** DEUX VIES POUR UNE SOURIS




L'histoire d'une souris vue par deux auteures qui la racontent 
chacune à sa façon dans le même livre !
Une création artisanale sur papier dessin. 40 pages en tout
(12€ + frais de port)

Texte :
© Mara Montebrusco-Gaspari – Mireille Cukier-Jakubowicz - Tous droits réservés
Photos, mise en page, impression et reliure : Marc Cukier

Des autorisations de reproduction partielle peuvent être demandées auprès de Luxorr

Imprimé sur papier dessin non-acide « dorée » 170 gr/m2

Dépôt légal : automne 2017
ISBN : 978-2-9199451-3-9.
​Claudine la petite souris


Cette histoire a vu le jour un matin d’automne au Salon du livre de Walferdange 2015.

Par le hasard d’une rencontre, le récit de cette souris ayant élu domicile dans une armoire nous est conté.

Véronique, la conteuse, nous a inspirées Mireille et moi, en nous faisant vivre quelques instants

de ses péripéties familiales avec Claudine la souris, ponctués de sourires et de rires.

Notre imagination débordante ayant pris le dessus, rien n’a pu empêcher notre plume de

s’en donner à cœur joie et de faire naître l’histoire de Claudine la souris mijotée à notre sauce.

L’écriture à tour de rôle n’ayant pas été retenue, Mireille et moi avons décidé d’écrire

chacune notre version de la vie de Claudine.

Deux vies pour une souris, deux histoires valent mieux qu’une 😉

2x20 pages dans le même livre


Extrait de l'histoire de Mara Montebrusco-Gaspari :

​C’était l’hiver, les giboulées de neige tourbillonnaient et des congères s’amassaient de-ci de-là.

Moi, j’étais sortie faire un tour pendant que mes frères et sœurs dormaient paisiblement dans le trou au fond du jardin.

Bouhhh, quel temps !

Jamais je n’aurais cru qu’un froid pareil pouvait exister !

À peine dehors, le vent m’attrapa et me fit virevolter et retomber à plusieurs mètres sur le lit blanc, froid et soyeux.

Je fus projetée près de la maison des monstres, ces animaux bizarres qui courent sur deux pattes.

J’en avais vu plusieurs la veille lorsque j’avais osé jeter un coup d’œil hors de mon trou.

Un autre coup de vent m’envoya tout droit devant la porte du garage au beau milieu d’une boîte en carton posée là.

Quelle peur !

J’étais toute tremblante et je me faisais toute petite lorsqu’un des monstres se baissa pour soulever la boîte

et la ramener à l’intérieur de la maison.

Des sachets transparents et des emballages en carton de toutes tailles m’entouraient.

Tout bougeait autour de moi et risquait de me tomber dessus à tout moment.

Puis, tout d’un coup, la boîte fut posée, un claquement retentit et je me retrouvai dans le noir.

J’entendais des voix étouffées et, curieusement, je comprenais chaque mot de la langue de ces animaux à deux pattes.

                                                            - Maman, j’ai mis le carton avec les céréales dans l’armoire à provisions ! Je monte faire mes devoirs !

  - Bien, va faire tes devoirs, Cédric, mais il ne fallait pas mettre
toute la boîte dans l’armoire ! Juste la poser sur la table… bon, pas grave, je vais la vider, allez ouste !

La maman ouvrit le garde-manger et s’activa à la vider et à ranger correctement les courses à l’intérieur,

puis elle referma soigneusement la porte.

Ouf ! quelle chance, j’étais à peine sortie de la boîte et je m’étais cachée derrière un bocal,

toute tremblante et avec mon poil tout mouillé.

J’entrepris donc de me sécher à grands coups de langue, et tant que j’y étais, de faire un brin de toilette !

Une fois ma toilette terminée, j’entamai l’inspection du garde-manger.

Il y faisait noir, mais mes yeux de souris y voyaient passablement bien.

Certaines planches laissaient passer un peu de lumière du jour.

Ouaahhh, quelle chance, cet endroit regorgeait de victuailles ! Je n’allais pas mourir de faim, c’est sûr !



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Mara Montebrusco-Gaspari,
16 nov. 2017 à 04:24