Soldat du Train des Equipages à la fin du XIXème siècle.....
Aimé Joseph THOREL est né le 20 juillet 1864 à Croisilles, près d'Arras, dans le Pas-de-Calais.
Fils naturel d'Henriette THOREL, il fut garçon brasseur, cocher et enfin ouvrier mineur à Loison sous Lens où il mourrut le 1er mars 1936.
La particularité d'Aimé, c'est son temps d'armée, cinq années (de 1884 à 1889), dont une passée dans la lointaine Tunisie alors fraichement conquise et rattachée à l'Empire colonial français.
Ses histoires de soldat, de tringlot (soldat du Train), il amait les raconter à son petit fils Auguste De Cocker, qui, à l'âge de 70 ans s'en souvenait encore.....
Service Militaire :
N° 92 au tirage dans le Canton de Croisilles.
Matricule 655 de la classe 1884 - Bureau de recrutement d'Arras.
Registre des matricules au recrutement d'Arras pour la classe 1884
(source : Archives Départementales du Pas de Calais - cote: 2MIR 326/1 )
Signalement :
Cheveux et sourcils blonds.
Yeux bleus, front large, nez petit, bouche moyenne, menton rond, visage oval.
Taille 1,62 m.
Détail des services :
Départ d'Arras en détachement le 5 décembre 1885.
6 décembre 1885, 20ème Escadron du Train des Equipages à Versailles (matricule : 2819).
Caserne du 20ème escadron du train à Versailles
Le Train des Equipages Militaires :
Depuis la création le 26 mars 1807, par décret frappé du sceau impérial, des premiers bataillons des équipages des transports militaires, l’ histoire du Train s’ identifie à celle des armées françaises. Sans interruption, sur tous les théâtres d’ opérations, il a participé à leur épopée. Mais, s’ il a gagné des titres de gloire aussi bien sur le territoire national que dans les expéditions outre-mer, il a connu aussi de nombreuses vicissitudes. Longtemps maintenu sous dépendance et souvent menacé dans son existence, parfois réduit à quelques escadrons, il a repris son plein essor à chaque engagement de nos armes et mérité par sa conduite et ses services la confiance et l’ estime du commandement.
Son histoire est jalonnée à la fois par une suite ininterrompue d’ authentiques faits d’ armes et par les péripéties de la longue lutte qu ’il a dû mener pour affirmer sa personnalité et se transformer du Corps sous tutelle qu’il était à l’origine en l’Arme autonome qu’il est devenu aujourd’hui. Bien qu’il ait reçu l’appellation d’Arme dès 1875, il a dû attendre 1928 pour obtenir une certaine autonomie et 1945 pour être définitivement organisé et traité sur un pied d’égalité complète avec les autres Armes.
L’évolution de son organisation au cours de ce siècle et demi d’histoire est caractérisée par deux traits dominants : d’une part une adaptation sans cesse renouvelée mais toujours réussie aux changements des tactiques et des matériels, d’autre part un accroissement continu des missions à remplir et une diversification progressive du type des unités. Cette évolution, assez lente au départ puisque les progrès de la mécanique automobile n’ont permis au Train de passer de la phase hippomobile à l’ère du moteur qu’un siècle environ après sa création, s’est ensuite considérablement accélérée.
LE TRAIN HIPPOMOBILE : cette phase va de la création en 1807 à 1914. Au cours de cette longue période de plus d’un siècle, le Train des Équipages Militaires assure essentiellement des missions de transport et accessoirement d’évacuation sanitaire sur tous les continents. C’est l’époque hippomobile de l’Arme, celle des équipages constitués par les animaux, les voitures et le personnel qui avait à les conduire et à les entretenir. Ses cadres, pour la plupart issus du rang, sont avant tout de solides cavaliers et de rudes hommes de guerre.
C'est l'histoire d'Aimé et de son cheval baptisé "La Garonne".
Passé au 12ème Escadron du Train à Limoges le 9 décembre 1885 (matricule : 4100).
Caserne du 12ème Escadron du Train à Limoges
L'uniforme du tringlot de 1880 à 1914 :
Passé à la 7ème Compagnie du 11ème Escadron du Train à Nantes le 15 octobre 1887 (matricule : 2785).
Caserne du 11ème escadron du Train à Nantes
Uniforme de "tringlot" du 11ème Escadron du Train de Nantes
(photos du soldat de 2ème Classe Alfred MUSTIERE, MplF le 14.08.1922, reproduites avec l’aimable autorisation de sa famille).
En Tunisie du 24 décembre 1888 au 7 septembre 1889.
La Tunisie vient à peine d'être conquise après de rudes combats pour soumettre les tribus hostiles. Elle est à présent un protectorat rattaché à l'empire colonial français; l'armée est chargée du maintien de l'ordre.
En congé le 8 septembre 1889.
1er novembre 1889, réserve de l'armée d'active.
30 aout 1895, dépôt du 1er Escadron du Train à Lille (Armée territoriale).
Caserne du 1er escadron de Lille
1er novembre 1900 : réserve de l'armée territoriale.
Libéré du service militaire le 1er octobre 1910.
Fiche matricule (cote 1R 7044 aux Archives Départementales 62)
De retour à la vie civile, Aimé revient à Croisilles où il épouse Henriette SOILLE le 22 janvier 1890. Une autre vie commence alors pour lui.
Les lieux où il a vécu :
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