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            Bienvenue sur le site de 

         Jacqueline Merville

   

   Jacqueline Merville a publié 9 livres aux Editions Des Femmes- Antoinette Fouque, 2 récits aux Editions L'Escampette et de nombreux recueils de poésie dont 4 dans la Collection La Main Courante.

   Elle a écrit des textes pour le théâtre dont certains ont été montés en particulier par France Culture. 

   Elle dirige une collection de livres d’artistes « Le Vent Refuse » depuis 2002, collection comportant uniquement des œuvres plastiques originales.  Une centaine de titres sont publiés à ce jour. Ces livres sont des hommages à des poètes disparus ou des conversations picturales avec des poètes qu’elle aime à lire et à rencontrer.

   Son travail de peinture et d’écriture est traversé par les voyages qu’elle a fait et continue de faire autour du monde.

   Jacqueline Merville vit en Asie depuis 1992, en particulier sur les terres indiennes où elle passe plusieurs mois chaque année. Elle a fait aussi de longues escales au Mexique, au Maroc, au Togo, en Amérique du Nord et au Laos..

   Elle réside actuellement dans le Sud de la France.
                               

                              Actualités

parution en Mars 2020 

Le voyage d'Alice Sander
roman
aux Editions Des Femmes-Antoinette Fouque

Résumé de l'éditrice

L'oeuvre littéraire de Jacqueline Merville est irriguée par son expérience de l'Inde où elle s'est rendue seule dans les années 1990, du jour au lendemain et presque en secret, et où elle est restée pendant près d'une décennie. Dans Deux continents d'amour (2017), celle qu'elle a dénommée " son indienne " est évoquée comme une part d'elle-même, vitale mais que son écriture ne peut encore qu'effleurer. Le voyage d'Alice Sandair est donc l'accomplissement d'un retour vers cette jeune Française de trente-trois ans en quête de liberté, de " souffle ", dans un lieu situé à Koregaon Park sur les plateaux du Deccan : la forêt de bambous. Traveller's chèques en main, elle a tout quitté pour rejoindre une communauté d'hommes et de femmes adeptes des enseignements d'un philosophe décédé dans des conditions mystérieuses avant l'arrivée de la narratrice.
Loin de tout leurre, Alice découvre l'organisation de cette communauté ; la hiérarchie indiquée par la couleur des robes portées par ses membres et qu'elle arbore aussi, les différents groupes appelés " laboratoires de la psyché " ainsi que les paradoxes inhérents aux contrastes entre la beauté payante de la forêt de bambous et la pauvreté de la rue. Cela ne l'empêche cependant pas de saisir, dans sa détermination, ce qu'elle est venue chercher : l'essence d'un nouveau nom, la richesse d'une langue intérieure aux antipodes de celle, monolithique, qui broie toute spiritualité.

Elle y fait la connaissance de son compagnon de vie, avec lequel elle se détache progressivement de ce lieu pour parcourir la région alentour. Portée par un désir aussi profond qu'insondable, Alice traverse une multitude de strates jusqu'à la rencontre avec son autre, dans un tropisme indien qui ne se laissera jamais réduire à des doctrines toutes faites. La prose splendide et indocile de Jacqueline Merville qui se déploie dans ce roman nous livre le portrait singulier d'un ashram indien vécu à la première personne.


 2019

LITTÉRATURE

Avec ses yeux
dessin de couverture Isabelle Vorle




cliquer

Poème paru dans le livre collectif  
COURS PETITE FILLE!
aux Editions des femmes-Antoinette Fouque
en janvier 2019



Texte paru dans le numéro 18 de Sarrazine


2 0 1 7

                         Deux continents d’amour



Editions des Femmes Antoinette Fouque 2017 

                         

Extrait Vidéo sur Youtube 

Notes de lecture de Bertrand du Chambon

http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/jacqueline-merville/review/1946207-jacqueline-merville-en-paix-avec-plusieurs-mondes

Notes de lecture de Nelly Carnet 

Revue Temporel Avril 2018

Voici un livre que l’on peut lire d’un seul trait. Pourtant la syntaxe peut sembler triturée et rebuter certains lecteurs qui s’attendent à des phrases léchées. Elle est le contraire du bien écrire de la langue française. Relève-t-elle d’un cri modulé ? Peut-être !

Certaines personnes qui croisent votre vie impriment parfois aussi votre âme. C’est le cas de l’éditrice du livre de Jacqueline Merville. Le souvenir d’Antoinette Fouque réveille la langue de l’auteur traversée par les agressions de toutes sortes dont le viol. Il y a ceux qui passent à l’acte et ceux qui, plus manipulateurs, disent que la femme appelle le viol. Dans le psychisme des deux cas, le même processus est cependant en marche. Après l’agression sexuelle en Afrique, l’auteur se considère comme une « survivante », cherchant à démêler avec les mots des fils dans « le barattage mental ». C’est ce qui semble lui faire prendre le contre-pied des « belles phrases lyriques et vaporeuses » qui, en leur versant en apparence opposé, se posent elles aussi en rempart aux agressions. Merville désire « raconter » celle qui survit, « sa courageuse ».

