Jacqueline Merville a publié 11 livres aux Editions Des Femmes- Antoinette Fouque, 2 récits aux Editions L'Escampette et de nombreux recueils de poésie dont 4 dans la Collection La Main Courante.

Elle a écrit des textes pour le théâtre dont certains ont été montés en particulier par France Culture.

Elle dirige une collection de livres d’artistes « Le Vent Refuse » depuis 2002, collection comportant uniquement des œuvres plastiques originales. Une centaine de titres sont publiés à ce jour. Ces livres sont des hommages à des poètes disparus ou des conversations picturales avec des poètes qu’elle aime à lire et à rencontrer.

Son travail de peinture et d’écriture est traversé par les voyages qu’elle a fait et continue de faire autour du monde.

Jacqueline Merville a vécu des années en Asie depuis 1992, en particulier sur les terres indiennes où elle passe plusieurs mois chaque année. Elle a fait aussi de longues escales au Mexique, au Maroc, au Togo, en Amérique du Nord et au Laos..

Elle réside actuellement dans le Sud de la France

Actualités

2021

LE COURAGE DES REVEUSES

Editions Des femmes-Antoinette Fouque

parution le 14 octobre 2021


Au sein d’un paysage lunaire et désertique, une femme s’échappe d’un camp où elle a été enfermée à la suite de l’explosion d’un Site qui l’a violemment contaminée. Elle y a subi des expérimentations scientifiques et s’est fait passer pour morte afin de s’évader. La narratrice à l’identité sibylline marche en quête de liberté et de remémoration. Au fil de son cheminement, les souvenirs refont surface par bribes nébuleuses.

Le texte est empreint d’événements tels que l’enfer de la Shoah ou encore le Tsunami qu’elle a relaté avec une grande justesse dans son ouvrage The Black Sunday, 26 décembre 2004 (des femmes-Antoinette Fouque, 2005). Sans être mentionnée, l’évocation de la pandémie du Covid-19 révèle l’humanisme profond et singulier de l’autrice. La rêveuse finit par se réveiller, mais le songe est d’une actualité percutante.

« J’ignore ce qu’est devenu le monde dont je me souviens.

De ma mémoire je me méfie aussi. Est-ce bien la mienne ? Suis-je vraiment celle que je pense être à cause d’images, de détails, de sensations, revenus si soudainement dans le camp ? Est-ce une guérison ou encore une manifestation de la contamination ? Suis-je encore sous surveillance ? Il faudrait que je puisse parler avec celles et ceux qui n’ont pas eu la tête lessivée. Alors je saurais que le monde dont je me souviens est réellement le monde où j’ai vécu. Ma seule certitude est que je marche, je marche, je marche mais où ? » J. M.


La Presse en parle


L’ouvrage témoigne de la terrifiante mutation contemporaine. Or ce n’est pas la fatalité qui domine, l’écrivaine insuffle espoir et lutte.

Yasmina Mahdi, La cause littéraire


Bien écrit, poétique, onirique, c’est un texte qui coule doucement en nous.

Yves Mabon, Lyres


C’est un texte qui est en parfaite résonance avec ce que je ressens aujourd’hui.

Eva, Résonances littéraires


Dans cette dérive entre rêve, cauchemar et réalité bien des doutes qui persistent. « Les médecins de camp cherchaient-ils une issue générale à nos corps contaminés et pour en faire quoi ? » La question reste rémanente en ce qui devient un texte aux émotions subtiles et lancinantes. Il reste bien plus dystopique que complotiste. C’est ainsi que court la rêveuse et pour nous réveiller face à un monde qui demeure opaque et sur lequel les prises sont rares.

Jean-Paul Gavard-Perret, Lelittéraire



Exposition de peintures 2021

Or et Magiciennes

à L'ARCHA DES CARMES

23 rue des Carmes

ARLES

6 mai au 1 septembre 2021

Exposition de peintures Or

Du côté de Thines

THINES 07140

5 août au 30 août 2021


PARUTION 2020

Le voyage d'Alice Sander

roman

aux Editions Des Femmes-Antoinette Fouque

LE VOYAGE D'ALICE SANDAIR


Résumé de l'éditrice

L'oeuvre littéraire de Jacqueline Merville est irriguée par son expérience de l'Inde où elle s'est rendue seule dans les années 1990, du jour au lendemain et presque en secret, et où elle est restée pendant près d'une décennie. Dans Deux continents d'amour (2017), celle qu'elle a dénommée " son indienne " est évoquée comme une part d'elle-même, vitale mais que son écriture ne peut encore qu'effleurer. Le voyage d'Alice Sandair est donc l'accomplissement d'un retour vers cette jeune Française de trente-trois ans en quête de liberté, de " souffle ", dans un lieu situé à Koregaon Park sur les plateaux du Deccan : la forêt de bambous. Traveller's chèques en main, elle a tout quitté pour rejoindre une communauté d'hommes et de femmes adeptes des enseignements d'un philosophe décédé dans des conditions mystérieuses avant l'arrivée de la narratrice.

