FABRICE COMBES


Portrait de l'auteur lui-même en pied et en os

 


    Fabrice Combes est le dixième d’une famille de onze enfants. Entré en quarantaine. Un petit garçon, Mattéo, bientôt neuf ans de bons et joyeux plaisirs, dans ses bras par une froide matinée d’automne, en 2003, sur un chemin de Camargue. Une compagne, Virginie, derrière l’objectif.

    Il arrive parfois à Fabrice Combes d'oser parler littérature. Dans ce cas, Fabrice Combes ne lève pas le petit doigt d’une main. Fabrice Combes ne tient pas ses lunettes dans l’autre, les maniant subtilement, en portant quelquefois une branche à la bouche, les chaussant, puis les reprenant dans sa main. Fabrice Combes ne profère pas ses propos d’un air d’intelligence satisfaite et ne reçoit pas toutes les paroles d’un air entendu. Fabrice Combes ne fait pas montre d’une face en toute circonstance inspirée, affectant dans le même temps une modestie sans égale.

    Fabrice Combes n’est pas la proie fragile des brutes. Fabrice Combes n’est apparemment pas névrosé. Par malheur Fabrice Combes ne se drogue pas, ne boit pas forcément outre mesure. Fabrice Combes n’est pas violent, n'insulte ni ne frappe ses proches dans des accès de colère subits et inexpliqués. Fabrice Combes ne souffre pas de tous les pathos du monde. Fabrice Combes est atteint d’un seul mal, mal duquel il reconnaît volontiers qu’il est lui-même en partie responsable, ce qu’il ne veut plus être et désormais ne sera plus.

    Fabrice Combes ne déclame pas les grandes et belles intentions d’usage car, par le plus grand des bonheurs, Fabrice Combes n’a pas encore sombré dans le ridicule suprême : penser à gauche par défaut. Fabrice Combes fait une part de la littérature, en pleine connaissance et possession de ses moyens. Sans invoquer la fameuse et fumeuse question de vie ou de mort. Sans aucune messe d’aucune sorte.

    Fabrice Combes a mené à terme quelques travaux insignifiants, au nombre desquels Trois Heures Trente à Feu Vif, roman coécrit avec Gilles Moraton, publié en 2002 chez Gallimard.