C’est en Inde que la plupart de ses écrits prennent forme. Un autre continent implique-t-il une autre langue, celle que l’auteur appelle « la mienne langue ». Rescapée à deux reprises, du viol en Afrique puis du Tsunami en Inde, les deux traumatismes n’ont de cesse de traverser sa langue. Elle ne cache pas la difficulté d’écrire car la mémoire contient en elle des bribes qu’il faut assembler, rendre lisibles, des « bouts de [sa] vie ». « Pas les jeter comme ça à la tête du lecteur ». Par « deux fois rescapée », elle laisse venir les souvenirs comme « des crêtes de vagues ». Deux parts en elle vivent dans un souterrain ou en surface, indienne, française. Chaque événement d’une grande gravité correspond à un tremplin dans sa vie et fragmente celle-ci en plusieurs morceaux. L’écriture est l’expression d’un cri de « colère ». Le dernier coup reçu est celui de la disparition de l’éditrice qui va retenir Merville devant l’écran de l’ordinateur durant plusieurs jours, d’heureux moments voués aux « redressements de l’âme ». Le corps s’oublie, droit sur la chaise, la main et les lèvres sont seules capables de se mouvoir. Merville entre en elle-même pour écrire. A la surface de la vie quotidienne légère vient se substituer une certaine profondeur afin de se souvenir de celle qui l’épaulait de loin. Elle écrit le lien qui la reliait à elle – une voix – voix de l’autre en soi. Merville tente de creuser la relation d’un auteur à son éditeur de « ses machins » selon le mot d’un « grand homme de lettres » dans une commission, tel le manuscrit considéré interdit par le compagnon préfigurant le livre de l’indienne. C’est en tout cas le conseil qu’il formule à sa compagne…

A chaque continent correspond une identité de femme différente. Quelle est celle qui incarne la vie flambeau ? L’indienne qui sauve, dispense la force, sait faire face à toutes violences ? Celle qui incarne l’instinct de vie et qui « ose tout » ? « Une femme que rien ne terrassait » ? Les suites d’attentats viennent en échos aux vies du passé sans cesse remémorées. Les phrases hachées s’en souviennent. Jacqueline Merville veut dire lorsque le compagnon se garde de révéler ce versant destructif. Taire, « dans ce monde c’est souvent mieux », conseille-t-il à sa compagne qui ose sans fard.

« Où se réfugier pour ne pas mourir de la démence virile, de la dictature du pognon ? » Jacqueline Merville n’a jamais hésité à écrire la révolte face à la barbarie, et Antoinette Fouque à éditer des écrits qui, à peine nés, sont étouffées par certains hommes. La terre indienne est le lieu où « reprendre âme » pour libérer la parole et la langue, donner forme aux « mouvements déchirants ou gracieux de ce qui n’a pas de nom ». Finalement, aucune phrase n’est anodine pour celui qui écrit vraiment. Malgré cette langue très spéciale quelque peu abrupte, l’auteur cherche une certaine douceur, une paix qu’un paysage ou que ses présences humaines peuvent inspirer. Pourquoi ? Pour vaincre le souvenir récurrent de « la mise à mort par un homme au bord d’une lagune africaine », l’abattre, l’étouffer, ou la crier aux oreilles des mal-entendants. « J’ai souvent besoin d’un lieu libre et tendre et bienfaisant, un lieu sans violence, avec les autres. »

L’autre versant de la barbarie est ce qui défile sur l’iPhone du compagnon : « thanatos-démence, crucifixions, couper les mains, les langues, des têtes, faire exploser des petites filles, vendre des millions de femmes, raser les architectures, les musées, brûler livres et corps, nous en parlons encore et encore (…) ».

La voix de Jacqueline Merville rejoint aussi celle de sa mère. Cette mère « calligraphie le sentiment, pas la grammaire », « un pas très français. Elle parle », un « prolongement » de la « langue des campagnes », une langue assez corporelle.

Editée chez un éditeur pour les femmes, l’auteur écrit des femmes, la « vivante » et la « morte », des voix multiples. Ecrire le livre était une manière d’« appeler » depuis les terres indiennes celle dont la photographie a fait face à l’écrivain le temps de la composition.



E X P O S I T I O N

Frédérique Guétat-Liviani
Jacqueline Merville
8 rue des frères Blanchard
13600  LA CIOTAT





Lotus d'air

Dessins Martina Kramer

 éditions la rumeur libre 




2 0 1 6

Ces pères-là


avec des illustrations de l'auteure

Editions des femmes-Antoinette Fouque


EXPOSITION



Jacqueline Merville Frédérique Guétat-Liviani
Centre Européen de Poésie d'Avignon
Du 5 au 28 Mai 2016


Travaux de bec

La mienne langue

Fidel Anthelme X




INTERVENTIONS CONSULTABLES EN LIGNE 

Interview sur RCF 

autour de mon roman "Jusqu'à ma petite" dans 

l'émission d'Elise Fischer " Au fil des pages" .

En podcast sur: RCF.fr


Emission sur France Culture

"For Intérieur"

d'Olivier GERMAIN THOMAS

 29 OCTOBRE  2010

Pour écouter l'émission cliquer sur le lien suivant:

http://www.franceculture.com/emission-for-interieur


JACQUELINE MERVILLE

a participé à

 "Ce soir ou jamais"

Emission de FRÉDÉRIC TADDEI

5 OCTOBRE 2010

http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/


Elle a aussi participé à l'émission de France 2 

"Des mots de minuit" 

de PHILIPPE LEFAIT 

LE 3 SEPTEMBRE 2008


Avoir sur le lien desmotsdeminuit

  

Remerciements à Daniel Vigo pour les photos de ce site et à Virgil Viret et Sankalpo pour la création de ces pages.  

  

 

 

 

 

 

 

 

 






 















LIVRES D'ARTISTES

Collection 

"Le Vent Refuse" 

parutions

de 2004 à 2018

Voir les pages livres d'artistes



Une œuvre de 

Jacqueline Merville

  a illustré la couverture

de l'ouvrage:

Jean-Michel

Maulpoix commente

CHOIX DE POÈMES

de 

PAUL CELAN 

Folio Gallimard

2009