverser sa langue. Elle ne cache pas la difficulté d’écrire car la mémoire contient en elle des bribes qu’il faut assembler, rendre lisibles, des « bouts de [sa] vie ». « Pas les jeter comme ça à la tête du lecteur ». Par « deux fois rescapée », elle laisse venir les souvenirs comme « des crêtes de vagues ». Deux parts en elle vivent dans un souterrain ou en surface, indienne, française. Chaque événement d’une grande gravité correspond à un tremplin dans sa vie et fragmente celle-ci en plusieurs morceaux. L’écriture est l’expression d’un cri de « colère ». Le dernier coup reçu est celui de la disparition de l’éditrice qui va retenir Merville devant l’écran de l’ordinateur durant plusieurs jours, d’heureux moments voués aux « redressements de l’âme ». Le corps s’oublie, droit sur la chaise, la main et les lèvres sont seules capables de se mouvoir. Merville entre en elle-même pour écrire. A la surface de la vie quotidienne légère vient se substituer une certaine profondeur afin de se souvenir de celle qui l’épaulait de loin. Elle écrit le lien qui la reliait à elle – une voix – voix de l’autre en soi. Merville tente de creuser la relation d’un auteur à son éditeur de « ses machins » selon le mot d’un « grand homme de lettres » dans une commission, tel le manuscrit considéré interdit par le compagnon préfigurant le livre de l’indienne. C’est en tout cas le conseil qu’il formule à sa compagne…

A chaque continent correspond une identité de femme différente. Quelle est celle qui incarne la vie flambeau ? L’indienne qui sauve, dispense la force, sait faire face à toutes violences ? Celle qui incarne l’instinct de vie et qui « ose tout » ? « Une femme que rien ne terrassait » ? Les suites d’attentats viennent en échos aux vies du passé sans cesse remémorées. Les phrases hachées s’en souviennent. Jacqueline Merville veut dire lorsque le compagnon se garde de révéler ce versant destructif. Taire, « dans ce monde c’est souvent mieux », conseille-t-il à sa compagne qui ose sans fard.

« Où se réfugier pour ne pas mourir de la démence virile, de la dictature du pognon ? » Jacqueline Merville n’a jamais hésité à écrire la révolte face à la barbarie, et Antoinette Fouque à éditer des écrits qui, à peine nés, sont étouffées par certains hommes. La terre indienne est le lieu où « reprendre âme » pour libérer la parole et la langue, donner forme aux « mouvements déchirants ou gracieux de ce qui n’a pas de nom ». Finalement, aucune phrase n’est anodine pour celui qui écrit vraiment. Malgré cette langue très spéciale quelque peu abrupte, l’auteur cherche une certaine douceur, une paix qu’un paysage ou que ses présences humaines peuvent inspirer. Pourquoi ? Pour vaincre le souvenir récurrent de « la mise à mort par un homme au bord d’une lagune africaine », l’abattre, l’étouffer, ou la crier aux oreilles des mal-entendants. « J’ai souvent besoin d’un lieu libre et tendre et bienfaisant, un lieu sans violence, avec les autres. »

L’autre versant de la barbarie est ce qui défile sur l’iPhone du compagnon : « thanatos-démence, crucifixions, couper les mains, les langues, des têtes, faire exploser des petites filles, vendre des millions de femmes, raser les architectures, les musées, brûler livres et corps, nous en parlons encore et encore (…) ».

La voix de Jacqueline Merville rejoint aussi celle de sa mère. Cette mère « calligraphie le sentiment, pas la grammaire », « un pas très français. Elle parle », un « prolongement » de la « langue des campagnes », une langue assez corporelle.

Editée chez un éditeur pour les femmes, l’auteur écrit des femmes, la « vivante » et la « morte », des voix multiples. Ecrire le livre était une manière d’« appeler » depuis les terres indiennes celle dont la photographie a fait face à l’écrivain le temps de la composition.




E X P O S I T I O N

2017


Frédérique Guétat-Liviani
Jacqueline Merville
exposition du 6 octobre au 8 décembre 2017
L'ART HIC & HOC
8 rue des frères Blanchard
13600  LA CIOTAT
Tel: 06 79 80 27 35 ou 06 16 82 06 10


Autre parution 2017

Lotus d'air



Dessins Martina Kramer

aux EDITIONS 

la rumeur libre

Voir un extrait sur You Tube


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Parution

Ces pères-là



avec des illustrations de l'auteure

Editions des femmes-Antoinette Fouque


Exposition 



Jacqueline Merville Frédérique Guétat-Liviani
Centre Européen de Poésie d'Avignon
Du 5 au 28 Mai 2016



            

Vernissage-Lecture avec Marie Jouannic et Frédérique Guétat-Liviani


Travaux de bec

La mienne langue

Fidel Anthelme X

poèmes

Ecouter sur You Tube


Exposition Permanente

 Peintures et Collages

Galerie "Des Journées Entières dans les Arbres"

Rue de la Commune

Saint-Rémy de Provence 



INTERVENTIONS CONSULTABLES EN LIGNE 

Interview sur RCF 

autour de mon roman "Jusqu'à ma petite" dans 

l'émission d'Elise Fischer " Au fil des pages" .

En podcast sur: RCF.fr


Emission sur France Culture

"For Intérieur"

d'Olivier GERMAIN THOMAS

 29 OCTOBRE  2010

Pour écouter l'émission cliquer sur le lien suivant:

http://www.franceculture.com/emission-for-interieur


JACQUELINE MERVILLE

a participé à

 "Ce soir ou jamais"

Emission de FRÉDÉRIC TADDEI

5 OCTOBRE 2010


http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/


Elle a aussi participé à l'émission de France 2 

"Des mots de minuit" 

de PHILIPPE LEFAIT 

3 SEPTEMBRE 2008.


  

    

Remerciements à Daniel Vigo pour les photos de ce site et à Virgil Viret et Sankalpo pour la création de ces pages.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

















LIVRES D'ARTISTES

Collection 

"Le Vent Refuse" 

parutions

de 2004 à 2017

Voir les pages livres d'artistes



Une œuvre de 

Jacqueline Merville

  a illustré la couverture

de l'ouvrage:

Jean-Michel

Maulpoix commente

CHOIX DE POÈMES

de 

PAUL CELAN 

Folio Gallimard

2009