« À quoi servent les rêves si les horizons sont nus? » (Yasmina Khadra, 2007)
Décidément, ce sont les questions qui relèvent du lieu de vie, du territoire habité et intérieur, de l’identité qui motivent le travail de Claude Majeau. Que ce soit dans sa démarche en arts visuels ou communautaire ou dans son enseignement, l’on perçoit ses préoccupations sociales et humaines. Ses différents aspects de sa pratique se nourrissent entre eux et créent une synergie dynamique.
Explorer le monde dans lequel on se frotte est au cœur de son travail. Souvent, elle tente de répondre par la création à des questions qui la tourmentent. Les médiums qu’elles utilisent sont aux services des préoccupations de l’artiste. Si elle invite le public à construire collectivement des sculptures dans sa pratique communautaire, quand elle crée seule ce sont la photographie et la peinture qui la portent. Sans être intimistes, les formats qu’elle utilise ne visent pas à envahir le spectateur. Dans ses réalisations, elle mêle la peinture la photo et des morceaux de papier. Ainsi, elle aborde le monde et s’inspire de tous ces fantômes qui révèlent les limites de l’existence. La pratique artistique lui permet de stopper le monde.