Loin de tout leurre, Alice découvre l'organisation de cette communauté ; la hiérarchie indiquée par la couleur des robes portées par ses membres et qu'elle arbore aussi, les différents groupes appelés " laboratoires de la psyché " ainsi que les paradoxes inhérents aux contrastes entre la beauté payante de la forêt de bambous et la pauvreté de la rue. Cela ne l'empêche cependant pas de saisir, dans sa détermination, ce qu'elle est venue chercher : l'essence d'un nouveau nom, la richesse d'une langue intérieure aux antipodes de celle, monolithique, qui broie toute spiritualité.

Elle y fait la connaissance de son compagnon de vie, avec lequel elle se détache progressivement de ce lieu pour parcourir la région alentour. Portée par un désir aussi profond qu'insondable, Alice traverse une multitude de strates jusqu'à la rencontre avec son autre, dans un tropisme indien qui ne se laissera jamais réduire à des doctrines toutes faites. La prose splendide et indocile de Jacqueline Merville qui se déploie dans ce roman nous livre le portrait singulier d'un ashram indien vécu à la première personne.


La Presse en parle

Jacqueline Merville est émerveillée par ces hommes et femmes en habit rouge qui savent peser les âmes, et les alléger. Anne Crignon, L’Obs, 9 avril 2020

Ce voyage « jeté par amour » sur le papier est tout à la fois une bouffée d’oxygène, une brise qui caresse et un pain au chocolat. Une lecture à déguster donc pour une évasion de l’esprit et du corps. Caroline Zonca, Lecturama, 19 juillet 2020

Son écriture se gorge de tout un immense nuancier culturel recherchant la complicité du lecteur. L’Écritoire des Muses, 30 avril 2020

L’écriture de Jacqueline Merville est merveilleuse et ce livre est un véritable petit bijou qui offre une approche original de ces voyages spirituels en Inde. L’Inde en livres, août 2020

Une lecture tonique servie par une prose docile qui se déploie dans un roman coloré. Une peinture de la vie singulière d’un ashram indien vécu à la première personne. Le Salon Littéraire, 10 mars 2020

Écrire un tel récit, fut, est et restera capital par et pour la grâce qui en émane. 24heure.ch, 2 mars 2020

Jacqueline Merville poursuit dans son œuvre littéraire l’épopée d’un merveilleux où la femme est synonyme de la plus souhaitable des paix. Lelitteraire.com, 3 mars 2020

2019

Avec ses yeux

dessin de couverture Isabelle Vorle

Poème paru dans le livre collectif

COURS PETITE FILLE!

aux Editions des femmes-Antoinette Fouque

Janvier 2019


PARUTION 2017


Editions des Femmes Antoinette Fouque 2017


DEUX CONTINENTS D'AMOUR

Editions des Femmes Antoinette Fouque 2017

Extrait Vidéo sur Youtube

Notes de lecture de Bertrand du Chambon

http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/jacqueline-merville/review/1946207-jacqueline-merville-en-paix-avec-plusieurs-mondes

Notes de lecture de Nelly Carnet

Revue Temporel Avril 2018

Voici un livre que l’on peut lire d’un seul trait. Pourtant la syntaxe peut sembler triturée et rebuter certains lecteurs qui s’attendent à des phrases léchées. Elle est le contraire du bien écrire de la langue française. Relève-t-elle d’un cri modulé ? Peut-être !

Certaines personnes qui croisent votre vie impriment parfois aussi votre âme. C’est le cas de l’éditrice du livre de Jacqueline Merville. Le souvenir d’Antoinette Fouque réveille la langue de l’auteur traversée par les agressions de toutes sortes dont le viol. Il y a ceux qui passent à l’acte et ceux qui, plus manipulateurs, disent que la femme appelle le viol. Dans le psychisme des deux cas, le même processus est cependant en marche. Après l’agression sexuelle en Afrique, l’auteur se considère comme une « survivante », cherchant à démêler avec les mots des fils dans « le barattage mental ». C’est ce qui semble lui faire prendre le contre-pied des « belles phrases lyriques et vaporeuses » qui, en leur versant en apparence opposé, se posent elles aussi en rempart aux agressions. Merville désire « raconter » celle qui survit, « sa courageuse ».

