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Effondrement - choisir la violence ou la révolution
Denis Dupré et Véronique Métay
Jouquetti Libre éditeur, 2018.

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Effondrement

Choisir la violence ou la révolution


Face à l'effondrement, pourquoi il faut passer des vaines protestations ... à la révolution

Depuis vingt ans, dans des journaux grand public, j’ai publié une centaine d’articles… parce que je me sentais interpelé par ce qui m’apparaissait des urgences. Il était question de participer à la réforme de nos manières de faire et de vivre ensemble.

Aujourd’hui, je regroupe tous mes articles pour regarder la cohérence et l’évolution du cheminement de ma pensée. A leur relecture, je pense que ces combats pour des réformes n’ont plus d’utilité face à l’effondrement certain de notre société. Nos protestations sont vaines…Parce que les réformes désirées ne sont pas radicales et parce qu’elles ne se donnent pas les moyens de bousculer nos systèmes économiques et sociaux basés sur la compétition.

En effet, depuis 50 ans, malgré les alertes, nous n’avons rien changé à nos pratiques, nous avons mondialement poursuivi le business as usual[1]. Aujourd’hui nous suivons un scénario où la population mondiale va croître jusqu’en 2030 pour diminuer ensuite très rapidement et évidemment de façon très violente, jusqu’à ce qu’elle puisse être adaptée à une planète ravagée. L’effondrement est lié en particulier à notre système d’organisation basé uniquement sur la compétition et à nos désirs insatiables.

L’effondrement est devant nous.

Les effets de l’effondrement sont aggravés parce que nous n’attachons plus de valeur à ce qui nous permet de faire société.  Aristote expliquait que celui qui ne peut pas vivre en société, ou qui n’a besoin de rien parce qu’il se suffit à lui-même, ne fait point partie de l’État ; c’est une brute. Nous sommes devenus des brutes, ou en voie de le devenir.

Nous avons fabriqué nos solitudes et il nous faut ensemble reprendre le pouvoir sur nos vies.

Ce recueil d’articles au goût d’autobiographie appelle à une révolution.


[1] Continuer les pratiques d’organisations du commerce mondial et des institutions sans en changer malgré les alertes sur la toxicité du système en vigueur.