C’est en Inde que la plupart de ses écrits prennent forme. Un autre continent implique-t-il une autre langue, celle que l’auteur appelle « la mienne langue ». Rescapée à deux reprises, du viol en Afrique puis du Tsunami en Inde, les deux traumatismes n’ont de cesse de traverser sa langue. Elle ne cache pas la difficulté d’écrire car la mémoire contient en elle des bribes qu’il faut assembler, rendre lisibles, des « bouts de [sa] vie ». « Pas les jeter comme ça à la tête du lecteur ». Par « deux fois rescapée », elle laisse venir les souvenirs comme « des crêtes de vagues ». Deux parts en elle vivent dans un souterrain ou en surface, indienne, française. Chaque événement d’une grande gravité correspond à un tremplin dans sa vie et fragmente celle-ci en plusieurs morceaux. L’écriture est l’expression d’un cri de « colère ». Le dernier coup reçu est celui de la disparition de l’éditrice qui va retenir Merville devant l’écran de l’ordinateur durant plusieurs jours, d’heureux moments voués aux « redressements de l’âme ». Le corps s’oublie, droit sur la chaise, la main et les lèvres sont seules capables de se mouvoir. Merville entre en elle-même pour écrire. A la surface de la vie quotidienne légère vient se substituer une certaine profondeur afin de se souvenir de celle qui l’épaulait de loin. Elle écrit le lien qui la reliait à elle – une voix – voix de l’autre en soi. Merville tente de creuser la relation d’un auteur à son éditeur de « ses machins » selon le mot d’un « grand homme de lettres » dans une commission, tel le manuscrit considéré interdit par le compagnon préfigurant le livre de l’indienne. C’est en tout cas le conseil qu’il formule à sa compagne…

A chaque continent correspond une identité de femme différente. Quelle est celle qui incarne la vie flambeau ? L’indienne qui sauve, dispense la force, sait faire face à toutes violences ? Celle qui incarne l’instinct de vie et qui « ose tout » ? « Une femme que rien ne terrassait » ? Les suites d’attentats viennent en échos aux vies du passé sans cesse remémorées. Les phrases hachées s’en souviennent. Jacqueline Merville veut dire lorsque le compagnon se garde de révéler ce versant destructif. Taire, « dans ce monde c’est souvent mieux », conseille-t-il à sa compagne qui ose sans fard.

« Où se réfugier pour ne pas mourir de la démence virile, de la dictature du pognon ? » Jacqueline Merville n’a jamais hésité à écrire la révolte face à la barbarie, et Antoinette Fouque à éditer des écrits qui, à peine nés, sont étouffées par certains hommes. La terre indienne est le lieu où « reprendre âme » pour libérer la parole et la langue, donner forme aux « mouvements déchirants ou gracieux de ce qui n’a pas de nom ». Finalement, aucune phrase n’est anodine pour celui qui écrit vraiment. Malgré cette langue très spéciale quelque peu abrupte, l’auteur cherche une certaine douceur, une paix qu’un paysage ou que ses présences humaines peuvent inspirer. Pourquoi ? Pour vaincre le souvenir récurrent de « la mise à mort par un homme au bord d’une lagune africaine », l’abattre, l’étouffer, ou la crier aux oreilles des mal-entendants. « J’ai souvent besoin d’un lieu libre et tendre et bienfaisant, un lieu sans violence, avec les autres. »

L’autre versant de la barbarie est ce qui défile sur l’iPhone du compagnon : « thanatos-démence, crucifixions, couper les mains, les langues, des têtes, faire exploser des petites filles, vendre des millions de femmes, raser les architectures, les musées, brûler livres et corps, nous en parlons encore et encore (…) ».

La voix de Jacqueline Merville rejoint aussi celle de sa mère. Cette mère « calligraphie le sentiment, pas la grammaire », « un pas très français. Elle parle », un « prolongement » de la « langue des campagnes », une langue assez corporelle.

Editée chez un éditeur pour les femmes, l’auteur écrit des femmes, la « vivante » et la « morte », des voix multiples. Ecrire le livre était une manière d’« appeler » depuis les terres indiennes celle dont la photographie a fait face à l’écrivain le temps de la composition.


E X P O S I T I O N

Frédérique Guétat-Liviani

Jacqueline Merville

8 rue des frères Blanchard

13600 LA CIOTAT

Lotus d'air

Dessins Martina Kramer

éditions la rumeur libre

2 0 1 6

Ces pères-là

avec des illustrations de l'auteure

Editions des femmes-Antoinette Fouque


EXPOSITION


Jacqueline Merville Frédérique Guétat-Liviani

Centre Européen de Poésie d'Avignon

Du 5 au 28 Mai 2016


Travaux de bec

La mienne langue

Fidel Anthelme X

INTERVENTIONS CONSULTABLES EN LIGNE

Interview sur RCF

autour de mon roman "Jusqu'à ma petite" dans

l'émission d'Elise Fischer " Au fil des pages" .

En podcast sur: RCF.fr

Emission sur France Culture

"For Intérieur"

d'Olivier GERMAIN THOMAS

29 OCTOBRE 2010

Pour écouter l'émission cliquer sur le lien suivant:

http://www.franceculture.com/emission-for-interieur

JACQUELINE MERVILLE

a participé à

"Ce soir ou jamais"

Emission de FRÉDÉRIC TADDEI

5 OCTOBRE 2010

http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/

Elle a aussi participé à l'émission de France 2

"Des mots de minuit"

de PHILIPPE LEFAIT

LE 3 SEPTEMBRE 2008

A voir sur le lien desmotsdeminuit